lundi 30 juin 2014

Stanley Kubrick #3: Doctor Strangelove - Or how I learned to stop worrying and love the bomb (1964).



Bonjour à tous et à toutes!

J'espère que vous allez bien, mes amis livroscopiens et livroscopiennes! Je suis ravie de vous retrouver en ce dernier jour de Juin pour la dernière chronique du mois, et pour fêter ça je vous propose de nous accorder une petite pause cinéma avec le troisième numéro de notre rendez-vous autour de ce réalisateur si culte qu'est Stanley Kubrick. Après Spartacus et Lolita, nous allons aujourd'hui nous pencher sur l'un de ses films les plus connus, à savoir Docteur Folamour, ou Doctor Strangelove: or how I learned to stop worrying and love the bomb. Sorti en 1964, il traite du sujet de la Guerre Froide... Bonne lecture à tous :)

Stanley Kubrick sur le blog:
Depuis trois mois, Stanley Kubrick est devenu un personnage récurrent du blog (et d'ailleurs, j'en profite pour vous remercier de vos gentils commentaires sur les articles à ce sujet, ça me fait super plaisir de voir que ça vous plait!), et il va rester avec nous encore un petit moment avec nous. Je vous laisse donc juste en dessous le lien pour retrouver toutes les chroniques à son sujet, si vous voulez en savoir un peu plus sur lui et son travail!




La carrière de Kubrick: elle en est où?
Nous avions quitté Stanley Kubrick en 1962 avec le très polémique Lolita, adapté du roman éponyme de Vladimir Nabokov. Et c'est en 1964 que nous le retrouvons, avec un film toujours en noir et blanc mais d'un tout autre style: Doctor Strangelove. Nous sommes en pleine guerre froide, la menace nucléaire pèse depuis plusieurs années sur le monde entier, les relations Etats-Unis/Bloc de l'Est sont loin d'être amicales.
Kubrick, qui aime toucher à tous les sujets, a envie de se lancer dans un projet autour du nucléaire et de la guerre. C'est la découverte du livre Red Alert, de l'auteur britannique Peter George, qui le lancera définitivement dans la production de Doctor Strangelove, en partant d'un ton très sérieux pour arriver à quelque chose de plus drôle, teinté d'humour noir. Il fut décidé de tourner le film en Grande-Bretagne, tout comme Lolita auparavant (Stanley Kubrick, je vous le rappelle, avait une relation très particulière à ce pays), et par la suite il s'y installera définitivement. Aujourd'hui, Doctor Strangelove est considéré comme l'un des meilleurs films de Kubrick, et il lui faudra quelques années avant de proposer un autre projet, 2001: A Space Odyssey, dont nous parlerons le mois prochain!


Doctor Strangelove:
Quelques informations sur le film:



Comme je l'ai mentionné un peu plus haut, la production de Doctor Strangelove commença assez rapidement après la sortie de Lolita. Stanley Kubrick s'inspira de la guerre froide et du livre Red Alert de Peter George pour le scénario du film, qui fut tourné en noir et blanc. Il fut tourné en quelques mois près de Londres, dans un nombre assez restreint de décors. Le budget du film est inférieur à 2 millions de dollars, et fut un joli succès en salles en rapportant près de 10 millions. Doctor Strangelove fut nominé de multiples fois à de prestigieuses cérémonies, comme les Oscars ou les BAFTA. Aujourd'hui, il est considéré par beaucoup comme étant l'un des meilleurs films de tous les temps.
Au niveau du casting, on retrouve George C. Scott dans le rôle du général Turgidson, Sterling Hayden dans celui du brigadier Jack D. Ripper, mais surtout SURTOUT SURTOUT nous avons un Peter Sellers dans une forme olympique qui, après ses multiples rôles dans Lolita, nous revient avec une nouvelle performance multiple. Il interprète non seulement le rôle titre, mais aussi celui de Lionel Mandrake, un britannique, et celui du président américain Merkin Muffley.
Je vous laisse avec le trailer du film, histoire que vous puissiez voir d'un peu plus près ce que ça donne :).



Résumé:
Guerre froide. Jack D. Ripper, général américain, pète un boulon et décide d'envoyer des bombardiers sur l'URSS. Un acte qui pourrait causer des dommages irréversibles et lancer une guerre nucléaire sans précédent. Aussitôt, le président des Etats-Unis, Merkin Muffley, convoque un comité très spécial pour statuer sur la crise et tenter de l'empêcher. Dans la salle se trouve le Docteur Folamour (Strangelove en VO), un scientifique aux idées... bien particulières. En parallèle, nous suivons la progression des bombardiers, qui se rapprochent de leur cible...


Peter Sellers, on en parle?
Avec son ambiance de huis clos nucléaire, Doctor Strangelove compte un nombre assez réduit d'acteurs. Mais il y en a un sur qui tout repose, et ce "un" n'est pas Cristophe Lambert (petite référence à Highlander) mais Peter Sellers.
Déjà dans Lolita, Peter Sellers explosait l'écran par ses performances multiples. Si il n'était pas le personnage principal, il servait tout de même de fil rouge à l'intrigue, apparaissant furtivement de scène en scène, et interprétant plusieurs personnages. Qui d'autre pouvait alors interpréter les multiples personnages de Doctor Strangelove?
On le retrouve donc dans trois rôles différents, qui lui donnent l'occasion d'exploiter plusieurs facettes: à la fois physiquement et au niveau du caractère, les trois hommes qu'il interprète sont variés. On raconte même que pendant le tournage, une grande liberté d'improvisation était accordée à l'acteur, ce qui se ressent dans le film, où toute la folie des personnages semble exploser à l'écran!

Ce que j'ai pensé de ce film:
Depuis que j'ai commencé mon petit cycle autour de Stanley Kubrick, j'ai réalisé qu'à chaque début de mois, le film dont j'allais parler était soit l'un de mes films préférés du réalisateur ou l'un de mes films préférés du monde. Plus les mois avancent, plus cette impression se confirme. Autant vous dire que j'attendais avec impatience de m'attaquer à Doctor Strangelove, film que j'avais très envie de voir er de présenter sur le blog.

Je ne vais pas y aller par quatre chemins: ce film est (pour moi) un chef d'oeuvre, un incontournable absolu. J'aime absolument tout dans ce film, et faire la liste de ses qualités prendrait des heures. Je vais néanmoins essayer de résumer ma pensée de façon aussi cohérente que possible. L'intrigue est bien menée, elle se suit bien, et ne cesse de monter en tension avec les minutes qui défilent. Le film est assez court, en comparaison des précédents films de Kubrick présentés sur le blog (Lolita et Spartacus étaient tout deux assez longs, alors que là en 1h30 c'est plié), mais extrêmement dense, en particulier au niveau psychologique. 



On a un mélange de huis clos pesant, qui se ressent notamment dans les décors de la grande salle de réunion et l'utilisation du noir et blanc qui restreint la vue et donne un sentiment de confinement, et d'humour noir, mélange qui apporte ce ton si unique au film. J'ai vraiment adoré l'utilisation des décors, le noir et blanc, et également la musique qui colle parfaitement à l'ambiance. Le même film en couleurs ne serait pas aussi puissant, selon moi. En parlant du côté "humour", je sais que Doctor Strangelove devait se terminer par une scène de bataille de tartes à la crème mais elle a été coupée au montage: mais ça donne un bon aperçu de ce qu'est ce film!

Je me dois aussi de mentionner le travail des acteurs. Comme toujours chez Kubrick, on a du lourd, mais là Peter Sellers écrase tout. Je trouve que cet acteur a un talent juste hallucinant, je ne me lasse pas de ses performances, j'ai l'impression qu'il peut juste tout jouer. Pour moi, il sublime le film. Tout simplement. Je ne pourrais pas vous décrire avec justesse la qualité de son travail, le mieux est de tout simplement voir le film, pour vous en rendre compte par vous même. Evidemment les autres acteurs ne sont pas en reste! Mais il y a énormément de scènes mythiques dans ce film, et nombreuses le sont grâce à sa performance.

En bref, si vous aimez le noir et blanc, et ce genre d'histoires à ambiance si particulière, je vous conseille fortement de vous pencher sur Doctor Strangelove. Je ne vous cache pas que j'ai eu du mal à écrire cet article (d'abord pour des soucis des temps, je suis à la bourre ce mois aussi) de peur de ne pas arriver à vous présenter de façon aussi complète que possible ce film, et j'ai même tenter de soudoyer quelqu'un à l'aide d'un porte-clés David Suchet (mais ça n'a pas marché. Je ne comprends pas). J'espère donc avoir réussi à faire quelque chose de cohérent tout de même!

