dimanche 13 août 2017

Claymore, tome 2 de Norihiro Yagi.




Bonjour à tous et à toutes!

Je suis AnGee du Livroscope, j'espère que vous allez bien et que vous êtes prêts pour un nouvel article! Aujourd'hui, on se retrouve pour poursuivre ensemble notre découverte de la saga Claymore, une série de manga dans laquelle je me suis récemment lancée. Après avoir beaucoup aimé le premier tome des aventures de Clare, je n'ai pas hésité longtemps avant de me plonger dans Les ténèbres de la terre sainte. Ai-je toujours autant aimé l'univers de Norihiro Yagi? En espérant que cette chronique vous plaise, je vous souhaite une bonne lecture! :)

Claymore, c'est quoi?
Je commence à peu près toujours mes chroniques de la même façon, comme vous le savez sûrement si vous êtes un habitué du blog: j'aime démarrer avec une présentation des auteurs du jour. Cependant, j'ai déjà eu l'occasion de vous parler un peu de Claymore et de son papa, Norihiro Yagi, lors de ma première chronique sur le sujet. Je vais donc éviter de me répéter et je vous invite plutôt, à la place, à suivre le lien ci-dessous qui vous mènera aux autres articles sur Claymore!


Claymore, tome 2: Les ténèbres de la terre sainte.
Résumé:
Toujours accompagnée de Raki, Clare arrive à Ravona, une ville sainte où les Claymores et Yoma sont interdits, avec la mission de trouver l'une de ses créatures qui sévit au coeur d'une cathédrale. Une tâche qui s'annonce compliquée: pour survivre à Ranova, Clare doit dissimuler sa propre nature, ce qui diminue l'efficacité de ses pouvoirs. Parviendra-t'elle à découvrir où se cache le Yoma? Se fera-t'elle prendre? Arrivera-t'elle à vaincre la créature et l'environnement hostile dans lequel elle se trouve?


Dissimulation:
Contrairement aux villages où Clare se rend la plupart du temps pour effectuer ses missions, Ravona a un statut un peu particulier. En effet, il s'agit d'une ville "sainte", religieuse, où la présence des Yoma est strictement interdite. Par extension, comme elles sont mi-Yoma, mi-humaines, les Claymore ne sont pas vraiment les bienvenues non plus (mais j'en reparlerai un peu plus loin).
Afin de pouvoir tout de même effectuer sa mission dans de bonnes conditions, Clare va donc devoir dissimuler sa véritable nature. Le point le plus important: ses yeux, argentés, signe distinctif des Claymores. Grâce à de petites pilules, elle parvient à faire disparaitre, temporairement, les traits physiques les plus révélateurs de son identité. 
Comme Raki le découvre également avec surprise, Clare est également très douée pour changer son attitude en fonction de la situation. Elle qui se montre habituellement taciturne et froide, qui discute peu, se transforme en jeune fille avenante avec les villageois. Un don d'actrice nécessaire, et qu'elle a appris comme les autres Claymore. 
Il ne reste plus qu'une chose à cacher: son épée... 

Le statut des Claymore:
Cette intrigue en terre sainte s'avère particulièrement intéressante pour nous lecteurs, car c'est l'occasion d'en découvrir un peu plus sur le statut des Claymores.
Comme je l'avais mentionné dans ma précédente chronique, les Claymores sont des créatures mi-femmes, mi-Yoma, dotées donc des avantages (et inconvénients) des deux: elles sont rapides, fortes, et capables de repérer les Yoma, chose que ne peuvent faire les humains normaux. 
Cependant, même si leur rôle est très important (elles protègent et sauvent des populations, ce n'est pas rien), on ne peut pas vraiment dire qu'elles soient les bienvenues là où elles vont. Les villageois les regardent au mieux avec une fascination prudente, au pire avec un dégoût profond. Elles se retrouvent parfois rejetées avec force, et si on est content d'être débarrassé des Yoma, on l'est presque autant lorsqu'elles s'en vont. 
A Ranova, ce rejet des Claymore est encore plus marqué: terre sainte, elles y sont interdites en raison de leur statut de demi-monstres. Mais sont-elles aussi monstrueuses qu'on le pense?

Ce que j'ai pensé de ce tome:
Et bien, qu'est-ce que j'étais impatiente de me replonger dans Claymore! Le premier tome avait réussi à me séduire et j'étais curieuse de découvrir la suite des aventures de Clare, en espérant être toujours aussi emballée. Surtout que dernièrement, j'avais bien du mal à lire des manga sans être vite lassée. Et heureusement, il semble que ce ne sera pas encore tout de suite que je lâcherai Claymore.

Tout d'abord, j'ai beaucoup, beaucoup l'intrigue de ce second tome. Au lieu de plusieurs petites aventures comme dans le premier, Norihiro Yagi établit cette fois une intrigue un peu plus longue et que j'ai trouvée assez prenante. Il y a de l'action, on ne s'ennuie pas, du suspens tout le long et encore plus à la fin grâce à un cliffhanger assez bien réussi. Un bon point, donc.

Ensuite, j'ai aimé voir Clare davantage en action. Elle reste encore un personnage très énigmatique et effacée, mais on apprend un peu plus de choses à son sujet. Elle me plait beaucoup et sa détermination est sans aucun doute ce qui me plait le plus chez elle. J'espère en apprendre encore plus sur elle dans les tomes à venir.

Ce tome est aussi l'occasion de développer un peu le background autour des Claymores: comment elles sont considérées, leur statut, les villes saintes... C'est vraiment intéressant. Je fais partie de ces gens qui apprécient quand il y a un fort background dans les histoires, et pour l'instant ce que j'aperçois de l'univers de Claymore me plait beaucoup.

Pour en revenir aux personnages, je dois dire que j'aime plutôt bien Raki. J'ai du genre à être vite agacée par les side-kicks, mais ce garçon est plutôt touchant, surtout dans sa façon de considérer Clare. Sa fascination pour elle fait écho à la mienne. Je me demande s'il jouera un rôle un peu plus actif dans les tomes à venir, ou si au contraire il gardera un peu ce statut de spectateur.

J'avais mentionné lors de ma précédente chronique le fait que je n'avais pas grand chose à dire sur le style de Norihiro Yagi, car sa façon de dessiner me plaisait, mais sans plus. Ici, j'ai du bon et du moins bon à relever: je trouve que les personnages principaux sont beaucoup plus expressifs, il insiste beaucoup sur les visages de Clare et de Raki. Un peu plus de détails, c'est appréciable. En revanche, les personnages secondaires, comme les gardes ou les religieux, ont un peu tous tendance à avoir la même tête... On se demande parfois qui est qui!

