vendredi 31 janvier 2014

JapanScope #7: Vampire Knight de Matsuri Hino.



Bonjour à tous et à toutes!

J'espère que vous allez bien, chers lecteurs et lectrices, et que vous êtes prêts pour ce tout dernier article de Janvier! Aujourd'hui, nous allons conclure notre parenthèse consacrée au Japon et plus particulièrement au manga pour reprendre en Février un planning un peu plus varié, mais avant de vous présenter le livre du jour, je tiens à vous remercier pour votre enthousiasme et vos réactions sur les articles du mois, c'est toujours agréable de lire et de répondre à vos avis! J'espère que le programme de Février vous plaira tout autant :). Mais revenons à nos moutons: aujourd'hui, pour conclure, j'ai décidé de parler une fois de plus d'un manga présent dans la liste du Baby Challenge proposé par Livraddict. Il s'agit d'un manga très connu, Vampire Knight! Je vous souhaite à tous une très bonne lecture de cet article!

Baby Challenge: 4/20.


Qui est Matsuri Hino?
Commençons, si vous le voulez bien, par une pet
ite présentation de notre mangaka du jour, Matsuri Hino! Honnêtement, vu le succès de Vampire Knight en France, je m'attendais à trouver plus d'informations la concernant, mais au final pas tant que ça.
Matsuri Hino est originaire d'Hokkaido, au Nord du Japon. Très tôt, elle se passionne pour le manga et se décide à en faire son métier. Elle commence sa carrière en 1995. Après plusieurs mangas, elle explose avec Vampire Knight, qui contribue à la faire connaitre en dehors du Japon.

Quelques infos sur le manga:
Le manga qui nous intéresse aujourd'hui, c'est Vampire Knight, son manga le plus connu et également le plus long. Crée en 2005, il s'est terminé l'année passée au Japon avec au total 19 tomes, dont 18 ont déjà été traduits et publiés en France chez Panini. Le dernier tome devrait arriver d'ici quelques mois!
Comme beaucoup de mangas, il fut adapté en anime en 2008 (il y apparemment deux saisons de 13 épisodes chacune), mais il existe également un prequel sous forme de romans, également par Matsuri Hino.
Personnellement, je n'ai pas lu ces romans, et ma connaissance de l'anime est assez limitée (je n'ai vu que quelques épisodes). En revanche, j'ai été très marquée par l'une des chansons utilisées en générique, Still Doll de Kanon Wakeshima, que je vous laisse découvrir:




Vampire Knight, tome 1:
Résumé:



L'Académie Cross n'est pas une école comme les autres: en plus d'avoir des uniformes qui déchirent (et je le pense), les élèves sont divisés en deux. D'un côté, la Day Class, partie tout à fait banale et normale, et de l'autre, la Night Class qui a cours...La nuit. Cette dernière est composée de purs canons qui font trembler les autres élèves qui guettent la moindre occasion de les voir, déclenchant de telles émeutes que le directeur a dû dépêcher deux élèves, Zero et Yûki, ses protégés, pour assurer le passage de l'une à l'autre. Mais la Night Class cache un autre secret, que Zero et Yûki sont les seuls à connaître: tous les élèves de cette mystérieuse classe, menés par le beau Kaname, sont en fait des vampires! Leur mission: assurer la sécurité de l'Académie...


Le trio au coeur de l'histoire:
Dans ce premier tome, Matsuri Hino pose les bases de son histoire en nous présentant l'Académie Cross  et surtout ses personnages principaux, Yuki, Zero et Kaname. Penchons nous quelques instants sur ces personnages!

Yûki:
Commençons par Yûki, notre héroïne/narratrice. Cette jeune fille énergique est la fille adoptive du directeur de l'académie Cross, qui l'a recueillie alors qu'elle n'était encore qu'une enfant. Elle a été sauvée d'un vampire par Kaname, qu'elle admire depuis profondément. A l'école, elle prend son rôle de surveillante très à coeur, même si il s'avère très fatiguant. En ce qui concerne ses relations avec les autres personnages, elle entretient une relation assez mignonne avec son père adoptif; elle aime aussi beaucoup Zero malgré la froideur de ce dernier, et ressent à l'encontre des vampires un mélange de crainte et de sympathie.

