samedi 30 août 2014

Le Prédicateur de Camilla Läckberg.




Bonjour à tous et à toutes, les Livroscopiens!

C'est Samedi, le week-end est enfin là, mais le Livroscope ne chôme pas! Je suis ravie de vous retrouver aujourd'hui pour une toute nouvelle chronique, placée sous le signe du voyage et de la mort. Du voyage, parce que nous allons partir en direction de la Suède, destination parfaite pour cette fin de vacances, et de la mort, parce que ce n'est pas sous la plume de n'importe qui que nous voyageons, mais sous celle de Camilla Läckberg! Après La Princesse des glaces en Juin dernier, j'ai décidé de poursuivre ma relecture de ces livres, et je me suis donc récemment plongée dans le deuxième livre de sa série Erica Falck et Patrick Hedström, Le Prédicateur, sorti en Suède sous le titre de Predikanten. Je vous souhaite une bonne lecture de cet article :)

Qui est donc Camilla Läckberg?
Pour commencer cet article, je vous propose de nous pencher d'un peu plus près sur notre auteure du jour, la suédoise Camilla Läckberg! Etant donné que j'ai déjà parlé d'elle lors de mon article sur les Quais du Polar et de celui sur la Princesse des Glaces, je vais éviter de me répéter ici et je vous laisse suivre le lien ci-dessous qui vous permettra d'en découvrir davantage sur cette romancière que j'affectionne tout particulièrement!


Au passage, en ce 30 Août, elle fête son anniversaire :D :D 

Le Prédicateur:
Résumé:



C'est l'été à Fjällbacka. Le policier Patrick Hedström est en congés, et reste à la maison avec sa compagne Erica, enceinte jusqu'aux yeux. Mais ses vacances s'achèvent d'un coup lorsqu'un cadavre et les restes de deux corps plus anciens sont retrouvés un beau matin. Les trois victimes sont des femmes, et si le cadavre correspond à un meurtre récent, les ossements sont ceux de jeunes filles disparues vingt ans plus tôt. L'enquête mène très vite les enquêteurs sur les traces de la famille Hult, une famille déchirée au moment des disparitions lorsque l'un des membres de cette famille avait été accusé d'être lié aux événements... Les différentes affaires sont-elles liées? Quels secrets cachent la famille Hult? Qu'est-il arrivé aux victimes?


Des meurtres similaires mais à des décennies d'intervalle...
Avec son premier roman, La Princesse des Glaces, Camilla Läckberg avait mis la barre très haut en matière de crime inoubliable et singulier: la victime s'était retrouvée congelée post-mortem dans sa baignoire, offrant donc une scène de crime unique en son genre. Pour Le Prédicateur, elle décide de marquer une nouvelle fois les esprits avec non pas un, non pas deux, mais bien trois victimes dès les premières pages!

C'est au petit matin qu'un garçon découvre les trois victimes. Une découverte macabre assez spectaculaire, lorsque l'on sait que Fjällbacka est un petit village paisible, où les meurtres sont plutôt rares. Autant dire que toutes les forces de police sont mobilisées sur le champ! Mais l'histoire ne s'arrête pas là et s'avère encore plus surprenante que prévue: deux des cadavres datent d'environ vingt ans, et correspondent à deux jeunes femmes d'une vingtaine d'années disparues mystérieusement dans la région, et qui n'avaient apparemment aucun lien. La première était une jeune femme qui avait eu un enfant assez tôt, qui vivait avec sa mère avec laquelle elle avait une relation plutôt compliquée. La seconde était semble t'il un modèle, au père aimant et à la mère malade. La police n'avait jamais su ce qui était arrivé à ces jeunes filles. Et c'est seulement vingt ans plus tard qu'un début de réponse se profile, avec cette découverte.

Très vite, les légistes et policiers s'aperçoivent que les meurtres sont liés, en raison de méthodes employées similaires. Le problème: le suspect dans le cas des premières disparitions est mort il y a vingt ans...

Une famille déchirée:
Et ce suspect, c'était Johannes Hult. Les policiers vont donc devoir retracer les événements et vont croiser plusieurs fois le chemin de la famille Hult, famille déchirée depuis vingt ans. Camilla Läckberg utilise souvent la famille comme éléments importants de ses récits (c'était déjà un peu le cas dans La Princesse des Glaces, puisque nous avions comme récit secondaire la relation entre Erica et sa soeur Anna suite au décès de leurs parents), et ici elle nous en offre un nouvel exemple avec une famille torturée et aux multiples secrets.

La famille Hult est assez connue dans les environs, grâce à l'héritage de Ephraïm Hult, prédicateur qui avait une importante réputation de son vivant. Décédé depuis, il a eu deux fils: Johannes et Gabriel. C'est Gabriel qui avait accusé son propre frère d'être mêlé aux premières histoires de disparitions, entraînant Johannes Hult à se suicider, laissant sa veuve et leurs deux enfants vivre dans des conditions précaires. La famille Hult, au moment où le nouveau meurtre est commis, se compose de Gabriel, sa femme, leur fils ainé Jacob (ainsi que sa femme et ses enfants) qui a repris le rôle de prédicateur, leur fille Linda, la veuve de Johannes et ses deux fils, Robert et Johan. 

Avec l'intervention des policiers qui doivent enquêter sur les faits, des blessures anciennes, jamais tout à fait guéries, vont se rouvrir et des secrets explosifs vont apparaître au grand jour...


Des vacances qui ne se passent pas comme prévues dans le monde merveilleux de la grossesse:
Finissons sur une note un peu plus légère en nous penchant sur les deux héros de la saga, Patrick Hedström et Erica Falck! Le couple, qui s'était formé dans le premier tome de la saga, franchit une nouvelle étape dans leur relation, puisqu'Eric est enceinte! Cette petite note plus positive n'est pas dénuée d'un certain sens de l'humour qui apporte un peu de fraicheur au roman.

Car, en effet, la grossesse d'Erica ne ressemble en rien aux grossesses idylliques des séries télévisées/films/romans où tout se passe bien, et où la maman semble flotter sur un nuage de bonheur. Non, Erica, elle, elle en bave: elle a mal, elle ne dort plus, se sent gonflée, est de mauvaise humeur, bref, c'est pas l'ambiance! Ce qui donne lieu à des situations cocasses à plusieurs reprises: personnellement, ça m'a fait penser à ce que ma mère me raconte lorsqu'elle parle de ses grossesses.

La situation n'est donc déjà pas simple, surtout avec Patrick qui est obligé de reprendre le travail en catastrophe. Mais ça s'aggrave encore davantage quand tout le monde décide de venir s'installer chez eux pour les vacances: le beau temps attire les connaissances pas vues pendant des mois qui soudainement se rappellent votre existence lorsque le soleil est de retour... Ambiance explosive au rendez-vous!

Mon avis sur ce livre:
Par le passé, j'ai déjà parlé plusieurs fois de Camilla Läckberg sur le blog, et je n'ai jamais caché mon fangirlisme pour cette auteure. Je l'ai découverte il y a plusieurs années et je suis vraiment devenue fan de son travail: depuis, je me jette sur chacun de ses nouveaux romans et je me tiens le plus possible au courant de son actualité. Néanmoins, je pense que dire que j'adore Camilla Läckberg n'est pas un argument suffisant pour vous donner envie de vous intéresser à son travail ou pour exprimer correctement ce que j'apprécie dans ses romans. Je vais donc tenter de vous expliquer un peu plus en détails pourquoi Le Prédicateur est un petit coup de coeur pour moi!