Mais à l'exception de ce petit point négatif, je suis toujours très emballée par ma lecture de Claymore. Je compte toujours poursuivre en espérant ne pas être déçue! En tout cas, soyez en sûrs, je vous en parlerai sur le Livroscope!

Et voilà, c'est tout pour aujourd'hui! J'espère que cette nouvelle petite chronique manga vous plait, n'hésitez pas à me le faire savoir en commentaire! On se retrouve très vite pour un nouvel article, en attendant comme toujours prenez soin de vous et lisez beaucoup! :)

AnGee.

Challenge Piece of Cake #12: The Wide Wide World d'Elizabeth Wetherell.





Bonjour à tous et à toutes!

Je suis AnGee du Livroscope, j'espère que vous allez bien et que vous êtes prêts pour une nouvelle chronique! Après avoir découvert les coriaces Claymore, j'ai décidé de repartir aujourd'hui sur une lecture plus douce pour le Challenge Piece of Cake, consacré à la littérature jeunesse. C'est encore une fois un roman classique qui a attiré mon attention: The Wide, Wide World, d'Elizabeth Wetherell, dont j'avais un peu entendu parler auparavant. En espérant que cette chronique vous plaise, je vous souhaite une très bonne lecture! :)

(Petit rappel avant d'entrer dans le vif du sujet: n'hésitez pas à participer au concours des cinq ans du blog!)

Le Challenge Piece of Cake:
Pour commencer cette chronique, je tiens à vous présenter en premier lieu le Challenge Piece of Cake. Il s'agit d'un Challenge lancé via le super forum Whoopsy Daisy, consacré à la culture anglophone. Le but est simple: en 2017, pourquoi ne pas lire un peu de littérature jeunesse? Comme il s'agit d'un genre que je lis assez rarement, je me suis donc décidée à m'y remettre grâce à ce rendez-vous. J'ai pour objectif de vous présenter vingt livres (oui, oui, vingt: ça fait beaucoup!) cette année, en espérant y parvenir! Si vous avez envie de rejoindre Whoopsy Daisy, n'hésitez pas à suivre le lien ci-dessous!

Whoopsy Daisy - le forum.

Qui est Elizabeth Wetherell?
The Wide, Wide World, publié en 1850, est un roman orienté jeunesse écrit par Elizabeth Wetherell, le nom de plume de Susan Warner. Née à New York en 1819, cette américaine n'est pas particulièrement connue en France, malgré une impressionnante bibliographie d'une trentaine de romans. The Wide, Wide World, le premier, est aussi aux Etats-Unis son livre le plus populaire. Comme le montre son œuvre, Susan Warner est attachée à la vie à la campagne et à la religion, deux thèmes qu'elle exploite beaucoup. La religion, en particulier, est très présente dans sa vie: elle descend d'une famille puritaine et est une fervente catholique, très liée à l'église presbytérienne locale et déterminée à véhiculer les valeurs chrétiennes dans son travail. Elle meurt en 1885, toujours à New York, et son œuvre fait désormais partie des classiques de la littérature américaine. 

The Wide, Wide World:
Résumé:
Ellen Montgomery, petite fille vivant à New York, se retrouve brutalement éloignée de sa mère lorsque celle-ci, gravement malade, doit partir pour l'Europe. Ellen est envoyée chez Miss Fortune, sa tante qu'elle ne connait pas, à la campagne. Un changement de cadre assez soudain, qui n'est pas arrangé par le caractère difficile de sa tante: les deux ne s'entendent pas, mais alors pas du tout. Ellen va devoir apprendre à vivre dans ce nouvel environnement et pourra compter sur la bienveillance des voisins, ainsi que sur sa foi, dans laquelle elle aime se réfugier. 

A la découverte de la campagne:
Je l'ai mentionné un peu plus tôt: un thème apparemment souvent exploité par Susan Warner, alias Elizabeth Wetherell, c'est la vie à la campagne. C'est d'ailleurs ce qui constitue le début de l'intrigue de The Wide, Wide World: le départ d'Ellen pour vivre chez sa tante.
Jusqu'alors, Ellen a passé toute sa jeune vie à New York, avec ses parents (principalement sa mère, à laquelle elle est très attachée). Même si la famille n'est pas riche, la vie à la ville diffère nettement de celle qu'elle va découvrir chez sa tante Miss Fortune: une vie près des éléments de la nature, où l'école se trouve loin, où les gens se déplacent difficilement, où il est facile d'être isolé. Une vie parfois un peu rude, comme la jeune fille va l'apprendre à ses dépens... 

La religion comme thème majeur:
Avant de me plonger dans ce livre, je ne savais pas trop à quoi m'attendre. J'en avais entendu parler quelques fois, mais je ne connaissais pas l'autrice, ni l'intrigue. En commençant The Wide, Wide World, j'ai vite été frappée par un point en particulier: la forte présence de la religion, point central de l'histoire.
Lorsqu'on se penche un peu sur la vie de Susan Warner, on réalise en effet que la religion et sa foi catholique en particulier ont eu un fort impact sur sa vie, et cela se ressent dans son œuvre. Elle cherche à véhiculer, à travers les aventures de sa petite héroïne, les valeurs chrétiennes qui lui sont chères: le pardon et l'humilité apparaissent comme les traits majeurs. 
Dès qu'il arrive quelque chose à Ellen, la demoiselle se retrouve à lire la Bible ou à recevoir une leçon de morale chrétienne lui montrant que ce qu'elle subit ne doit pas l'éloigner de Dieu, mais au contraire l'en rapprocher. Le livre contient donc son lot de sermons et de citations bibliques, un point important à noter. 

Ce que j'ai pensé du livre:
En découvrant des classiques jeunesse pour ce Challenge, j'ai eu des lectures très variées: des bonnes surprises, des déceptions, des découvertes, et j'ai pu développer un peu mes connaissances dans ce domaine. The Wide, Wide World m'intriguait car je trouve la littérature classique jeunesse américaine particulièrement intéressante et assez différente de ce qu'on trouve en Europe. J'étais donc curieuse de me plonger dans ce livre, mais je dois bien avouer que ma lecture a été on ne peut plus laborieuse...