Zero:
Tout comme Yûki, Zero a été adopté par le directeur de l'Académie Cross. Son passé est assez trouble, puisque sa famille a été massacrée par des vampires, ce qui explique sa haine profonde envers les élèves de la Night Class (quelle idée donc de 1) le garder à l'académie, 2) en faire un surveillant capital pour l'ordre et la sécurité des vampires). Malgré son caractère taciturne et froid, il se préoccupe beaucoup de Yûki.

Kaname:
Pour finir, voici le troisième personnage important: Kaname. Ce "jeune" (tout est relatif) vampire charismatique est issu d'une puissante famille de vampires, ce qui en fait le chef tout désigné de la Night Class. Extrêmement séduisant, il aime jouer de ce pouvoir notamment sur Yûki, qu'il considère comme sa petite protégée. Une rivalité semble exister entre lui et Zero, tout comme une relation amicale basée sur un échange de bons procédés avec le directeur de l'Académie Cross.

Mon avis sur ce manga:
J'ai découvert pour la première fois Vampire Knight lorsque j'étais en seconde. Il  venait d'arriver en France et combinait deux éléments que j'aimais beaucoup: le manga et les vampires. Je me suis donc plongée dedans, mais j'ai laissé tomber après le troisième au quatrième tome, pas très motivée pour continuer. Pour bien préparer cet article, j'ai décidé de reprendre ma lecture au début, en pensant peut-être aller plus loin dans la série, et malheureusement ce sentiment s'est confirmé. Vampire Knight, ce n'est pas mon truc. Voici pourquoi.

Commençons par l'histoire: celle-ci ne me dérange pas, je trouve le concept de départ plutôt sympa, avec cette école divisée en deux qui abrite et des élèves classiques et des vampires, je m'imaginais même des quiproquos assez drôles. Le problème que j'ai avec l'histoire, c'est que je n'accroche pas à la façon dont elle est racontée, au ton de l'histoire, à la narration un peu lourde. J'ai trouvé ça un peu "soûlant", et ce malgré quelques passages assez légers dans les premiers tomes.

En ce qui concerne les personnages, je n'ai pas réussi à m'attacher à eux: Yûki est sympathique, Zero promet d'avoir un passé intéressant, mais ça s'arrête là. Globalement, je trouve les personnages convenus: on a celle qui est fascinée par les vampires, celui qui les déteste... En parlant des vampires, j'ai trouvé ça dommage que leur seule caractéristique développée soit leur beauté. Je pense que d'autres aspects sont développés dans les tomes suivants, mais j'aurais aimé avoir un peu plus de grain à moudre dès le départ. En plus de ça, je vois déjà se profiler au loin un triangle amoureux Yûki-Kaname-Zero, et c'est une ficelle que je trouve vraiment lourde en raison de sa surexploitation ses dernières années en littérature.

Pour conclure, parlons des dessins: je n'ai pas de remarques particulières à faire à ce sujet, je les trouve plutôt bien réalisés, et je dois avouer avoir un gros, gros coup de coeur pour les uniformes des élèves, que je trouve très classes!

En bref, je n'ai pas été séduite par l'univers de Vampire Knight, et je ne pense pas poursuivre ma lecture de ce manga. Je pense cependant qu'il peut évidemment plaire à d'autres lecteurs, le principal est que chacun y trouve son compte: si vous aimez les romances autour de vampires et les écoles un peu particulières, ce manga risque de vous plaire!

Et voilà, c'est tout pour ce mois de Janvier! Je vous remercie encore une fois pour votre soutien qui me fait très plaisir, et je vous invite à laisser vos commentaires que je vais lire avec plaisir! On se retrouve dès demain pour commencer le mois en beauté, avec une chronique cinéma sur Jack et la Mécanique du coeur... En attendant, prenez soin de vous!

AnGee Ersatz*

jeudi 30 janvier 2014

Challenge Boris Vian #6: L'Arrache-Coeur.



Bonjour à tous et à toutes!

