mardi 30 décembre 2014

Kirsten Dunst #2: The Virgin Suicides de Sofia Coppola.

logo par Psychic TV



Hello tout le monde!

Bienvenue sur le Livroscope! Et bien ça y est, nous y voilà, le dernier article de 2014! Demain, l'année s'achèvera, et avec elle se terminera une année fructueuse mais pas toujours bien organisée de lectures et de chroniques (j'arrive quand même à 120 articles, comme prévu!). Avant de découvrir le programme que je vous prépare pour Janvier 2015, je vous propose de reprendre le nouveau cycle cinéma démarré en Octobre dernier, cycle consacré à l'actrice Kirsten Dunst. Après avoir présenté Entretien avec un vampire, dans lequel elle jouait la jeune mais néanmoins spectaculaire Claudia, j'ai choisi de vous parler aujourd'hui de The Virgin Suicides, réalisé par Sofia Coppola. Je vous souhaite une bonne lecture de cette chronique :)

Le Cycle Kirsten Dunst:
Pour rappel, j'ai démarré le cycle Kirsten Dunst en Octobre dernier. Il s'agit du troisième cycle cinéma du blog, après un premier consacré à Johnny Depp et un second au réalisateur Stanley Kubrick. J'ai choisi de me consacrer pour sept articles à Kirsten Dunst, car c'est une actrice que j'aime beaucoup, et dont j'avais envie de découvrir davantage de films. Pour retrouver les articles en question, il vous suffira de consulter le libellé Kirsten Dunst, en suivant le lien ci-dessous!



La carrière de Kirsten Dunst:



Commençons cette chronique par nous pencher un peu sur Kirsten Dunst et plus précisément sur sa carrière. Nous l'avons quittée en 1994: son rôle de Claudia dans Entretien avec un vampire a fait explosé sa carrière. Elle reçut de très nombreux prix pour sa performance, et fut même nominée aux Golden Globes. Son talent fut une nouvelle fois acclamée avec le film suivant, Little Women (les Quatre Filles du Docteur March) où elle joua aux côtés de Winona Ryder et de Christian Bale. En 1995, on la retrouve dans un film devenu culte depuis: Jumanji, avec Robin Williams, qui raconte les aventures de deux enfants confrontés à un jeu diabolique. Elle poursuit sa carrière avec plusieurs autres films, jusqu'à la sortie de The Virgin Suicides (1999 à Cannes, 2000 dans les salles de cinéma) qui contribua à asseoir sa notoriété. 


Qui est Sofia Coppola?
Intéressons nous à présent à une personne très importante pour parler du film du jour, à savoir Sofia Coppola, la réalisatrice. 
Sofia Coppola est née en 1971. Elle est la fille du réalisateur Francis Ford Coppola, connu pour sa célèbre trilogie du Parrain ou encore Dracula, et d'Eleanor Coppola, qui travaille sur des décors de films. On peut le dire, sa famille est une famille de cinéastes, entre ses frères Roman et Gian-Carlo, respectivement réalisateur, scénariste et producteur de films, et ses cousins Nicolas Cage, Jason Schwartzman, acteurs. 
Alors qu'elle n'est encore qu'un bébé, elle côtoie les caméras, puisqu'elle se retrouve à faire de petits rôles pour son père, notamment dans le Parrain ou Rumble Fish. On la retrouve aussi dans le court-métrage Frankenweenie de Tim Burton. 
Néanmoins, c'est être derrière la caméra qui l'attire le plus. Elle réalise des courts-métrages et des clips avant de s'attaquer au long format avec The Virgin Suicides en 1999. Depuis, elle a réalisé plusieurs films, dont Marie-Antoinette (dont je vous reparlerai dans quelques mois), Lost in Translation ou encore The Bling Ring.
Elle est mariée au chanteur du groupe Phoenix, Thomas Mars, avec lequel elle a deux enfants.

The Virgin Suicides:
Résumé:



Michigan, 1974. Quatre jeunes adolescents sont fascinés par leurs voisines, les cinq soeurs Lisbon: Lux, Cecilia, Mary, Therese et Bonnie, de jolies demoiselles blondes et mystérieuses. Elles sont élevées par leurs parents, réputés pour être très stricts. La fascination augmente lorsque la plus jeune, Cecilia, met fin à ses jours. Qu'est-ce qui a poussé la jeune fille à commettre cet acte? Qu'est-ce qui se cache derrière les murs des Lisbon? Dans la tête des soeurs? Une enquête sur l'histoire des cinq filles se met en place, mais que peuvent-ils vraiment trouver?


Quelques informations sur le film:
The Virgin Suicides est le premier film de Sofia Coppola. Il est sorti dans un premier temps en 1999 pour des festivals, puis dans les salles de cinéma en 2000. Il dure un peu plus d'1h30, et est basé sur le roman éponyme de Jeffrey Eugenides. Le budget fut de 6 millions, pour une recette de plus de 10 millions de dollars. Le film fut globalement apprécié par les critiques. 
Le casting est très varié. On retrouve dans les rôles des filles Kirsten Dunst (Lux), A.J Cook (Mary), Hanna R. Hall (Cecilia), Leslie Hayman (Therese) et Chelse Swain (Bonnie). Les parents sont joués par James Woods et Kathleen Turner. On a également Josh Hartnett dans le rôle de Trip Fontaine, et Giovanni Ribisi sert de narrateur.
L'autre point à mentionner sur le film: sa bande-son, devenue culte, quasiment exclusivement composée de chansons du groupe Air. 
Voici ci-dessous la bande-annonce du film, si vous souhaitez voir ce que ça donne. 



Une adaptation d'un roman de Jeffrey Eugenides:
Pour réaliser ce film, Sofia Coppola s'est basée sur un roman, à savoir The Virgin Suicides, publié en 1993, et écrit par Jeffrey Eugenides.
Jeffrey Eugenides est un auteur américain né en 1960 dans le Michigan. Il a toujours voulu être auteur. Il a publié pour l'instant trois romans, pour lesquels il fut plusieurs fois récompensé, notamment par le prix Pulitzer. Ses romans s'intitulent The Virgin Suicides, Middlesex, et The Mariage Plot, publié en 2011. Il écrit également des nouvelles.
J'ai eu l'occasion de lire le roman pour la première fois il y a quelques mois. Connaissant déjà le film, je voulais voir ce que le livre donnait, et aussi voir comment Sofia Coppola avait travaillé en terme d'adaptation. 
Globalement, j'ai vraiment beaucoup aimé le livre. J'ai aimé le style de Jeffrey Eugenides, et l'histoire est à la fois très descriptive, très oppressante, captivante... Nous sommes, comme les narrateurs, à la recherche de la vérité. Je n'avais jamais lu de romans de cet auteur auparavant, mais son style m'a séduite, et j'ai très envie de découvrir ce qu'il a pu écrire d'autres.
En ce qui concerne le côté adaptation, j'ai trouvé que Sofia Coppola était restée globalement très proche du livre, rien ne m'a choquée. J'ai apprécié le fait que la narration soit gardée, avec la voix off par Giovanni Ribisi. Un bon point! Si vous aimez le film, n'hésitez pas à vous pencher sur le roman!

Le rôle de Kirsten Dunst:
Comme Kirsten Dunst est le coeur de ce cycle cinéma, attardons nous sur son rôle. 