Lorsque j'ai démarré le livre, je n'ai pas pu m'empêcher de penser à Anne of Green Gables, un roman que j'ai lu récemment et que j'ai aussi présenté sur le blog pour le Challenge Piece of Cake. Une lecture que j'avais appréciée dans son ensemble et qui comporte des similarités avec The Wide, Wide World: une jeune fille arrive à la campagne, dans un univers qu'elle ne connait pas, apprend à connaître les gens, le mode de vie...

Je partais donc plutôt confiante, mais j'ai rapidement décroché de ma lecture. Tout d'abord parce que j'ai eu énormément de mal à m'attacher à Ellen. Si Anne était une petite fille joviale, originale et avec un caractère bien marqué, Ellen n'a pas grand chose qui permet de la distinguer. Elle est très lisse et fade, et j'ai eu du mal à m'intéresser à son histoire. Les autres personnages sont aussi très plats à mon goût et ne relèvent pas vraiment le niveau.

Ensuite, j'ai toujours eu du mal avec les livres jeunesse dont l'intrigue repose majoritairement sur la souffrance enfantine. C'est en partie pour ça que j'ai du mal avec Dickens et ses gamins exploités. Ici, la pauvre Ellen passe son temps à se faire traiter comme une moins que rien par sa tante, qui n'a jamais un mot gentil à lui dire, et qui ne sait que la punir. Au bout d'un moment, c'est terriblement pesant...

En fait, pendant ma lecture, je n'ai pas pu m'empêcher de penser à cette vidéo du Joueur du Grenier dans lequel il dit qu'il rêvait de traverser l'écran pour secouer Princesse Sarah, qui se faisait martyriser par tout le monde. C'est exactement ce que je voulais faire avec Ellen, lui dire de se réveiller et d'arrêter de se faire marcher dessus.

Ce qui me gêne encore plus, au-delà de la souffrance permanente de cette pauvre gamine, c'est l'attitude des adultes autour d'elle. Tout le monde voit bien qu'elle est malheureuse et que sa tante est mauvaise avec elle, mais chaque fois qu'elle ose se plaindre ou émettre une remarque, on sort la carte religion en lui reprochant presque de ne pas être une bonne chrétienne.

Alors entendons nous bien: je ne suis pas croyante, mais j'ai toujours respecté les croyances d'autrui. Je trouve ça formidable que des gens puissent s'épanouir grâce à la croyance, et je suis persuadée que beaucoup de gens dans le monde trouvent du réconfort dans la prière et la foi. Et je trouve ça super.

Cependant, ici, j'ai été vraiment gênée par le discours de certains personnages à plusieurs moments: Ellen n'a pas le droit d'être triste de sa situation, de s'en plaindre, de penser à sa mère malade, sans qu'on lui fasse un sermon sur le fait que son comportement n'est pas assez chrétien. Alors oui, il faut garder en tête que ce roman a été écrit au 19ème siècle par une femme particulièrement croyante, mais quand chaque chapitre contient cinq ou six pages sur l'importance de la prière, c'est un parfois un peu redondant.

Au final, j'ai été assez déçue par ma lecture de The Wide, Wide World. Contrairement à d'autres classiques que j'ai pus lire pour ce Challenge, je trouve que ce roman n'a pas vraiment bien vieilli. Mais comme toujours, gardez bien en tête que mon avis sera peut-être très différent du vôtre, alors n'hésitez pas à vous plonger dans ce roman s'il vous tente!

Et voilà, c'est tout pour aujourd'hui! J'espère que cet article vous plait, n'hésitez pas à me le faire savoir en commentaire! On se retrouve très vite pour parler d'une nouvelle lecture, en attendant comme toujours prenez soin de vous et lisez beaucoup! :)

AnGee.

mercredi 9 août 2017

Claymore, tome 1, de Norihiro Yagi.





Bonjour à tous et à toutes!

Je suis AnGee du Livroscope, j'espère que vous allez bien et que vous êtes prêts pour une nouvelle chronique! On se retrouve aujourd'hui pour parler d'un type de livres que je n'avais pas présenté depuis longtemps sur le blog: un manga. Après une grosse overdose de manga il y a quelques années, j'ai décidé récemment de m'y remettre doucement en me penchant sur une série qui m'intriguait depuis quelques mois: Claymore, 27 tomes au compteur, de Norihiro Yagi. Mon objectif: lire et vous présenter chacun des tomes de cette saga, et on démarre de suite avec le premier. En espérant que cette chronique vous plaise, je vous souhaite une très bonne lecture! :) 

Norihiro Yagi et Claymore, petite présentation:
Commençons cette chronique par une petite présentation de la saga qui va nous accompagner dans les mois à venir: Claymore. Claymore est donc une série de manga (27 volumes au total), publiée entre 2001 et 2014. Son créateur est Norihiro Yagi, mangaka né en 1968 dans la province d'Okinawa. Ce japonais a fait ses premières armes avec deux séries, Undeadman et Angel Densetsu (cette seconde était apparemment particulièrement populaire au Japon) avant de se lancer dans Claymore. La série fut publiée dans le magazine Shonen Jump puis dans Jump Square, tandis qu'on peut la trouver en France chez Glénat. Une adaptation anime existe également. Au cours des mois à venir, j'essaierai de vous présenter un ou deux tomes par mois, alors vous risquez de revoir souvent les Claymore! :)


Claymore, tome 1:
Résumé:
Dans un petit village, les habitants sont décimés par un Yoma, une créature capable de prendre une apparence humaine et qui se nourrit d'eux. Leur seul espoir: la venue de Clare, mi-humaine mi-Yoma, qui fait partie de celles qu'on appelle les Claymore, des guerrières sans pitié. Raki, un jeune garçon dont les parents ont été tués par le Yoma, se prend de fascination pour cette étrange demoiselle...

Les Claymore et les Yoma:
Dans ce premier tome (intitulé en français La tueuse aux yeux d'argent), l'intrigue sert surtout à poser une introduction des Claymore et des Yoma, que nous serons amenés à suivre à travers les différents tomes. Il me semblait donc judicieux de vous en parler un peu davantage.
Commençons par les Yoma: les Yoma sont des créatures qui se nourrissent des humains et sont capables de prendre la forme de leurs victimes. Un atout indispensable pour se fondre parmi eux. Ils sont indétectables des hommes, ce qui les rend encore plus dangereux.
Pour tenter de vaincre ces Yoma ont été créées les Claymore, même si elles ne se donnent pas ce nom. Il s'agit de créatures mi-femmes (les femmes supportent mieux la transformation que les hommes), mi-Yoma, possédant une grande rapidité et une partie des pouvoirs des Yoma. Elles sont capables de les détecter à l'odeur. On reconnait les Claymore à leur tenue de guerrière et à l'épée qu'elles transportent, ainsi qu'à leurs yeux argentés. Nous suivrons Clare, une Claymore déterminée et qui enchaîne les missions sans répit.

