mardi 29 novembre 2016

Cycle Sept Films, Sept Découvertes #4: Charlie Bartlett de Jon Poll (2007).




Bonjour à tous et à toutes!

Je suis AnGee du Livroscope, j'espère que vous allez bien et que vous êtes prêts pour une nouvelle chronique! On se retrouve aujourd'hui pour la dernière chronique de ce mois de Novembre, qui sera consacrée au quatrième film que j'ai choisi de regarder pour mon Cycle Sept Films, Sept Découvertes. Après m'être penchée sur The Craft le mois dernier, j'ai eu envie de changer de registre et de décennie. C'est le film Charlie Bartlett, sorti en 2007, que j'ai décidé de visionner, car je voulais vraiment voir un film avec Anton Yelchin, décédé cette année. En espérant que cette chronique vous plaise, je vous souhaite une bonne lecture! :)

Sept Films, Sept Découvertes:
Pour commencer cette chronique, je vous propose de nous pencher un peu sur ce qu'est le Cycle cinéma Sept Films, Sept Découvertes. Si mon blog est principalement consacré à la littérature, j'ai tout de même décidé il y a quelques années de proposer chaque mois un petit article autour d'un film, avant de développer ma culture cinématographique, à travers des cycles de sept films. Après plusieurs cycles à thème, j'ai eu envie de faire quelque chose d'un peu plus light en vous parlant de films que je voulais regarder depuis longtemps. Si vous avez envie de (re)lire mes précédentes chroniques, je vous invite à suivre le lien ci-dessous!


Charlie Bartlett:
Résumé:
Après s'être encore fait expulsé d'une chic école privée, Charlie Barlett, un adolescent vivant avec une mère dépressive et un père en prison, se retrouve pour la première fois de sa vie dans une école publique. Il cherche à devenir ami avec ses camarades et notamment avec Susan, la fille du proviseur du lycée. Charlie se lance alors dans un traffic d'antidépresseurs et se transforme en psychologue dans les toilettes du lycée. Mais son petit traffic risque de lui apporter quelques problèmes... 

Quelques informations sur le film:
Sorti en 2007, Charlie Bartlett est un film réalisé par Jon Poll, producteur américain dont c'est pour l'instant la seule réalisation. On y retrouve un casting très intéressant: Charlie, le héros, est joué par Anton Yelchin, dont je vous avais déjà parlé pour Fright Night et qui apparait aussi dans les récents films Star Trek; Kat Dennings, alias Darcy dans les films Thor, interprète Susan et Robert Downey Jr (Iron Man) se retrouve à jouer son père, Nathan. On retrouve aussi Tyler Hilton, Hope Davis ou encore le chanteur Drake, qui fut aussi acteur il y a quelques années. Malgré ce chouette casting, le film ne fut pas un grand succès, recevant des critiques mitigées et avec un box office pas foudroyant (le film ne fut pas rentable: 5 millions de dollars de recettes pour un budget de 12 millions). Je vous laisse ci-dessous un extrait du film si jamais ça vous tente d'y jeter un oeil!


Anton Yelchin, un acteur parti trop tôt:
Si j'ai choisi de vous parler de ce film, c'est pour une raison toute simple: on y trouve un acteur que j'aime vraiment beaucoup et dont je voulais découvrir un peu plus le travail. Cet acteur, c'est Anton Yelchin, décédé tragiquement il y a quelques mois à l'âge de 27 ans. Comme cet article, c'est un peu pour lui rendre hommage, je trouvais important de vous parler un peu plus de lui.
Anton Yelchin est né en 1989 dans l'ancienne Union Soviétique, de parents patineurs artistiques. Néanmoins il ne passe que quelques mois dans son pays natal, car sa famille déménage rapidement aux Etats-Unis, notamment en raisons de persécution. Anton démarre sa carrière d'acteur assez jeune, à l'âge de neuf ans. Depuis le début des années 2000, il a multiplié les apparitions au cinéma et à la télévision, devenant de plus en plus reconnu. Parmi ses films les plus connus, on retrouve ceux de la license Star Trek (bisou à tous les trekkies: je vous aime!), Fright Night (un de mes films préférés), Only Lovers Left Alive, ou encore Green Room.
C'est en juin qu'Anton Yelchin s'est éteint dans un tragique accident, tué par sa voiture. Plusieurs films dans lesquels il a joués avant son décès sortiront prochainement au cinéma.

Un psy au lycée:
Dans Charlie Bartlett, on retrouve Charlie, joué par Anton donc, un adolescent un peu spécial. Il vit seul avec sa mère, une femme en pleine dépression suite à l'incarcération de son mari pour évasion fiscale et qui se comporte avec lui plus comme une amie que comme un parent. Il ne cesse de se faire renvoyer des écoles où il se trouve pour des petits traffics et rêve d'être populaire auprès de ses camarades. Un souhait qu'il a toujours en changeant de lycée. Et très vite, Charlie devient la coqueluche de ses camarades en s'improvisant psychologue du lycée, non seulement en leur prescrivant des anti-dépresseurs et d'autres médicaments, mais aussi en tenant des séances dans les toilettes, écoutant, conseillant et aidant ses camarades. Tout le monde y passe: le gros dur, le reine des pom pom girls, l'ado mal dans sa peau... Charlie n'a jamais été aussi populaire. Mais cette situation pourrait bien se retourner contre lui!

Ce que j'ai pensé du film:
En cherchant un film avec Anton Yelchin à inclure dans mon cycle cinéma, j'ai été attirée par Charlie Bartlett, et ce pour plusieurs raisons. Tout d'abord parce que j'aime plutôt bien les teen movies (probablement parce que je suis toujours une adolescente dans ma tête, parfois), ensuite l'intrigue me parlait et je trouvais le casting vraiment sympathique. J'ai été un peu refroidie par les critiques parfois un peu dures sur le film mais j'ai décidé de me faire mon avis par moi-même. Et même si ce n'est pas le film le plus incroyable que j'ai vu de ma vie, j'ai tout de même passé un bon moment avec Charlie Bartlett et son petit monde.