Commençons par le côté "enquête", qui est l'un des critères les plus importants de ce genre de romans. Dès les premières pages, Camilla Läckberg parvient à installer une ambiance macabre assez particulière, ainsi qu'un suspens efficace qui nous tient en haleine. Le Prédicateur contient de nombreux rebondissements, des pistes foireuses, des avancées et des zones d'ombre dont le but est de garder le lecteur accroché: en ce qui me concerne, ça marche à chaque fois, et j'ai souvent du mal à poser le livre! Ici, c'est un cas qui fait partie du genre d'enquêtes qui m'intriguent toujours, avec plusieurs cadavres, et des mystères qui se poursuivent sur des années. Le dénouement est bien fichu avec un retournement final intéressant.



Toujours dans le côté enquête, j'apprécie le fait que les romans de Camilla Läckberg se déroule dans un milieu un peu "clos": alors certes, on est pas dans un huis-clos à proprement parler, mais Fjällbacka reste une petite communauté, où tout le monde connait tout le monde, et où les commérages et ressentis sont très importants. C'est un côté qui contribue à me faire aimer des livres comme celui-ci, ou des séries comme Broadchurch: il est difficile d'effectuer une enquête sans faire éclater des choses au grand jour, et parfois les origines des drames sont ancrées très loin.

En ce qui concerne les personnages, j'ai été ravie de les retrouver, car je les apprécie beaucoup, que ce soit le couple phare ou les personnages secondaires. J'aime beaucoup la relation entre Erica et Patrick, ou celle entre Patrick et son jeune collègue Martin. Mais ce qui me plait le plus, c'est que j'ai tout de même l'impression que ça reste des personnages humains, dans le sens où ils ont des défauts, ne sont pas infaillibles et ont des réactions humaines: ça se voit en particulier chez Erica, qui déjà dans le tome précédent avait droit à une scène cocasse pour séduire Patrick. Chaque personnage a ses motivations, ses bons et ses mauvais côtés, et ne sont pas blancs ou noirs. 

Enfin, pour finir, je tenais à mentionner un aspect que j'avais déjà évoqué dans mon avis sur le précédent livre de la saga: dans ses romans, Camilla Läckberg ne raconte pas simplement une enquête, elle va plus loin et propose d'explorer d'autres thématiques. Et c'est ce qui rend le livre encore un peu plus riche selon moi: ici, la famille est une nouvelle fois un thème important, que ce soit avec les Hult, la relation entre Erica et sa soeur, ou le fait d'accueillir un nouveau membre dans sa famille. On peut également mentionner d'autres sujets, comme le passé nostalgique ou qui hante, la rivalité fraternelle ou professionnelle, la question des limites.... Le Prédicateur n'est pas qu'une enquête, c'est un peu plus que ça.

En bref, c'est un roman que j'ai adoré relire et qui me donne envie de poursuivre ma re-découverte de la saga phare de Camilla Läckberg. Je vous présenterai le prochain tome d'ici quelques mois, en attendant on se retrouve dès demain pour le dernier article d'Août. D'ici là, n'hésitez pas à me laisser vos avis en commentaire, prenez soin de vous :)

AnGee Ersatz*



mercredi 27 août 2014

Stanley Kubrick #5: A Clockwork Orange, ou le film préféré d'AnGee (1971)!



Bonjour bonjour, amis lecteurs!

J'espère que vous passez une bonne semaine et que vous allez bien! C'est avec joie que je vous retrouve pour un tout nouvel article, et aujourd'hui je vous propose de continuer sur la lancée d'hier et de découvrir une fois de plus l'un des films de Stanley Kubrick: Mardi, je vous présentais sur le blog son célèbre film 2001: A Space Odyssey, une oeuvre culte de la science-fiction sortie en 1968. Pour notre film du jour, nous allons avancer de quelques années, direction le début des années 70, pour nous pencher sur un autre film lui aussi devenu culte: A Clockwork Orange, connu en français sous le titre d'Orange Mécanique et adapté du roman éponyme d'Anthony Burgess! Bonne lecture à tous, en espérant que cet article vous plaise :)

Stanley Kubrick sur le Livroscope:
Si vous connaissez bien le blog, vous n'êtes pas sans savoir que j'aime commencer mes articles par une présentation de l'auteur/réalisateur/dessinateur dont je parle. Mais avec Stanley Kubrick, nous sommes face à un personnage récurrent du blog: j'ai déjà parlé de son travail à plusieurs reprises, donc plutôt que de me répéter, je vous laisse ci-dessous le lien qui vous mènera vers les précédents articles qui lui sont consacrés: vous trouverez du Shining, du Lolita, ou encore du Spartacus!



A Clockwork Orange:



Quelques informations sur le film:
Entrons à présent dans le vif du sujet et commençons par quelques informations sur A Clockwork Orange. Sorti en 1971, A Clockwork Orange est l'adaptation du roman éponyme d'Anthony Burgess, auteur britannique prolifique qui a écrit de nombreux livres, dont celui-ci, paru en 1962. C'est grâce à un ami scénariste que Stanley Kubrick découvre l'univers du roman, et il se décide à le porter à l'écran, mettant de côté son grand projet resté inachevé de faire un biopic sur Napoléon.

Le tournage se déroula en 1970, dans les environs de Londres (le réalisateur avait élu domicile en Angleterre depuis plusieurs années), et la question des costumes et décors fut au coeur des préoccupations de Kubrick, puisque l'histoire de A Clockwork Orange se déroule dans un univers futuriste. Le film est apparemment très fidèle au roman original, à l'exception de la fin, mais j'en parlerai un peu plus loin.
D'une durée d'un peu plus de deux heures, A Clockwork Orange bénéficia d'un budget de 2,2 millions de dollars et fut un succès commercial, rapportant plus de 25 millions de dollars, malgré les interdictions d'âge dans certains pays. Je parlerai plus loin des critiques et controverses autour du film.
A Clockwork Orange fut nominé lors de plusieurs cérémonies de remise de prix, comme les BAFTA ou Golden Globes, et remporta plusieurs prix aux Hugo Awards en 1972.
En ce qui concerne le casting, on se rappelle surtout de Malcolm McDowell qui interprète Alex, le personnage principal. On retrouve également Patrick Magee, Michael Bates, Warren Clarke, ou encore Paul Farrell.
Je vous laisse ici la bande-annonce du film!



Résumé:
Nous voilà en Angleterre, le futur. Alex DeLarge est un jeune homme plutôt séduisant mais aux passe-temps assez particuliers: en effet, il est adepte de l'ultraviolence, qui consiste principalement à passer ses soirées à commettre toute sortes d'actes violents. Il est également très porté sur le sexe, et est fan de Beethoven, qu'il écoute avec ferveur. Avec ses trois droogs, Pete, Dim et Georgie, il passe ses soirées à vadrouiller ainsi. Jusqu'au jour où, dans l'escalade de la violence, il se fait arrêter et mettre en prison. Après quelques années derrière les barreaux, il se propose alors pour participer à une étrange expérience, la technique Ludovico, supposée effacer toute trace de violence chez les individus... La vie change du tout au tout pour Alex...


Alex, un personnage principal bien particulier:
Dans A Clockwork Orange, le spectateur découvre un groupe de quatre jeunes au look plutôt original, le groupe formé d'Alex, de Dim, Pete et Georgie. Néanmoins, nous en suivons un en particulier: Alex. Dès les premières secondes du film, grâce à la voix off, nous comprenons qu'il sera le narrateur,  notre guide pour le film, la personne autour de laquelle tout se concentre. Et je tenais à me pencher un peu sur lui. 
Alex DeLarge, donc, est un jeune homme au physique d'ange, avec ses cheveux blonds et son sourire bon enfant. Mais on ne peut pas vraiment dire qu'il se comporte comme tel: à travers le film, on le voit obsédé par le sexe, la violence, et il fait de ses fantasmes une réalité. Alex est borderline et ne semble pas avoir de limite. Au point qu'il n'hésite pas à attaquer ses propres amis! Alex a un caractère de chef, et n'aime pas qu'on lui dicte quoi faire. Il a aussi une passion pour Beethoven qui, en plus de nous offrir une chouette bande originale, montre une autre facette de sa personnalité.
Un autre point qui caractérise Alex, c'est son charisme: il semble capable de mettre absolument TOUT LE MONDE dans sa poche, que ce soit ses parents qui n'osent rien lui reprocher, ou les gens qu'il rencontre, qui ont l'air de toujours tomber sous son charme. Il a la capacité d'avoir l'air parfaitement innocent, et crédible en plus!
Pour conclure, parlons un peu de son style vestimentaire, devenu inoubliable et emblématique de A Clockwork Orange: coiffé d'un chapeau melon, il est entièrement vêtu de blanc, de la chemise au pantalon. Il est également affublé de bretelles, d'une coque, de rangers et, petits détails à noter: les yeux sur ses poignets, et les faux cils sur l'un de ses yeux! 