J'espère que vous allez bien, chers lecteurs et lectrices, et que vous êtes prêts pour un nouvel article! Avant de conclure notre mois à thème spécial Japon Vendredi avec une dernière chronique manga, je vous propose aujourd'hui de reprendre l'un des rendez-vous du blog, à savoir le Challenge Boris Vian. Depuis plusieurs mois, je me suis lancée dans la mission de vous présenter, grâce à l'Oeil Qui Fume, dix livres de la plume de cet énergumène de la littérature, à l'univers bien particulier. Dans cet article, nous allons aborder l'Arrache-Coeur, un livre qui a une importance toute spéciale pour moi, et que je pensais d'abord présenter en dernier. Mais la tentation est trop forte et j'ai décidé de vous le présenter dès aujourd'hui! Je vous souhaite à tous une bonne lecture de cet article!

Si vous êtes curieux:
Habituellement, je commence mes articles par une petite présentation de l'auteur présenté, mais étant donné que nous sommes dans le cadre d'un Challenge, je préfère vous rediriger vers les autres articles du Challenge: vous pourrez découvrir d'autres de ses livres comme Vercoquin et le plancton, J'irai cracher sur vos tombes...

Boris, par ici!


Quelques infos sur l'Arrache-Coeur:
Entrons dans le vif du sujet avec quelques informations sur le livre en lui-même. Son titre bien particulier est souvent confondu avec celui d'un autre grand classique de la littérature, à savoir L'Attrape-Coeur de J.D Salinger (The Catcher In The Rye en VO), confusion augmentée par leur date de parution: 1951 pour Salinger, et 1953 pour Boris Vian. Mais là s'arrêtent les ressemblances entre les deux ouvrages!

Revenons-en à Boris Vian: ce livre est assez particulier dans sa bibliographie, puisqu'il s'agit du tout dernier roman qu'il a écrit sous son nom de plume. Il avait pour projet initial de lui donner une suite et même d'en faire une trilogie, probablement baptisée Les Fillettes de la Reine, mais Boris Vian ne put jamais faire aboutir son idée, pour deux raisons: la première, c'est une situation financière difficile accompagnée par une baisse du succès de l'auteur (l'Arrache-Coeur est considéré comme un échec commercial, ce qui explique probablement le fait qu'il soit moins connu du public actuel que d'autres romans de Vian); et la seconde, c'est la mort de l'auteur en 1959. Néanmoins, même sans sa suite, l'Arrache-Coeur peut parfaitement se lire seul, comme un "one-shot" (selon l'expression littéraire hype du moment).


L'Arrache-Coeur:
Résumé:
Isolée dans une chambre, Clémentine est en proie à des douleurs infernales, celles de l'accouchement. Elle refuse l'aide de son mari, Angel, qu'elle tient séquestré depuis plusieurs mois. C'est alors qu'arrive Jacquemort, un psy un peu étrange, qui vient en aide à la jeune-femme en faisant venir au monde ses trois garçons, Joël, Noël et Citroën.
Le livre suit donc le parcours de Clémentine, découvrant peu à peu la maternité, et devenant une mère paranoïaque, terrifiée à l'idée que ses enfants puissent être blessés par le monde extérieur; mais surtout nous suivons Jacquemort, psy vide dont le but ultime serait de réaliser la psychanalyse complète d'un individu. Il va donc découvrir un étrange village où l'on vend des vieux sur un marché comme des bêtes, où la religion a un sens bien particulier, et surtout où la honte n'existe (presque) pas...

Les grandes thématiques et leurs personnifications:
L'Arrache-Coeur, comme vous avez pu vous en rendre compte avec le résumé, est très différent dans ses thématiques et personnages des autres livres que j'ai présenté auparavant sur le blog. Le roman aborde beaucoup de thèmes, et je vous propose de nous pencher sur certains d'entre eux.

Commençons par le vide, notion représentée par le personnage de Jacquemort. Il se présente de lui-même comme une personne vide, sans fonds, qu'il faut remplir. Curieux choix de "héros", n'est-ce pas? Habituellement, nous sommes, en tant que lecteurs, en présence de héros avec une personnalité, des caractéristiques particulières qui contribuent à notre attachement à lui. Alors que là, Jacquemort se caractérise par son vide, son manque et sa quête de sens. On sait cependant quelques informations le concernant, par exemple le fait qu'il est psychiatre: mais cette information renforce surtout sa quête de "remplissage" qui ne peut se faire qu'à travers une psychanalyse complète d'une autre personne. On le suit donc dans sa quête, allant de personnage en personnage dans l'espoir de trouver un sujet potentiel pour son projet. Le choix d'un personnage vide est intéressant, étant donné qu'on voit tout à travers ses yeux.