Commençons par l'intrigue. Je pense que c'est le point qui me laisse le plus mitigée. Je trouve qu'il y a quelques bonnes idées dans ce film et son histoire, par exemple l'idée de faire de Charlie le psychologue de son lycée, une idée assez bien gérée. Quelques unes des sous-intrigues, comme la dépression de Nathan, le proviseur, ou la relation entre Charlie et son père, sont assez sympathiques. Cependant, je trouve que dans l'ensemble, l'intrigue est trop convenue et on voit les différents événements arriver sans grande surprise. L'originalité n'était pas rendez-vous et c'est un peu dommage. A noter une fin tout de même plutôt chouette. 

Pour ce qui est des personnages, là aussi je note malheureusement une absence d'originalité, surtout chez les adolescents. Ils sont tous assez caricaturaux, ils sont là pour remplir un rôle: le punk, la reine du lycée, la fille un peu artsy... J'aurais aimé qu'ils soient un peu plus profonds que cela. Il y a tout de même un ou deux personnages assez intéressants, comme Charlie lui-même, que je trouve vraiment très attachant, notamment dans ses relations avec les autres.

Ce côté très unidimensionnel des personnages est un peu sauvé par les prestations des acteurs qui sont bons dans l'ensemble. Anton Yelchin est vraiment chouette dans le rôle principal, une vraie petite pile électrique: il donne tout ce qu'il a et il contribue vraiment à l'intérêt du film. J'ai aussi beaucoup aimé Robert Downey Jr dans son rôle de proviseur au bout du rouleau. Ils ont ensemble quelques scènes très chouettes. 

Je n'ai pas grand chose à dire par rapport à la réalisation, qui est assez convenue et lisse. Il n'y a pas de prises de risques ni de grandes originalités, pas de styles distincts. L'histoire est bien racontée, mais la réalisation est, je pense, à l'image du reste: sympathique mais sans plus.

C'est d'ailleurs mon impression général sur ce film: Charlie Bartlett est un film divertissant et sympathique à regarder. On passe une bonne heure et demie devant ce film, et je suis contente de l'avoir vu. Néanmoins, je ne pense pas qu'il s'agisse d'un film mémorable. Si vous cherchez de quoi vous occupez un après-midi, pourquoi ne pas y jeter un oeil? 

Et voilà, c'est tout pour aujourd'hui! J'espère que cette chronique vous plait, n'hésitez pas à me le faire  savoir en commentaire! On se retrouve très vite pour un nouvel article, en attendant comme toujours prenez soin de vous et lisez beaucoup! :)

AnGee.

samedi 26 novembre 2016

221B, The British Detectives Challenge #11: The Woman in White de Wilkie Collins.



 Bonjour à tous et à toutes!

Je suis AnGee du Livroscope, j'espère que vous allez bien et que vous êtes prêts pour une nouvelle chronique! On se retrouve aujourd'hui pour l'avant-dernière chronique du mois, qui se trouve aussi être l'avant-dernière chronique du Challenge 221B, The British Detectives Challenge. Ce mois-ci, j'ai choisi de me plonger dans un classique d'un auteur un peu oublié mais qui est récemment revenu sur le devant de la scène grâce à une adaptation de son roman The Moonstone par la BBC: Wilkie Collins. J'ai décidé de découvrir l'un de ses livres les plus connus, The Woman in White. En espérant que cette chronique vous plaise, je vous souhaite une bonne lecture! :)

221B, The British Detectives Challenge:
Pour commencer cette chronique, je tiens à vous donner quelques informations sur le Challenge 221B  The British Detectives Challenge. Il s'agit d'un challenge lancé via le super forum Whoopsy Daisy, consacré au monde anglo-saxon. Comme son nom l'indique, il s'agit d'un challenge autour des personnages policiers et détectives de la littérature anglaise. En ce qui me concerne, j'ai choisi de présenter 12 livres (on approche de la fin!). Si vous avez envie d'en savoir plus, je vous invite à suivre les liens ci-dessous qui vous mèneront à mes précédentes chroniques et au forum!

Whoopsy Daisy, le forum.

Wilkie Collins, c'est qui?
Il est à présent temps de nous pencher sur notre auteur du jour, le dénommé Wilkie Collins. Si aujourd'hui Wilkie Collins a un peu tendance à être oublié, il fut un auteur très populaire du 19ème siècle et plus particulièrement de l'ère victorienne, et il est considéré comme l'un des précurseurs du roman policier. Né en 1824, il fait d'abord des études de droit avant de se lancer dans l'écriture. Il rencontre Charles Dickens, avec lequel il devient ami. Leur amitié comprendra aussi une collaboration littéraire, Collins proposant régulièrement des textes pour les magazines gérés par Charles Dickens. S'il ne s'est jamais marié, Wilkie Collins a néanmoins entretenu des relations avec plusieurs femmes et eu plusieurs enfants. Son oeuvre comprend un grand nombre de romans, et il est perçu comme l'un des aventures du roman policier avec ses livres comme The Moonstone ou The Woman in White, dont je vous parlerai plus en détails plus loin. Wilkie Collins meurt en 1889, laissant derrière lui un impressionnant héritage littéraire.

The Woman in White:
Résumé:
Walter Hartright, jeune professeur de dessin, rencontre un soir une jeune femme vêtue de blanc, en grande détresse, qu'il décide d'aider. Ce n'est que plus tard qu'il apprend qu'elle s'est en réalité échappée d'un asile. Lorsqu'il se rend à Limmeridge House pour donner des cours à la jeune Miss Fairlie, son chemin croise à nouveau celui de cette mystérieuse femme en blanc. Et lorsqu'il doit quitter sa bien-aimée, promise en mariage à un autre, Sir Percival Glyde, il est loin d'imaginer ce que la femme en blanc cache comme secret...