Et voilà, c'est tout pour le mois de Juin! J'espère que ce mois vous a plu, j'ai déjà hâte de vous présenter le planning de Juillet que j'ai tenté de faire aussi varié que possible, que ce soit pour la chaîne ou pour le blog. Le premier article de Juillet devrait arriver Mercredi, en attendant n'hésitez pas à me laisser vos avis en commentaire, je me fais toujours un plaisir de vous répondre! Faites attention à vous :)

AnGee Ersatz*



La chaîne Youtube.

dimanche 29 juin 2014

Allegiant (Divergent, tome 3) de Veronica Roth.



Bonjour à tous et à toutes!

J'espère que vous allez bien et que vous êtes prêts pour une nouvelle chronique! Après un premier article ce matin, je vous propose de nous retrouver une nouvelle fois pour parler littérature, avec au menu cette fois la conclusion d'une trilogie que j'ai démarrée il y a quelques mois et dont je suis plutôt fan, à savoir Divergent de Veronica Roth. Après avoir lu Divergent et Insurgent, j'ai décidé de me plonger dans le troisième et dernier tome de la saga, baptisé Allegiant. Je ne vous cache pas que j'appréhendais un peu de m'y mettre, car j'avais vu un peu partout que cette fin était très surprenante, mais quand il faut y aller, il faut y aller! Bonne lecture à tous et à toutes :D

Spoiler:
Attention! Si vous n'avez pas lu Divergent et Insurgent, cet article risque de contenir des spoilers! Je vais essayer de les éviter au maximum, mais je préfère prévenir que guérir...

Divergent et Veronica Roth sur le blog:



Si vous suivez le blog régulièrement, vous savez probablement que j'aime commencer mes articles par une petite présentation des auteurs. Néanmoins, dans le cas présent, il s'avère que j'ai déjà parlé plusieurs fois de Veronica Roth les mois précédents. Je vais donc éviter de me répéter, et à la place je vous laisse suivre le lien ci-dessous qui vous mènera vers les différents articles consacrés à Divergent (film et livres) si vous souhaitez en savoir plus!



Allegiant:
Résumé:
Les factionless ont renversé la ville et veulent établir, sous l'impulsion d'Evelyn, un nouveau système. Mais Tris, Four, et plusieurs de leurs amis sont opposés à cette initiative. Ils rencontrent les Allegiants, un groupe révolutionnaire qui refusent de se plier à la volonté d'Evelyn, et ils décident de les suivre dans leur décision de quitter la ville pour enfin découvrir ce qui se passe au-delà de la barrière...

Et ils y découvrent les personnes qui gèrent l'expérience du système des factions, pourquoi ce système a été mis en place, mais surtout ils en apprennent davantage sur la question des gènes, et certaines de ces découvertes auront de lourdes, lourdes conséquences. Retourneront-ils à Chicago? Le couple Four-Tris résistera t'il aux événements d'Allegiant? Quel avenir pour les personnages? Voilà le menu de ce dernier tome!

L'introduction d'un nouveau narrateur:
Comme c'est souvent le cas dans les romans Young Adult/dystopiques, Veronica Roth a pris le parti dès son premier roman de nous proposer une narration à la première personne, effectuée par Tris, l'héroïne. L'histoire nous était donc sans cesse racontée de son point de vue, avec son ressenti, ses expériences, ses décisions. Néanmoins, avec Allegiant, elle a décidé d'effectuer un petit changement, en nous présentant un second narrateur, en la personne de Tobias Eaton. Mieux connu sous le surnom de Four (ou Quatre, en Français. Mais Four ça pète plus la classe), il était jusqu'alors relégué à la place de personnage secondaire.



Veronica Roth elle-même avait annoncé ce changement avant la sortie du livre, en donnant plusieurs raisons à celui-ci: tout d'abord, elle a une tendresse particulière pour Four (auquel elle a aussi consacré plusieurs nouvelles, qui sortiront en recueil début Juillet: j'ai prévu de les chroniquer d'ici quelques semaines, donc si ça vous intéresse, vous êtes prévenus!). En plus de ça, elle a expliqué avoir eu beaucoup de difficultés à écrire l'histoire telle qu'elle le souhaitait en utilisant uniquement le point de vue de Tris. Utiliser Four comme narrateur s'est donc révélé être une nécessité. Pour le plus grand bonheur des fans de Four... ;)


Hors des murs:
Pour la première fois depuis le début de la trilogie, Veronica Roth fait sortir ses héros des frontières de Chicago. On ne savait que peu de choses sur ce qui se trouvait hors de la frontière de la ville: dans Divergent, les héros pensaient qu'il n'y avait que désolation et destruction, comme s'ils étaient les derniers survivants d'une terrible catastrophe. Ensuite, dans Insurgent, Tris découvrait la vérité: il y avait des gens dehors, des gens qui les attendaient et qui avaient besoin d'eux. L'étape suivante était donc logiquement de sortir hors de Chicago.

Ils en découvrent davantage sur les fameuses personnes qui les attendaient dehors, et sur le monde qui les entoure. Chicago s'avérait être l'une des nombreuses villes utilisées comme expérimentation à un projet plus ou moins scientifique, mais encore une fois la vérité va être difficile à découvrir! 

Hors les murs, Tris et Four vont devoir une nouvelle fois faire face à des moments très compliqués pour leur couple. Il est difficile de construire une relation saine et sereine dans un monde en perpétuelle destruction, qui change sans cesse, et où la violence est quotidienne. Néanmoins ce qui est intéressant, c'est (encore une fois) d'avoir non plus seulement le point de vue de Tris, mais aussi celui de Four, qui nous apporte une autre vision des événements...

Mon avis sur ce livre:
Bon. Je ne vais pas vous le cacher, j'étais pas hyper hyper motivée à l'idée de lire Allegiant. Alors ne vous méprenez pas: Divergent est bien une trilogie que j'adore, alors que je suis pourtant loin d'être attirée par ce genre d'histoire ou ce genre littéraire. Si je n'étais pas motivée, c'est surtout parce que de 1) je craignais la fin dont tout le monde semblait être traumatisée autour de moi, 2) je n'avais pas envie que ça s'arrête. Mais je ne pouvais pas laisser ce livre moisir pendant des années dans ma PAL, et je m'y suis mise! Le résultat? Et bien voilà, troisième tome, troisième coup de coeur pour cette trilogie.

Je vais en gros réitérer les commentaires que j'avais faits lors des précédents articles sur Divergent. Tout d'abord, l'intrigue est encore une fois bien ficelée: il se passe énormément de choses, Veronica Roth nous propose une histoire pleine de retournements de situation et de suspens. Je ne me suis pas ennuyée un instant, et j'ai dévoré le livre en deux jours, ne le lâchant qu'en de rares occasions! Je trouve que l'auteure arrive à bien relancer l'intrigue, grâce en proposant de nous emmener hors de Chicago, et je ne me suis pas lassée des aventures de Tris, Four, Christina et les autres.



J'étais ravie de retrouver mes personnages adorés, même si au début j'ai été assez surprise de découvrir Four en tant que narrateur. Je ne m'y attendais pas (après deux romans racontés uniquement du point de vue de Tris) et passé l'étonnement du début, j'ai trouvé que c'était une bonne idée: ça apporte un petit plus à l'histoire, et j'aurais au final aimé que les deux tomes précédents emploient aussi ce système de narration. Je trouve que ça permet à l'intrigue de se multiplier et de partir dans plus de directions, et en plus de ça on découvre Four d'un peu plus près, ce qui n'est pas pour me déplaire, car j'apprécie énormément ce personnage. Pour ce qui est des autres, pas de grand changement, même si j'ai trouvé les nouveaux personnages sympathiques dans l'ensemble.

 Le dénouement est... WOW. En ce qui me concerne, je l'ai trouvé inattendu! Je ne m'attendais pas du tout à ça dans un livre de ce genre, et je dois dire que Veronica Roth a réussi à me surprendre: elle a, selon moi, évité les écueils du genre, en proposant une fin plutôt badass et en évitant le triangle amoureux que je trouve surexploité en littérature ces dernières années. Je suis curieuse de voir si ces choix seront modifiés ou non pour les films, on a le temps de voir ;). En tout cas: j'ai pleuré!