Ce que j'ai pensé de ce premier tome:
Si j'avais un peu entendu parler de Claymore lorsque j'étais plus jeune, ce n'est qu'il y a quelques mois que j'ai vraiment commencé à m'y intéresser, grâce à mon compagnon, grand fan de cette série. J'ai donc décidé de profiter de son intégrale Claymore pour m'y mettre enfin, en me plongeant dans le premier tome, La tueuse aux yeux d'argent, en espérant aussi surmonter l'overdose de manga qui me poursuit depuis plusieurs longs mois.

Dans l'ensemble, j'ai vraiment apprécié ma lecture de ce premier tome de Claymore. J'ai passé un bon moment avec ce manga et j'ai relevé plusieurs points positifs, que je vous propose de détailler un peu plus ici.

Tout d'abord, ce tome est une bonne introduction à l'univers que nous allons découvrir. A la fin de notre lecture, on sait déjà pas mal de choses à son sujet et sur son fonctionnement: ce que sont les Yoma et leur façon de procéder, comment combattent les Claymore, ce qu'elles sont... Des bases nécessaires et solides pour la suite de la saga. Je ne doute pas que les choses seront plus détaillées en avançant dans les tomes, mais l'introduction est réussie.

Il y a également un bon compromis entre présentation de l'univers et action. Norihigo Yagi nous plonge directement dans l'intrigue en nous plaçant dans un village attaqué par un Yoma et secouru pour Clare, la Claymore. J'ai terminé le livre en ayant la sensation d'avoir assisté à beaucoup d'événements: je ne me suis pas ennuyée et je n'avais qu'une envie: retrouver Clare et Raki très vite!

En parlant des personnages, j'ai hâte de les découvrir davantage. Clare m'intrigue beaucoup: pour l'instant, elle reste très mystérieuse. On la voit sous son jour de Claymore, une représentation de ce qu'elles sont, et j'espère qu'on la découvrira plus en tant que personnage unique dans les tomes à venir. Raki promet d'être un sidekick sympathique, sa fascination pour Clare est touchante. Je pense que leur relation risque d'être intéressante, en fonction de son évolution!

Visuellement, je n'ai pas spécialement grand chose à dire sur ce manga. Le travail de Yagi est fluide et harmonieux, les scènes d'action sont particulièrement soignées, mais ce n'est pas le manga le plus détaillé que j'ai lu de ma vie. Évidemment, ça risque d'évoluer avec les tomes à venir!

En bref, ce premier tome de Claymore m'a séduite et je suis motivée à lire rapidement la suite. J'ai déjà hâte de vous en parler (sans doute très prochainement!) sur le blog, et je suis un peu réconciliée avec les mangas!

Et voilà, c'est tout pour aujourd'hui! J'espère que cette chronique vous plait, n'hésitez pas à me le faire savoir en commentaire! On se retrouve très vite pour un nouvel article, en attendant comme toujours prenez soin de vous et lisez beaucoup! :)

AnGee.

samedi 5 août 2017

The Handmaid's Tale de Margaret Atwood.




Bonjour à tous et à toutes!

Je suis AnGee du Livroscope, j'espère que vous allez bien et que vous êtes prêts pour une nouvelle chronique! Avant de nous pencher sur notre sujet du jour, je tenais à vous remercier d'avoir été une fois de plus si nombreux à visiter le blog en Juillet. Malgré les vacances d'été et le beau temps, vous avez répondu présents. Une fidélité que je tiens à récompenser, comme le montre le concours organisé dans l'onglet "Concours des cinq ans" du blog (n'hésitez pas à participer!). Pour commencer ce mois d'août en beauté, je vous propose de nous intéresser à un roman dont on parle beaucoup en ce moment: The Handmaid's Tale, ou La servante écarlate en version française, de Margaret Atwood. En espérant que cette chronique vous plaise, je vous souhaite une bonne lecture! :)

Quelques mots sur Margaret Atwood:
Avant d'aborder plus en détails l'univers unique de The Handmaid's Tale, je vous propose de nous intéresser à son autrice, Margaret Atwood. Née en 1939 à Ottawa, au Canada, elle est très attachée à son pays où elle grandit, étudie et vit encore aujourd'hui. C'est dès l'enfance qu'elle se passionne pour l'écriture, avec la certitude inébranlable qu'elle veut en vivre. Après ses études à l'université de Toronto, elle exercera le métier de prof ici et là, pendant quelques années, mais l'écriture reste toujours sa principale occupation. Après un premier roman publié à la fin des années 1960, elle ne cesse de publier: à ce jour, sa bibliographie compte plus de quarante romans, une large collection de poésie, mais également de nombreux essais. Son travail a été plus d'une fois récompensé par de prestigieux prix, comme le Booker Prize qu'elle a obtenu cinq fois. Margaret Atwood est considérée comme l'un des écrivains les plus célèbres du Canada et du vingtième siècle, avec des romans comme The Edible Woman ou Surfacing. Je vous invite à suivre le lien ci-dessous pour découvrir le site internet de l'autrice!



The Handmaid's Tale: 

Résumé:
Suite à une révolution qui a bouleversé la société en profondeur, les Etats-Unis n'existent plus. A la place, il y a Gilead, un monde où les femmes ne travaillent plus, n'ont plus de droits. Elles sont réparties en trois groupes: les épouses qui gèrent le foyer, les "Martha" chargées des activités domestiques comme la cuisine ou le ménage, et les servantes, vêtues de rouge. Ces dernières, dont Offred, la narratrice, fait partie, n'ont qu'un but. Celui de servir à la procréation, pour le développement des générations futures... 


Quelle place pour la femme?
Etant donné que la place de la femme est l'un des thèmes majeurs (si ce n'est LE thème principal) de The Handmaid's Tale, il me semblait important de vous en parler un peu plus en détails.
A travers le récit d'Offred, nous découvrons un aperçu de ce qu'était la société avant la révolution, une société assez similaire à la notre et qui ressemble aux Etats-Unis à l'époque de la rédaction du roman. Les mœurs sont plutôt libres, les femmes travaillent, ont de l'argent, vivent globalement comme elles l'entendent.