Un mariage catastrophique:
Dans The Woman in White, l'intrigue principale tourne autour du mariage entre la jeune Miss Fairlie et un certain Sir Percival Glyde. Un mariage qui se révèle vite être un désastre pour la jeune femme. Mais avant même le mariage, même si elle a promis à son père d'épouser cet homme bien plus âgé qu'elle et qu'elle ne connait au final quasiment pas, Miss Fairlie n'a pas très envie devenir Lady Glyde. En effet, elle est amoureuse du jeune Walter Hartright, son professeur de dessin, une affection réciproque mais compromise par ce mariage qui arrive et par le statut du jeune femme. Et si Miss Fairlie et sa soeur, Miss Halcombe, font tout pour faire changer Glyde d'avis, celui-ci reste déterminé à l'épouser. 
Il ne faudra que quelques jours aux deux jeunes femmes pour prendre conscience que ce mariage est une vraie catastrophe. Sir Percival Glyde se montre en effet odieux avec sa jeune épouse, la martyrisant verbalement mais aussi parfois physiquement. Marian Halcombe essaie du mieux qu'elle le peut de protéger sa soeur, mais aucune d'elles n'est à l'abri de ce tyran...

The Woman in White, l'un des premiers romans policers?
Comme je l'ai mentionné plus haut, Wilkie Collins est considéré par beaucoup comme l'un des précurseurs du roman policier, un genre qui se développa davantage par la suite avec des auteurs comme Arthur Conan Doyle ou Agatha Christie. Charles Dickens, l'ami de Wilkie Collins, est aussi vu comme l'un des pionniers du genre avec son roman Bleak House. Si c'est surtout le roman The Moonstone qui vaut à Collins cette réputation, on retrouve dans The Woman in White une intrigue mettant en scène un héros s'improvisant détective pour sauver sa belle: Walter Hartright.
Walter va en effet décider de passer à l'action lorsqu'il se rend compte de la situation dans laquelle Miss Fairlie se retrouve. Il se lance alors dans une investigation poussée, cherchant à découvrir la vérité sur Percival Glyde ainsi qu'un moyen de le faire tomber. 
On retrouve aussi dans The Woman in White, et notamment dans la première partie du livre, des caractéristiques plus propres au roman à sensations: une étrange femme à l'histoire mystérieuse, un mariage affreux, une histoire d'amour contrariée... En bref, The Woman in White est un roman hybride, avec lequel on ne s'ennuie pas! 

 Ce que j'ai pensé du livre:
J'ai découvert Wilkie Collins pour la première fois alors que je travaillais sur mon mémoire, il y a environ une centaine d'années (non, en fait il y a environ deux ans, mais j'ai l'impression que ça fait bien plus!). Son nom revenait souvent dans les sources que j'étudiais et j'ai donc décidé de jeter un oeil à son travail. J'ai donc lu The Moonstone, que j'ai beaucoup aimé, et The Woman in White faisait depuis longtemps partie de ma wishlist. C'est donc avec joie que je me suis lancée dans ce roman, ce Challenge étant l'occasion parfaite pour m'y mettre. Et j'ai vraiment beaucoup, beaucoup aimé ce livre, un classique très divertissant et prenant. 

C'est d'ailleurs le premier point que j'ai apprécié dans ce livre: son côté extrêmement divertissant. Wilkie Collins sait comment garder son lecteur attentif, et je ne me suis pas ennuyée une seconde. Il se passe énormément de choses, les rebondissements et retournements de situation s'enchaînent, et le tout est raconté de façon très maîtrisée. J'ai passé un excellent moment de lecture et j'ai refermé le livre en ayant vraiment la sensation d'avoir lu un truc super. 

La narration, comme je l'ai dit, est très bien maitrisée, et je pense que cela est dû au fait qu'on alterne entre les différents personnages. Cela donne un petit côté "témoignage" qui renforce l'impression de réel de l'intrigue. J'ai particulièrement aimé la narration de Marian Halcombe et celle de Walter. Comme on passe d'un personnage à l'autre, Wilkie Collins s'efforce de changer un peu son style à chaque fois pour s'adapter au personnage qui parle, et c'est du coup encore plus réussi. 

Les personnages sont très variés, mais on se concentre la plupart du temps sur le quatuor formé par Walter, Miss Fairlie, Marian Halcombe et Sir Percival Glyde. Walter est un roman avec un côté très romantique, dans le sens littéraire du terme, et j'ai particulièrement aimé Marian et son fort caractère. Elle est vraiment l'un des points forts du roman selon moi. 

Si j'ai déjà dit à plusieurs reprises que l'intrigue était divertissante et que je ne me suis pas ennuyée pendant ma lecture, je dois aussi dire qu'on y retrouve énormément de choses que j'apprécie dans les classiques de l'époque: le côté sensationnel, avec les mystères, les histoires d'amour compromises, les personnages étranges... C'est tout ce que j'aime! A certains moments, j'ai même pensé à Edgar Allan Poe. 

En bref, j'ai adoré me plonger dans The Woman in White. C'était une lecture passionnante et j'ai passé un excellent moment avec ce livre. Il m'a vraiment donné envie de découvrir un peu plus l'oeuvre de Wilkie Collins, ce que je compte faire dès que possible. En bref, donc: un coup de coeur!

Et voilà, c'est tout pour aujourd'hui! J'espère que cette chronique vous plait, n'hésitez pas à me le faire savoir en commentaire! On se retrouve très vite pour un nouvel article, en attendant prenez soin de vous et lisez beaucoup! :)

AnGee.

mercredi 23 novembre 2016

PotterOscope #1: I Ship It (2014).


Bonjour à tous et à toutes!