Ultraviolence et langage bien spécifique: welcome to A Clockwork Orange!
Stanley Kubrick, à travers les films que je vous ai déjà présentés ici, est un réalisateur qui n'hésite pas à s'attaquer à des sujets (et en particulier à des livres: nombreux sont ses films qui sont des adaptations de romans ou nouvelles, comme Lolita, Barry Lyndon, Shining...) par forcément simples à traiter: la pédophilie, la folie, le nucléaire... Et avec A Clockwork orange, il s'attaque à un sujet bien particulier: celui de la violence à l'extrême. Je l'ai mentionné plus tôt, la violence est au coeur de l'histoire. La violence, ou plutôt l'ultraviolence comme l'appelle Alex lui-même. Bienvenue, donc, dans un monde où la violence est au rendez-vous, le monde d'Alex.



Que retrouve-t'on dans ce monde particulier? Tout d'abord, des gangs, comme celui d'Alex et ses amis. Chaque gang semble avoir son look, ses habitudes, ses armes de prédilection: si on peut mentionner la canne, le look de gentleman blanc et le chapeau melon pour Alex et ses droogs, on découvre aussi un autre gang au look très différent. Ensuite, et on le comprend dès le début, dès les premières phrases du film, que le monde d'Alex a aussi son propre langage, le Nadsat.
Le Nadsat est un langage fortement inspiré du russe, et crée par Anthony Burgess pour son roman. Des termes assez spéciaux sont utilisés, comme droogs, devochka, ou gulliver. Mais la compréhension de cette langue est aisée et on s'y fait!
Enfin, je me devais de mentionner également la fameuse technique Ludovico, qui a contribué à rendre le film encore plus culte, et qui consiste en une sorte de lavage de cerveau pour faire disparaitre toute trace de violence chez un individu. Les scènes où Alex subit ce traitement sont parmi les plus connues du film. 

Quelques infos sur le tournage et réception du film:
Comme vous l'aurez compris avec le petit paragraphe ci-dessus, A Clockwork Orange est un film assez violent, et qui est donc déconseillé à certains publics. Lors de sa sortie, le film en choqua plus d'un! Ici, je vais aborder quelques-unes des anecdotes concernant le tournage (que l'on peut apprendre dans les bonus du DVD) et aussi certaines des réactions qui ont suivi la sortie du film.


En ce qui concerne le tournage, il parait que Stanley Kubrick s'est fortement appuyé sur son matériau de base, à savoir le roman d'Anthony Burgess. Les journées de tournage s'écoulaient à essayer de reproduire le plus fidèlement possible les événements dépeints par l'auteur dans son livre. Pour l'instant, je ne peux pas encore vous confirmer que le film est une adaptation fidèle, étant donné que je n'ai pas encore lu le roman (c'est prévu, et préparez-vous à voir un Instant Thé sur la chaîne Youtube dessus prochainement!). Je sais néanmoins que l'auteur lui-même a émis une petite réserve concernant le film: en effet, selon lui, la fin n'est pas celle qu'il avait écrit pour son roman, et du coup il était un peu déçu. Cependant, cette histoire de fins différentes vient, comme je l'ai appris dans un livre consacré à Kubrick et à son oeuvre, non pas du réalisateur mais des éditions américaines des livres, qui ne comprenaient pas le dernier chapitre du roman. 

Autre petite anecdote au sujet du film que j'avais envie de partager avec vous (et que j'ai découvert dans les bonus DVD, en souffrant bien d'ailleurs), c'est que la scène du traitement Ludovico a été particulièrement difficile à tourner, comme on peut s'en douter en la voyant. Malcolm McDowell, l'interprète d'Alex, se serait blessé au cours du tournage, en s'arrachant un bout de cornée (c'est là que ça fait mal), et le médecin qui était juste à côté de lui pour lui mettre des gouttes dans les yeux était un véritable médecin que Kubrick décida d'ajouter au dernier moment!
En raison de la violence du film, les avis à sa sortie furent mitigés: si certains critiques encensèrent le film, d'autres le critiquèrent justement pour son aspect violent et décomplexé. Beaucoup de pays, dont la France, décidèrent de l'interdire à un public trop jeune lors de sa sortie. 

Mon avis sur ce film:
Si vous venez sur le blog souvent, vous aurez sûrement déjà remarqué que j'essaie au maximum de ménager une sorte de petit suspens dans mes articles, histoire de ne pas balancer tout de suite si j'ai oui ou non aimé le livre/film ou la série dont je parle, et de garder ça pour la partie "avis". Mais là, vous l'aurez compris par le titre de l'article, j'ai décidé de mettre la subtilité de côté et de dévoiler tout de suite mon amour pour ce film. Car A Clockwork Orange est mon film préféré, depuis que je l'ai vu pour la première fois il y a plusieurs années, et jusqu'à présent aucun film que j'ai vu depuis ne lui arrive ne serait-ce qu'au bas de la cheville. Oui, carrément. Alors pourquoi aime-je tant ce film (olala, je voulais placer cette tournure)?



Commençons par l'histoire. Je ne la connaissais pas avant de voir le film pour la première fois, n'ayant pas lu le roman d'Anthony Burgess (même si, encore une fois, j'ai hâââââte de m'y mettre prochainement), et elle a su me captiver. Pleine de rebondissements, j'aime en elle son côté théâtral. Pourquoi théâtral? Tout simplement parce qu'on peut la découper en trois actes assez distincts: tout d'abord, la partie introductive, où nous découvrons notre "héros" (si on peut l'appeler ainsi, mais j'y reviendrai dans un instant), Alex, et sa chute. La seconde partie est celle qui se déroule en prison, puis dans le centre où il reçoit le traitement. Enfin, la dernière partie du film, qui nous conclue à l'incroyable final du film. En deux heures, il se passe beaucoup de choses et on a pas le temps de s'ennuyer un seul instant: beaucoup de rebondissements, et surtout SURTOUT une fin qui donne tout son sens à l'intrigue. 

L'univers de A Clockwork Orange est aussi très réussi. On ne se contente pas de nous raconter une énième histoire autour de la rédemption et du parcours d'un méchant qui devient gentil: une atmosphère bien particulière est créée, une atmosphère unique et qu'on ne retrouve pas ailleurs. Que ce soit dans les costumes ou dans les décors qui donnent une image d'un Londres futuriste plutôt déprimant, glauque et dépravé, on ne peut nier le fait que le film a SON identité, SON empreinte, bref, son monde à lui. L'utilisation d'un langage unique y joue pour beaucoup aussi. Quand on voit ce film, on sait qu'on regarde Orange Mécanique. Et j'aime cet aspect.

J'insiste aussi beaucoup mes chroniques de films sur les côtés techniques, à savoir les décors, les costumes, et la musique. Et là je trouve qu'on nous gâte: la bande-son du film est fantastique, avec du Beethoven et d'excellents morceaux, mais on a également un travail génial au niveau des costumes et des décors. Il y a plein de petits détails à repérer, et j'en découvre à chaque nouveau visionnage du film (et croyez moi, je le regarde souvent).