Rien à voir avec Gilead, où leurs moindres faits et gestes sont contrôlés. Les femmes n'ont plus de compte en banque, ne travaillent plus et sont divisées en plusieurs catégories: les "Wives" ou épouses légitimes, vêtues de bleu, qui évoquent un peu les matrones victoriennes chargées d'organiser des thés avec leurs amies et de la bonne tenue de la maison. Les "Martha", en vert, sont les femmes plus âgées, qui ne peuvent plus procréer, et qui sont affectées aux tâches domestiques: elles cuisinent, nettoient, balaient... Enfin, on trouve les "Handmaids", symbolisées par la couleur rouge: rouges de la tête aux pieds, leur corps sert à la procréation. Tout ce qu'elles font est contrôlé: elles n'ont pas le droit de parler aux autres, doivent garder une attitude pleine d'humilité. Les "Aunts", qui évoquent des nonnes sévères, leur forment, leur apprennent leur rôle. Elles n'ont qu'un but: mettre au monde des enfants...


L'adaptation en série:
Si vous surfez souvent sur la blogosphère ou sur Booktube, vous aurez sûrement remarqué que depuis quelques mois The Handmaid's Tale est un livre plutôt en vogue. Et ce renouveau de popularité peut s'expliquer en partie par une récente adaptation du roman en série télévisée. Au printemps, le service de streaming Hulu (qui fonctionne un peu comme Netflix) proposait au public de découvrir l'histoire d'Offred à travers une série de 10 épisodes. Le casting était on ne peut plus alléchant: Offred est jouée par Elisabeth Moss, qui a vu sa carrière décoller grâce à la série Mad Men. On retrouve aussi Joseph Fiennes (mon crush de Shakespeare in Love) ou encore Alexis Bledel de Gilmore Girls. 
Le succès de The Handmaid's Tale a été vif, avec énormément de critiques positives sur cette adaptation. Une seconde saison, prévue pour 2018, est déjà prévue. En ce qui me concerne, je n'ai pas encore eu l'occasion de voir cette série, j'attendais d'avoir lu le livre pour m'y mettre. Mais c'est sans aucun doute l'une de mes priorités pour les semaines à venir! 


Ce que j'ai pensé du livre:
C'est lorsque j'étais étudiante en troisième année de licence LCE que j'ai découvert Margaret Atwood. Elle faisait partie des auteurs à étudier pour le cours de littérature nord-américaine et, on peut le dire, cette première rencontre ne s'était pas très bien passée. J'avais eu énormément de mal à accrocher avec le roman à analyser, Surfacing, et malgré mon envie de lire The Handmaid's Tale dont on m'avait énormément parlé, la perspective d'une nouvelle déception m'en a longtemps tenue à l'écart. J'ai décidé de franchir enfin le cap cette année pour regarder ensuite son adaptation en série. Et j'en suis heureuse car j'ai adoré ce roman. 

The Handmaid's Tale n'a pas été pour moi une lecture facile. Non pas à cause du style de Margaret Atwood (sur lequel je reviendrai plus tard), mais à cause de l'univers et des thèmes abordés. C'est un livre "pesant", terrifiant même, qui nous met face à une version alternative de notre monde angoissante. J'ai souvent vu ce livre qualifié de "dystopie", dans le sens où on y présente l'inverse d'un monde utopique, c'est exactement ça. Avec un côté que j'ai trouvé très réaliste. 

C'était pour moi une lecture si prenante et passionnante que j'ai bien eu mal à lâcher le livre, mais aussi à passer à autre chose par la suite, ce qui est plutôt rare quand on me connait. Il m'a fallu plusieurs jours pour digérer ce roman, et je pense que ce sera la même chose lorsque je commencerai à regarder la série.

L'intrigue est absolument captivante. C'est l'un des gros points forts du livre. Au final, il y a assez peu d'actions: on se contente de suivre Offred dans ses activités quotidiennes, de découvrir sa vie de servante. Mais c'est justement ce côté un peu "contemplatif" que je trouve particulièrement réussi. The Handmaid's Tale prouve qu'un livre n'a pas besoin de dix mille retournements de situation pour être un page-turner. 

Le gros point fort vient de la narration. On alterne entre des passages au présent, racontant ce que Offred endure au quotidien. Elle parle de sa vie de tous les jours, les courses, les regards, ce qu'elle doit et ne doit pas faire, et des passages au passé. Le passé proche, où elle a appris à devenir une servante, et le passé un peu plus lointain, avant Gilead. On découvre petit à petit l'histoire d'Offred, ce qui a conduit à la révolte... 

Autant je n'avais pas accroché avec le style de Margaret Atwood dans Surfacing, autant j'ai été ici séduite par sa façon de raconter les choses. C'est suffisamment détaillé pour qu'on ne soit pas sur notre faim, mais il y a en même temps un côté presque "pudique" donné à la narration d'Offred, qui ne s'attarde pas sur certains détails de sa vie passé ou présente, comme pour les préserver ou éviter de trop y penser. C'est raconté avec justesse, un résultat poignant.

Pour ce qui est des personnages, on les découvre davantage pour leur fonction que leur personnalité. On sait qui tient quel rôle, mais on sait au final assez peu de choses personnelles sur chacun d'entre eux. Comme si la révolution avait effacé leur identité pour leur en donner une nouvelle, plus caricaturale. Grâce à ça, Offred apparait comme une femme assez universelle, représentant tout le monde et personne à la fois.

The Handmaid's Tale est un livre bouleversant comme je n'en avais pas lu depuis longtemps. J'ai été passionnée de la première à la dernière page par ma lecture et ne peux que la recommander fortement. Un énorme coup de coeur, une lecture dont je me souviendrai longtemps. Je suis désormais impatiente de voir la série. 


Et voilà, c'est tout pour aujourd'hui! J'espère que cette chronique vous plait, n'hésitez pas à me le faire savoir en commentaire, je vous réponds toujours avec plaisir! On se retrouve très vite pour un nouvel article, en attendant comme toujours, prenez soin de vous et lisez beaucoup :)



AnGee.

lundi 31 juillet 2017

Piece of Cake #11: The Wind in the Willows de Kenneth Grahame


Bonjour à tous et à toutes!