Kirsten Dunst interprète l'une des cinq soeurs, Lux, âgée de 14 ans au début du film. Lux n'est ni la plus âgée, ni la plus vieille, néanmoins c'est celle qui semble attirer le plus les regards. C'est d'ailleurs elle qui illustre l'affiche du film, et qui ouvre le film d'un clin d'oeil complice. Déjà dans le roman, les narrateurs s'intéressaient beaucoup à Lux en particulier, car elle était la plus charismatique des soeurs. 
Lux est une jeune fille très jolie, qui plait aux garçons. Elle est présentée comme sensuelle, sexuellement attirante également. Elle attire les garçons qui gravitent en permanence autour d'elle. On se focalise principalement sur l'un d'eux, à savoir Trip Fontaine, qui cherche à la séduire. 
Lux n'a pas grand chose à dire, puisqu'en fait l'histoire est racontée par les narrateurs, qui la contemplent surtout de loin. Ce qu'on voit, ce sont ses actes. A nous d'en déduire sa personnalité et ce qui se passe dans sa tête...

Ce que j'en ai pensé:
Bon. J'ai bien conscience que finir 2014 en vous parlant d'un film où le suicide est le thème central n'est pas forcément la façon la plus joyeuse de conclure l'année, mais je tenais à vous parler de ce film. Pourquoi? Tout simplement parce que The Virgin Suicides est l'un des films qui m'ont le plus marquée dans toute ma vie. Je l'ai vu pour la première fois alors que j'avais 16 ou 17 ans, et depuis je le regarde au moins une à deux fois par ans. Ce film est un vrai coup de coeur pour moi. Pourquoi? Je vais tenter de vous l'expliquer.

Penchons nous d'abord sur l'histoire. Ce que j'aime avec ce film, c'est que nous sommes mis, en tant que spectateurs, dans la peau des narrateurs. Eux ont déjà le recul de l'histoire, qu'ils connaissent déjà, mais ils nous invitent à la découvrir comme eux l'ont découverte à l'époque. Nous avons un regard extérieur sur ce qui se passe, nous n'en savons pas plus, nous n'en savons pas moins. Je trouve qu'aujourd'hui on a tendance à toujours tout nous expliquer, dans les films, séries, romans, et du coup avoir cette part de mystère et de questionnement me plait beaucoup. L'intrigue monte en puissance, et la fin est vraiment magistrale. Un gros plus pour l'utilisation de la voix off en narration aussi, et pour les interrogatoires avec certains personnages qui donnent l'impression de suivre avec les narrateurs le cours de leur enquête. 

Les personnages sont eux aussi très intéressants. Au final, on ne sait quasiment rien des narrateurs, si ce n'est qu'ils sont fascinés par les Lisbon, et on ne sait quasiment rien des Lisbon, si ce n'est les miettes que l'on découvre par les recherches des narrateurs. Les seuls personnages dont on connait quelque chose sont au final des personnages secondaires, comme Trip Fontaine. Le film joue beaucoup sur la question des apparences, de l'extérieur, en opposition à l'intérieur. Quand on voit la calme Cecilia, au début du film, on ne peut se douter de ce qu'elle vit intérieurement. Comme elle le dit au médecin qui s'étonne de sa présence à l'hôpital, "vous n'avez jamais été une adolescente de 13 ans". Je dois avouer être fascinée comme les narrateurs par ces filles si mystérieuses, si paisibles en apparence...

Le film aborde des thématiques variées, plutôt bien mises en valeur par la réalisation. Le suicide, évidemment, comme le titre l'indique, l'adolescence et les troubles qui y sont liés, notamment la quête d'identité et la sexualité, le rôle des parents, la religion, et encore une fois la question des apparences. On filme une banlieue aux pelouses parfaites, aux arbres soignés, aux habitants impeccables. Tout respire la tranquillité chic et sereine, presque l'ennui paisible, alors que derrière les portes on ne sait pas ce qui se passe.

La réalisation est, pour un premier film, déjà très soignée. J'ai aimé le choix des couleurs, presque atténuées, affaiblies même, et le grain un peu particulier des images. Le film dégage à la fois une douceur apaisante et une froideur terrifiante qui s'entremêlent et correspondent bien à l'ambiance de l'histoire. La bande-son est également superbe, les morceaux collent à merveille à l'atmosphère dégagée. Pourtant je ne suis pas fan du groupe Air, mais Sofia Coppola trouve toujours la musique qu'il faut à chaque instant.

Ce film est très particulier, et il peut en dérouter plus d'un, tout d'abord pour son thème (d'ailleurs, si vous êtes jeunes ou un peu impressionnables, passez votre chemin), mais aussi pour son apparente lenteur. En ce qui me concerne, c'est un incontournable, dont je ne me lasse pas. Et j'ai hâte de vous présenter une autre collaboration entre Kirsten Dunst et Sofia Coppola d'ici quelques mois...



Et voilà, c'est tout pour aujourd'hui et pour 2014! J'espère que cet article et cette année vous ont plu, n'hésitez pas à me le faire savoir en commentaire! On se retrouve d'ici quelques jours pour le premier article de 2015, à savoir la seconde partie de mon bilan lecture de l'année, en attendant je vous souhaite d'avance une très bonne année à tous, en espérant que tous vos voeux se réalisent!

AnGee Ersatz*



lundi 29 décembre 2014

Les meilleures citations déprimantes pour bien commencer la journée, Collectif + Illustrations de Soledad (Partenariat Livraddict).




Bonjour à tous et à toutes!

Bienvenue sur le Livroscope! J'espère que vous allez bien, et que ces derniers jours de 2014 se passent le mieux du monde pour vous! Avant de clore définitivement l'année, deux articles (dont celui-ci) sont à venir sur le blog, et pour commencer je vous propose de partir à la découverte d'un livre au titre plutôt étonnant. Il s'agit du recueil des Meilleures citations déprimantes pour bien commencer la journée, un recueil paru récemment chez Folio et qui nous propose une expérience plutôt originale et rigolote: lire, dès le réveil, une citation triste, pessimiste, déprimante, histoire d'être fin prêt à affronter sa journée! J'ai pu recevoir ce livre grâce aux partenariats organisés via le site Livraddict, que je remercie de sa confiance. Je vous souhaite une bonne lecture de cet article, en espérant qu'il vous plaise! :)

Les partenariats Livraddict:
Avant d'aller plus loin, je tiens à rappeler le principe des partenariats Livraddict: le site propose très régulièrement à ses membres de faire des partenariats, avec une sélection de livres très variée (des jeunesses, des nouvelles sorties, du polar, du Young Adult, de la romance... bref, de tout!). J'ai déjà eu l'occasion de participer plusieurs fois à ces opérations, donc si vous souhaitez en avoir un aperçu, je vous laisse suivre le lien ci-dessous! Vous trouverez également le lien vers les règles du partenariat Livraddict, si vous voulez savoir comment ça se déroule! 



Qui est Soledad?
Pour commencer, penchons nous un peu sur Soledad Bravi, qui s'est chargée des illustrations que l'on peut retrouver dans le livre. En effet, si les citations sont issues d'une multitude d'auteurs et philosophes, nous avons en revanche un fil rouge au niveau des illustrations, toutes réalisées par Soledad Bravi.
Née en 1965 à Paris, elle a fait des études d'arts et a travaillé sur des projets très divers. On peut retrouver sa plume dans des livres pour enfants, comme Dans la serre je serre un cerf, pour des couvertures de romans, comme ceux de Sophie Kinsella, ou de guides pratiques édités chez Marabout, ou encore dans les pages du magazine ELLE. Elle tient également un blog qu'elle met à jour très régulièrement. Je vous laisse ci-dessous les liens vers son blog et vers son site, si vous souhaitez en savoir plus sur elle!