Mais le gros thème du roman, c'est évidemment la honte. Jacquemort dans sa quête découvre les habitudes très étranges du village: le meilleur exemple, c'est la foire aux vieux, durant laquelle des vieux sont exposés comme des bêtes, on leur fait montrer les dents pour en juger la santé, on les palpe, et le public repart, sans se sentir le moins du monde honteux, avec un petit vieux ou une petite vieille. Cette première expérience entraîne notre héros à la rencontre de la Gloïre, personnage capital du roman. Si vous souhaitez lire ce livre, je vous conseille de sauter au paragraphe concernant mon avis histoire de ne pas vous faire spoiler. On entre en zone spoilers.

La Gloïre, donc, est un personnage très important: vivant dans une barque sur un cours d'eau, il a pour but de récupérer de façon assez particulière (que je ne vais pas vous spoiler par contre) ce qui représente la honte des habitants, jeté dans l'eau. Il représente la honte dans le roman, permettant aux autres de ne pas la ressentir...

Mon avis sur ce livre:
Vous avez pu le lire plus haut, l'Arrache-Coeur est un livre très particulier pour moi, pour ne pas dire important. Pourquoi? Parce qu'il s'agit du tout premier roman de Boris Vian que j'ai lu, et je m'en souviens comme si c'était hier. J'ai découvert Boris Vian au collège, grâce à ma mère et à sa chanson (à Boris Vian, pas à ma mère) le Déserteur que j'ai étudiée pour un cours (probablement d'Histoire, ou peut-être de musique). Devant mon intérêt pour l'auteur, ma mère m'a donc prêté l'Arrache-Coeur, que je me suis empressée de dévorer.



Sur l'adolescente d'une quinzaine d'années que j'étais alors, le livre a eu l'effet d'une bombe: jamais de ma vie, je n'avais lu un livre pareil. Le style était très, très différent de ce que j'avais pu lire jusqu'alors (de la fantasy, de la SF, principalement, et des classiques de Victor Hugo ou Molière), mais ce dont je me souviens avec certitude, c'est le sentiment de dégout mêlé d'admiration que j'ai ressenti pendant ma lecture. Parce qu'il faut le dire, certains passages sont quand même très durs dans ce qu'ils décrivent: la foire aux vieux en est un exemple frappant. Alors, on pourrait mettre cette impression sur le compte de mon jeune âge et de ma méconnaissance d'alors en ce qui concerne Boris Vian: mais même presque sept ans après ma première lecture (outch, déjà), je ressens toujours les mêmes émotions en tournant les pages de l'Arrache-Coeur. Il m'arrive souvent que les relectures perdent un peu la saveur et la fraîcheur ressenties lors de la découverte de l'oeuvre, mais avec l'Arrache-Coeur, je n'ai encore jamais eu de "baisse", même légère, de mes sentiments. Je pense que cela montre à quel point, en tout cas sur mon expérience en tant que lectrice, ce roman a un pouvoir puissant.

Mais cela ne répond pas à la grande question que vous vous posez sûrement: l'Arrache-Coeur, j'aime ou pas? Et bien, chers lecteurs, ce roman, je l'adore. Je l'adore parce qu'il contient tout ce que j'aime chez Boris Vian, et encore plus. Tout d'abord, son style, très travaillé mais également très agréable à lire, bourré de jeux de mots et de tournures qui font plaisir à l'oeil. Ensuite, son côté "absurde" et improbable: on ne sait jamais trop à quoi s'attendre avec un roman de Boris Vian, et c'est également le cas ici. Entre le psychiatre qui se décrit comme un contenant vide qui doit être rempli par la psychanalyse, les enfants qui volent en avalant des insectes, l'absence de réel repères chronologiques et la découverte d'un univers complètement différent de celui que nous connaissons, nous allons de surprise en surprise! Mais je trouve que ce roman va encore plus loin, notamment dans son traitement des thématiques: je pense en particulier à celui de la honte, que j'ai développé plus haut, mais aussi de la relation mère-enfants, par exemple. Jusqu'à présent, je vous ai surtout présenté des romans écrits sous le nom de Vernon Sullivan, et qui eux aussi traitaient de thématiques assez dures, comme le racisme ou l'identité: mais le traitement de ces thématiques passait par le sexe et la violence physique, les personnages étant amenés à se battre de façon plutôt hardcore ou même à tuer. Ici, le traitement de la honte passe par la personnification de celle-ci en un personnage, la Gloïre, ou dans une violence qui est plutôt morale (la vente d'êtres humains) que directement physique, ce que je trouve, personnellement, plus efficace.