Je suis AnGee du Livroscope, j'espère que vous allez bien et que vous êtes prêts pour la dernière chronique du mois! Nous y voilà, Juillet touche à sa fin et pour le conclure en beauté, j'ai décidé de me pencher sur une lecture jeunesse pour le Challenge Piece of Cake. Après trois numéros sur la sagaHis Dark Materials de Philip Pullman, j'ai choisi de retourner vers un classique de la littérature britannique: The Wind in the Willows de Kenneth Grahame. En espérant que cette chronique vous plaise, je vous souhaite une très bonne lecture! :)

Le Challenge Piece of Cake, c'est quoi?
Pour commencer cette chronique, je tiens à vous présenter en premier lieu le Challenge Piece of Cake. Il s'agit d'un Challenge lancé via le super forum Whoopsy Daisy, consacré à la culture anglophone. Le but est simple: en 2017, pourquoi ne pas lire un peu de littérature jeunesse? Comme il s'agit d'un genre que je lis assez rarement, je me suis donc décidée à m'y remettre grâce à ce rendez-vous. J'ai pour objectif de vous présenter vingt livres (oui, oui, vingt: ça fait beaucoup!) cette année, en espérant y parvenir! Si vous avez envie de rejoindre Whoopsy Daisy, n'hésitez pas à suivre le lien ci-dessous!


Quelques mots sur Kenneth Grahame:
Quoi de mieux pour démarrer cette petite chronique qu'une présentation de notre auteur du jour, Kenneth Grahame? Né en 1859 à Édimbourg, Kenneth Grahame ne connait pas vraiment une enfance heureuse: sa mère décède lorsqu'il a seulement 5 ans et son père, qui souffrait apparemment de gros problèmes d'alcoolisme, ne pouvait s'occuper de lui et de ses frères et soeurs. Il est donc placé chez sa grand-mère qui élèvera les enfants. A l'école, Kenneth se démarque par son intelligence et il aurait pu poursuivre de brillantes études à Oxford si cela avait été financièrement possible. A la place, il part travailler à la Bank of England, où il fera une belle carrière. En parallèle, il aime écrire, notamment des histoires pour enfants: son fils Alastair (seul héritier de son mariage en 1899) l'inspire pour inventer des intrigues mettant en scène animaux et créatures fantastiques. Il est principalement connu pour The Wind in the Willows, dont nous parlerons aujourd'hui, mais aussi pour The Reluctant Dragon. Les deux histoires ont été adaptées par Disney en films d'animation. Son fils décède en 1920 et, douze ans plus tard, il s'éteindra à son tour. Ses ouvrages sont aujourd'hui considérés comme des classiques de la littérature britannique jeunesse.

The Wind in the Willows:
Publié en 1908, The Wind in the Willows (Le vent dans les saules en version française) raconte l'histoire d'une troupe de petits animaux et leur vie dans la nature: on retrouve par exemple monsieur Taupe, l'ami de monsieur Rat, le baron Têtard ou encore le Blaireau. Ensemble, ils vivent des aventures mêlant humour, situations cocasses et chamboulements de tous poils dans leur univers forestier...



Des héros animaliers:
Axé sur la jeunesse, The Wind in the Willows nous présente une série de personnages animaliers, doués de parole et qui représentent chacun un type de caractère bien particulier.
Parmi nos différents héros, nous retrouvons par exemple la Taupe (Mole, en version originale): la Taupe se distingue des autres par son côté peu aventureux au début du roman. Elle passe principalement son temps à l'intérieur de sa maison, avant de finalement se rendre à l'extérieur pour y découvrir le monde. A l'inverse, le Rat, avec lequel la Taupe se lie rapidement d'amitié, est plus extraverti, sociable. Tout l'opposé du Blaireau au caractère un peu renfermé et à l'attitude de râleur. On peut aussi citer le fameux "Toad" (ou Crapaud), toujours là pour faire les 400 coups et se retrouver dans de drôles de situations!

Ce que j'ai pensé du livre:
Après m'être penchée sur les trois tomes de His Dark Materials, je cherchais une lecture un peu différente pour poursuivre mon Challenge Piece of Cake. J'ai remarqué depuis que je me suis lancée dans ce Challenge que la littérature jeunesse classique me plaisait beaucoup, et c'est la raison pour laquelle j'ai décidé de me lancer dans un livre très connu mais que je n'avais pas encore eu l'occasion de découvrir: The Wind in the Willows. Au final, après ma lecture, je dois avouer que ce livre me laisse une impression un peu... mitigée. 

Il y a pas mal de choses très positives dans ce livre. Tout d'abord, je trouve le style de Kenneth Grahame plutôt sympathique et accessible: pour un classique, il est vraiment abordable (je l'ai lu en version originale) et se lit vite. Parfait si les classiques VO vous font un peu peur! Ses descriptions permettent de bien visualiser ses personnages et l'intrigue, et il sait raconter une histoire. Un bon point. 

Pour ce qui est des personnages, ils sont dans l'ensemble très attachants. Ils ont chacun leur petit caractère, leur personnalité qui font qu'ils se démarquent des autres. J'ai particulièrement aimé le Crapaud et le Rat, qui sont les deux héros les plus dynamiques et sympathiques du roman à mes yeux. Les relations entre les personnages constituent l'un des points forts du livre.

Les aventures vécues par les petits héros sont somme toutes assez sympathiques. Il y a pas mal de petites aventures et le roman fonctionne principalement sur un schéma "un chapitre: une histoire". Parfait pour les petits lecteurs qui pourront achever sans trop de problèmes leur lecture, ou pour les parents qui font la lecture à voix haute! 

Du positif donc, mais je dois avouer que j'ai eu un peu du mal à apprécier ce roman. Non pas parce qu'il est mauvais ou mal écrit, loin de là, mais tout simplement parce que je pense que je suis vraiment trop loin du public cible, à savoir les enfants et surtout les jeunes enfants. Autant j'arrive à apprécier des livres écrits pour les lecteurs à partir de 9-10 ans, autant j'ai plus de mal à lire un ouvrage qui vise les lecteurs plus petits. Il m'est donc difficile de dire que j'ai aimé ce roman.

Par contre, je pense que c'est une lecture sympathique pour des enfants qui découvrent la lecture ou pour des parents qui veulent passer un bon moment avec leur progéniture. C'est exactement le genre de livre que j'aurais pu lire à ma soeur lorsqu'elle était plus petite. Donc si vous cherchez un livre à lire en famille, il peut vous plaire! 

Et voilà, c'est tout pour aujourd'hui! J'espère que cette petite chronique vous plait, n'hésitez pas à me le faire savoir en commentaire! On se retrouve très vite pour les premiers articles du mois d'août, en attendant comme toujours prenez soin de vous et lisez beaucoup! :)

AnGee.