Les meilleures citations déprimantes pour bien commencer la journée:
Quatrième de couverture:
Rien de tel, à son réveil, que de lire une phrase bien noire, bien triste, bien éprouvante... Il y a toutes les chances pour que, partant d'aussi bas, la journée se déroule sous de meilleurs auspices. Aussi, avant de croiser ses semblables, garder à l'esprit que l'homme est un "être à deux pieds et ingrat" selon la définition de Dostoïevski, tenter de se rappeler avec Eric Fottorino ce vers ancien où "l'ombre est toujours sombre, même quand elle tombe d'un cygne", et se rassurer en lisant ce que diagnostiquait jadis Stendhal: "Nous marchons vers le chaos". Tout cela est exquis de pessimisme... 

Comment se compose le livre?
Vous l'aurez compris avec le titre et le résumé, nous avons droit ici à un recueil de morceaux choisis parmi les plus déprimants qui soient. Néanmoins, n'allez pas croire que le livre est simplement fait d'une simple succession de citations! Car ce n'est pas le cas. En effet, Eve et Pascal Cottin, qui se sont chargés de rassembler les citations, ont effectué une sorte de tri, de classement dans les citations qui se retrouvent donc reparties en plusieurs catégories thématiques. 
Il y a donc treize (et oui, car quoi de plus déprimant que le treize, chiffre supposé porter malheur) catégories qui portent toutes autour d'une thématique différente, tout en gardant l'ambiance maussade comme fil rouge. Nous avons par exemple Le Propre de l'Homme, des citations autour de l'être humain, la souffrance, les animaux, L'adieu aux dieux qui compilent des morceaux choisis autour de la religion, ou encore Toute une vie à perdre, qui nous rappelle à quelle point la vie est courte...
En plus de ces treize catégories, le lecteur peut également découvrir trois "intermèdes", de courts interludes toujours déprimants, toujours tristes!

Barbey d'Aurevilly, la classe.
Quelques citations choisies:
Avant de conclure en vous donnant mon avis sur ce livre, voici quelques citations pour vous donner un petit aperçu de ce qui vous attend dans Les meilleures citations déprimantes pour bien commencer la journée!

"Quand on est mort, c'est pour longtemps.", Augustin Eugène Scribe.
"A quoi bon les anniversaires, et ces dates qui font pleurer, en nous forçant à comparer avec jadis, avec naguère?", Henry Spiess.
"Quand tu comprends que tu peux mourir aujourd'hui ou demain et que rien ne restera, tout te semble néant!", Léon Tolstoï.
"La mélancolie est une maladie qui consiste à voir les choses comme elles sont.", Gerard de Nerval. 
"On vit plus dans la vie qu'on a pas que dans la vie qu'on a.", Barbey d'Aurevilly. 



Ce que j'ai pensé du livre:
Lorsque j'ai postulé, il y a quelques semaines, pour découvrir Les meilleures citations déprimantes pour bien commencer la journée, plusieurs raisons me motivaient: tout d'abord, l'idée de découvrir un recueil de citations. Il se trouve que je n'ai jamais lu de livres de ce genre, même si je sais que ça existe et qu'on en trouve des tas dans les rayons des bibliothèques et librairies. Ensuite, j'ai tout simplement éclaté de rire en voyant le titre et la quatrième de couverture: le principe de commencer sa journée avec du déprimant me tentait bien, surtout si les citations sont de qualité. Néanmoins, j'ai eu un peu du mal à voir comment chroniquer un recueil de citations, moi qui n'avais parlé que de romans, nouvelles ou BDs/comics/mangas. Au final, que dire de ce livre?

Dans l'ensemble, je suis plutôt contente de ma lecture, même si ce n'est pas un coup de coeur. Il y a pas mal de points qui me plaisent, et je vais d'abord commencer par ceux-ci. La première chose que j'apprécie dans ce recueil, c'est son principe: il existe des centaines et des centaines de recueils de nos jours, des recueils par auteurs, thèmes, époques, et se démarquer n'est pas forcément simple. Mais ici, le titre, tout comme la quatrième de couverture, interpellent par leur mélange de pessimisme et d'humour. J'ai tendance à apprécier ce genre de combinaison, et ce livre a tout de suite attiré mon attention.

Les citations, quant à elles, sont bien choisies. On retrouve des grands noms de la philosophie, de la littérature et de la culture, mais aussi des individus un peu moins connus, l'occasion de (re)découvrir des auteurs. Si elles sont toutes teintées de tristesse et/ou de pessimisme, on peut noter qu'elles nous entraînent vers des émotions différentes: certaines sont plutôt drôles et font rire, d'autres font réfléchir, nous poussent au questionnement, tandis que d'autres sont tout simplement déprimantes. Mais toutes ont bien leur place dans ce recueil!

Le découpage en thématiques est, je trouve, une bonne idée. Cela offre pour le lecteur plusieurs possibilités de lecture: soit on peut lire les citations une à une, dans l'ordre, soit on peut ouvrir le livre à n'importe quelle page pour en lire quelques unes au hasard, ou encore on peut choisir quel thème nous intéresse le plus au jour le jour. En plus, ça apporte une cohérence supplémentaire au recueil, que je trouve plutôt réussie. C'est en même temps varié et unifié, un bon point!

On en arrive à un dernier point, celui de la mise en page. Globalement, je la trouve assez sympa: j'ai aimé les petites illustrations de Soledad, que je connaissais déjà, et le mélange d'orange et de noir apporte un contraste assez plaisant. Il y a également des typographies différentes, avec des citations écrites en gras, d'autres sont isolées sur une page... Ainsi on évite à l'oeil d'être lassé! A noter qu'il reste quelques pages libres à la fin où on est invité à écrire d'autres citations. J'ai quelques petits bémols sur la mise en page cependant: tout d'abord il me semble qu'il n'y a pas, dans le sommaire, le numéro des pages, hors c'est un peu gênant lorsqu'on cherche une catégorie en particulier. Ensuite, je suis moyennement fan du papier utilisé pour la couverture, qui s'abime vite et noircit assez rapidement... Dommage! 

En bref, Les meilleures citations déprimantes pour bien commencer la journée est un recueil assez sympathique, qui fera plaisir aux pessimistes et aux amateurs d'humour noir. J'ai actuellement prêté le livre à ma mère, j'espère qu'il lui plaira!

Et voilà, c'est tout pour aujourd'hui! J'espère que ça vous a plu, n'hésitez pas à me le dire en commentaire! On se retrouve demain pour un nouvel article, le dernier de 2014, en attendant prenez soin de vous!

AnGee Ersatz*



samedi 27 décembre 2014

Chasse aux vampires #7: Angel & Faith, tome 1: l'Epreuve, de Christos Gage et Rebekah Isaacs.




Hello hello, mes petits amis lecteurs!

Aujourd'hui c'est Samedi, et j'espère que votre week-end se passe le mieux du monde! On se retrouve une fois de plus sur le Livroscope pour une nouvelle chronique placée sous le signe des crocs et du sang, puisque je vais aujourd'hui vous parler d'une nouvelle lecture effectuée pour le Challenge Chasse aux Vampires de Leelys. Au départ, j'avais prévu de vous parler du roman Sunnydale Park, d'Yvonne Navarro, roman inspiré par l'univers de Buffy contre les Vampires, mais l'intrigue avait tellement rien à voir avec les vampires que j'ai décidé de faire l'impasse. A la place, nous allons tout de même nous intéresser à un livre tiré de l'univers de Buffy: le premier tome des comics Angel & Faith, intitulé l'Epreuve. Bonne lecture à tous! :)

Les articles Chasse aux Vampires:
Avant d'aller plus loin, je tiens à rappeler qu'il est possible de retrouver tous mes articles pour le Challenge de Leelys en suivant le lien ci-dessous, qui vous mènera vers mes précédentes chroniques. Vous pourrez notamment y retrouver des avis sur d'autres livres Buffy, mais aussi sur les romans True Blood.