Je me dois également de mentionner la réalisation, qui encore une fois est impeccable. J'ai l'impression de dire ça pour tous les films de Kubrick dont je parle, mais le résultat est super, avec des plans de dingue, comme celui d'ouverture, celui sous le pont, les passages rythmés par la musique (le montage, les enfants, le montage!!), le plan final... OLALA. Je pourrais vous énumérer chaque plan du film si j'avais le temps de le faire.

Enfin, je tiens à terminer cet avis par un mot sur le casting, mais surtout sur Malcolm McDowell. Pour moi, aucun autre acteur ne peut jouer Alex comme lui. Alex, c'est McDowell, et c'est tout. D'ailleurs, ils sont tellement associés dans ma tête que je n'arrive pas non plus à regarder d'autres films avec McDowell! A chaque fois, je vois Alex, et c'est perturbant. McDowell livre une performance pleine de charisme, composant un personnage à la fois terrifiant et séduisant. Malgré ses côtés violents et choquants, Alex apparait presque sympathique et on le prend presque en pitié! Pour moi, très peu d'acteurs parviennent à avoir ce double visage d'ange séducteur/psychopathe: le seul qui me vient en tête tout de suite, c'est Evan Peters, dont le physique est proche de celui de McDowell.

Attention cependant: au risque de me répéter, je tiens à préciser que ce n'est pas un film tout public et qu'il peut déstabiliser, surtout si vous êtes un peu sensible ou jeune. Personnellement, certaines scènes me mettent toujours mal à l'aise!

Donc, vous l'aurez compris, A Clockwork Orange est MON film préféré de tous les temps, et j'espère bien qu'il le restera encore longtemps. Je ne me lasse pas de le regarder, et je voulais terminer cet article par un petit mot destiné à une personne très chère à mon coeur: mon amoureux, qui est également fan de ce film. Je suis heureuse de partager mon amour pour ce film exceptionnel avec une personne tout aussi exceptionnelle. Je t'aime :)

 Et voilà, c'est tout pour aujourd'hui! J'espère que cet article vous a plu, n'hésitez pas à me le faire savoir en commentaire, je vous répondrai avec plaisir! On se retrouve d'ici quelques jours pour une nouvelle chronique, qui portera sur le Prédicateur de Camilla Läckberg. En attendant, prenez soin de vous :)

AnGee Ersatz*



mardi 26 août 2014

Stanley Kubrick #4: 2001: A Space Odyssey (1968).




Bonjour à tous et à toutes!

Bienvenue sur le Livroscope! Je suis ravie de vous retrouver en ce Mardi pour une toute nouvelle chronique! Malgré un week-end qui fut très chargé (l'opération Week-End à Mille a démarré hier, autant vous dire que j'ai de quoi m'occuper pour les jours à venir!), je n'ai pas voulu vous abandonner et j'ai décidé de reprendre le cycle Kubrick, laissé un peu de côté le mois dernier. Pour rattraper mon retard, j'ai choisi de traiter non pas d'un mais de deux films ce mois-ci: vous aurez donc enfin droit à un article complet sur A Clockwork Orange d'ici la fin du mois, mais avant tout nous allons nous pencher sur un autre film extrêmement connu du réalisateur. Ce film, c'est le spectaculaire  2001: A Space Odyssey (connu en français sous le titre de 2001: l'Odyssée de l'Espace), sorti en 1968 et qui a depuis acquis une aura de film culte. Je vous souhaite une très bonne lecture de cet article, en espérant qu'il vous plaise :)

Stanley Kubrick sur le blog et la suite du programme:
Même si mon blog a pour vocation première d'être un blog littéraire, j'ai décidé depuis environ un an d'accorder chaque mois un peu de temps à une autre de mes passions: le cinéma! Après un cycle consacré à l'acteur Johnny Depp, je me suis attaquée en Avril dernier à une rétrospective autour du célèbre réalisateur Stanley Kubrick, avec pour projet de regarder et de parler de sept de ses films. Nous en sommes actuellement au quatrième film, trois autres articles sont déjà en préparation.
Si vous souhaitez en savoir plus sur l'oeuvre de Stanley Kubrick et sur lui-même, je vous laisse suivre le lien ci-dessous pour découvrir les précédents articles à son sujet!


Aussi, je tenais à vous tenir au courant de la suite des événements! Comme expliqué plus haut, j'ai décidé parler de deux films ce mois ci: 2001, que nous allons découvrir aujourd'hui, et A Clockwork Orange d'ici quelques jours. Ensuite, en Septembre je ferai une nouvelle fois un doublé, avec tout d'abord Full Metal Jacket, et enfin, pour conclure le cycle en beauté, nous parlerons d'Eyes Wide Shut.


2001: A Space Odyssey:
Quelques informations sur le film:



Entrons à présent dans le vif du sujet avec notre film du jour, 2001: A Space Odyssey! Et pour commencer, voici quelques informations sur le film.
Sorti en 1968, 2001: A Space Odyssey est le fruit d'un long travail. Il est inspiré d'une nouvelle de science-fiction datant de 1951, intitulée la Sentinelle et écrite par Arthur C. Clarke. Après avoir lu la nouvelle, Kubrick décida d'en tirer un film. Il se lança dans le projet en 1964, et fut aidé par Clarke lui-même pour la rédaction du scénario. Comme Kubrick ne fait jamais les choses à moitié, il s'impliqua à fond et mobilisa des moyens assez impressionnants pour l'époque, notamment en ce qui concerne l'équipe d'effets spéciaux. Une grosse partie du budget fut également consacrée aux décors des navettes spatiales. Le budget total fut d'environ 10 millions, ce qui était tout de même important à l'époque.
Le tournage se déroula au cours de l'année 1965, et le film demanda encore deux ans de travail en post-production pour l'incrustation des effets spéciaux.
A sa sortie en 1968, le film fut un beau succès avec 190 millions de dollars de recettes! Si aujourd'hui il est réputé pour un film culte, incontournable, il faut savoir que les critiques étaient un peu plus mitigées à l'époque.
Au niveau du casting, on retrouve Keir Dullea dans le rôle de David Bowman, William Sylvester dans celui de Heywood Floyd, et Gary Lockwood interprète Frank Poole. Enfin, on peut également mentionner Douglas Rain, qui prête sa voix à Hal 9000, l'intelligence artificielle présente dans l'histoire.



Résumé du film:
Je ne vous le cache pas, il est assez difficile de résumer 2001: A Space Odyssey, puisque le film est divisé en plusieurs parties avec différents personnages.
Le fim commence au début de l'humanité, où nous suivons un groupe d'hommes primitifs dans leur quotidien. Puis des millénaires plus tard, nous voilà à suivre Heywood Floyd, qui part en mission direction la base Clavius, située sur la Lune et où se déroulerait des événements étranges. Enfin, nous sommes introduits au dernier personnage important de l'histoire: David Bowman et son équipage, composé de plusieurs scientifiques et de Hal 9000, une intelligence artificielle extrêmement performante. Ils effectuent un voyage vers Jupiter, mais les choses ne vont pas se passer comme prévues...

De l'aube de l'humanité au futur spatial:
Avec 2001: A Space Odyssey, Stanley Kubrick nous propose un film d'un peu plus de deux heures et plutôt ambitieux, un film de science-fiction. A l'époque, la science-fiction connait un certain succès, notamment en littérature, et le réalisateur s'y intéressa à plusieurs reprises au cours de sa carrière.