Cycle Robots, Tech & Stuff #5: Men in Black de Barry Sonnenfeld (1997).



Bonjour à tous et à toutes!
Je suis AnGee du Livroscope, j'espère que vous allez bien et que vous êtes prêts pour une nouvelle chronique! On se retrouve aujourd'hui pour un nouveau numéro de mon cycle cinéma consacré à la Science-Fiction. Après un mois placé sous le signe de Tom Cruise qui passe une sale journée en boucle, je propose cette fois de partir à la découverte d'un classique de la fin des années 1990 qui mêle extra-terrestres, costumes noirs et humour: Men in Black, réalisé par Barry Sonnenfeld. En espérant que cette chronique vous plaise, je vous souhaite une très bonne lecture! :)

Le Cycle Robots, Tech & Stuff:
Voilà plusieurs années maintenant que j'ai décidé d'incorporer un peu de septième art dans mon blog. A travers des cycles de sept films, je me penche à chaque fois sur un thème particulier: il peut s'agir d'un acteur, réalisateur ou d'un thème plus vaste, comme ici la SF au cinéma. Si parfois je parle de films que je connais bien, ces cycles sont surtout pour moi l'occasion de développer un peu plus ma culture cinématographique. Si vous souhaitez retrouver les précédentes chroniques autour des films de SF de ce cycle, je vous invite à suivre le lien ci-dessous!


Men in Black:
Quelques informations sur le film:
Avant de nous pencher plus en détails sur l'intrigue du film, commençons d'abord par une petite présentation de Men in Black! Sorti en 1997, le film est une adaptation de comics assez peu connus en France. Il a été réalisé par Barry Sonnenfeld: si ce nom en lui même ne vous dit rien, il se cache pourtant derrière des films comme La famille Addams et sa suite (Les valeurs de la famille Addams) ou, plus récemment, la série Netflix A Series of Unfortunate Events. Le film met en scène un duo désormais culte: Kay joué par Tommy Lee Jones (vu dans environ un milliard de films, dont Lincoln et Jason Bourne) et Jay, alias Will Smith, au top du top de sa carrière. On retrouve aussi Rip Torn dans le rôle de Zed. Avec un budget de 90 millions de dollars, Men in Black fut un ENORME succès au box office, récoltant près de 600 millions de dollars de recettes. Un succès porté aussi par la bande-originale composée par Danny Elfman (le copain de Tim Burton) et surtout la chanson éponyme de Will Smith. Deux suites racontant de nouvelles aventures de Kay et Jay verront le jour par la suite. Je vous laisse ci-dessous le fameux clip de Will Smith, histoire de danser un peu sur le Livroscope!




 Résumé:
James Edwards travaille pour la police de New York. Un job qui, comme on peut l'imaginer, ne manque pas de piquant. Ses journées sont loin d'être ennuyantes, mais sa vie bascule lorsqu'il se retrouve nez à nez avec une créature on ne peut plus étrange. Grâce à K (Kay), il découvre l'existence des Men in Black, des hommes dont le travail est de s'occuper de la cohabitation entre les humains et les extra-terrestres et surtout de faire en sorte que les premiers oublient l'existence des seconds. Le jeune homme rejoint cette équipe d'agents on ne peut plus particuliers, prenant son rôle d'agent J très au sérieux...

Ce que j'ai pensé du film:
Aaaaah, Men in Black! Voilà un film culte qui, vingt ans après sa sortie, reste toujours aussi populaire! Entre ses deux suites, sa musique catchy, ses citations célèbres, le film qui a contribué à faire décoller la carrière de Will Smith me paraissait comme un incontournable pour ce cycle cinéma autour de la SF. Car SF ne veut pas forcément dire que l'humour est à bannir, loin de là, et c'est pour cela que j'ai eu envie de me replonger dans cet univers à la fois loufoque et tout à fait cohérent.

Revoir Men in Black, maintenant que j'ai 25 ans, c'est un peu comme faire une plongée dans mon enfance. Je suis née au tout début des années 90, et les Men in Black ont sans aucun doute bercé mes cinq ans. Entre la chanson de Will Smith et la flopée de merchandising qui a suivi la sortie du film, il est indéniable de dire que les hommes en noir ont marqué la décennie.


Alors, vingt ans plus tard, revoir le film m'a fait vraiment très plaisir. Et ce pour plusieurs raisons: tout d'abord, Men in Black est un film très divertissant, qui prend le temps de poser son ambiance. Après une première scène qui pose très bien les bases du film (l'humour, les extra-terrestres, les Men in Black), nous découvrons davantage de choses, en même temps que Jay.
Le film propose un juste équilibre entre humour, action et développement d'univers. On n'est pas dans de la parodie mais vraiment dans une comédie SF, avec son identité bien marquée. Et c'est ce que j'apprécie beaucoup dans son film: son esthétique. Les costumes noirs, sobres, les lunettes, qui se détachent du fond blanc des bâtiments du MIB, l'argenté de la technologie... 

Il y a une vraie richesse aussi en ce qui concerne les extra-terrestres: les espèces sont très nombreuses, leurs capacités aussi. Le film vaut le coup d'être vu ne serait-ce que pour l'important "bestiaire" qu'on y retrouve. 

L'intrigue, sans toute assez classique, tient la route et est menée intelligemment par la réalisation de Barry Sonnenfeld. Je ne me suis pas ennuyée, et j'ai particulièrement apprécié les scènes d'action que j'ai trouvées assez bien gérées. On notera tout de même des effets spéciaux qui vieillissent assez mal mais qui étaient à la pointe de la technologie de l'époque. Personnellement, j'arrive à faire abstraction de ce genre de détails, mais je préfère le mentionner au cas où les effets moches vous piquent les yeux.
Je trouve que les acteurs sont également très bons. Alors je sais qu'avec Will Smith, ça passe ou ça casse, et que beaucoup ont du mal avec cet acteur et ses petites manières. Personnellement, j'adore (presque tout le temps) Will Smith, et ce depuis le Prince de Bel-Air. Je trouve qu'il forme un très bon duo avec Tommy Lee Jones, on sent une vraie alchimie entre eux. Un bon point qui contribue à la réussite du film.
En bref, j'ai adoré revoir ce film, un vrai feel good SF pour moi. Je ne peux que vous le recommander si vous cherchez un film sympa à voir et que vous n'avez pas encore eu l'occasion de le regarder! :)

Et voilà, c'est tout pour aujourd'hui! J'espère que vous aurez apprécié cette petite chronique, n'hésitez pas à me le faire savoir en commentaire, je vous réponds toujours avec plaisir. On se retrouve très vite pour un nouvel article, en attendant comme toujours, prenez soin de vous et lisez beaucoup! :)
AnGee.