Petite présentation des auteurs du jour:
Entrons dans le vif du sujet avec quelques mots sur nos auteurs du jour, Christos Gage et Rebekah Isaacs!
Christos Gage, pour commencer, est né aux Etats-Unis. Il grandit en Grèce, dont est originaire son père journaliste. Après des études de civilisation et d'écriture scénaristique, il devient scénariste, tout d'abord pour le cinéma, puis pour des jeux vidéos. Mais c'est surtout dans le milieu du comics qu'il se fait connaître, avec des contributions à Avengers, X-Men, ou à Buffy, comics sur lequel il travaille depuis la saison neuf. Il est le scénariste de ce premier tome d'Angel & Faith. 
Quant à Rebekah Isaacs, elle est née en Octobre 1981 en Géorgie, aux Etats-Unis. Cette dessinatrice s'illustre dans le milieu du comics en travaillant notamment sur The Twilight Zone ou Iron Age. Elle a également collaboré à quelques comics pour Marvel. Tout comme Christos Gage, elle travaille sur Buffy depuis la neuvième saison des comics. 




Angel & Faith:
Présentation de la saga:
Avant de nous attaquer au tome 1 en lui-même, faisons un petit point sur la saga Angel & Faith. 
Angel & Faith est une série de comics démarrée en 2011 aux Etats-Unis et qui est un spin-off de la série de comics Buffy contre les Vampires. Il s'agit plus particulièrement d'un spin-off qui commence là où finit la saison huit de Buffy, disponible uniquement en comics. Elle comprend vingt-cinq épisodes rassemblés ensuite en plusieurs intégrales. Le vingt-cinquième épisode a été publié en 2013, et une suite (connue sous le titre de Angel & Faith, season 10) est actuellement en cours de publication. En France, pour l'instant, les premiers tomes sont publiés par Panini. 
Angel & Faith se focalisent sur deux personnages issus de la série télévisée Buffy contre les vampires, à savoir le vampire Angel et la tueuse Faith Lehane, dont je reparlerai un peu plus loin.





Résumé du tome 1:



Le vampire Angel, qui a semé le trouble sous le pseudonyme de Crépuscule, est enfin redevenu lui-même. Néanmoins, il doit affronter les conséquences de ses actes. Parmi eux: le meurtre de Rupert Giles, le mentor et observateur de Buffy, qu'elle considérait comme un père. Même s'il n'était pas lui-même au moment du drame, il se sent coupable et part sur le chemin de la rédemption. Aidé de Faith, la Tueuse amie/ennemie de Buffy et légataire de Giles, il reprend du service pour démonter du démon. Leur mission: retrouver la trace d'une étrange substance aux propriétés miraculeuses... 


Qui sont Angel et Faith?
Le titre du comics nous l'annonce directement, nous allons avoir affaire à Angel et Faith. Mais qui sont-ils?
J'ai déjà parlé à plusieurs reprises d'Angel, le vampire avec lequel Buffy a une relation plutôt complexe au cours des saisons. Le personnage quitta la série à la fin de la saison 3 pour aller vivre à Los Angeles. Une série spin-off de cinq saisons fut alors créée pour suivre ses aventures avec Cordelia, Wesley ou encore Fred. Je ne vais donc pas m'attarder trop longtemps sur ce personnage, pour en revanche m'intéresser au second personnage: Faith Lehane.
Faith Lehane est une jeune femme qui apparait pour la première fois au début de la saison 3 de Buffy contre les vampires. Tout comme Buffy, c'est une Tueuse, dont le pouvoir a été activée après la disparition de Kendra. Mais à part ça, elle s'avère être assez différente de notre héroïne: Faith est un esprit libre, sauvage. C'est une séductrice, qui aime s'amuser, s'éclater. Sa relation d'abord complice avec Buffy tourne à la catastrophe lorsque Faith fait une série de mauvais choix qui la conduisent au bord de la mort. Cependant, grâce à Angel, Faith comprend qu'elle peut changer et reprendre sa vie en main. Elle apparait alors dans la série Angel, puis de nouveau dans Buffy. Faith est jouée par la superbe Eliza Dushku, qui a également joué dans Tru Calling et Dollhouse


La rédemption: le maître mot.
Associer les personnages d'Angel et de Faith, lorsqu'on connait les séries de base, n'est pas une association si surprenante que ça: en effet, les personnages ont été amenés à se côtoyer plusieurs fois au cours des années, et une certaine alchimie les lie. Ils se sont venus en aide mutuellement, et les mettre en duo pour un comics est une idée intéressante. 
Car Faith et Angel s'opposent sur de nombreux points: Faith a tenté de tuer Angel pour se venger de Buffy, et Faith est également, point très important, une chasseuse de vampires tandis qu'Angel est, de son côté... un vampire. Ils sont en quelque sorte des ennemis naturels, si on veut! Néanmoins, ils partagent un élément très important: la volonté de rédemption. Chacun d'eux a commis des actes  lourds de conséquences: Angel en tant qu'Angelus ou Crépuscule, et Faith lorsqu'elle était associée au maire dans la saison 3. Ils ne sont pas parfaits, et font des erreurs parfois colossales. Cependant reste en eux la volonté d'évoluer, d'avancer, et de faire le bien autour d'eux, une situation pas si simple que ça...
Dans l'Epreuve, c'est Angel qui est en quête de rédemption. Il est perdu, et Faith tente son possible pour le sortir de l'état de détresse dans lequel il est plongé suite à la mort de Giles. Mais comment trouver la paix?

Ce que j'ai pensé de ce comics:
Depuis le début du Challenge, je vous ai présentés plusieurs romans tirés des univers de Buffy et de son spin-off Angel. Je pense qu'il est maintenant plus qu'évident que je suis super fan de cette série. Néanmoins, les livres qui sont basés dessus sont de qualité assez... variable. En ce qui concerne les comics, j'ai eu l'occasion de lire quelques comics Buffy, que j'ai appréciés mais sans plus. J'étais assez curieuse de découvrir celui-ci, étant donné que Angel et Faith sont deux personnages que j'aime énormément dans les oeuvres originales. Au final: l'Epreuve a été une excellente surprise, un coup de coeur qui me redonne un peu foi dans les ouvrages Buffy contre les Vampires.

Commençons par parler un peu de l'intrigue. Au début, je ne vous le cache pas, j'étais un peu inquiète à l'idée de ne pas tout comprendre: en effet, Angel & Faith se veut comme un spin-off de la saison neuf de Buffy (publiée en comics uniquement). N'ayant pas lu l'intégralité de la saison huit (je n'étais pas assez motivée pour acheter et lire les différents tomes), je me suis contentée de lire un rapide résumé sur internet, mais j'espérais ne pas avoir raté trop de choses. Au final, je n'ai pas eu trop de problème à ce niveau-là, mais sachez qu'il vaut mieux tout de même être un peu au courant de ce qui s'est passé dans les tomes de Buffy. A part ça, l'intrigue est très intéressante: ce premier tome sert d'introduction pour nous présenter les défis et interrogations que nos deux protagonistes vont devoir affronter. Il se passe également beaucoup de choses, un fil rouge se profile à l'environ et en même temps on a de quoi s'occuper. Il y a beaucoup d'action, bref, on s'éclate!

J'ai adoré retrouver Angel et Faith. Comme je l'ai dit plus haut, ce sont vraiment deux personnages que j'aime énormément, et leur personnalité est plutôt bien retranscrite. Ce ne sont ni des gentils, ni des méchants, ils ont fait de mauvaises choses mais n'en restent pas moins en quête de rédemption. Leur relation est également intéressante, et je suis curieuse de voir comment elle peut évoluer dans le futur. J'ai apprécié aussi de voir leur lien à Giles, personnage que j'aime aussi beaucoup. 