A mes yeux, l'Arrache-coeur est donc le meilleur roman de Boris Vian, bien loin devant l'Ecume des Jours, son livre le plus connu. Je ne me lasse pas de le lire et de le relire, année après année. Quant à savoir si je le conseille, oui, mais... Ce livre contient beaucoup de passages violents et dérangeants: si vous êtes quelqu'un de plutôt sensible ou de jeune, il risque de vous déplaire, voire de vous dégouter. Attention, donc :)

Et voilà, c'est tout pour aujourd'hui! J'espère que l'article vous a plu, on se retrouve dès demain pour le dernier article du mois qui sera consacré, une nouvelle fois, à un manga! En attendant, n'hésitez pas à me laisser vos commentaires et avis, je suis toujours ravie de vous lire! Prenez soin de vous,

AnGee Ersatz*

samedi 25 janvier 2014

Partenariat Livraddict et Folio: Trajets et itinéraires de la mémoire, de Serge Brussolo.



Bonjour à tous et à toutes!

J'espère que vous allez bien, chers lecteurs et chères lectrices, et que vous êtes prêts pour un nouvel article! Aujourd'hui, je vous propose une nouvelle fois de faire un break dans notre mois à thème spécial Japon pour parler d'un livre un petit peu spécial, puisqu'il s'agit d'un livre que j'ai reçu dans le cadre d'un partenariat avec Folio via le site Livraddict. Je participe de temps en temps à ce genre d'événements, lorsque je souhaite découvrir un auteur ou lorsqu'un titre m'interpelle. Et c'est ce deuxième cas de figure qui a motivé mon choix pour postuler pour le livre du jour, Trajets et itinéraires de la mémoire, de Serge Brussolo, auteur dont j'ai déjà parlé sur le blog il y a quelques mois pour son roman la Fille de l'Archer. Bonne lecture à tous!

Quelques mots sur Serge Brussolo:
Ayant déjà consacré un article à Brussolo il y a quelques mois, je vais éviter de me répéter et je vous conseille donc d'aller faire un petit tour sur l'article en question.


Pourquoi j'ai postulé pour ce livre:
Avant de vous présenter le livre en lui-même, je tenais à vous expliquer un peu pourquoi j'ai choisi de postuler pour le recevoir via Livraddict.
Personnellement, lorsque je participe à des partenariats, c'est surtout pour découvrir des livres qui viennent d'horizons que je ne connais pas forcément (je pense à l'Etrange Cas de Juliette M, par exemple) ou qui viennent de petites maisons d'éditions que je ne trouve pas toujours en librairie. Dans le cas de Trajets et itinéraires de la mémoire, j'ai fait une exception: la SF est un genre que j'aime lire et que je connais plutôt bien (sans non plus être une experte), et Folio est une maison d'éditions que tout le monde connait.

Alors pourquoi ai-je postulé au final? Et bien pour Serge Brussolo. J'ai découvert cet auteur pendant mes premières années de lecture, enfant, grâce à ses sagas Sigrid et les mondes perdus (wow) et Peggy Sue (wow again), ainsi qu'avec Elodie et le Maître des Rêves (wow puissance 3). Aujourd'hui, je suis une grande fan de cet auteur même si il me reste une grande quantité de son oeuvre à découvrir, ce que j'ai souhaité faire en postulant à ce partenariat.

Mais Brussolo, ce n'est pas qu'un auteur, c'est aussi un créateur de lien social (oui, c'est bizarre dit comme ça): j'ai pu, par exemple, faire plus ample connaissance avec une autre blogueuse, Ly lit, également fan de Brussolo. Toutes les deux, nous sommes déterminées à promouvoir le style et le talent de Brussolo, avec un projet en préparation autour de cet auteur. Je vous laisse donc le lien vers son blog, n'hésitez pas à lui rendre une petite visite!