Piece of Cake #10: The Amber Spyglass de Philip Pullman




Bonjour à tous et à toutes!
Je suis AnGee du Livroscope, j'espère que vous allez bien et que vous êtes prêts pour une nouvelle chronique! On se retrouve aujourd'hui pour un nouveau numéro du Challenge Piece of Cake, dans lequel je vous propose de conclure notre parcours sur la trilogie A la croisée des mondes (His Dark Materials) de Philip Pullman. Après Northern Lights et The Subtle Knife, c'est cette fois The Amber Spyglass qui nous intéresse. En espérant que cette chronique vous plaise, je vous souhaite une excellente lecture! :)

Le Challenge Piece of Cake:
Pour commencer cette chronique, je tiens à vous présenter en premier lieu le Challenge Piece of Cake. Il s'agit d'un Challenge lancé via le super forum Whoopsy Daisy, consacré à la culture anglophone. Le but est simple: en 2017, pourquoi ne pas lire un peu de littérature jeunesse? Comme il s'agit d'un genre que je lis assez rarement, je me suis donc décidée à m'y remettre grâce à ce rendez-vous. J'ai pour objectif de vous présenter vingt livres (oui, oui, vingt: ça fait beaucoup!) cette année, en espérant y parvenir! Si vous avez envie de rejoindre Whoopsy Daisy, n'hésitez pas à suivre le lien ci-dessous!


Philip Pullman, c'est qui?
Vous le savez, sur le Livroscope, on aime bien commencer nos chroniques en parlant un peu des auteurs dont nous mettons les livres en valeur. Cependant, Philip Pullman commence à être bien connu sur site, puisque je lui ai déjà consacré plusieurs chroniques (pour les deux premiers tomes deHis Dark Materials). Pour éviter de me répéter et de vous ennuyer, je préfère donc vous laisser suivre le lien ci-dessous si vous souhaitez en savoir plus à son sujet! :)




The Amber Spyglass:
Résumé:
C'est avec une Lyra retenue prisonnière par sa mère, Mme Coulter, que démarre The Amber Spyglass. Maintenue dans un sommeil profond, la jeune fille rêve de Roger, son ami, qui lui demande de lui venir en aide. Pendant ce temps Will cherche sans relâche Lyra, armé de son poignard capable de fendre les voiles entre les mondes. Et lorsqu'il la retrouve, c'est une nouvelle quête qui attend nos deux jeunes héros: une quête qui les mènera vers un monde encore plus mystérieux et dangereux que ceux qu'ils ont explorés jusqu'alors, le monde des morts... 

Ce que j'ai pensé du roman:
En écrivant cette chronique sur The Amber Spyglass, je ressens une sensation un peu étrange, comme si je tournais la page d'un gros Challenge. Pourtant, il ne s'agissait que d'une trilogie, assez rapide à lire quand on est bien motivé comme moi. Mais je me rends compte que ça me manquait, sur le blog, une présentation de His Dark Materials. J'ai maintenant l'impression de combler un petit vide, d'avoir rempli un de mes objectifs. Alors, que dire de ce dernier tome de  His Dark Materials?

The Amber Spyglass constitue une très bonne conclusion de l'ensemble de la saga. En effet, Philip Pullman prend le temps de nouer chacun des fils de son histoire, de tout boucler, de façon à ce qu'il ne reste plus aucun trou dans son intrigue. On ne se sent pas sur notre faim en terminant le roman: on est triste de quitter nos héros, mais la frustration n'est pas là. C'est une fin bien... finie ^^.
Ce que j'apprécie particulièrement avec ce roman, c'est qu'on y retrouve tout ce qui faisait la force des deux premiers tomes. On y retrouve (presque) tous les personnages cultes de Philip Pullman, qu'il s'agisse de Iorek, Lord Asriel ou même des personnages un peu plus secondaires, comme Roger, le petit compagnon de Lyra dans Northern Lights. Cela permet, comme je l'ai dit un peu plus haut, de clore toutes les sous intrigues, mais aussi de garder une cohérence avec le reste de la saga.


Pour ce qui est de l'intrigue, j'ai un peu eu du mal, contrairement aux deux tomes précédents, à entrer dans l'histoire. Il m'a fallu m'accrocher un peu pour voir où Philip Pullman voulait en venir, mais je n'ai pas été déçue de ma persévérance car j'ai ensuite été captivée par les aventures de Lyra et Will, et surtout par leurs voyages d'un monde à l'autre, dans des contrées très réussies. Il se passe pas mal de choses, et j'ai eu du mal à lâcher mon livre!
J'ai particulièrement apprécié toute la partie se déroulant dans le monde des morts. Les descriptions sont très réussies et il y a une atmosphère vraiment unique qui se dégage de cet endroit. C'est une métaphore assez intéressante du passage à l'âge adulte, avec les daemons qui doivent rester en arrière, symbole de l'enfance qu'on doit laisser derrière soi. Le livre aborde d'ailleurs bien cette idée que les jeunes héros se transforment et cessent d'être des enfants, tout comme les lecteurs de The Amber Spyglass.

J'en profite aussi pour souligner le travail de Philip Pullman, que j'apprécie énormément. Je pense qu'on sous-estime même un peu son oeuvre et qu'il mériterait d'être encore plus connu. Ses histoires sont à la fois originales, riches et bien écrites, His Dark Materials en étant une excellente démonstration.

Je suis contente d'avoir enfin eu l'occasion de vous parler de cette trilogie sur le blog et j'envisage de vous proposer des chroniques sur d'autres romans de l'auteur, comme les Sally Lockhart, que j'apprécie beaucoup. En tout cas, je vous encourage vivement à vous plonger dans sa bibliographie! 

Et voilà, c'est tout pour aujourd'hui et pour cette trilogie, que j'ai pris grand plaisir à vous présenter! N'hésitez pas à me laisser un petit commentaire, je vous réponds toujours avec grand plaisir! On se retrouve très vite pour un nouvel article, en attendant comme toujours, prenez soin de vous et lisez beaucoup! :)
AnGee.

Si vous avez aimé...

Related Posts Plugin for WordPress, Blogger...