L'Epreuve aborde aussi des thématiques qui me plaisent énormément. J'ai mentionné plus haut la rédemption, et c'est vraiment un point que je trouve captivant. Il n'est pas rare que les personnages de Buffy traversent des situations où ils doivent se faire pardonner quelque chose, et Angel et Faith n'y échappent pas. Ici, le sujet est bien amené, tout comme ceux du choix, de la culpabilité, du regard des autres, du pardon. C'est à la fois un chemin qu'Angel doit faire seul, et où Faith peut l'aider. On retrouve également des composantes des séries originales, comme le combat de créatures démoniaques, les enquêtes... 

Au niveau du visuel, je le trouve dans l'ensemble plutôt correct. On reconnait bien les personnages et c'est assez soigné, même si ce n'est pas non plus spectaculaire. En revanche, mention spéciale pour les couvertures franchement classes!

En bref, Angel & Faith tome 1 fut une très bonne lecture! Je pense lire la suite à l'occasion, car j'ai très envie de voir où ça va nous mener!

Et voilà, c'est tout pour aujourd'hui, j'espère que cette chronique vous a plu! On se retrouve d'ici quelques jours, en attendant prenez soin de vous, lisez beaucoup, et n'hésitez pas à me laisser un petit commentaire, je me fais un plaisir de vous répondre!

AnGee Ersatz*



vendredi 26 décembre 2014

Bilan de l'année 2014 #1: Janvier à Juin!




Bonjour à tous et à toutes!

Bienvenue sur le Livroscope! J'espère que vous allez bien et que vous allez bien et que vous avez passé un bon Noël. Aujourd'hui, on se retrouve sur le blog pour un article un peu spécial, puisqu'il va s'agir de la première partie de mon bilan lecture de l'année 2014! Je n'ai pas pour habitude de faire des bilans mensuels ou hebdomadaires de mes lectures, mais je tenais tout de même à faire un petit récapitulatif de cette année de lecture, pour vous partager mes coups de coeur mais aussi mes déceptions. Je ne présente pas tout ce que je lis sur le blog, c'est donc l'occasion de vous faire découvrir d'autres petites choses que je n'ai pas pu vous présenter ces derniers mois. Commençons avec mes lectures de Janvier à Juin! Bonne lecture à tous! :)

Petite note: si vous souhaitez voir ce que je lis, je vous conseille de suivre ma page Facebook. Chaque mois, je crée un album où je poste les couvertures de mes lectures au fur et à mesure! :) 
Petite note (bis): j'ai choisi un seul coup de coeur par catégorie et par mois, afin de ne pas trop m'éparpiller!


Janvier 2014:
Nombre de livres lus: 21, dont onze romans, quatre mangas/BD/comics, deux recueils, et quatre livres "autre". 
Coup de coeur roman: Mon coup de coeur de ce premier mois de 2014 a été, sans aucun doute, Certaines n'avaient jamais vu la mer de Julie Otsuka. J'ai été très émue par ce livre assez court, bourré d'émotions. La narration est particulièrement intéressante, en plus. 
Coup de coeur BD/comics/manga: Confessions d'une glitter addict, de Diglee. Cette BD est un concentré d'humour, c'est une lecture rafraichissante. J'aime beaucoup le style de Diglee en plus :).
Coup de coeur autre catégorie: Pas de coup de coeur pour cette catégorie.
Mes déceptions: Les Lames du Cardinal de Pierre Pevel, que j'ai trouvé un peu brouillon. J'en attendais beaucoup plus.




Février 2014:
Nombre de livres lus: 16 livres lus, dont dix romans, trois BD/comics/mangas, et trois lectures "autre". 
Coup de coeur roman: Après avoir un peu hésité car j'ai lu plein de super trucs en Février, j'ai finalement décidé de choisir The Shining de Stephen King, que j'ai adoré savourer. Une super lecture,  inquiétante et rondement menée. 
Coup de coeur BD/comics/manga: xxxHOLiC de CLAMP. J'adorais les CLAMP petite pour Sakura Card Captor, et l'univers de xxxHOLiC est très sympa aussi!
Coup de coeur autre catégorie: Stanley Kubrick de Paul Duncan, un chouette livre pour découvrir l'oeuvre du réalisateur. Ce livre m'a aidée à préparer le cycle Kubrick, et j'ai adoré le lire. 
Mes déceptions: Pas de déception notable en Février.




Mars 2014:
Nombre de livres lus: 27, dont quatorze romans, onze BD/comics/mangas, un recueil et un essai. 
Coup de coeur roman: Une lecture improbable, surprenante et borderline, avec Psycho Killer du papa du Bourbon Kid. C'est jouissif, hilarant, bref, un vrai régal à lire et à relire. J'aime le Bourbon Kid et son oeuvre, c'est tout simplement excellent!
Coup de coeur BD/comics/manga: Difficile de choisir entre l'excellent Charly 9 de Richard Guérineau et Paradise Kiss d'Ai Yazawa. Je vais néanmoins choisir ce dernier, un manga en cinq tomes, aux dessins spectaculairement détaillés, à l'histoire chargée en émotions... J'ai été chamboulée par cette lecture. 
Coup de coeur autre catégorie: A la rencontre des Gothiques, un essai très documenté pour présenter la communauté gothique, en s'éloignant des clichés véhiculés sur ce mouvement. Enormément de références dans ce livre, tant au niveau musical que cinématographique.
Mes déceptions: Docteur Sleep de Stephen King, ce qui est d'autant plus paradoxal que The Shining est mon coup de coeur de Février... Mais cette suite s'est avérée décevante, trop longue, étrangement rythmée... Bref, pas trop convaincue...


Avril 2014:
Nombre de livres lus: 18, dont douze romans, trois BD/comics/mangas, et trois lectures "autre". 
Coup de coeur roman: J'ai hésité pendant le premier tome de Divergent de Veronica Roth et Le Grand Coeur de Jean-Christophe Rufin, mais j'ai décidé de désigner ce dernier comme Coup de Coeur d'Avril! Une superbe lecture grâce à Clélia (coeur coeur coeur), j'ai dévoré ce livre passionnant, écrit avec finesse, qui nous entraîne à la découverte de Jacques Coeur. C'était tout bonnement une lecture fascinante et que je ne regrette absolument pas.
Coup de coeur BD/comics/manga: Polina de Bastien Vivès, une BD autour de la danse et de la relation particulière entre une jeune danseuse, Polina et son mentor. Un dessin particulier, une histoire savamment racontée... Une belle découverte.
Coup de coeur autre catégorie: Divergent: Official Movie Companion. Et oui, j'arrive quand même à caser Divergent, avec le livre des coulisses du film! Un joli livre pour découvrir la conception des costumes, des décors,... Beaucoup d'illustrations et de photos, parfait pour se replonger dans l'univers du film!
Mes déceptions: La Boutique de la Seconde Chance de Michael Zadoorian. Un roman que je trouvais un peu trop prévisible à mon goût, malgré un début prometteur...