Lorsque l'on s'installe devant le film, on s'attend à tomber dès les premières secondes dans un univers spatial en raison du titre, univers fait de vaisseaux, de plans d'étoiles et de cosmonautes. Et pourtant, c'est sur un tout autre décor que s'ouvre 2001: A Space Odyssey. En effet, nous tombons en plein "Dawn of man", autrement dit à l'aube de l'humanité. Un univers bien loin des vaisseaux futuristes auxquels on pouvait s'attendre! Pendant environ vingt minutes, nous découvrons dans des décors naturels et extrêmement sobres un groupe d'hommes primitifs.
Puis, dans une transition savamment réalisée, nous voilà propulsés dans l'espace, dans une toute autre période. L'homme en est à un stade bien plus avancé de son évolution, puisqu'il a la capacité de voyager sur la Lune et d'effectuer des missions spatiales: pour rappel, Kubrick a commencé à travailler sur le film en 1964, pour une sortie en 1968, soit un an avant que l'homme pose pour la première fois un pied sur la Lune. D'ailleurs, pour la petite anecdote, un rumeur court parmi ceux qui ne croient pas en la conquête spatiale selon laquelle Kubrick aurait réalisé la vidéo de Buzz Aldrin et Neil Armstrong marchant sur la Lune! Plus tard, dans le film, on nous entraîne dans une autre mission, pour Jupiter cette fois-ci.
Ces différentes histoires sont à chaque fois reliées entre elles grâce à la mise en scène (plans similaires, musique réutilisée à des moments stratégiques) mais surtout grâce à un objet très particulier et qui est devenu en quelque sorte l'emblème du film: le fameux monolithe noir. On le retrouve plusieurs fois au cours du film, et il a un rôle assez particulier que je vous laisse découvrir par vous même :).

Un mot sur les décors et la musique:
A présent, je tenais à me pencher sur deux éléments importants du film: la musique et les décors. Pour tous les films de l'univers, les costumes, décors et autres aspects techniques ont une importance tout particulière, puisqu'ils contribuent à donner au film son identité et demandent un travail considérable. Stanley Kubrick a toujours porté une attention particulière à ces éléments: j'avais déjà souligné le rôle de la musique dans le film Lolita, et c'est un trait qu'on retrouvera dans d'autres films du réalisateur, comme A Clockwork Orange dont je parlerai prochainement.

Commençons par parler de la musique. Elle est imposante dans le film, et frappe le spectateur, tout d'abord en raison du peu de dialogues, mais aussi parce qu'elle est puissante. Trois morceaux, principalement, caractérisent 2001: A Space Odyssey. Tout d'abord, Also Sprach Zarathustra de Richard Strauss, qui est devenue aujourd'hui LA chanson de 2001. Ensuite, un autre morceau classique, le Danube Bleu de Johann Strauss, pour des moments plus zen et positifs. Et enfin, THE morceau de 2001 pour moi, c'est Requiem for Soprano, que je vous laisse écouter ci-dessous.

En ce qui concerne les décors, je tenais à les mentionner car ce sont eux qui, avec les effets spéciaux, contribuent à donner au film son côté futuriste. La forme extérieure des vaisseaux est en cela primordiale, et ici ils jouent sur la géométrie, avec des vaisseaux circulaires ou tout en longueur. L'intérieur est d'une sobriété remarquable, avec des pièces blanches aux surfaces planes et lisses, et au mobilier minimum. Quelques éléments sortent du lot, comme les écrans interactifs, ou les toilettes du futur, les repas en brique, les chaussures adhésives... Même Hal 9000 a un aspect extrêmement épuré, représenté par un oeil rouge. Cette sobriété, qui se répercute sur les costumes, a pour intérêt de ne pas vieillir, ou du moins difficilement: même encore aujourd'hui, la représentation du futur de 2001 semble cohérente et n'a pas pris une ride!



Mon avis sur ce film:
Lorsque j'avais effectué mon tout premier cycle cinéma, consacré à l'acteur Johnny Depp, j'ai regardé sept films qui m'ont permis de découvrir différentes facettes de l'acteur. J'ai apprécié certains de ces films, d'autres moins, mais dans l'ensemble ce premier cycle fut riche en découvertes. Avec ce cycle Kubrick, j'ai l'impression de découvrir une seule chose, mais chaque film est une preuve supplémentaire confirmant cette chose: Stanley Kubrick était un réalisateur hors du commun et son travail touche au génie. Et 2001: A Space Odyssey le prouve une nouvelle fois.

Ce film, j'en avais vu des extraits à plusieurs reprises, on m'en avait aussi beaucoup parlé, et j'appréhendais franchement de le voir. Quand un film a un tel statut de "film culte", j'ai toujours un petit stress, l'appréhension d'être déçue. Du coup, pendant longtemps, je me suis un peu abstenue d'y jeter un oeil, par crainte de la déception. Mais il fallait bien le voir pour ce cycle! Et franchement, je m'en suis voulue de ne pas l'avoir regardé plus tôt.

Au début, je ne vous le cache pas, j'ai été assez déroutée et je me suis demandée ce que je regardais. 2001: A Space Odyssey n'est pas qu'un film, c'est une expérience, très différente des films que nous avons l'habitude de voir aujourd'hui: la rareté des dialogues, le système de narration, bref, c'est vraiment un film particulier. Mais un film qui a su me capter, m'attirer dans son univers et j'ai eu beaucoup de mal à en ressortir: même après l'avoir terminé, je ne pouvais pas m'empêcher de parler de ce film à tout bout de champ.

Comme vous l'aurez compris, il est assez difficile de parler de l'histoire, et de la résumer. J'ai aussi beaucoup de mal à mettre des mots sur ce que j'en pense: j'ai vraiment eu la sensation de la comprendre entièrement qu'en terminant le film, comme une sorte de révélation (le gros "aaaaah" devant mon écran). J'ai apprécié ce qu'on nous raconte dans 2001, et particulièrement le passage avec la mission vers Jupiter, qui était pleine de rebondissements, avec un suspens que j'ai trouvé très réussi. Ce que j'ai trouvé le plus frappant, c'est que les propos de 2001 sont encore d'actualité, notamment en ce qui concerne l'intelligence artificielle.

En ce qui concerne les acteurs, je n'ai rien à redire à ce niveau-là: je les ai appréciés et trouvés convaincants, un bon point! Dans l'ensemble, je n'en connaissais aucun, mais le casting ne m'a posé aucun souci.



J'ai mentionné plus haut la musique et les décors, et là encore j'ai adoré ce qui a été fait. Ce sont vraiment des aspects du film qui sont pour moi parmi les plus réussis et les plus intenses: je sais que les décors ont demandé énormément de temps à l'équipe de Kubrick, et ça se comprend lorsque l'on voit le résultat! La musique quant à elle est hypnotisante, fascinante, et pour moi elle est désormais indissociable de 2001: A Space Odyssey.

Pour conclure mon avis plus qu'enthousiaste, je tenais à souligner la grande qualité du travail de réalisation qui a été fait: comme toujours, rien n'est laissé au hasard, chaque élément, chaque plan est calculé à la seconde près, au centimètre près, et le résultat est... WOW. Certaines images (comme celle du footing dans le vaisseau) resteront gravées dans ma mémoire et sont tout bonnement incroyables. 

2001: A Space Odyssey n'est pas passé très loin du titre de "film préféré d'Angee". Je ne regrette absolument pas d'avoir vu ce film et je l'ai adoré. Je comprends néanmoins qu'il puisse dérouter ou être détesté, car il est vraiment très particulier. Mais je comprends aussi ceux qui le qualifient de culte.

Après cette excellente découverte, je suis plus qu'impatiente de vous présenter le cinquième film du cycle, A Clockwork Orange, dans le prochain article! En attendant, n'hésitez pas à me laisser vos avis et suggestions en commentaire, je vous répondrai avec plaisir! Prenez soin de vous et à très vite!

AnGee Ersatz*



samedi 23 août 2014

La chronique de Psychic TV: Superman and Batman VS Aliens and Predator.





Superman and Batman VS Aliens and Predator

Auteur : Mark Schultz (NDLR : Rien à voir avec Papa)

Dessinateur : Ariel Olivetti

Date de Parution : 8 Janvier et 14 Février 2007.