Je suis AnGee du Livroscope, j'espère que vous vous allez bien et que vous êtes prêts pour une nouvelle chronique! On se retrouve aujourd'hui pour le lancement d'un nouveau rendez-vous mensuel sur le blog: le PotterOscope! Comme vous pouvez vous en douter, ce rendez-vous tournera autour d'Harry Potter, l'une de mes passions depuis l'enfance. J'avais vraiment envie de mettre cette saga davantage en avant sur le blog, et j'espère que ça vous plaira. Pour cette première chronique, j'ai choisi de vous parler d'un court métrage disponible sur YouTube: I Ship It de de Yulin Kuang. En espérant que cette chronique vous plaise, je vous souhaite une bonne lecture! :)

Le PotterOscope, ce sera quoi?
Pour commencer cette chronique, voici quelques explications sur ce que sera le PotterOscope. Il y a quelques temps, j'avais participé à une lecture commune autour de la saga Harry Potter, que j'avais donc présentée sur le blog. Comme il s'agit d'une de mes sagas préférées au monde, cela m'a donné envie d'en parler davantage. Après plusieurs mois de réflexion, j'ai donc décidé de créer ce rendez-vous: chaque mois, vous pourrez trouver une présentation d'un livre, film, série ou événement (exposition, pièce...) en rapport, de près ou de loin, avec Harry Potter. Et histoire de rendre cela un peu plus interactif, je présenterai chaque mois, à travers une petite interview, un ou une Potterhead! D'ailleurs, si vous souhaitez répondre au questionnaire et apparaitre dans un prochain Potterhead, je vous invite à me contacter via ma page Facebook ou mon adresse email (voir onglet Contact). Si vous avez envie de lire ou relire mes précédentes chroniques autour d'Harry Potter, suivez le lien ci-dessous.


I Ship It:
Quelques informations:
Pour cette première chronique du PotterOscope, j'ai décidé de me pencher sur un court-métrage sorti en 2014 et nommé I Ship It. I Ship It a été réalisé par Yulin Kuang, une réalisatrice, scénariste et productrice américaine d'origine chinoise. Elle est aussi connue pour son travail sur A Tell-Tale Vlog ou plus récemment sur Tiny Feminists. Au niveau du casting, on retrouve des acteurs assez familiers du monde des web séries et productions sur YouTube: Mary-Kate Wiles (The Lizzie Bennet Diaries, Muzzled, Spies are Forever) joue Zoe. Sean Persaud, son compagnon dans la vraie vie et qui joue le formidable Poe dans A Tell-Tale Vlog ou Edgar Allan Poe's Murder Mystery Dinner Party, est Charlie. Le personnage de Peter est quant à lui interprété par Joey Richter (Spies are Forever, School of Thrones). I Ship It a depuis été transformé en série pour la CW sur leur site internet. 




Résumé:
Zoe a le coeur brisé. Son petit ami Peter, avec lequel elle avait un groupe de musique écrivant des chansons inspirées d'Harry Potter, vient de la quitter. Dans son malheur, elle peut compter sur Charlie, son ami de longue date, qui vient lui aussi de se séparer de sa petite amie. Mais si Charlie aimerait bien se morfondre, Zoe décide de ne pas se laisser abattre et de participer à un concours musical sur Harry Potter, et lui demande donc d'écrire une chanson...


Quel rapport avec Harry Potter?
Mais la grande question de cette chronique c'est bien sûr: quel rapport avec Harry Potter
Commençons par la réalisatrice: Yulin Kuang est une grande fan d'Harry Potter, ce qu'elle a dit dans plusieurs interviews, et notamment du couple Lily/James. Cela peut se voir dans sa série Kissing in the Rain, dont les protagonistes (joués d'ailleurs par Mary Kate et Sean) sont nommés Lily et James. 
Dans I Ship It, énormément de choses font références à l'univers de J.K Rowling. La passion des personnages pour Harry Potter, l'incorporation de cet univers dans l'intrigue (la battle musicale), mais aussi les costumes inspirés par les couleurs des maisons, les accessoires... En parlant des chansons, je vous les laisse ci-dessous! :)







Ce que j'en ai pensé:
C'est complètement par hasard que je suis tombée, il y a environ deux mois, sur le court-métrage I Ship It. Je regardais les vidéos d'une actrice américaine que j'aime beaucoup, Mary-Kate Wiles, qui joue dedans, et en la voyant en parler j'ai décidé d'y jeter un oeil. J'avoue que j'étais un peu inquiète au départ, ne regardant pas souvent des courts métrages, mais il ne m'a pas fallu longtemps avant de tomber amoureuse d'I Ship It et de ses personnages.


La grande force de ce court-métrage réside dans ses personnages. Je me suis énormément reconnue dans le personnage de Zoe, pour plusieurs raisons dont quelques-unes assez personnelles, mais son côté un peu autoritaire, déterminée, et fragile me plait énormément car je suis un peu comme ça aussi. J'ai adoré Charlie qui est vraiment très attachant. On les suit avec plaisir et en seulement quelques minutes on s'y accroche.

L'histoire est aussi très mignonne. C'est un court-métrage que je qualifierai de feel-good, qui fait du bien, qui remonte le moral, parfait à regarder avec une couette et un chocolat chaud. Je dois avouer que si j'ai adoré la fin, elle est aussi un peu différente de ce que j'imaginais, une petite surprise. En tout cas, on ne voit pas le temps passer et on ne s'ennuie pas!

Je suis aussi amoureuse des chansons de ce court-métrage. Je les écoute au moins une fois par jour et je les ai mises dans ma playlist pour le NaNoWriMo. L'esthétique en général d'I Ship It est vraiment chouette, elle fait référence en permanence à Harry Potter sans être une claque dans la figure.

Un truc que j'apprécie aussi beaucoup, c'est la façon dont le thème du fandom est présenté. Dans beaucoup de séries ou films, les fans ou membres de fandoms sont souvent présentés comme des des espèces de freaks ou des hystériques. Ici, les héros sont des fans d'Harry Potter, mais leur passion est montrée avec beaucoup de respect, sans jugement. Ce que j'apprécie.