Trajets et itinéraires de la mémoire:
Publié en 2013, ce livre, avant d'être un recueil de nouvelles, et surtout un recueil des oeuvres de jeunesse de Brussolo. Voici donc la quatrième de couverture de l'édition Folio.



Quatrième de couverture:
Villes malades où des ordinateurs s'affrontent en combats souterrains à coups de munitions humaines. H.L.M de cauchemar dont les locataires, nus, s'exposent aux piqûres de mystérieuses mouches. Camp où les prisonniers sont soumis à d'insupportables séances d'irradiation. Musée gigantesque dont personne n'a jamais vu les limites. Tour-dispensaire insalubre surplombant une réserve de paysans souffrant d'étranges troubles de la personnalité... C'est un à trajet baroque et cruel que vous convie ce recueil, sur les traces d'un auteur alors en devenir: Serge Brussolo. Ces quatorze nouvelles des débuts de sa carrière permettent de revenir sur la genèse d'un talent hors norme, confirmé depuis les chefs-d'oeuvre que sont le Syndrome du scaphandrier, la Planète des Ouragans ou encore la Nuit du bombardier.

Mon avis sur ce recueil:
Avant de recevoir le livre et de pouvoir m'attaquer à sa lecture, j'étais vraiment très impatiente, et ce pour deux raisons: la première, c'est que j'adore Serge Brussolo, et la perspective de pouvoir découvrir ses oeuvres de jeunesse me réjouissait; et la seconde, c'est le côté "recueil de nouvelles". Je sais que cet aspect a tendance à rebuter pas mal de lecteurs et que la nouvelle est loin d'être très populaire, mais personnellement j'en raffole, et j'en lis assez souvent. Quel est donc le verdict post-lecture?

Et bien dans l'ensemble, je dois dire que j'ai vraiment apprécié ce recueil, tout d'abord en raison de sa cohérence: les quatorze nouvelles nous présentent un monde en pleine déchéance, dans lequel hommes et femmes se retrouvent perdus, sans repères et le plus souvent impuissants face à son évolution. Chacune d'elles nous propose une ambiance savamment travaillée (notamment grâce aux descriptions des lieux et environnements inventés par Brussolo), qui facilite l'immersion dans l'histoire. Pourtant, il n'est pas forcément évident d'arriver à instaurer une ambiance dans une nouvelle en raison de sa longueur bien inférieure à celle d'un roman!

Les différentes histoires sont bien construites, et proposent des thématiques intéressantes: une ville qui s'auto-recycle sans qu'on ne puisse l'arrêter, contrôle de la population par divers moyens (notamment par le son), vision apocalyptique du futur... A noter aussi certains plot twists très réussis (je pense par exemple à la fin de La Mouche et l'Araignée, la deuxième nouvelle du recueil)!

Parmi les quatorze nouvelles, certaines se sont révélées très marquantes à mes yeux: j'ai particulièrement aimé la première, Vue en coupe d'une ville malade, ainsi que celles baptisées Off et Aussi lourd que le vent (j'ai d'ailleurs pu voir sur des blogs ou des sites comme Babelio, Livraddict et autres que cette dernière en a séduit plus d'un), en raison de leur originalité et encore une fois de leur ambiance très réussie. La Mouche et l'Araignée, que j'ai mentionnée un peu plus haut, est également marquante, avec son histoire d'humains qui grandissent tout en étant toujours rattachés par leur cordon ombilical à leur mère.

Trajets et itinéraires de la mémoire est donc un recueil SF qui, selon moi, prouve une nouvelle fois le talent de Serge Brussolo. Si la SF, les nouvelles et les univers apocalyptiques vous tentent, je ne peux que vous le conseiller. Je tiens cependant à préciser qu'il peut être un peu "lourd" à lire d'une traite, en raison de son ambiance assez sombre qui peut peser au bout d'un moment: n'hésitez pas à l'entrecouper d'une autre lecture si vous en sentez le besoin!

Et voilà, c'est tout pour aujourd'hui! J'espère que l'article vous a plu, on se retrouve dès la semaine prochaine pour les deux derniers articles du mois, à savoir une nouvelle lecture manga pour le Baby Challenge de Livraddict ainsi qu'un roman de Boris Vian! En attendant, n'hésitez pas à me laisser vos commentaires, j'y réponds et ça me fait toujours plaisir de vous lire :)

Prenez soin de vous!