Avis : Cet article a été sélectionné pour concourir dans la catégorie de l'article au titre le plus racoleur de 2014.


Scénariste : Bon les mecs. Les gars d'en haut, ils ont adoré le concept Superman vs Predator. Les comics ont bien marché. Vous avez des idées pour faire mieux ?

Employé neuneu : Euh....On pourrait mixer Batman vs Superman ?
Scénariste : Non. Y'a déjà un film avec Ben Affleck sur le coup. Faut trouver autre chose.
(Tout le monde réfléchit)

Employé : J'ai peut être trouvé. La mode est au pseudo-romantisme à tendance SM. On n'a qu'a faire une aventure de Batman qui lutte contre une armée de Gimpy Men dirigés par Robin.
Scénariste : Non. On va avoir plein d'associations sur le dos.
(Tout le monde réfléchit)

Scénariste : Et toi, t'as une idée, au lieu de passer ton temps à picoler et fumer tes joints ?
Employé : Attends gars...J'ai une idée....Je verrais bien Batman et Superman. Mais, tu vois, ils vont affronter des Predators qui tabassent des Aliens pour le plaisir.






Donc voilà. Avec cette petite reconstitution pour un pitch que Nanarland n'aurait pas renié, Batman And Superman VS Aliens And Predator. Waow.
Ca promet, me direz vous. Le surhomme, le Caped Crusader, la race d'Aliens la plus stressante et les chasseurs extraterrestres les plus dangeureux, réunis en une histoire. Mais comment ? Pourquoi ?
Ce à quoi je répondrais « Parce que ». Cross-Over. DEAL WITH IT.


Donc, je ne vais pas vous résumer les Yautja (Predators) et Superman, que j'avais mentionnés dans ma précédente critique. Je passerai vite fait sur Batman, alias Bruce Wayne, qui à la mort de ses parents par des petits bandits, s'est juré de se faire justicier, usant de sa ruse, de ses talents de détective et de ses moyens pour faire régner l'ordre.
En ce qui concerne les Aliens, appelés aussi Xénomorphes, il s'agit d'une espèce carnivore qui agit comme une conscience collective envers sa reine, et qui possède un instinct limité à l'extinction des espèces environnantes, leur servant aussi bien de nourriture que d'hôtes pour des embryons de Xénomorphes. Plus rapide que la grossesse.

Comment à t'on pu réunir quatre « entités » aussi bien cinématographiques que tirées de comics, en une histoire ? 
En partant sur un pitch qui déjà réunit Gotham City et Metropolis en un même monde. Les deux villes coexistent, dans un même univers. Ce qui permet d'expliquer que Batman et Superman se connaissent et n'auront aucun mal à collaborer. Alors que Superman désamorce un dispositif menaçant la ville entière, Batman intercepte une réunion clandestine de malfrats. Tous deux auront pour point commun de tomber nez à nez avec des Predators sur les lieux, surpris de leur présence. En quoi s'intéressent t'ils à des bombes, ou encore à une fonderie ?

Pendant ce temps, dans la cordillère des Andes, une expédition censée enquêter sur un volcan réveillé depuis peu ne donne plus aucun signe de vie. Batman et Superman vont donc enquêter, et retrouveront ce qui reste de l'équipe, à savoir des corps mutilés et décapités.
L'enquête les mène au volcan et à une caverne qui est située non loin, et seront attaqués par les Aliens tandis que Batman sera capturé par les Predators, qui le feront combattre face à un « géant » de leur tribu.

C'est alors que le pitch s'installe : La présence de ces deux races est expliquée par le crash il y a plus de 10 000 Ans d'un vaisseau de colons Yautja, qui voulaient coloniser une planète. Fatalité, la navigation à fait des siennes et ils se sont retrouvés crashés sur Terre en pleine ère glaciaire. N'étant guère à l'aise avec le froid, ils se sont servis des cavernes volcaniques pour survivre et développer une nouvelle société de fortune, moins basée sur la culture du combat et de la chasse que l'image qu'on a des Predators (toutefois, ces derniers possèdent des canons à énergie, mais pas de casques.)
Superman, avec l'aide de Batman qui a réussi à créer un langage des signes pour comprendre les Predators, leur explique qu'ils vont tout faire pour ramener les Predators chez eux, grâce à la Forteresse de Solitude de Superman.
Ah, et les Aliens dans tout ça ? En gros, les Predators ont gardés des larves d'Aliens dans le vaisseau pour qu'ils se reproduisent et qu'ils puissent ensuite les chasser. Le problème, c'est que les Aliens, ça peut servir à maintenir un adversaire respectable pour le combat, mais ça peut devenir un problème.

Voila le pitch. Predators en détresse, Superman et Batman vont les sauver, alors qu'une division de sécurité terrestre (la XCOM, quoi) ne l'entend pas de cette oreille et donne un délai pour évacuer tout ce beau monde d'ici, sous peine d'atomiser la zone.
Et très franchement ? C'est étrange. Autant Superman vs Predator ressemble à un comic Predator, autant ici...L'action est plutôt molle.

Il y a une grosse scène d'action avec tous les protagonistes annoncés, puis...bla bla bla...puis, la forteresse de solitude, petite mutinerie, les deux héros arrivent, ils règlent tout, bla bla bla.
Il y a beaucoup de parlotte et moins de tension que dans l'autre comic. Les Yautjas vont, par exemple, considérer Superman comme une divinité. Ce qui est étrange, ils ne cherchent pas à le tuer.

Donc, pour conclure, car je ne vais pas m'attarder dessus, le style de dessin reste très correct (même si le look des Predators est un petit peu différent de l'habitude, ils sont plus sauvages et primitifs), mais l'histoire comprend beaucoup de parlotte, un enjeu assez limité. Alors que tout aurait pu finir en un joyeux bordel. Par exemple, les Aliens qui parviennent à échapper à leurs géôliers, fondent une colonie et présentent une menace pour la population.
Hélas, ce n'est pas le cas. D'où l'intérêt d'être méfiant avec les cross-over. En effet, même si réunir des univers permet donc d'étendre la gamme des lieux, gimmicks et persos utilisables, il faut savoir trouver un liant cohérent et qui sait tenir en haleine le spectateur. Et non pas dériver vers le fan-service. Ce qui est tout l'exercice périlleux du Cross-Over, qui est assez casse gueule, il faut l'avouer.

Pour mes prochains articles, je vous réserve une surprise. Surprise qui parlera tantôt d'alcool, tantôt de petite moustache.


Psychic TV.


jeudi 21 août 2014

Week-End à Mille: un challenge où le thermos de thé devient capital.




Bonjour à tous et à toutes, mes chers lecteurs!

J'espère que vous allez bien, que vos lectures vous plaisent et que vous passez une bonne semaine! Je suis ravie de vous retrouver aujourd'hui pour un article un peu particulier et qui diffère de ce que je vous présente d'habitude. Au menu du jour, pas de chroniques littéraires en vue, mais un article pour parler d'un événement auquel j'ai décidé de participer pour la première fois: le Week-End à Mille! Depuis plusieurs mois, je vois fréquemment mes camarades blogueurs et youtubers parler de ce curieux challenge, échanger sur leurs lectures, et paniquer alors que le chrono défile. Intriguée, j'ai longtemps hésité à me jeter moi aussi à l'eau. Mais en voyant que la prochaine édition avait lieu ce week-end (du Vendredi 22 au Dimanche 24, plus précisément), j'ai décidé de tenter à mon tour l'aventure! Voici donc mon petit planning de lecture, j'espère qu'il vous plaira :D

Informations sur le Week-End à Mille:
Commençons d'abord par quelques informations sur le Week-End à Mille, au cas où vous ne le connaitriez pas. 