En bref, I Ship It est un gros coup de coeur pour moi et je ne m'en lasse pas. Si vous avez un petit moment devant vous et que vous voulez regarder quelque chose de sympa, foncez!

Le Potterhead du mois!
Pour cette première interview, c'est la blogueuse Psylook du Manège de Psylook qui a accepté de répondre à mes questions! Si vous souhaitez répondre au questionnaire et apparaitre dans un prochain numéro du PotterOscope, cliquez sur l'onglet contact en haut du blog!

Fiche d’identité :
Prénom ou pseudo : Psylook

Âge : 38 ans




La maison à laquelle tu appartiens : Gryffondor.

Ton Patronus : Jument Isabelle.


Harry Potter et toi :
Comment as-tu découvert Harry Potter ?
Mon frère de 2 ans mon cadet m’en parlait beaucoup et me poussait à lire les livres mais je m’y refusais en raison de son succès, je n’ai jamais aimé faire comme les autres. Puis j’ai vu le premier film, j’ai aimé les musiques et le côté magique mais cela ne m’a pas davantage poussée à commencer la saga.
Après une énième discussion avec mon frère à ce sujet, je me suis décidée à lire Harry Potter à l’école des sorciers, histoire de pouvoir lui retourner tous les points négatifs et argumenter sur un succès surfait. Je me suis reprise à deux fois pour le lire, le premier chapitre me bloquait complètement. Finalement, je me suis piégée toute seule.

Ton personnage préféré ?
Entre Rogue et Lupin mon cœur balance – avec une très légère avance pour le professeur de potion. Le côté différence et rejet me parlent dans les deux cas ; sans compter qu’ils sont complexes, ils ont une part d’ombre plus grande que de lumière.

Ton livre préféré ?
Le prisonnier d’Azkaban parce qu’on découvre énormément de détails intéressants et auxquels je ne m’attendais pas sur le passé de James, Lily, des Maraudeurs mais aussi de Rogue.

Ton moment préféré dans la saga ?
Dans le numéro cinq (l’ordre du phénix), le moment où, lors d’un cours d’occlumancie, Harry plonge dans la pensine de Rogue et découvre que son père et son parrain sont loin d’être ce qu’il imaginait.

Une citation que tu apprécies dans la saga :
Ca ne fait pas grand bien de s’installer dans les rêves en oubliant de vivre.

As-tu une collection en rapport avec Harry Potter ?
Je n’ai pas de collection particulière autre que celle des livres en français mais dépareillée, ainsi qu’en anglais, j’aimerais en commencer une de funko pop.






Si tu pouvais posséder un objet tiré de l’univers, que choisirais-tu ?
Un retourneur de temps, non pas pour son utilisation, mais pour son design que j’adore.

Sorting Hat/Choixpeau :
Fred ou George ?
Fred.

Pré-au-Lard ou Chemin de Traverse ?
Chemin de Traverse.

Rogue ou McGonagall ?
Rogue.

La cape d’invisibilité ou le Polynectar ?

La cape d’invisibilité.

Et voilà, c'est tout pour aujourd'hui! J'espère que cette chronique vous plait, n'hésitez pas à me le faire savoir en commentaire! Merci encore à Psylook d'avoir pris le temps de répondre à mes questions! On se retrouve très vite pour un nouvel article, en attendant comme toujours prenez soin de vous et lisez beaucoup! :)

AnGee.

dimanche 20 novembre 2016

Batman: The TV Stories (DC Comics), Collectif.



Bonjour à tous et à toutes!

Je suis AnGee du Livroscope! J'espère que vous allez bien et que vous êtes prêts pour une nouvelle chronique. On se retrouve aujourd'hui pour la chronique mensuelle dédiée aux comics. Le mois dernier, je m'étais penchée sur le premier tome des aventures d'Anita Blake en comics, une lecture qui m'avait laissée un peu perplexe, et j'ai décidé cette fois de revenir à des valeurs sûres avec un de mes personnages fétiches: Batman. J'ai récemment lu un recueil intitulé Batman: The TV Stories que je vous propose de découvrir aujourd'hui. En espérant que cette chronique vous plaise, je vous souhaite une bonne lecture! :)

Batman: The TV Stories:
Résumé:
De 1966 à 1968, sur la chaîne américaine ABC, fut diffusée la série télévisée Batman, mettant en scène Adam West dans le rôle du héros. En 120 épisodes, on découvre le célèbre détective combattre le crime avec son acolyte Robin. Ce comics compile de nombreuses histoires qui ont inspiré la série télévisée: Batman, Robin, Batgirl, le Joker, le Sphinx ou encore le Penguin, ils sont tous au rendez-vous!

Batman, la série télévisée:
Etant donné que le comics que j'ai choisi de vous présenter aujourd'hui est directement lié à la série télévisée Batman, il me semble normal de vous en parler davantage. 
La série Batman est une série américaine diffusée entre 1966 et 1968 sur la chaîne ABC. Elle s'inspire des aventures du héros crée par Bob Kane et comprend 120 épisodes. En 1966, même année que le début de la diffusion de la série sort un film Batman, qui devait originellement sortir avant afin de lancer la série. Elle met très souvent en scène les mêmes méchants qui sont devenus aujourd'hui cultes: le Joker, Penguin, The Riddler,  Catwoman ou encore Mr Freeze. 
Au niveau du casting, on retrouve le désormais culte Adam West dans le rôle de l'homme chauve-souris. Burt Ward interprète son acolyte Robin. Alan Napier joue Alfred, le majordome de Bruce Wayne. Pour les méchants, on retrouve le visage emblématique de Cesar Romero en Joker, et la superbe Julie Newmar en Catwoman. 
Pour vous donner un aperçu de la série, je vous invite à regarder la petite vidéo ci-dessous! :)