Mai 2014:
Nombre de livres lus: 22, dont onze romans, cinq BD/comics/mangas, deux recueils, et quatre lectures "autre".  
Coup de coeur roman: Difficile de choisir un livre en particulier ce mois-ci, ayant eu plusieurs bonnes surprises, mais mon choix se porte sur Les Vacances d'Hercule Poirot, d'Agatha Christie. Je suis vraiment fan de la plume de cette auteure qui sait manier le suspens et l'humour à merveille. Un régal de lecture!
Coup de coeur BD/comics/manga: Ma plus chouette lecture du mois dans ce domaine est sans nul doute Coeur de Pierre de Séverine Gauthier et Jérémie Almanza. Une histoire pleine d'émotions, joliment illustrée, que j'ai adorée découvrir. 
Coup de coeur autre catégorie: Inside HBO's Game of Thrones, de Bryan Cogman. Un superbe livre racontant la création et les dessous de la célèbre série Game of Thrones dont je suis très fan. De très belles photos et beaucoup d'explications, une mise en page soignée... Rien à redire!
Mes déceptions: One Piece (tome 1) de Eiichiro Oda. J'en attendais beaucoup plus, étant donné la réputation de cette série. 

Juin 2014:
Nombre de livres lus: 17, dont neuf romans, six comics/BD/mangas, et deux recueils/nouvelles. 
Coup de coeur roman: Allegiant (Divergent, tome 3) de Veronica Roth. Cette trilogie a dans son ensemble été un gros coup de coeur, mais ce troisième tome a été une grosse surprise, pour sa fin inattendue et dont je ne me suis pas encore remise! Veronica Roth a su éviter, selon moi, les pièges du genre comme le triangle amoureux, et nous propose une fin assez spectaculaire... La classe!
Coup de coeur BD/comics/manga: Monster (tome 1 et 2) de Naoki Urasawa. Un manga dont j'avais beaucoup entendu parler et qui est vraiment prenant! Ce manga raconte comment un choix éthique peut chambouler toute une vie. C'est passionnant, bien rythmé, plein de suspens, bref, une très bonne lecture. 
Coup de coeur autre catégorie: Doctor Who: Eleven Doctors, Eleven Stories (collectif). Un recueil de petites histoires autour des onze premières incarnations du Docteur, qui se lit vite, qui se lit bien, bref, rien à redire!
Mes déceptions: Pas de déceptions notables en Juin. 

Et voilà c'est tout pour aujourd'hui! J'espère que cette première partie du Bilan vous a plu, n'hésitez pas à le faire savoir en commentaire, ainsi qu'à me laisser vos bilans si vous en avez faits! La seconde partie du Bilan arrivera début Janvier, en attendant d'autres articles arriveront très vite sur le blog. Prenez soin de vous :)

AnGee Ersatz*



mercredi 24 décembre 2014

Doctor Who #6: The Silent Stars Go By, de Dan Abnett.



Oh, oh, oh, mes petits lutins lecteurs!

Bienvenue sur le Livroscope! J'espère que vous allez bien et que vous êtes prêts pour une nouvelle chronique! Noël approche à grands pas, et pour fêter ça, j'ai décidé de vous parler d'un roman où Noël  et la neige sont au coeur de l'intrigue. Ce livre, c'est The Silent Stars Go By, écrit par Dan Abnett. Il s'agit d'un roman inspiré par la célèbre série Doctor Who, dont je suis très fan, et qui est d'ailleurs réputée pour ses épisodes de Noël, attendus chaque année par les fans. Néanmoins, nous ne parlerons pas d'un épisode de Noël, mais bien d'un roman, lu dans le cadre du Challenge Doctor Who organisé par Elarinya. Je vous souhaite une bonne lecture de cette chronique!

Doctor Who sur le Livroscope:
Comme je viens de le mentionner à l'instant, cette lecture a été effectuée pour le Challenge Doctor Who, lancé par Elarinya via le site Livraddict. J'ai pour projet de lire douze livres pour ce Challenge (huit livres inspirés par la série et quatre livres écrits par des auteurs que le Docteur rencontre lors de ses aventures, comme Shakespeare, Dickens ou Agatha Christie). Avec cette sixième lecture j'arrive donc à la moitié de mon objectif! Si vous souhaitez (re)lire mes précédentes chroniques, je vous invite à suivre le lien ci-dessous :)



Dan Abnett, c'est qui?
Entrons à présent dans le vif du sujet avec une petite présentation de notre auteur du jour, à savoir Dan Abnett! Dan Abnett est né en Octobre 1965. Ce Britannique est connu pour être romancier, mais il s'est d'abord fait connaitre comme scénariste de comics: il a notamment travaillé sur des séries comme Judge Dredd, ou pour Marvel et DC Comics. Fan de la série Doctor Who, il fut plusieurs fois réquisitionné pour écrire des romans autour de la série (comme The Story of Martha), ainsi que sur son spin-off Torchwood. A noter qu'il est également l'auteur de plusieurs romans Warhammer. Si jamais vous souhaiter en savoir plus sur cet auteur, je vous conseille très fortement d'aller visiter son site internet, qui est tout simplement hilarant, et avec une mise en page plus qu'originale!



The Silent Stars Go By:
Résumé:



Noël approche, et Rory et Amy, compagnons du Docteur, veulent rentrer chez eux, à Leadworth, pour les fêtes. Mais le Docteur se trompe (une fois de plus) dans ses calculs, et fait atterrir le TARDIS sur une planète qui ressemble à s'y méprendre avec la Terre. Sur cette planète enneigée, ils vont rencontrer un peuple très inquiet, et pour cause: ils n'avaient jamais connu d'hiver aussi rude, une partie de leur bétail a été tuée, et en plus de ça certains de leurs membres disparaissent dans d'étranges circonstances... Le Docteur découvre que derrière ces événements se cachent des ennemis qu'il n'a pas vus depuis fort longtemps: les Ice Warriors!


Une aventure du 11ème Docteur...
Jusqu'à présent, je vous ai surtout présenté des romans autour des personnages du Dixième et du Onzième Docteurs (qui s'avèrent être ceux que je connais le mieux, mais rassurez vous: j'ai prévu de vous parler de romans qui tournent autour des précédents Docteurs), et ici, une fois de plus, nous découvrons une aventure du Onzième Docteur, joué par Matt Smith. 
Pour rappel, Matt Smith interpréta le Docteur pendant les saisons 5 à 7, de 2010 à 2014. Il succéda à David Tennant, et précéda Peter Capaldi, le Docteur actuel. Son Docteur évolue d'un personnage assez enfantin, vers un caractère plus sombre et plus nuancé. 
Dans ce roman, on retrouve ses deux compagnons principaux, à savoir Amy Pond (jouée par Karen Gillan) et son mari Rory Williams (joué par Arthur Davill). 

Avec des ennemis anciens!
Néanmoins, si cette aventure se focalise sur une réincarnation récente du Docteur, Dan Abnett a fait le choix d'utiliser des ennemis plus anciens du Docteur, des ennemis qu'on avait pas vus depuis longtemps: les Ice Warriors! Si on y réfléchit, la reprise de la série a choisi de se focaliser sur les Daleks, les Cybermen ou encore les Anges, qui sont les ennemis les plus emblématiques du Docteur ces dernières années. En revanche, les Ice Warriors sont moins bien connus du public qui n'a pas vu les épisodes dits "classiques" de la série. 

Les Ice Warriors apparurent au cours de la seconde saison de Doctor Who, en 1967, dans un épisode en plusieurs parties intitulé très explicitement The Ice Warriors (et ben oui). On les retrouve ensuite dans les aventures du troisième Docteur (joué par Jon Pertwee), et on les retrouve sporadiquement au cours des années suivantes. En 2013, ils sont réintroduits pour la première fois dans la nouvelle série dans Cold War, une aventure du Onzième Docteur. 
Mais qui sont les Ice Warriors? Il s'agit d'une espèce originaire de Mars, à l'armure verte et aux yeux rouges luisants. Venir de la planète rouge ne leur donne pas une attirance pour le feu, non, mais pour la glace. En effet, ils ne peuvent survivre que dans un environnement glacial, proche de l'ère glaciaire...
Dans l'introduction au livre (que je vous conseille de lire car elle est très intéressante), Dan Abnett explique qu'il a voulu utiliser les Ice Warriors (qui n'étaient pas encore réapparus sur les écrans de télévision) comme ennemis tout simplement parce qu'ils représentaient pour lui les ennemis qui l'avaient le plus marqué en tant que spectateur de Doctor Who, alors qu'il était enfant. Les utiliser était pour lui un moyen de lier, une fois de plus, les anciens Docteurs et ses incantations plus récentes. 