Le Week-End à Mille a été crée Lili Bouquine, propriétaire du blog du même nom. Il s'agit d'un challenge trimestriel qui en est déjà à sa septième session, et à chaque session le nombre de participants grandit! Le but du Week-End à Mille est simple (du moins dans le principe): en s'inscrivant, le lecteur doit tenter de lire mille pages en un seul week-end!
Pour cette édition, le Week-End commencera le Vendredi 22 à Minuit, et se terminera le Dimanche soir à minuit: nous avons donc un peu plus de quarante-huit heures pour venir au bout des mille pages en question. 
Si vous souhaitez en savoir plus sur le Week-End à Mille, je vous conseille de suivre les liens ci-dessous. Le premier vous mènera vers le blog de l'organisatrice Lili Bouquine (que je remercie d'organiser un tel événement!) et le second vers le groupe Facebook :).


Pourquoi j'ai décidé de participer:
Comme je l'ai mentionné un peu plus haut, le Week-End à Mille en est déjà à sa septième session! D'où la question suivante que vous vous posez peut-être: "Angee, qu'est-ce que tu foutais? Pourquoi tu n'as pas participé avant?". 

En voilà une bonne question!

A cette question, je n'ai qu'une réponse: le manque de temps. Les précédentes sessions tombaient toujours à des week-ends où j'avais un milliard de choses à faire, ou alors j'arrivais après la guerre ("oh tiens, inscrivons-nous pour le Week-End à Mille. Oh. C'est fini. Bon."). C'est quand même un challenge qui demande un certain investissement en terme de temps, il faut pouvoir avoir du temps devant soi et être sûr d'y consacrer au moins plusieurs heures, en fonction de son rythme de lecture. Donc je préférais attendre de trouver le bon moment et d'être sûre d'être disponible et motivée: si je participe, autant participer à fond!
Et là, cette session tombe vraiment au bon moment! Après quelques mois assez calmes en ce qui concerne la lecture, j'ai ce mois-ci un rythme de lecture assez rapide, et j'enchaîne les livres à tour de bras: j'ai toujours une petite baisse de régime en été, mais là mes envies de lecture sont reparties comme jamais. Mes chances d'arriver au bout des mille pages sont donc un peu plus importantes que si j'avais tenté ce challenge il y a quelques mois. 
En plus de ça, je voulais vraiment participer pour deux raisons: tout d'abord parce que je me suis retrouvée à suivre avec beaucoup d'intérêt les sessions précédentes, en suivant les progressions via Twitter ou Facebook de certains de mes camarades lecteurs. J'entrais en transe quand je voyais certains d'entre eux toucher au but, ou alors j'étais blasée avec ceux qui étaient déçus de ne pas avoir réussi. Bref, je vivais ça comme si j'y étais, donc tant qu'à faire, autant y être pour de bon, non?

Ma réaction en voyant les copains qui réussissent.


La deuxième raison est un peu plus "pratique": je me suis toujours posée la question de savoir quel est mon rythme de lecture. On m'a souvent dit que je lis vite, mais je trouve ça assez difficile de se rendre compte par soi-même de la vitesse à laquelle on lit. Je vais donc tenter de répondre à cette question ce week-end!

Mes prévisions lectures:
A présent, passons à la partie la plus excitante de cette phase "pré-Week-End": la sélection des livres que je compte lire! 
Au début, j'ai pas mal hésité: j'ai vu que certains choisissaient au dernier moment, d'autres prévoient à l'avance ce qu'ils veulent lire. Les stratégies varient d'une personne à l'autre, certains privilégient les gros pavés et d'autres préfèrent enchaîner plusieurs petits livres. Après hésitation, j'ai choisi de tenter cette seconde technique et de piocher dans ma petite PAL plusieurs livres assez courts. Ce choix me permet d'éviter un problème de taille, en ce qui me concerne: la lassitude. Lorsque je lis un gros livre en un laps de temps trop court, je me lasse plus vite que si je me laissais le temps de le lire. Voici donc les livres que j'ai décidé de lire ce week-end!

L'ordre des livres n'est pas encore décidé, je ferai ça au feeling le moment venu!

Les attaques de la boulangerie, d'Haruki Murakami: 64 pages.
Premier livre de ma sélection: Les attaques de la boulangerie, d'Haruki Murakami! J'ai choisi ce livre parce qu'Haruki Murakami est un auteur que je connais bien, j'apprécie son oeuvre en général et j'aime sa façon d'écrire. C'est un peu une valeur sûre pour moi! Je n'avais pas encore lu ce livre, qui est composé de deux nouvelles. Le petit bonus, c'est qu'elles sont illustrées: je n'ai pas pris de BD/comics/manga pour le week-end, mais je tenais à avoir quelque chose avec du dessin, histoire de voir autre chose que des lignes et des lettres ;). 

Douze contes vagabonds, de Gabriel Garcia Marquez: 157 pages. 
Pour continuer en beauté, j'ai décidé de tirer de ma PAL un livre qui y trainait depuis un petit moment! Il s'agit de Douze contes vagabonds, de Gabriel Garcia Marquez. J'avais reçu ce recueil de nouvelles lors d'un swap et je le gardais de côté pour "le bon moment". Si vous me suivez depuis un petit moment, vous savez que j'aime les recueils de nouvelles, j'en lis assez fréquemment et du coup celui-là me faisait envie depuis longtemps. J'attendais les vacances, et là c'est l'occasion rêvée de le sortir de la PAL! Le point positif: je pourrai faire des pauses régulièrement grâce à la courte longueur des nouvelles. Idéal dans un week-end chargé en lectures!

Le prédicateur, de Camilla Läckberg: 375 pages. 
A présent, voici un livre un peu plus imposant que ces prédécesseurs! Il s'agit du roman le Prédicateur, de Camilla Läckberg. J'avais prévu de lire ce livre en Août, car je me suis lancée dans la relecture de toute la saga de l'auteure suédoise autour de son héroïne Erica. Autant profiter du Week-End à Mille pour le faire! Je présenterai donc le livre sur le blog prochainement, et encore une fois j'ai tablé sur une valeur sûre, aimant énormément Camilla Läckberg.

Le voyage d'hiver, d'Amélie Nothomb: 130 pages.
Avant-dernier livre de cette sélection: un livre de la célèbre écrivaine Amélie Nothomb. Je suis une de ses grandes fans et j'ai encore décidé de jouer la carte de la valeur sûre en prenant un de ses livres, le Voyage d'Hiver. A priori, il y a de grandes chances que j'apprécie ce roman! En plus de ça, il est assez court et se lira assez vite. Je ne l'ai pas encore lu, donc ça me permettra de poursuivre ma découverte d'Amélie Nothomb!

La fille tatouée de Joyce Carol Oates: 373 pages.
Pour terminer, j'ai sélectionné un dernier roman, à peu près aussi long que celui de Camilla Läckberg. Il s'agit de La fille tatouée de Joyce Carol Oates. J'ai déjà présenté plusieurs fois cette auteure sur le blog: je l'ai découverte il y a environ deux ans et j'aime beaucoup son travail, même si certains livres me plaisent plus que d'autres. Celui-là m'intriguait depuis pas mal de temps et j'hésitais à le lire. Encore une fois, c'était l'occasion parfaite pour m'y mettre :). 