Quelques personnages cultes:
Dans ce comics, nous retrouvons des personnages cultes de l'univers de Batman. Si on pense bien évidemment à Batman lui-même et à son acolyte Robin, les aventures que nous découvrons ici mettent aussi et surtout en avant des méchants emblématiques du monde de l'homme chauve-souris. Je vous propose d'en découvrir quelques-uns ci-dessous (comme ils sont tous apparus dans la série TV, je ne la mentionne pas parmi les adaptations).
On a tout d'abord le Joker qui apparait dans plusieurs des histoires. Le Joker est sans aucun doute le vilain le plus emblématique de l'univers de Batman. Avec son visage maquillé et ses cheveux verts, il est reconnaissable entre tous. Il est apparu dans plusieurs films (The Dark Night, Batman, ou plus récemment Suicide Squad). Je ne vais pas m'attarder plus sur lui, car il est très connu.
Un autre méchant que l'on retrouve à plusieurs reprises dans ce recueil, c'est le Sphinx (The Riddler en version originale) dont l'identité est en fait Edward Nigma. Il s'agit, en ce qui me concerne, de mon personnage préféré. Le Sphinx est connu pour commettre des crimes, des vols notamment, en les mettant en scène avec des énigmes. On a pu le voir au cinéma, interprété par Jim Carrey, dans Batman Forever, ou plus récemment dans la série Gotham.
Le Penguin, de son vrai nom Oswald Copplebot, apparait dans plusieurs histoires, dont une autour de parapluies qui ne se referment pas (oui, c'est bien vrai). Vêtu d'un élégant costume, son surnom provient de sa dégaine ressemblant à celle de l'animal du même nom. Tout comme le Joker et le Sphinx, le Penguin est apparu dans plusieurs adaptations des aventures de Batman, comme Batman Returns de Tim Burton, ou la série Gotham.
Enfin, comment ne pas mentionner Catwoman? Cette héroïne iconique est l'un des personnages féminins que l'on retrouve, avec également Batgirl. Comme j'avais eu l'occasion de faire un article complet sur Catwoman il y a quelques années, je vous conseille d'aller le lire plutôt que de me répéter!

Ce que j'ai pensé du livre:
Comme vous avez peut-être pu le constater dans mes chroniques sur les comics, je parle assez souvent de personnages issus de l'univers de Batman. J'essaie tout de même de varier un peu de temps en temps mais je dois bien avouer que je reviens toujours à mes premiers amours car je ne peux jamais rester loin de ce héros. J'étais donc assez curieuse de découvrir ce comics, que j'ai dévoré et trouvé vraiment super génial.

Ce recueil est vraiment l'occasion parfaite pour découvrir ou redécouvrir l'univers de Batman en remontant à la source. On y trouve un éventail très large de personnages: le duo Batman et Robin, plus classique que jamais, les différents méchants que j'ai présentés plus haut... Si vous aimez Batman, ce retour aux sources risque de vous plaire! Ce que j'ai particulièrement aimé, c'est le fait qu'on a vraiment Batman détective plutôt que Batman superhéros. On a un peu du mal à ne pas oublier cela aujourd'hui.

Les dessins sont aussi très différents de ceux dont on a l'habitude aujourd'hui. Les histoires abordent un côté beaucoup plus cartoon, qui se ressent dans le trait, mais aussi dans les costumes très colorés des personnages, voire un peu kitsch (Robin, the Riddler et son justaucorps moulant en sont de bons exemples) mais aussi les gadgets utilisés qui sont loin de l'armada d'ordinateurs et de tenues noires et plus sobres des personnages actuels.

J'ai trouvé ce côté kitsch très jouissif d'ailleurs. Même si j'aime énormément les aspects plus sombres, dark des superhéros ces dernières années, je dois avouer être aussi une grande fan des apparitions un peu folles d'Adam West et les intrigues improbables. Si vous aimez le kitsch, vous allez vous régaler!

J'étais vraiment très heureuse de re-découvrir tous ces personnages que j'apprécie tellement. J'ai adoré notamment les intrigues autour du Riddler, mon méchant préféré, dont l'origin story est ici assez marrante.

Un autre point que j'ai apprécié, c'est le fait que toutes les histoires soient assez courtes et qu'il y en ai pas mal à lire. On peut faire une pause et lire autre chose, ou s'en servir pour lire en même temps qu'un pavé ou un truc un peu intense.

En bref, j'ai adoré découvrir ce comics. Une super lecture qui plaira aux fans de Batman et à ceux qui veulent découvrir ou aiment la série télévisée. Un petit coup de coeur pour moi!

Et voilà, c'est tout pour aujourd'hui! J'espère que cette chronique vous plait, n'hésitez pas à me le faire savoir en commentaire. On se retrouve très vite pour un nouvel article, en attendant prenez soin de vous et lisez beaucoup! :)

AnGee.

jeudi 17 novembre 2016

Challenge Tudors #8: The Queen's Captive de Barbara Kyle.



Bonjour à tous et à toutes!

Je suis AnGee du Livroscope, j'espère que vous allez bien et que vous êtes prêts pour une nouvelle chronique! On se retrouve aujourd'hui pour la huitième chronique que je consacre au Challenge Tudors. Après un petit mois de pause (Halloween oblige), nous reprenons nos lectures à la découverte des Tudors. Et cette fois-ci, j'ai choisi de me pencher sur un roman historique écrit par Barbara Kyle et que certains comparent à Philippa Gregory, une experte en la matière. Ce roman, c'est The Queen's Captive. En espérant que cette chronique vous plaise, je vous souhaite une bonne lecture! :)

Challenge Tudors:
Pour commencer cette chronique, je vous propose d'en découvrir un peu plus sur le Challenge Tudors. Ce Challenge a été lancé par deux blogueuses que j'aime beaucoup, à savoir Shelbylee et Titine75 (vous pouvez retrouver leurs blogs ci-dessous). Le but est simple: présenter des romans, films et séries en rapport avec cette célèbre dynastie. Si vous voulez en savoir plus ou re-découvrir mes précédents articles, je vous encourage à suivre les liens ci-dessous!