Je suis donc impatiente de me plonger dans le recueil consacré à Four, histoire de voir ce que ça donne, et j'espère que Veronica Roth nous proposera des livres aussi intéressants dans le futur! :)

Et voilà, c'est tout pour cette chronique! J'espère que ça vous a plu, n'hésitez pas à me laisser un petit commentaire pour me le faire savoir! Je vous avoue être un peu triste d'avoir fini cette trilogie, mais il fallait bien que ça arrive! Je vous donne rendez-vous dès demain pour le dernier article du mois, qui sera consacré à Doctor Strangelove de Stanley Kubrick, en attendant faites attention à vous :)

AnGee Ersatz*



Le Visiteur du Futur - La Meute, épisode 1: Après l'heure, c'est plus l'heure!, de Slimane-Baptiste Berhoun.




Bonjour à tous et à toutes!

Comment allez-vous mes petits Livroscopiens? Et oui, me revoilà, après quelques jours de disparition. Alors rassurez-vous, il ne m'est rien arrivé de grave, j'étais simplement partie quelques jours en vacances chez ma super amie Clélia, et honnêtement, ça fait du bien de faire une petite pause car me revoilà au top de ma forme! Et pour fêter ça, quoi de mieux qu'un article? Aujourd'hui, nous allons partir à la découverte d'un livre un peu spécial, puisqu'il s'agit d'un roman tiré d'une websérie française dont la quatrième (et visiblement dernière) saison vient de s'achever: le Visiteur du Futur, série créée par François Descraques. Il y a quelques semaines, ce premier roman, écrit par Slimane-Baptiste Berhoun (que les fans connaissent pour son rôle d'Henry Castafolte), a été balancé gratuitement en numérique sur le site FrenchNerd, et en tant que fan du Visiteur, je ne pouvais pas passer à côté! Je vous souhaite donc une bonne lecture de cet article, en espérant qu'il vous plaise :D

Spoiler alert! Si vous n'avez pas vu les derniers épisodes de la série, je vous déconseille d'aller plus loin: je vais éviter au maximum d'en faire, mais il se peut que vous trouviez des spoilers ici et là... 


Le Visiteur du Futur, qu'est-ce que c'est?
Si vous suivez ce blog, vous savez peut-être que je suis une grande fan de webséries, notamment française. J'avais déjà parlé plusieurs fois de Noob (pour la Pierre des Âges et Neogicia), mais aujourd'hui nous allons parlé d'une autre websérie française très connue: le Visiteur du Futur!



Née en 2009, cette websérie est l'oeuvre de François Descraques, passionné depuis toujours par la réalisation. Les premiers épisodes sont réalisés avec les moyens du bord, et les personnages sont joués par des proches: Raph, le héros aux cheveux improbables est interprété par son frère Raphaël Descraques, et le Visiteur par un ami de longue date, Florent Dorin (qui, en plus d'avoir un putain de charisme, chante super bien). Avec le succès croissant de la série, les intrigues, les univers et le casting s'étoffent, tout en gardant le côté "bande de potes" des débuts. Citer tous les autres personnages prendrait des heures, mais on peut tout de même mentionner le docteur Henry Castafolte (Slimane-Baptiste Berhoun), Stella (Isabel Jeannin), Judith (Justine le Pottier), ou encore Mattéo (Mathieu Poggi). 
L'histoire de départ est la suivante: Raph, un jeune homme plutôt banal, reçoit la visite d'un type étrange, qui prétend venir du futur, et avec lequel il va tenter d'empêcher d'affreuses catastrophes pouvant entraîner la fin du monde d'arriver... 
Si vous ne connaissez pas encore cette fantastique websérie, je vous laisse ci-dessous le lien vers FrenchNerd et vers le site du Visiteur où vous trouverez les épisodes et d'autres informations sur la série.



Slimane-Baptiste Berhoun et ses lunettes d'auteur. 
Chaque année, avec le Visiteur du Futur, il y a toujours un petit suspens pour savoir si oui ou non il va y avoir une nouvelle saison. Et à la fin du dernier épisode de Néo Versailles, la saison 4, on apprend que le Visiteur se poursuivra, mais en roman! Mais qui se cache derrière ces romans? Slimane-Baptsite Berhoun et ses lunettes d'auteur.

Né en 1985, il travaille sur plusieurs projets audiovisuels et sur plusieurs séries, comme le Visiteur du Futur, où il interprète le docteur Castafolte (ainsi que sa version Belge), le Guichet, ou J'ai jamais su dire non (que je vous conseille un milliard de fois). Il est à la fois acteur, réalisateur, et ajoute une nouvelle corde à son arc avec l'écriture, grâce à ce premier épisode de la Meute...

Le Visiteur du Futur:
Le Visiteur arrive sur papier!
Il y a environ un an, je vous avais parlé sur le blog de la websérie Noob et du roman la Pierre des Âges, écrit par Fabien Fournier (créateur de la série). J'y avais présenté assez rapidement la notion de crossmédia et cette volonté d'exploiter un univers sur différents supports, et c'est un peu ce qu'on nous propose ici.
Il existait déjà une bande-dessinée, baptisée l'Elu des Dieux, qui proposait aux fans de découvrir une aventure du Visiteur du Futur se déroulant entre la saison un et la saison deux. Cette fois, on découvre le prolongement des événements de la saison quatre, Néo Versailles. Plusieurs romans sont déjà prévus, et ils seront publiés en numérique. Le deuxième épisode arrivera mi-juillet!


Episode 1: Après l'heure, c'est plus l'heure!
Résumé:



Raph, Henry et le Visiteur sont revenus de Néo Versailles, y laissant Stella, et plus déterminés que jamais à changer le cours des événements malgré l'opposition de plus en plus forte de la Brigade Temporelle. Après une nouvelle mission, Henry reçoit la visite d'un bien étrange personnage, portant le nom de Loup, qui a besoin de ses capacités hors du commun en technologie pour réparer une machine. Mais l'intérêt d'Henry est surtout éveillé par le fait que ce mystérieux Loup dit avoir connu le Visiteur dans son enfance... Le Visiteur a t'il dit toute la vérité sur son passé? Qu'en est-il de l'Autre Monde? Qu'est-ce qu'Henry va découvrir?


Malin comme un Renard...
Jusqu'à présent, dans les quatre saisons du Visiteur du Futur, nous avons pu en apprendre beaucoup sur les missions de Raph et ses amis, sur Raph lui-même, et aussi sur Henry. Mais si il y a bien un personnage qui est toujours nimbé d'une aura de mystère, c'est le Visiteur. On sait assez peu de choses de lui, et c'est justement ces zones de vide que l'on va nous faire découvrir dans les romans la Meute. 

Le Visiteur, c'est un personnage assez particulier. Extrêmement déterminé à accomplir sa mission, il est rusé, malin, et n'hésite pas à mentir ou à omettre certains détails pour parvenir à ses fins. Mais si il lui arrive de mentir, il reste néanmoins très attaché à ses compagnons de route sans lesquels rien ne serait possible. Son vrai prénom, Renard, fait toujours bien marrer, mais comme on le découvre ici il y a un sens derrière tout ça... Pour les fans, c'est l'occasion d'en apprendre plus sur ce héros très mystérieux!

Mon avis sur ce livre:
Depuis ma plus tendre enfance, j'ai toujours été passionnée par les voyages dans le temps. Que ce soit avec Doctor Who ou encore The Time-Machine, je ressens une vraie fascination pour les histoires de voyages temporels, dans le futur ou dans le passé. Et lorsque j'ai découvert, par l'intermédiaire d'un ami il y a environ deux ans et demi, trois ans, le Visiteur du Futur, autant vous dire que j'ai tout de suite adoré! Je suivais depuis les sorties d'épisodes et les news avec une ferveur quasi religieuse, et je n'ai donc pas hésité une seule seconde à me plonger dans la lecture de ce premier tome de la Meute lorsqu'il est sorti! Alors, bilan des courses? Et bien je dois dire que je suis plutôt très satisfaite par cette lecture!