Tous ces livres combinés, nous arrivons à un total de 1099 pages! J'aurais pu arriver à moins en ôtant le livre de Haruki Murakami, mais je tenais vraiment à l'inclure dans cette sélection (en raison des illustrations). J'espère qu'elle vous plait :D


Mes espérances:
Pour finir cette présentation, parlons un peu de mes espérances pour ce Week-End!
Idéalement, j'aimerais venir à bout des 1000 pages, et aller même jusqu'à 1099, histoire de finir tous les livres de ma sélection. Ce serait vraiment super génial et je serais ravie de tenir le pari! J'ai mis toutes les chances de mon côté pour y arriver en choisissant des livres que je suis quasiment sûre d'aimer, et en prévoyant de dégager un maximum de temps ce week-end. Je pars en week-end en famille improvisé, donc j'aurais peut-être moins de temps que je le pensais, mais avec les trajet en voiture, peut-être que je rattraperai ce temps!
Afin de ne pas être trop déçue, j'ai décidé de me fixer quand même des paliers de réussite à base de David Tennant: 500 pages pour le Tennant de Bronze, 750 pages pour le Tennant d'Argent, et 1000 pages pour le Tennant d'Or!

Elle est chouette cette notation, non?


Si vous souhaitez découvrir quel sera le Tennant obtenu, et ce que j'ai pensé des différents livres lus au cours du week-end, je vous donne rendez-vous sur ma chaîne Youtube en début de semaine prochaine!

Et voilà, c'est tout pour aujourd'hui! J'espère que cet article un peu différent vous a plu, n'hésitez pas à me le faire savoir en commentaire! Si vous participez vous aussi au Week-End à Mille et que vous avez fait une sélection, laissez là aussi, je me ferais un plaisir d'aller la voir! Souhaitez moi bonne chance pour ce week-end, et portez vous bien ;)

AnGee Ersatz*



samedi 16 août 2014

La chronique de Psychic TV: Superman VS Predator, de David Michelinie et Alex Maleev.





Date de Première Parution : 2001
Publié par DC Comics
Auteur(s) : David Michelinie / Alex Maleev

En m'aventurant dans une boutique de comics traditionnelle, qui possède un tel choix que je me retrouve comme dans un cabinet de curiosités à chaque visite, quelques oeuvres ont retenu mon attention. Parmi elles, vous avez lu le titre, il y a Superman vs. Predator.
Alors autant les cross-over peuvent tourner très facilement dans le fan-service creux et sans saveur, autant certaines tentatives (et je parle là du principe de cross-over en général, tous médias et licences confondus) peuvent attirer ma curiosité. C'est assez aléatoire, mais ça donne surtout des situations assez cocasses.
Et, ayant développé un appétit progressif pour les univers kitsch, les situations improbables pour partant d'entrée avec un pitch qui nous fait dire « Bon ok, on sent que l'inspiration est venue après 3 verres », je me suis attelé à la lecture de ce comics en édition intégrale (je préfère obtenir les comics sous ce format là qu'en plusieurs petits tomes).

Présentons les personnages.
Vous connaissez sûrement Superman, le héros emblématique des comics DC, un natif de la planète Krypton qui fut envoyé alors qu'il était bébé sur Terre dans une capsule de détresse. Recueilli par des fermiers, il développa ses pouvoirs, fut élevé comme un humain, et se rend peu à peu compte de ses pouvoirs surhumains, dont il se servira pour protéger les citoyens de Metropolis. Le pitch est connu et loin d'être nouveau, et il est réutilisé ici.

En ce qui concerne le « Predator », surnom de la créature de la 20th Century Fox connue pour un film d'anthologie avec Schwarzy, ces extraterrestres, de la race des Yautja, sont caractérisés par une chasse aux « trophées » dans une culture très martiale et guerrière. Chaque mâle Yautja est un « chasseur », équipé d'armes combinées à une technologie avancée (camouflage optique, canon à l'épaule à visée automatique, masque à visions multiples...), et doit notamment, comme il nous est appris dans les films qui l'ont vu apparaître, prouver sa valeur en récupérant les crânes de ses victimes et/ou en chassant les Aliens (Le film Aliens vs. Predator suit l'histoire d'un groupe de Yautja venus tuer une Reine Alien sur Terre, par exemple).
Les « Predators » sont donc des tueurs assez redoutables ayant au final un rapport assez conflictuel avec l'Humain (ils n'hésitent pas à les tuer et faire exploser leurs installations pour laisser aucune trace des Yautja sur Terre) mais quelquefois, il nous a été montré que les Yautja sont assez neutres, voir légèrement coopératifs avec l'Humain.


Un Yautja sans son masque.


Et comment fusionner ces deux univers ? Prenez un pitch digne de Predator. Une Jungle, paumée loin de toute civilisation, où des scientifiques de Star Labs vont enquêter. Sur quoi ? Ils ne le savent pas trop, jusqu'à découvrir l'élément perturbateur : une sorte d'engin de secours amarré, recouverte par de la végétation, qui semble pas humain.
Pendant ce temps, Superman, qui vit sa vie de journaliste / super-héros avec Lois Lane, entend cette découverte et part enquêter. Il découvre le fameux appareil qu'il ouvre et explore, et commence à sentir ses pouvoirs faiblir. Kryptonite ? Non. Quelque chose d'inconnu qui l'affaiblit progressivement. De tout nouveau.

Les scientifiques et Superman sont retrouvés par des militaires, qui les emmènent dans une gigantesque montagne cachant un temple qui cache un labo, dirigé par un scientifique fou ayant trouvé ici une technologie extraterrestre dont il va se servir pour détruire toute tare génétique de l'humanité, leurs hôtes y compris, afin de purifier la race humaine.



Oui, je pouvais pas m'en empêcher.


Hélas pour nos chers humains, l'ouverture de la capsule a alerté un vaisseau Yautja, qui envoie un chasseur éliminer toute trace de leur technologie. Et ce dernier va se rendre compte que la chasse sera plus compliquée que prévu, avec notamment un surhomme qui pourrait constituer un trophée conséquent pour sa collection...

Sur un pitch qui semble totalement d'inspiration « Predator » (Jungle / Alien / Chasse à l'Homme), vient se greffer une histoire de savant fou, que seul le surhomme peut arrêter.
Avec son quota de sidekicks stéréotypés, de soldats porte-flingue, le comic nous narre l'espèce de cache cache que se livrent le Chasseur et Superman. Sans réellement s'affronter à mort, les deux têtes d'affiche mènent chacun leur quête, qui finiront par s'entrecroiser pour résulter en quelque chose que je vous laisse découvrir si vous êtes intéressé.
A ce propos, c'est justement ma surprise : J'ai eu l'impression de lire un comics Predator. Superman est à 10% tout le long du comic, il est affaibli, parfois inutile, et le vrai « surhumain » qui se dégage ici est le Predator, dangereux au possible, accomplissant son objectif sans grande résistance.
D'ailleurs, le final, qui est expédié un peu rapidement à mon goût, donne une solution un peu « facile » pour soigner Superman (vous savez, le truc qui vous fait dire « Comme par hasard ! »)


Par ailleurs, le style de dessin est très correct, comme vous pouvez le voir.






En gros ? Si vous n'avez pas peur des pitchs barrés, ce comic est à lire. Il se trouve que j'apprécie le personnage du Predator qui est aussi classe que dangereux (et celui de ce comic a un certain sadisme, aussi), et Superman est assez...humain. Car oui, il fallait bien que les deux soient sur un pied d'égalité, et je me doute bien qu'un Yautja ne ferait pas le poids contre Superman si ce dernier est à 100% de ses capacités.

Donc voilà. J'ai eu l'impression de lire un comics Predator. Le titre aguicheur me donnait envie de rire, et malgré l'aspect un peu prévisible du scénario, j'ai passé un bon moment. Mais c'est clairement pas quelque chose de culte : c'est le genre de comics qui vous fait rire sur le principe si vous êtes intéressé par les lectures au potentiel nanardesque (hors certains « ouvrages » de bit-lit et de littérature érotique qui sont à leur média ce que Uwe Boll est au cinéma) qui vous divertit le temps de sa lecture, et qui une fois fini, vous fait dire que les Cross-over, à défaut d'être géniaux ou une perte de temps...C'est tellement barré que c'est rafraîchissant et bien.

Psychic TV.

Si vous avez aimé...

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