Barbara Kyle:
Comme toujours, je vous propose de démarrer cette chronique avec une petite présentation de notre auteure du jour: Barbara Kyle. Je dois vous avouer ne pas avoir trouvé grand chose à son sujet. Je suis tombée sur son site internet, sur lequel est mentionné sa saga autour des Thornleigh, dont The Queen's Captive est le troisième volet (mais apparemment chaque tome peut-être lu séparément). Elle est apparemment connue pour des thrillers, publiés sous un autre nom de plume, celui de Stephen Kyle. Barbara Kyle donne régulièrement des conférences autour de l'écriture. Si vous avez envie d'en savoir plus sur elle et son travail, je vous invite à découvrir son site internet.



The Queen's Captive:
Résumé:
1554. Mary Tudor, fille de Katherine d'Aragon et d'Henry VIII, est montée sur le trône, rétablissant le catholicisme en Angleterre et honorant la mémoire de sa mère, dont le rejet par son père a été un de ses grands traumatismes. Néanmoins, Mary n'est pas tranquille: nombreux sont ceux qui souhaitent rétablir la nouvelle foi et avec elle la demi-soeur de Mary, Elizabeth, sur le trône. Pour empêcher ça, Mary décide de placer Elizabeth sous une surveillance on ne peut plus serrée... 

Mary et Elizabeth:
Comme toute bonne dynastie royale, les Tudors est une famille qui comprend de très nombreux membres. Henry VII, Henry VIII et ses six femmes, ses trois enfants, auxquels on peut ajouter la pauvre Mary Stuart, cousine d'Elizabeth ou encore Jane Grey, la reine aux 9 jours. Il y a donc énormément d'aspects à découvrir si on s'intéresse à cette famille, et la littérature de fiction très prolifique autour des Tudors le montre. 
Ici, Barbara Kyle a décidé de se focaliser sur deux membres emblématiques de cette famille: Elizabeth et Mary. Demi-soeurs unies par leur père, deux reines qui ont marqué l'histoire de leur empreinte (d'une façon plus ou moins positive). Mais deux femmes à l'histoire très compliquée.
Pour re-situer un peu pour celles et ceux qui ne sont pas très familiers avec ces personnages, Mary est la fille d'Henry VIII et de Katherine d'Aragon, seul enfant du couple à avoir survécu. A l'époque, les grossesses pouvaient très mal se finir, et les nourrissons pouvaient souvent dépérir dans les premiers jours ou mois de leur existence. De nombreux enfants mourraient aussi avant d'atteindre l'adolescence. Mais malgré la présence d'une enfant en bonne santé, Henry voulait plus: il voulait un héritier, et il voulait aussi Anne Boleyn. Défiant les lois et l'Eglise, il divorce de Katherine et épouse Anne, avec laquelle il a Elizabeth. Quatre autres épouses suivront, et un fils, enfin, naîtra.
La relation entre Elizabeth et Mary a beaucoup fasciné car il est difficile de comprendre les sentiments qu'elles ont pu avoir l'une envers l'autre. La différence d'âge était grande, la situation familiale extrêmement compliquée à la base a été rendue encore plus délicate avec les changements d'avis multiples d'Henry sur le statut de ses filles, et lorsque son fils est mort après un règne très court et que Mary monta sur le trône, les tensions ont été lourdement exacerbées...


Ce que j'ai pensé du livre:
Lorsque je me suis lancée dans ce Challenge, un de mes objectifs était de me pencher sur d'autres personnages qu'Henry VIII et Anne Boleyn, les Tudors que je connais le mieux pour avoir beaucoup vu/lu de films, de séries et de livres les mettant en scène. J'avais en particulier envie de m'attarder un peu plus sur Mary et Elizabeth, deux soeurs, deux reines, dont l'histoire a été très compliquée. Ce roman m'a donc attirée en raison du sujet qu'il abordait. J'étais aussi curieuse de découvrir Barbara Kyle après avoir lu que certains la comparait à Philippa Gregory. Quel bilan tirer de ce roman? Et bien dans l'ensemble, c'était une lecture assez sympathique, mais je n'ai pas non plus été chamboulée par ce livre.

Ce qui est assez intéressant avec ce livre, c'est que mon avis a drastiquement changé au cours de ma lecture. En général, lorsque j'aime un livre, je le sais assez vite, et c'est la même chose lorsque je suis déçue. Néanmoins, ici, une chose assez différente s'est produite: j'ai plutôt beaucoup aimé le début, mais arrivée à la moitié, je me suis retrouvée à ne pas aimer du tout ce que j'étais en train de lire.

Commençons par ce que j'ai aimé dans ce roman. Les personnages principaux sont pour moi plutôt réussis. J'ignorais qu'il s'agissait d'une série de romans avant de me plonger dans ce livre, et on sent que l'auteure connait ses personnages, si bien qu'ils ont pas mal de profondeur et une identité bien marquée. Un bon point.

J'ai aussi beaucoup aimé l'intrigue, du moins dans la première partie du roman. On trouve dans ce roman historique des éléments que j'apprécie beaucoup dans ce genre: le côté complot politique est assez bien géré, même s'il est parfois un peu difficile de s'y retrouver avec tous les retournements de veste. La relation entre les deux soeurs est aussi très intéressante, on sent de vieilles rancoeurs remontant  à leur enfance.

Pour ce qui est du style de l'auteure, j'avoue ne pas avoir été emballée plus que ça par la façon d'écrire de Barbara Kyle. Ce n'est pas mauvais, loin de là, mais vu les avis la comparant à Philippa Gregory, je m'attendais à plus. On va dire que je suis un peu mitigée.