Commençons par l'intrigue: nous reprenons là où Néo Versailles s'achevait, et nous retrouvons notre trio de beaux gosses en pleine mission pour empêcher une catastrophe du type guerre civile sur fond de match de foot, avant d'embrayer sur la partie "mystère" (plus du genre Scooby-Doo que du genre glace) concernant le Visiteur du Futur lui-même. Il se passe pas mal de choses, et honnêtement j'ai dévoré le livre d'une traite pendant mon voyage en train. Les pages s'enchaînaient toutes seules, un bon point! Et la perspective d'en découvrir plus sur le Visiteur est hyper excitante! On finit sur un petit cliffhanger des familles qui donne envie d'en savoir plus...



J'appréhendais un peu le passage de série en roman, mais au final je suis plutôt soulagée. J'ai retrouvé tout ce que j'aime dans la série, à savoir ce mélange d'humour, d'action, d'actions... Je me suis très bien imaginée sans aucun problème ce que l'histoire rendrait si elle avait été utilisée dans la websérie. J'ai également été très contente de bien retrouver le caractère des personnages, j'avais presque la voix des acteurs dans la tête en lisant les dialogues! Et j'ai aussi aimé que l'histoire se focalise du point de vue d'Henry, qui est mon personnage préféré du Visiteur du Futur (coeur sur toi, Henry). Bref, j'étais ravie!

Pour finir avec les bons points, parlons de notre auteur, Slim. On sent de façon ultra évidente qu'il connait à la perfection cet univers, et il parvient à nous raconter cette histoire avec conviction et avec beaucoup d'humour. Honnêtement, j'ai beaucoup rigolé avec ce livre, et je pense avoir un peu terrifiée ma voisine dans le train, qui se demandait pourquoi je riais comme une andouille. Il y a des allusions à la série, beaucoup de fraicheur, bref, Slim (oui, je l'appelle Slim, comme si je le connaissais personnellement. Laissez moi rêver, s'il vous plait) a une plume agréable, et j'étais frustrée de ne pas avoir la suite!

Je pense lire sans aucune hésitation la suite, qui sortira mi-juillet. Mon seul petit bémol, c'est que ce sera encore en format numérique, et personnellement j'ai vraiment beaucoup de mal à lire du numérique, je préfère la jouer Old School avec des pavés dans les mains. J'espère donc qu'il y aura peut-être une édition papier sous forme de recueil comprenant les différents épisodes de la Meute! En bref, si vous aimez le Visiteur, allez-y :)

Et voilà, c'est tout pour aujourd'hui! J'espère que cet article vous a plu, on se retrouve dès demain pour deux articles (et oui, je suis vraiment à la bourre ce mois-ci, j'avoue). En attendant, n'hésitez pas à me laisser vos avis en commentaire, je me ferai un plaisir de vous répondre! Prenez soin de vous, les lapins, et n'oubliez pas: jetez vos canettes dans les poubelles!

AnGee Ersatz*



samedi 21 juin 2014

LC: Autant en emporte le vent, de Margaret Mitchell (+ film de Victor Fleming).




Hello, hello, les Livroscopiens!

Comment allez-vous en cette fin de semaine? Bien j'espère! Je suis ravie de vous retrouver aujourd'hui pour une nouvelle chronique dans laquelle je vais vous présenter un livre que je voulais lire depuis des mois, que dis-je! Des années! Il s'agit d'un classique de la littérature américaine, dont l'adaptation cinématographie a contribué à le rendre encore plus culte. Je parle du ultra célèbre Autant en emporte le vent (ou, en VO, Gone With The Wind), écrit par Margaret Mitchell et publié en 1936. Après avoir longtemps hésité à me lancer dans la lecture de cet énorme pavé, j'ai finalement décidé de m'y mettre en participant à la lecture commune organisée par Tomisika via Livraddict. J'ai également décidé de visionner le film, réalisé par Victor Fleming en 1939 afin de voir ce que l'adaptation pouvait donner! Je vous souhaite une bonne lecture de cet article, en espérant qu'il vous plaise :)

Les autres avis de la Lecture Commune:
Comme je l'ai mentionné quelques lignes plus haut, cette chronique a été rédigée dans le cadre de la LC organisée par Tomisika. Et comme je suis du genre à penser que plusieurs avis valent mieux qu'un, je vous laisse ci-dessous le lien vers le sujet sur Livraddict, où vous pourrez retrouver les avis et chroniques des autres participants. Vous pourrez également retrouver le lien qui vous mènera à tous les articles rédigés lors de mes précédentes Lectures Communes :).



Qui est Margaret Mitchell?
Histoire de bien démarrer cet article, je vous propose de commencer par une petite présentation de notre auteure du jour, j'ai nommé Margaret Mitchell!

Née en 1900 à Atlanta, elle grandit dans une famille et un environnement profondément marqués par la guerre de Sécession qui traumatisa tous les Etats Unis. Sa ville natale tout comme les souvenirs de cette époque bercent son enfance et inspireront plus tard sa plume (une partie d'Autant en emporte le vent se déroule à Atlanta, et l'intrigue se déroule sur fond de guerre de Sécession).
C'est très tôt qu'elle se lance dans l'écriture, rédigeant son premier roman (jamais publié) alors qu'elle n'est âgée que de 16 ans. Elle devient ensuite journaliste, puis, en 1926, elle attaque l'écriture de son nouveau roman, qui lui demandera dix ans de travail. Ce roman, c'est Gone With The Wind (Autant en emporte le vent), pour lequel elle recevra le prestigieux prix Pulitzer. Elle meurt en 1949, des suites d'un accident de voiture.
De son vivant, Margaret Mitchell se maria deux fois: une première fois à Red Upshaw, un homme violent, puis à John Marsh. Elle n'eut aucun enfant.

Autant en emporte le vent:
Résumé:



1861, Géorgie. La guerre de Sécession gronde, des rumeurs grondent sur un potentiel conflit entre le Nord et le Sud. Scarlett O'Hara, fille d'un propriétaire terrien, a 16 ans, et elle est de loin la plus jolie fille à des kilomètres. Les garçons se l'arrachent et ne cessent de la courtiser. Une attention dont elle s'amuse, jusqu'au jour où elle apprend que le garçon dont elle est amoureuse, Ashley Wilkes, va en épouser une autre. Un déchirement, une trahison dont elle se venge en épousant le premier venu, Charles Hamilton, qui décède dans les premières semaines de la guerre. S'ensuit alors l'histoire de Scarlett, et de sa rencontre avec le très non conventionnel Rhett Butler, une histoire entre deux êtres qui détonnent en comparaison de la société de l'époque...


Scarlett O'Hara et Rhett Butler: un couple mythique.
Dans ce pavé qu'est Autant en emporte le vent, le lecteur peut découvrir tout un tas de personnages, mais les plus emblématiques et les plus importants sont évidemment Scarlett O'Hara et le moustachu Rhett Butler.
Scarlett est l'héroïne du roman, nous la suivons du début à la fin. Lorsque l'histoire commence, elle est âgée de 16ans, et dès les premières pages, on comprend qu'elle est d'une beauté sans pareille, et qu'elle a un talent indéniable pour séduire sans problème tout ceux qui l'entourent. Les garçons se l'arrachent pour danser aux bals et fêtes avec elle, et lui font des déclarations d'amour enflammées. Mais Scarlett, loin d'être stupide, se rend bien compte de l'attraction qu'elle exerce sur les garçons et n'hésite pas à s'en servir si besoin. En plus de ça, elle parvient aussi à manipuler sa famille et les femmes, et personne (à l'exception de Rhett) ne semble vraiment comprendre ses véritables intentions. Elle peut parfois paraître cruelle, mais fait cependant parfois preuve d'un grand dévouement envers ceux qu'elle aime.
Rhett Butler, quant à lui, partage quelques points communs avec Scarlett. Tout d'abord, il est également décrit comme très beau, avec un physique assez particulier (grâce à sa moustache), et se montre aussi terriblement séducteur. Il est nimbé d'un certain mystère, est à la fois un mauvais garçon et appelé "un gentleman" par certains. C'est un peu un chenapan doublé d'un séducteur!

La question des conventions:
L'histoire se déroule à la deuxième moitié du 19ème siècle aux Etats-Unis, dans une société très codifiée. J'en avais déjà un peu parlé il y a longtemps lorsque j'avais présenté le roman The Age Of Innocence d'Edith Wharton: dans ce livre, on pouvait se rendre compte des pressions exercées sur les femmes pour qu'elles se comportent de telle manière, pour qu'elles s'habillent de telle façon... Les conventions sont très importantes!