Ce que j'en ai pensé:
Depuis que j'ai commencé le Challenge Doctor Who, j'ai pu lire plusieurs aventures romancées de ce personnage que j'aime tant: le Docteur. Néanmoins je dois reconnaitre que mes impressions sont assez mitigées: j'ai adoré certaines de mes lectures, tandis que d'autres étaient un peu décevants. J'attendais beaucoup de ce roman, tout d'abord parce que j'aime beaucoup les aventures de Noël de Doctor Who, mais aussi parce que je trouvais cette collection de romans (commanditée par la BBC) très belle et travaillée. J'espérais que le contenu serait à la hauteur du contenant, et franchement, je dois dire que Dan Abnett ne m'a pas déçue, et que The Silent Stars Go By est probablement le meilleur roman Doctor Who que j'ai pu lire jusqu'à présent. 

 Commençons par nous pencher sur l'intrigue: j'ai tout simplement passé un très bon moment avec le livre, et l'histoire y est pour beaucoup. En effet, je la trouve bien écrite, bien rythmée, il n'y pas vraiment de temps morts, et il se passe énormément de choses. Je ne me suis pas ennuyée, et cette intrigue aurait très bien pu convenir, selon moi, à un épisode de Doctor Who. Je reprochais à certains romans issus de la série un rythme un peu étrange, avec des passages un peu vides, mais là je n'ai pas eu ce problème. J'ai été gardée en haleine jusqu'au bout! Un bon point!

Ensuite, toujours dans cette même idée, je tiens à saluer le style de Dan Abnett. Alors certes, ce n'est rien de bien fou, mais c'est bien écrit, c'est fluide, agréable à lire, et je trouve qu'il est bien arrivé à retranscrire l'univers de la série, en utilisant un humour proche du matériau de base. J'ai également apprécié ses efforts pour unir la vieille série et les saisons les plus récentes. On sent que c'est un fan, et ça fait plaisir!

Les personnages sont eux aussi plutôt bien retranscrits. On retrouve l'humour et la nonchalance du Onzième Docteur, et Amy et Rory sont eux aussi plutôt bien représentés. J'ai aussi aimé les personnages que l'on découvre dans ce roman, à savoir Vesta et sa soeur Bel, que j'ai trouvée touchantes. J'ai aussi aimé découvrir les Ice Warriors. Je n'ai vu que quelques épisodes parmi les classiques, donc c'est plaisant de (re)découvrir des éléments des premières saisons de la série. Ils sont franchement terrifiants!

Enfin, un bon point pour l'atmosphère, assez oppressante. La neige, glacée et qui recouvre tout, inquiète, terrifie, et enveloppe le monde d'une couche épaisse d'inquiétude. Il y a quelques passages assez angoissants, avec un peu de suspens.

En bref, The Silent Stars Go By a été une très bonne lecture. Je pense me pencher sur les autres romans de cette collection, que je trouve vraiment beaux, et j'espère qu'ils seront tous aussi sympathiques! 

Et voilà, c'est tout pour aujourd'hui! J'espère que cet article vous a plu! Je vous souhaite à tous un bon Noël! On se retrouve d'ici quelques jours, en attendant n'hésitez pas à me laisser vos avis en commentaire! Prenez soin de vous :) 

AnGee Ersatz*



dimanche 21 décembre 2014

Challenge Tous Risques #2: Compartiment pour Dames, d'Anita Nair.






Bonjour à tous et à toutes!

Bienvenue sur le Livroscope! Je suis ravie de vous retrouver en ce Dimanche, après une petite semaine d'absence, pour une toute nouvelle chronique! Si vous suivez un peu mes articles, vous savez probablement déjà que j'ai participé, le week-end dernier, au Week-End à Mille organisé par Lili Bouquine (du blog éponyme), et au cours de ces journées intenses de lecture, j'ai lu pas mal de choses, notamment le roman dont je vais vous parler aujourd'hui. Ce roman, c'est Compartiment pour Dames d'Anita Nair, et ce roman n'est pas n'importe lequel. En effet, il s'agit de ma lecture pour le second tour du Challenge Tous Risques organisé par Aaliz, pour lequel nous devions trouver un livre écrit par un auteur dont le nom de famille commence par N! Je vous souhaite une bonne lecture de cet article, en espérant qu'il vous plaise! 

Le Challenge Tous Risques: 
Avant d'aller plus loin, revenons d'abord sur ce fameux défi qu'est le Challenge Tous Risques. Ce Challenge a été crée par la talentueuse Aaliz, du blog Cherry-Livres. Le but est très simple: il s'agit de découvrir un auteur dont on ne sait absolument rien. En ce qui me concerne, j'ai très souvent l'habitude de me diriger, en librairie ou à la bibliothèque, vers des auteurs que je connais déjà, soit pour les avoir lus, soit par réputation, du coup j'ai réalisé qu'il était rare que je découvre quelque chose que je ne connaissais vraiment pas, d'où mon inscription à ce Challenge. 
Histoire de ne pas complètement nous perdre non plus, Aaliz propose à chaque session (qui dure environ un trimestre) une lettre. Cette lettre doit être la première lettre du nom de famille d'un auteur qu'on ne connait pas. Par exemple, pour la première session, l'auteur devait avoir un nom de famille commençant par G, et cette fois ci par un N. Il est possible de découvrir un ou plusieurs auteurs par session, nous avons le choix!
Si vous souhaitez en savoir plus sur ce challenge, je vous laisse découvrir le blog d'Aaliz en suivant le lien ci-dessous!



Pourquoi j'ai choisi ce livre: 
Pour cette seconde édition du Challenge Tous Risques, il nous fallait trouver un auteur ou une auteure que l'on ne connaissait pas et dont le nom de famille commençait par la lettre N. Je me suis donc rendue dans ma bibliothèque préférée pour jeter un oeil à la section N, et mon choix s'est tout de suite porté sur le roman d'Anita Nair. J'ai choisi Anita Nair, tout d'abord parce que je ne la connaissais absolument, mais absolument pas: c'est une auteure qui ne me disait rien. De plus, elle est originaire d'Inde, un pays dont j'ai lu très peu de romans et d'auteurs. C'était l'occasion d'en découvrir un peu plus sur la littérature de ce pays! Enfin, la troisième raison derrière ce choix était le résumé du livre, qui m'intriguait beaucoup... 




Anita Nair, c'est qui?



Il est à présent temps de nous pencher sur notre auteure du jour, la fameuse Anita Nair! Anita Nair est  née le 26 Janvier 1966, dans le Kerala, situé au Sud-Ouest de l'Inde. Après des études en littérature et en anglais, elle commence par travailler dans la publicité tout en écrivant. Elle commence à être publiée à la fin des années 90 et au début des années 2000 et remporte très vite un certain succès critique, en particulier pour ses romans. Elle varie les genres, passant de la nouvelle à l'essai, du polar au roman historique. Elle a reçu plusieurs prix pour son oeuvre, et est traduite dans de nombreux pays. Son dernier roman en date, Idris, a été publié en 2014. A noter qu'elle fait le choix d'écrire en anglais, un choix plutôt intéressant!