Ce qui me laisse très, très mitigée aussi, c'est la seconde moitié du roman. Barbara Kyle installe une romance que j'ai trouvée pas très crédible, non seulement au niveau historique mais aussi au sein de l'intrigue. J'ai eu l'impression de lire un livre assez "sérieux", et la romance arrive un peu comme un cheveu sur la soupe, de façon pas vraiment très bien gérée selon moi.

Si j'ai bien aimé les personnages principaux, je trouve en revanche que Mary et Elizabeth ne sont pas aussi réussies. Elles tombent même dans le cliché, ce qui est un peu dommage car il y avait un vrai potentiel. Elizabeth est proche d'une adolescente stéréotypée et Mary est une véritable harpie. Elles manquent profondeur selon moi.

En bref, malgré des éléments prometteurs, The Queen's Captive a été pour moi une lecture assez mitigée. J'aurais aimé que certains aspects soient plus développés et que la romance soit moins guimauve. Mais même si ce livre ne m'emballe pas plus que ça, il peut peut-être vous plaire!

Et voilà, c'est tout pour aujourd'hui! J'espère que cette chronique vous plait! N'hésitez pas à me le faire savoir en commentaire! On se retrouve très vite pour un nouvel article, en attendant prenez soin de vous et lisez beaucoup! :)

AnGee.

dimanche 13 novembre 2016

The Dressmaker de Rosalie Ham.



Bonjour à tous et à toutes!

Je suis AnGee du Livroscope, j'espère que vous allez bien et que vous êtes prêts pour une nouvelle chronique. Après nous êtres penchés sur la poésie d'Emily Brontë, onn se retrouve aujourd'hui pour découvrir ensemble l'une de mes récentes lectures, un roman récemment adapté au cinéma avec, dans le rôle principal, la célèbre actrice Kate Winslet. Ce roman, c'est The Dressmaker, écrit par Rosalie Ham. J'ai lu ce livre il y a quelques jours, et j'ai eu envie de vous en parler. En espérant que cette chronique vous plaise, je vous souhaite une bonne lecture! :)

Rosalie Ham, c'est qui?
Pour commencer cette chronique, je vous propose de nous pencher un peu sur Rosalie Ham, notre auteure du jour. Née en 1955, Rosalie Ham est une auteure australienne. Elle a grandi avec des parents fermiers en étant très proche de la nature. Après des études littéraires, Rosalie Ham a rapidement attaqué une carrière d'auteure en commençant par du théâtre et des pièces diffusées à la radio. Mais elle s'est vite tournée vers le roman comme genre de prédilection. Elle a pour l'instant publié trois romans: The Dressmaker, récemment adapté au cinéma; Summer at Mount Hope et There should be dancing. C'est sur le premier que nous allons nous pencher aujourd'hui!

The Dressmaker:
Résumé:
Voilà des années et des années que Myrtle Dunnage, qui préfère qu'on l'appelle Tilly, a quitté son village natale, situé en Australie, après une tragédie. Elle a passé de nombreuses années à l'étranger, voyageant en Europe et apprenant l'art de la mode auprès des plus grands. Lorsqu'elle revient et retrouve sa mère, mentalement instable et physiquement fragile, elle devient la coqueluche du village grâce à ses créations. Mais le pire peut aussi se produire...

Ce que j'ai pensé du livre:
Si vous connaissez un peu le blog, vous avez sûrement l'habitude de mes chroniques à rallonge. J'aime écrire de longues chroniques, et parfois quand je suis vraiment inspirée, c'est un peu difficile de me contenir et de ne pas écrire quelque chose de trop long. Néanmoins, comme vous l'aurez peut-être remarqué, cette fois ma chronique est assez courte. Et pour cause: je ne suis pas parvenue à finir ce roman, une grosse déception pour moi...

Avant de lire ce roman, j'avais déjà remarqué que pas mal de gens avaient été déçus lors de leur lecture. Le livre a une note assez basse sur Livraddict, et j'ai lu quelques chroniques très mitigées sur plusieurs blogs et forums. Néanmoins, comme les goûts et les couleurs, ça change d'une personne à l'autre, je m'étais dit que je ne perdais rien à tenter ma chance. 


Ce roman a selon moi plusieurs problèmes. Le premier est sans aucun doute la narration, que je trouve très étrange. Je l'ai trouvée très bancale: arrivée à plus d'un tiers du roman, j'avais l'impression que l'histoire n'avait pas encore commencée. Il y a beaucoup trop d'alternances entre les différents personnages, si bien que ça casse parfois l'action, créant un sentiment de longueur assez désagréable. 

En parlant des personnages, je dois avouer que je n'ai pas vraiment accroché à aucun d'entre eux. Mon problème principal, c'est Tilly: j'ai eu le sentiment de la voir toujours de loin, mais de ne jamais vraiment l'approcher. Je ne sais pas si les cinquante dernières pages de l'histoire nous renseigne davantage sur qui elle est et le pourquoi du comment. J'avoue ne pas avoir l'impression de la connaître ni de comprendre ce qu'elle fait. C'est dommage. 

Je n'ai pas non plus apprécié le style de l'auteure, que je découvre avec ce livre. J'ai trouvé sa façon d'écrire très plate, ça manquait vraiment de densité pour moi. Je garde cependant à l'esprit que ce genre de style peut plaire à d'autres personnes et qu'il s'agit aussi d'un premier roman: sa façon d'écrire a peut-être depuis évolué.

The Dressmaker a été pour moi une grosse déception. J'espérais vraiment aimer ce roman et passer un bon moment avec. Malheureusement, ce livre n'est pas pour moi. Il risque en revanche de plaire à certains d'entre vous, donc si il vous tente, jetez y un oeil. Peut-être que je regarderai son adaptation un jour.

Et voilà, c'est tout pour aujourd'hui! J'espère que cette chronique vous plait, n'hésitez pas à me le faire savoir en commentaire. On se retrouve très vite pour un nouvel article, en attendant prenez soin de vous et lisez beaucoup! :)

AnGee.

Si vous avez aimé...

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