Et c'est également le cas dans Autant en emporte le vent. En effet, Scarlett doit souvent faire face aux critiques, venant en particulier des femmes de son entourage. Au début du roman, sa capacité à être sans cesse entourée de tous les jeunes hommes est à la fois jalousée et décriée: on lui reproche d'être égoïste en piquant les prétendants des autres, et d'être une femme légère. Plus tard, après la perte de son premier mari, Charles, on ne manque pas de lui faire remarquer que son comportement ne sied pas toujours au deuil qu'elle est supposée vivre. Elle ne satisfait pas de ce qu'on attend d'elle, et n'hésite pas à aller à contrecourant lorsqu'elle le doit (notamment pour sauver la propriété familiale). Il y a énormément de codes, notamment vestimentaires, auxquels elle doit se plier...
Mais Scarlett n'est pas la seule à être sujette aux médisances et aux réactions choquées de la bonne société du Sud. C'est également le cas de Rhett Butler, en particulier au début du roman. Partout où il va, les gens se rattrapent pour chuchoter des rumeurs sur son compte. On raconte qu'il a déshonoré une jeune fille, que sa famille le rejette... Bref, que ce n'est pas une personne très fréquentable!
Tout cela donne un aperçu de la rigidité de la société de l'époque qui, même si elle se veut différente, reproduit en quelque sorte ce qu'elle critiquait dans les sociétés européennes codifiées par l'étiquette.



La guerre de Sécession en toile de fond:
Pour finir, je tenais à mentionner un élément très important de l'intrigue, et sur lequel il est difficile de faire l'impasse avec ce livre: il s'agit de la période historique choisie par l'auteure, à savoir l'époque de la guerre de Sécession.
Pendant presque quatre ans, de 1861 à 1865, les Etats-Unis furent déchirés en deux par une guerre sans précédent: elle opposa les états du Nord (appelés l'Union) aux états du Sud (la Confédération), autour de la question de l'abolition. En effet, l'Union, emmenée par le célèbre Abraham Lincoln, prône l'abolition de l'esclavage, abolition auquel les états du Sud sont opposés. C'est là qu'on trouve les plus grandes plantations de coton, les plus grandes concentrations d'esclaves. Sans esclaves, les propriétaires terriens perdront leur force de travail et leur source de revenus, bref leur pouvoir.
Margaret Mitchell a grandit dans une famille sudiste, et a baigné toute sa vie dans les souvenirs encore très frais de la guerre de Sécession. Dans le roman, nous assistons à l'éclatement de la guerre, au mélange si particulier de fierté, de peur et de joie qui rythme les combats, les pertes et les victoires. Mais nous y assistons surtout du côté de Scarlett, des personnes qui ne sont pas directement sur le front: bal de charité, blessés à soigner, bref, il y a du pain sur la planche!

Mon avis sur le livre:
Depuis que j'ai appris à lire, j'ai essayé de m'intéresser un peu à tous les genres, tous les styles, bref, j'ai essayé de découvrir autant de choses que possible. Mais si il y a bien un truc dans lequel je pense avoir des lacunes, c'est la littérature américaine. Cependant, j'ai décidé de me pencher un peu plus dessus et de commencer par ce qu'on peut appeler les monuments de la littérature américaine. Et après plusieurs mois à lui tourner autour en hésitant, je me suis enfin plongée dans Autant en emporte le vent, que j'avais hâte de découvrir! Alors, qu'est-ce que j'en ai pensé au final? Et bien j'ai plutôt bien aimé ce livre, même si ce n'est pas un coup de coeur. Et comme j'ai du bon et du moins bon dans chaque point, j'ai eu un peu de mal à organiser ma pensée.

Commençons par l'intrigue. Honnêtement, je ne savais pas du tout à quoi m'attendre: je ne savais pas grand chose sur le livre, si ce n'est les noms des personnages principaux et le fait que l'intrigue se déroulait pendant la guerre de Sécession. On peut distinguer deux aspects principaux. Tout d'abord, l'histoire de Scarlett et de Rhett et, en parallèle et en lien, celle du Sud ravagée par la guerre. Personnellement, j'ai plutôt bien aimé suivre la vie de Scarlett, son évolution et l'évolution de sa relation avec Rhett. C'est ce qui me tenait accrochée au fil des pages! En revanche, j'ai eu plus de mal avec les passages consacrés à la guerre: je l'ai expliqué dans une de mes récentes vidéos, consacrée à la Guerre et la Paix de Tolstoï, mais j'ai un peu du mal avec les récits de guerre. En plus de ça, il se trouve que j'ai déjà étudié en long en large et en travers la guerre de Sécession pour mes cours, du coup je me suis retrouvée à sauter parfois quelques pages. J'ai tout de même apprécié le fait qu'on se focalise sur la vie des personnes qui attendent les soldats.

En ce qui concerne les personnages, mon appréciation est plutôt positive. Au départ, j'ai eu vraiment du mal à aimer à Scarlett, que je trouve superficielle et prétentieuse. Puis, j'ai appris à faire avec ce caractère un peu particulier, plein de passion, parce qu'on découvre qu'elle a aussi un bon fond, et qu'elle est moins agaçante qu'elle ne l'est à première vue. Mais mon petit chouchou, c'est Rhett Butler. J'aime beaucoup sa façon de parler, d'agir, ses répliques me font souvent rire. J'ai particulièrement aimé les rapports qu'il a avec Scarlett, et ils se sont bien trouvés! J'avais un peu peur de tomber sur une histoire d'amour un peu niaise, mais au final Margaret Mitchell arrive à contourner l'obstacle en nous proposant une histoire un peu plus complexe.

Puisqu'on parle de Margaret Mitchell, parlons du style! Personnellement, je n'ai rien à redire à ce niveau, je l'ai trouvé fluide et agréable, même si la traduction que j'avais était un poil vieillotte (mais rien de grave).

En bref, si vous n'avez pas peur des pavés et que ce livre vous tente, n'hésitez pas à le tenter!

Quelques mots sur le film:
En raison de la popularité du livre (popularité à laquelle le prix Pulitzer a apporté un plus), il fut rapidement question de le transposer au cinéma. Le film arriva donc en 1939, sous le titre de Gone With The Wind.



Le film est l'oeuvre du réalisateur Victor Fleming, connu pour son travail sur l'Île au Trésor, le Magicien d'Oz, ou encore Docteur Jekyll et Mister Hyde. Le film coûta un peu moins de 4 millions et, en dépit de sa longue durée (3h30. J'ai l'impression qu'entre le Hamlet de Kenneth Branagh et ce film, je ne vous présente que des trucs pour lesquels il faut prendre une semaine de vacances pour arriver au bout), il fut un énorme succès, rapportant presque 400 millions de dollars.
Au niveau du casting, on retrouve dans le rôle de Scarlett O'Hara la superbe Vivian Leigh, qui s'illustra notamment dans Un Tramway Nommé Désir, et dont la carrière fut rythmée par les récompenses. Rhett Butler est quant à lui joué par l'immense Clark Gable (je vous ai déjà dit que je voue un culte sans limite à Clark Gable? Non? Et bien voilà. J'adore Clark Gable depuis que je l'ai vu dans The Misfits, un incroyable film). Leslie Howard interprète Ashley Wilkes, Olivia de Havilland joue Mélanie, et Hattie McDaniel campe le rôle de Mamma, un personnage avec un sacré caractère!

Ce que j'ai pensé du film:
Histoire de vraiment vous proposer un article aussi complet que possible, j'ai décidé de regarder le film de Victor Fleming, que je connaissais seulement de réputation. J'étais assez curieuse de voir ce que ça allait donner, et au final je dois dire que j'ai passé un bon moment devant ce film!