Compartiment pour dames:
Résumé:
Akhila est une femme d'âge mûr, qui a passé sa vie à être dévouée à sa famille suite au décès de son père. Elle a tout géré à la maison: l'éducation de ses frères et de sa soeur, le mariage de celle-ci, l'entretien du foyer, les repas,... Le tout en continuant de travailler. Néanmoins, Akhila se pose de plus en plus de questions: une femme a t'elle forcément besoin d'un homme pour vivre? La maternité et la vie de couple sont-ils indispensables au bonheur? Doit-on forcément vivre avec sa famille sous prétexte qu'on est célibataire? Elle décide alors de partir en voyage, seule, et au cours de son voyage en train, elle va rencontrer plusieurs femmes, de tous âges, dont les expériences variées du mariage, de la famille, de l'indépendance et de la maternité vont apporter à Akhila comme au lecteur des éclairages multiples sur la femme et la féminité. 

Un roman avec des femmes...
Comme vous l'aurez compris avec le résumé, le roman a pour héroïne, ou plutôt héroïnes, des femmes. Elles sont nombreuses et il risque d'être long de revenir sur chacune d'entre elles, mais parlons tout de même de certaines d'entre elles. Commençons par la première que nous découvrons, et qui est un peu le fil rouge du roman: Akhila.
Akhila est une femme d'âge mûre qui se pose énormément de questions sur sa vie, sur les choix qu'elle a faits et sur ce que son avenir lui apportera. Elle a dû s'occuper assez tôt de sa famille, à la mort de son père, et a assumé le rôle du chef de famille pendant des années. Elle n'a donc jamais eu l'occasion ni le temps de se marier et est donc célibataire. Elle a une relation assez tumultueuse avec sa soeur Padma, avec la famille de laquelle elle vit, plus ou moins contre son gré. Elle se questionne sur son indépendance et son statut en tant que femme. 
Nous avons donc Padma, que nous apercevons grâce au vécu d'Akhila. Contrairement à sa soeur, qui travaille et est célibataire, Padma est présentée comme étant quelqu'un de beaucoup plus traditionaliste. Elle ne comprend pas les besoins d'indépendance de sa soeur, s'inquiète quand elle part en voyage ou quand elle souhaite déménager. Elle ne supporte pas un comportement différent de celui qu'elle attend, et est davantage axée sur la famille, sur la maternité, et le mariage.

Janaki est, quant à elle, une femme beaucoup âgée. Elle raconte son histoire, son mariage avec Prabhakar, le changement des sentiments amoureux, qui s'adoucissent avec l'âge. 
Il y a également l'histoire de Prabha Devi, mariée, dont la féminité fut à la fois une fierté et une souffrance. Son maquillage et son comportement à l'occidental peuvent lui jouer des tours...
Enfin, nous pouvons mentionner Sheela, une jeune fille âgée de seulement 15 ans, confrontée à la mort de sa grand-mère. Une jeune femme entre modernité et tradition...

Sur la femme:
Ces différents témoignages qu'Anita Nair nous raconte à travers son roman ont pour but de présenter des portraits divers de la femme et de poser plusieurs questions autour de la femme. 
L'une des questions majeures du roman est celle du célibat et du mariage. Akhila se pose énormément de questions sur son statut de femme célibataire, et sur le bonheur que peuvent ressentir ou non les femmes mariées autour d'elle. Sa mère ou sa soeur Padma l'ont entourée avec l'idée qu'une femme seule ne peut vraiment s'accomplir et être heureuse, et du coup notre héroïne s'interroge là-dessus. Avec ceci s'accompagne la question du mariage arrangé, plusieurs fois évoquée dans le roman. 
Autre thématique importante: la maternité. Plusieurs des héroïnes présentées dans le livre ont des enfants, des désirs d'enfant, ou l'envie de ne pas en avoir. Encore une fois, la question du bonheur est présente, mais c'est surtout celle de la responsabilité qui ressort. Les parents sont responsables des enfants, et en vieillissant les rôles s'inversent. C'est une sorte de cercle sans fin, où le rôle des enfants et celui des parents se mêlent et se confondent. 
L'indépendance est aussi un élément central. Le roman s'ouvre avec la décision d'Akhila de partir en voyage, une envie qu'elle prend très à choeur mais qui en même temps l'inquiète. Le "qu'en dira t'on" est omniprésent pour chacun des personnages, les apparences sont plus qu'importantes. Le moindre comportement un peu différent est sujet à controverse, discussions, rejets ou même pire...

Ce que j'en ai pensé:
En attaquant Compartiment pour dames, j'étais très curieuse de découvrir ce roman, pour plusieurs raisons. Tout d'abord pour connaître un peu mieux une auteure que je ne connaissais absolument pas, Anita Nair. Ensuite, l'Inde est un pays qui m'intéresse beaucoup, même si j'ai vu extrêmement peu de films et lu peu de livres issus de ce pays (d'ailleurs, si vous avez des suggestions, je vous invite à me les partager en commentaire!). Enfin, la troisième et dernière raison, c'est que le résumé m'intriguait et que j'avais envie de lire ces histoires de femmes toutes différentes les unes des autres. Au final, j'ai passé un excellent moment avec ce livre, pas loin d'être un coup de coeur.

Le premier point que j'ai apprécié concerne le style d'Anita Nair. C'est extrêmement fluide, riche en détails vifs, bien écrit, et franchement j'ai trouvé ce roman très plaisant à lire. Les pages s'enchaînent les unes après les autres sans qu'on s'en rende compte, et j'ai vraiment lu le roman très rapidement. Je pense que la prochaine fois, je lirai directement le roman en VO, puisqu'il s'agit d'anglais, ainsi le style en sera encore plus appréciable!

L'histoire est ensuite bien construite et intéressante. On peut même parler d'histoires au pluriel, car nous découvrons plusieurs expériences, plusieurs vies en un seul roman. Le passage d'un témoignage à l'autre est plutôt bien fait, on a presque l'impression d'être vraiment dans le wagon avec les différents personnages que l'on découvre, à écouter leurs histoires. C'est vraiment un élément que j'ai apprécié, et qui est bien réalisé. Les flashbacks sont également bien utilisés, on découvre chaque personnage petit à petit, et le fait d'avoir en Akhila un fil rouge permet de ne pas être perdu et d'avoir une cohésion entre les différents récits. J'ai juste été un peu perturbée par l'utilisation, pour certaines histoires, de la première personne, qui tranchait un peu avec le reste (à la troisième personne).

Les personnages sont également très réussis. Anita Nair nous présente une multitude de femmes toutes passionnantes, toutes fascinantes, qui apportent toute un éclairage particulier aux thématiques abordées dans le roman. Akhila est probablement celle que je préfère, sûrement parce que c'est celle qu'on découvre le plus, mais j'ai apprécié le fait qu'on découvre suffisamment de choses sur les autres pour ne pas nous sentir sur notre faim.

Enfin, les thématiques abordées sont intéressantes et bien exploitées grâce à ce format du témoignage. Nous sommes amenés en même temps qu'Akhila à réfléchir, à nous poser des questions, à penser, et c'est un élément que j'ai apprécié dans ce roman.

En bref, Compartiment pour dames a été une bonne lecture que je ne regrette pas, et que je n'aurais probablement jamais découverte sans le Challenge. Je pense me plonger dans d'autres romans d'Anita Nair, que j'ai trouvée passionnante!

Et voilà, c'est tout pour aujourd'hui, j'espère que cet article vous a plu! On se retrouve d'ici quelques jours pour une nouvelle chronique, en attendant prenez soin de vous et n'hésitez pas à me laisser un petit commentaire!

AnGee Ersatz*



Si vous avez aimé...

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