Tout d'abord, en ce qui concerne l'histoire, je trouve qu'elle a été plutôt bien respectée dans son ensemble. Quelques éléments ont été modifiés, simplifiés ou ôtés, en raison de la densité du roman original (par exemple, le fils que Scarlett et Charles ont au début du livre est ici absent), mais on retrouve quand même bien l'ensemble de l'intrigue et ses différents aspects. Même si le film est un peu long et que j'ai dû le regarder en plusieurs fois (je ne suis pas arrivée à dégager 3h30 d'un coup), on ne s'ennuie pas et il se passe vraiment beaucoup de choses!
Les acteurs sont parfaits et très hollywoodiens! C'est pour moi le petit plus du film. Clark Gable est vraiment top, ultra séducteur, et j'ai trouvé Vivian Leigh très convaincante dans le rôle de Scarlett. Les rôles secondaires sont aussi très bons, je n'ai rien à dire ça ce sujet! 
Ensuite, en ce qui concerne la réalisation et le film en lui même, j'ai aimé la façon de filmer, il y a de très jolis scènes, et encore une fois il y a un vrai côté hollywoodien comme on en fait plus. J'ai eu un coup de coeur en particulier pour la musique que j'adore et aime écouter!
Si ce genre de films vous plait, foncez sans hésitation :D

Et voilà, c'est tout pour aujourd'hui! J'espère que cet article vous a plu, on se retrouve d'ici quelques jours pour un nouvel article qui portera sur le troisième et dernier tome de la saga Divergent. En attendant, n'hésitez pas à me laisser vos avis et suggestions en commentaire! Prenez soin de vous et à très vite, 

AnGee Ersatz*




mercredi 18 juin 2014

Pretty Little Liars #10: Wanted, de Sara Shepard.




Bonjour à vous, mes amis lecteurs et mes amies lectrices :)

J'espère que vous allez bien et que vous êtes prêts pour une nouvelle chronique! Après le froid meurtrier de la Suède de Camilla Läckberg, je vous propose de partir vers une ville que nous connaissons désormais très bien sur le blog, à savoir Rosewood! Depuis un an, je vous emmène là-bas pour découvrir les différentes aventures des héroïnes de Pretty Little Liars, création de Sara Shepard devenue depuis plusieurs années une série à succès (la cinquième saison a démarré il y a tout juste quelques semaines, et on sait déjà qu'elle a été prolongée pour deux saisons supplémentaires). Après Heartless en Avril dernier, nous allons aujourd'hui nous pencher sur la suite, Wanted, lue il y a quelques semaines. Bonne lecture à tous :)

Attention: cet article peut contenir des spoilers sur les tomes précédents et sur la série! Donc si vous n'êtes pas à jour, passez votre chemin!

Pretty Little Liars sur le blog:
Entre les chroniques des romans et les articles dédiés à la série, j'ai plusieurs fois présenté des choses liées à Pretty Little Liars sur le blog. Je vous laisse donc ci-dessous le lien pour découvrir ces précédentes chroniques si vous le souhaitez! Vous y trouverez mon avis sur les tomes précédents ainsi que informations sur la série!



Ce qui s'est passé au tome précédent:
Commençons, si vous le voulez bien, par un bref rappel de ce qui s'est passé dans le tome précédent, baptisé Heartless!
Spencer, tout d'abord, s'est enfin rapprochée de sa famille. Les Hastings semblent être prêts à aller de l'avant! Jusqu'au moment où Spencer découvre que son père a entretenu pendant des années une relation extra-conjugale avec Jessica DiLaurentis, et qu'Alison et Jason sont en réalité ses demi-frère et demie-soeur. Une nouvelle que la mère de Spencer est loin d'accepter...
Hanna, quant à elle, a été envoyée par son père à la Preserve, une sorte d'hôpital psychiatrique haut de gamme pour les adolescents difficiles. Elle pensait avoir trouvé une nouvelle meilleure amie en la personne d'Iris, mais elle se fait une nouvelle fois trahir. Jamais la situation n'a été plus dure pour elle!
Aria s'est rapprochée de son ancien coup de coeur, Noel Kahn, qui partage son intérêt pour le surnaturel. Ensemble, ils tentent de communiquer avec l'au-delà, et Aria apprend que la personne qui a tué Ali n'est autre qu'Ali elle-même. Une réponse énigmatique qu'elle va chercher à comprendre.
Pour finir, Emily a dû en ce qui la concerne partir dans une communauté Hamish, sur les ordres de A, afin d'enquêter sur une autre disparition inquiétante, qui lie davantage Darren Wilden au meurtre d'Alison...
Le roman se terminait sur l'arrestation inattendue de Billy Ross, un ouvrier accusé d'avoir assassiné l'amie de nos quatre héroïnes.


Wanted:
Résumé:



Rosewood est SOUS LE CHOC. Une nouvelle fois, un suspect dans l'affaire Alison DiLaurentis a été arrêté. Mais ce retournement de situation est loin d'être le dernier: en effet, la famille DiLaurentis, qui se cache dans le silence et loin des journalistes depuis des années, vient d'organiser une conférence de presse pour dévoiler au grand jour l'existence de Courtney, la soeur jumelle d'Alison, dont les soucis psychiatriques l'avaient tenue éloignée de Rosewood. 
Chacune des héroïnes doit affronter de nouvelles épreuves: Spencer découvre des preuves accablantes envers sa soeur, Melissa, qui pourrait être liée au meurtre d'Alison; Aria s'apprête à accueillir le bébé de son père et de Meredith, sa belle soeur; Hanna est une nouvelle fois confrontée à la moquerie et préfère rompre avec Mike, dans une tentative désespérée de rester cool; et Emily retrouve en Courtney les sentiments qui l'animaient envers Alison. Et ce n'est peut-être pas pour rien: en effet, Courtney n'est pas forcément celle que l'on croit...
Qui était vraiment Alison? Qui est vraiment Courney? Quelles épreuves attendent les héroïnes? Voilà le programme de Wanted.


La famille DiLaurentis dans la série.
Un secret de famille dévoilé au grand jour!
Dans Pretty Little Liars, si il y a bien un point qui unisse toutes nos héroïnes, c'est le secret de famille. Tour à tour, elles doivent faire face à un lourd secret qui a le potentiel de détruire leur famille. 
Hanna n'a pas vraiment de secret de ce genre, même si la plupart de ses problèmes dérive de ses relations familiales avec sa mère, et plus particulièrement avec son père et sa nouvelle belle-famille. Elle est tombée dans la boulimie et l'anorexie, un secret qu'elle ne veut surtout pas voir dévoilé au grand jour.
Emily, dans son cas, est directement concernée puisque c'est son homosexualité qui pose problème. Sa famille est très croyante, très chrétienne, et une telle nouvelle bouleverse tout le monde, en particulier sa mère. Dans les tomes passés, Emily s'est battue pour se faire accepter par sa propre famille et pour parvenir à trouver un certain équilibre.
Le secret de famille d'Aria est une nouvelle fois de plus lié à ses parents. Avant de partir pour l'Europe, elle avait découvert avec Alison que son père avait une maîtresse, une étudiante bien plus jeune que lui du nom de Meredith. Aria a gardé pour elle ce secret pendant des mois et des mois, de peur de voir éclater le couple formé par ses parents, avant que A ne se charge de le faire pour elle. 
Enfin, dans la famille Hastings, ce ne sont pas les secrets qui manquent! Entre les relations extra-conjugales du père et l'histoire de la mère porteuse, Spencer ne cesse jamais d'en apprendre chaque fois davantage sur sa famille.
Cette fois, Sara Shepard décide de dévoiler le secret d'une autre famille: les DiLaurentis! On savait au final assez peu de choses sur eux, et ils ont toujours paru plutôt mystérieux. Les parents étaient quasiment absents des tomes précédents, et nous avions surtout affaire, mais sans plus, à Jason, le frère ainé d'Alison. Et voilà qu'on nous lâche une bombe: Alison avait une soeur jumelle, Courtney, dont personne, mais alors PERSONNE ne soupçonnait l'existence, pas même les quatre meilleures amies d'Alison. Tout Rosewood découvre du jour au lendemain cette demoiselle, dont l'arrivée bouleverse tout le monde et surtout nos héroïnes, qui se retrouvent alors confrontées à des fantômes du passé...

Qui a tué Alison?
L'autre grande question de la saga que l'on retrouve de façon appuyée dans Wanted, c'est la question de découvrir ce qui est arrivé à Alison. Et surtout de découvrir qui se cache derrière cette mort affreuse! 



Au cours des tomes, plusieurs personnes ont déjà été accusées du meurtre, et les filles n'ont cessé d'être dirigées vers tout un tas de pistes, plus ou moins sérieuses et plus ou moins étonnantes. L'une des plus importantes concernait Ian Thomas, le petit ami de Melissa, qui avait eu quelques années auparavant une aventure avec Alison. La police tout comme nos héroïnes alternent entre conviction qu'il se cache derrière tout ça et doutes. Mais les filles suspectent aussi Melissa elle-même, qui aurait pu agir à cause de la jalousie; Spencer est un temps persuadée d'avoir assassinée Alison sous l'influence de ses médicaments, et là, nous voilà avec un nouveau suspect, Billy Ross, un ouvrier inconnu qui se retrouve accablé sous les preuves contre lui...

Le rapport avec la série:
Avant de vous donner mon avis, je tenais à faire, comme souvent dans les articles Pretty Little Liars, un petit parallèle avec la série. 
Comme je l'ai déjà mentionné plusieurs fois dans les articles précédents sur la saga, la série se distingue de plus en plus des livres en prenant un chemin assez différent et en exploitant des pistes et des thématiques que les romans écartaient: on peut par exemple mentionner le fait que Mona, contrairement à la Mona des romans, est toujours en vie et se montre toujours très louche; ou encore Ezra, complètement disparu des romans mais qui est pourtant l'un des moteurs de la saison 4. 
Les événements de Wanted n'ont pour l'instant pas encore été exploités dans la série: la fameuse thèse des jumeaux (qui sont parmi les préférées des fans, à en croire les commentaires sur les réseaux sociaux et les sites dédiés à PLL), n'a toujours pas fait son apparition, même si la saison 5 pourrait peut-être jouer cette carte à un moment. D'un point de vue général, la série se focalise en fait davantage sur les relations amoureuses et sur les héroïnes en elles-mêmes, alors que les romans développent plus (selon moi) les liens familiaux des Liars.

Mon avis sur ce livre:
Après mon avis un peu mitigé sur Ali's Pretty Little Secrets et celui beaucoup plus enthousiaste sur Heartless (que je considère comme mon préféré dans la saga), j'attendais avec impatience le moment de me plonger dans la suite des aventures d'Aria, Spencer, Emily et Hanna. A peine avais-je acheté Wanted que je n'ai pas hésité, et je me suis empressée de le lire! Le résultat: et bien je dois dire que j'ai une nouvelle fois beaucoup aimé ce tome de Pretty Little Liars, même si quelques petits éléments me gênent un peu et font que je l'ai moins apprécié que son prédécesseur.

Lucy Hale, Troian Bellisario, Sasha Pieterse, Ashley Benson et Shay Mitchell, les actrices de la série.

Commençons par l'intrigue. Et là, je dois dire que Sara Shepard fait fort! Après quelques tomes qui tournaient quand même un peu en rond malgré des fins à suspens alléchantes, elle nous balance dès le début un énorme retournement de situation en nous révélant l'existence de la jumelle d'Alison. En ce qui me concerne, ayant lu Ali's Pretty Little Secrets, j'en avais connaissance, mais j'ai tout de même trouvé le début de Wanted très fort et très réussi: ça donne envie de lire la suite! Je trouve que ça apporte un nouveau souffle à la saga et que ça réintroduit une tension qui s'était un peu évanouie précédemment. 

Il se passe pas mal de choses dans ce roman, si bien qu'il est difficile de s'ennuyer! Personnellement, j'ai toujours tendance à lire rapidement les livres Pretty Little Liars, d'une part parce qu'ils sont courts et d'un style agréable, et d'autre part parce que j'ai tendance à être captivée. C'était encore une fois le cas, j'ai mis seulement deux jours pour le dévorer, tellement je voulais savoir ce qui allait se passer! La fin encore une fois est pleine de suspens, et j'ai très envie d'avoir la suite entre les mains! Seul bémol concernant l'intrigue: j'aurais aimé que Sara Shepard l'étende davantage, quitte à l'étaler sur deux romans. Dans les tomes précédents, certains thèmes étaient utilisés pendant plusieurs romans, alors que là tout est expédié un peu trop rapidement à mon goût. Dommage :/

Du coup, l'introduction de ce nouveau personnage qu'est Courtney permet de développer de nouvelles relations entre les héroïnes et avec elle. Personnellement j'ai plutôt bien aimé Courtney, qui est assez mystérieuse et séductrice: elle sait manipuler son monde! En ce qui concerne les autres personnages, là aussi je suis un peu mitigée. J'ai bien aimé ce qui se passe pour Emily et son évolution, le fait qu'elle soit confrontée à son passé amoureux (et pourtant, vous le savez sûrement, Emily est le personnage avec lequel j'ai le plus de mal). Spencer et Aria sont aussi fidèles à elles-mêmes, pas de surprises que ce soit dans le bon ou le mauvais sens. Par contre, celle qui me déçoit, c'est Hanna: alors elle, elle tourne vraiment en rond! J'ai l'impression qu'elle n'apprend rien de ses erreurs, et que chaque tome est un éternel recommencement. Son obsession pour la popularité devient limite ridicule, et elle n'évolue pas vraiment, puisqu'elle se retrouve sans cesse au même point. Hanna est un personnage que j'adore d'habitude, mais là j'étais juste énervée en lisant ses passages: j'avais envie de la baffer parfois!

J'espère donc qu'elle évoluera un peu différemment dans les tomes suivants! En tout cas, je reste toujours sur une impression très positive de cette saga, que j'apprécie tout particulièrement. J'ai hâte de me plonger dans la saison cinq et dans la suite, et en tout cas je vous tiens au courant!

Et voilà, c'est tout pour aujourd'hui! J'espère que cet article vous a plu, n'hésitez pas à me laisser vos impressions en commentaire! Le prochain article arrive d'ici quelques jours et portera sur un classique de la littérature américaine, lu en Lecture Commune, à savoir Autant en Emporte le Vent!En attendant prenez soin de vous, et à très vite :)

AnGee Ersatz*







dimanche 15 juin 2014

Lecture Commune: La Princesse des Glaces de Camilla Läckberg.



Bonjour à tous et à toutes!

Aujourd'hui c'est dimanche (les 3615 Usul me manquent. Vraiment), et j'espère que vous allez bien! Je suis ravie de vous retrouver sur le Livroscope pour une nouvelle chronique, et comme je sais que vous êtes nombreux à mourir de chaud en ce moment, j'ai décidé de vous emmener avec moi à la découverte d'un livre dont le titre et le lieu d'action nous rafraichiront: il s'agit de la Princesse des Glaces, de l'auteure suédoise à succès Camilla Läckberg! Grande fan de cette auteure, j'ai pu la rencontrer en Avril dernier (et je ne m'en suis pas encore remise) lors de la dernière édition des Quais du Polar à Lyon. J'ai alors décidé de lancer une Lecture Commune via le site Livraddict pour faire découvrir les différents tomes de sa saga autour des personnages Erica Falck et Patrick Hedström, et nous allons commencer aujourd'hui par le premier tome, la Princesse des Glaces, que je suis impatiente de vous présenter! Bonne lecture à tous :)

Les autres chroniques de la LC:
Si vous souhaitez découvrir d'autres avis que le mien, vous inscrire à la LC pour le tome 2 de la saga ou simplement avoir un peu plus d'informations sur la LC, je vous conseille de suivre le lien ci-dessous qui vous mènera au topic sur Livraddict :D


Qui est Camilla Läckberg?
Commençons, si vous le voulez bien, par une petite présentation de notre vedette du jour, j'ai nommé Camilla Läckberg!

Née en 1974 à Fjällbacka (j'ai mis au moins... 30mn à taper et vérifier que je n'avais pas fait d'erreur), elle a toujours été de son propre aveu passionnée par l'écriture et surtout par les crimes sur lesquels elle fait beaucoup de recherches. Néanmoins, elle se dirige d'abord vers l'économie, avant de revenir à ses premiers amours: en 2003, son premier roman La Princesse des Glaces (Isprinsessan, en VO: il faut que je bosse mon suédois, sérieusement) est publié et devient rapidement un véritable succès de librairie. Elle devient alors une superstar de la littérature et se montre prolifique: la série Erica Falck compte déjà huit romans, ainsi que deux spin-off (consacrés au personnage de Martin Molin), et elle a aussi publié des livres de cuisine et une série pour enfants. Elle est aussi maman de trois enfants, dont le dernier, Charlie, lui a inspiré la série Super-Charlie.

Si vous avez envie d'en savoir plus sur elle, je vous conseille d'aller visiter son site internet, mais aussi de regarder cette petite interview réalisée lors des Quais du Polar, et très enrichissante!


La Princesse des Glaces:
Résumé:



Fjällbacka est une petite ville paisible de Suède, où jamais rien ne se passe. Jusqu'au jour où la belle Alexandra Wijkner est retrouvée, dans sa baignoire, les poignets tailladés, et recouverte de glace. Le suicide semble plus qu'évident. Mais Erica Falck, son amie d'enfance devenue auteure, se rend compte en faisant des recherches pour écrire une chronique mortuaire sur la défunte, que cette théorie ne tient pas debout. C'est aussi ce que découvrent les policiers chargés de l'enquête, notamment Patrick Hedström. Ce dernier est amoureux d'Erica depuis toujours, et l'enquête sera peut-être le moyen de se rapprocher d'elle... Mais qui a bien pu commettre un tel crime? Et que cachait Alex? 



Une mort surprenante... sur fond de retrouvailles qui font plaisir!
Avec ce premier roman, Camilla Läckberg a décidé de marquer les esprits et nous offre dès les premières pages la description du corps de Alexandra Wijkner, la "victime" du roman. Et le moins que l'on puisse dire, c'est que sa mort est on ne peut plus surprenante! 

En effet, Alexandra Wijkner est retrouvée dans sa baignoire, visiblement décédée d'une hémorragie comme en témoignent les traces de coupures sur ses bras. Mais ce qui est le plus spectaculaire (et c'est ce qui donne son titre au roman), c'est qu'en raison de la basse température de sa maison causée par un problème de chaudière, l'eau de la baignoire a gelé et la victime se retrouve donc recouverte d'une couche de glace, qui l'immortalise telle une statue à la fois belle et effrayante. 

L'autre grand événement du roman est quant à lui beaucoup plus joyeux. En effet, dans la Princesse des Glaces, Camilla Läckberg nous propose de découvrir le début d'histoire d'amour entre nos deux héros, Erica Falck et Patrick Hedström. Ils se connaissent depuis l'enfance, et Patrick a toujours eu un faible pour la jeune femme. La vie les a néanmoins séparés: Patrick est devenu policier à Fjällbacka, s'est marié, tandis qu'Erica a déménagé et a commencé sa carrière en tant qu'auteure. Mais suite au décès de ses parents, là voilà de retour dans la ville de son enfance, et Patrick vient de divorcer. Et voilà qu'un meurtre vient les réunir... 

Les autres grands thèmes du livre:
Si on se focalise principalement sur un meurtre et sur une histoire amoureuse, la Princesse des Glaces propose de découvrir d'autres thématiques. 

Tout d'abord, la question de la perte est très importante dans le roman. Erica et sa soeur viennent en effet de perdre leurs parents, ce qui a causé le retour de la première dans la maison de son enfance. On retrouve cette thématique dans plusieurs autres tomes de la série, alors qu'Erica découvre des choses sur le passé de ses parents. Dans la Princesse des Glaces, c'est surtout autour de la maison que ça tourne: Erica hésite à la garder, tandis que sa soeur et son affreux mari veulent la vendre. Cette maison est tout un symbole, puisqu'elle représente l'enfance et le passé de l'héroïne. Peut-on se séparer d'une partie de son passé?

Ensuite, nous avons aussi la thématique de la violence conjugale, que l'on découvre à travers le personnage d'Anna, la soeur d'Erica. Comme on l'apprend au début du roman, elle est loin d'être heureuse dans son mariage: elle a épousé Lucas, un homme d'affaires qui se veut ultra séduisant, et qui s'avère en fait être profondément manipulateur. Il ne supporte pas qu'on lui résiste et demande la perfection en permanence. Anna souffre donc de violence à la fois morale et physique. 

Pour finir, il y a également un autre thème très intéressant: comment connaitre vraiment une personne? Là encore, c'est un thème que Camilla Läckberg exploitera dans plusieurs de ses livres, mais c'est particulièrement frappant dans la Princesse des Glaces. Très rapidement, Erica découvre que son amie d'enfance cachait de très, très nombreux secrets, et que même les personnes supposées être les plus proches d'elle (sa famille, son mari, ses amis) n'avaient pas vraiment l'impression de la connaître. Sait-on vraiment qui sont les gens autour de nous?

Les adaptations de la Princesse des Glaces:
Comme beaucoup de romans à succès, il fut décidé d'adapter la Princesse des Glaces. Je sais qu'il existe une série autour des aventures d'Erica et de Patrick, mais je n'ai pas encore eu l'occasion de la voir, donc je ne sais pas si cette histoire a été utilisée comme base de scénario pour l'un des épisodes. 

En revanche, l'intrigue a servi pour un téléfilm suédois en deux parties, diffusée en 2007, avec Elisabet Carlsson et Niklas Hjulström dans les rôles titres. Il y a également une version BD disponible depuis le début de l'année 2014. Certaines des images présentes dans cet article sont issues de cette BD, dessinée par Léonie Bischoff. 



Mon avis sur ce livre:
Mais que voilà? Un TARDIS? Génial, grimpons dedans et partons pour l'année 2010! A l'époque, j'ai 18 ans, j'entre en première année de licence, et je viens de découvrir la saga Millenium de Stieg Larsson. Une trilogie que j'aime tellement que je deviens pendant plusieurs mois obsédée par la Suède: j'achète un manuel de conversation suédoise (mais quatre ans plus tard je suis toujours incapable d'aligner quatre mots dans cette langue, hein), et surtout je cherche d'autres romans venus de ce pays glacial à dévorer. Et là je tombe sur la Princesse des Glaces, de Camilla Läckberg: un coup de foudre. Autant vous dire que j'étais ravie de m'y remettre pour cette Lecture Commune. 

Il y a énormément de choses que j'aime dans ce roman. La première, c'est l'intrigue criminelle. Personnellement, je lis assez peu de polars ou de policiers, même si j'aime bien en regarder. Mais ici, j'ai accroché dès le début. L'originalité du meurtre, qui colle bien avec le froid suédois qui règne à travers l'histoire, intrigue beaucoup, et donne envie de savoir ce qui s'est passé. Il y a beaucoup de suspens, de rebondissements, et à certains moments je me retrouvais à faire "Ooooh" (même à la relecture, car je ne me souvenais pas de tout ^^) car je ne m'attendais pas à tout ce qui se passait. Le dénouement est très réussi selon moi, on est tenu en haleine tout au long du roman, et c'est exactement ce qu'on attend de ce genre de livres!

Camilla Läckberg écrit avec une simplicité élégante, agréable, et le roman se lit sans difficulté. J'aime beaucoup sa façon de faire des descriptions, car il est assez facile de se figurer ce qu'elle nous raconte: pas étonnant que le roman ait été adapté en BD, je le trouve assez visuel! J'aimerais beaucoup voir l'adaptation télévisée à l'occasion voir ce que ça donne! Je trouve le style de Camilla Läckberg vraiment agréable et je pense que ça joue pour beaucoup dans mon appréciation du roman.

L'autre point que j'apprécie énormément réside dans les personnages. Patrick et Erica me plaisent beaucoup: je les trouve attachants, et si ils ont des qualités ils restent néanmoins humains. Leurs retrouvailles sont très touchantes, et j'aime leur maladresse commune. Il m'arrive souvent d'avoir du mal à m'attacher à des personnages parce qu'ils sont ou trop parfaits ou trop imparfaits, mais là on est dans le juste milieu. J'ai aussi une petite tendresse particulière pour Anna, la soeur d'Erica, et pour Dan, son meilleur ami. Globalement je n'ai pas de reproche à faire aux personnages, ils sont top!

En bref, la Princesse des Glaces est l'un de mes livres du genre préférés. J'ai adoré le relire, et j'ai déjà hâte de me replonger dans le tome deux, dont je vais lancer la LC très vite! Si vous hésitiez à découvrir Camilla Läckberg, je vous la conseille plus que fortement!

Et voilà, c'est tout pour aujourd'hui! J'espère que cet article vous a plu, on se retrouve très vite pour une nouvelle chronique, qui portera sur l'un des romans de la saga Pretty Little Liars pour fêter le retour de la série! En attendant prenez soin de vous et n'hésitez pas à me laisser vos commentaires, je me ferai un plaisir de vous répondre et de vous lire!

AnGee Ersatz*





Si vous avez aimé...

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