AnGee Ersatz*

jeudi 23 janvier 2014

Challenge Johnny Depp #5: la saga Pirates of the Caribbean.



Bonjour à tous et à toutes!

J'espère que vous allez bien, chers lecteurs et chères lectrices, et que vous êtes prêts à embarquer pour un monde plein de dangers, de types aux visages balafrés et de promesses de trésor! Et oui, vous l'aurez compris au titre, nous nous écartons pour cet article de notre mois à thème spécial Japon pour progresser dans le Challenge Johnny Depp (qui prendra fin en Mars). Aujourd'hui, nous allons aborder l'un de ses rôles les plus marquants dans l'une des sagas les plus populaires des années 2000 et qui est toujours en cours: si je vous dis "Johnny Depp dans un bateau pirate" (non, ceci n'est pas le début d'une blague nulle) vous me répondez tous en choeur "Jaaaack Sparrow!". Je vous souhaite donc une bonne lecture de cet article et... à l'abordage!

Johnny et sa carrière: il en est où?
Commençons, avant de nous jeter sur les films, par faire un petit état des lieux de la carrière de Johnny Depp en 2003. La dernière fois, je vous avais présenté le film From Hell, sorti en 2001, dans lequel Johnny Depp incarne un inspecteur de police sur les traces de Jack l'Eventreur. Si l'on se penche sur sa filmographie, on constate que Johnny n'était présent dans aucun film sorti en 2002: on peut attribuer cette courte absence des grands écrans à plusieurs éléments. Tout d'abord la naissance de son fils (on peut comprendre qu'il ait eu envie de passer un peu de temps en famille) mais aussi à la préparation plutôt intense notamment au niveau physique pour Pirates of the Caribbean dont le tournage commença fin 2002, ainsi que pour d'autres projets.


Pirates of the Caribbean, la petite histoire:
Aaaah Pirates of the Caribbean! La saga qui fait exploser le box office mais aussi les coûts de production (At World's End et Dead Man's Chest sont tous les deux dans le top 10 des films les plus chers de l'Histoire)!
Contrairement à beaucoup d'autres films made in Disney, Pirates of the Caribbean n'est pas inspiré par un livre ou un conte pour enfants, mais trouve ses origines chez Disney itself. Car PotC est à la base une attraction des parcs Disney! Ouverte pour la première fois en 1967 dans le parc Disneyland en Californie, cette attraction a une importance symbolique puisqu'elle est la dernière sur laquelle Walt Disney a pu travailler (il est mort peu de temps avant sa mise en place). En France, elle est arrivée en 1992 dès l'ouverture de Disneyland Paris. L'attraction fait voyager le visiteur à bord d'une petite embarcation dans un monde où des pirates se tirent dessus, où des squelettes gardent des trésors, et où les forbans avinés courent après les filles de joie; elle est souvent considérée comme kitsch ou ringarde, tout en étant très populaire (en raison des films notamment). Personnellement, c'est l'une de mes attractions préférées: j'ai l'habitude de la faire au moins trois fois avec mon frère lorsque je me rends à Disneyland.
En ce qui concerne ses productions cinématographiques et télévisées, Disney avait déjà par le passé exploité le filon du pirate et du bateau: en 1956, par exemple, avec Davy Crockett and the River Pirates, ou encore avec une version décalée de Robinson Crusoe. Néanmoins, à la fin du 20ème siècle, les pirates sont moins populaires qu'auparavant sur les écrans, ce qui ne décourage pas Disney qui lance la production d'un film sur les pirates, hésitant entre comédie et aventure, télévision ou cinéma. C'est l'arrivée du producteur Jerry Bruckheimer et du réalisateur Gore Verbinski qui lança définitivement le projet Pirates of the Caribbean.

Les films:
Passons à présent au coeur de cet article: les films! Pour l'instant, quatre films sont déjà sortis, et deux autres sont en cours de préparation. Le prochain Pirates of the Caribbean devrait sortir en 2015/2016, mais avant de parler du futur, je vous propose d'accoster sur les rivages des quatre premiers longs-métrages...


La première trilogie:
Informations pratiques:
La première trilogie Pirates of the Caribbean comprend les films The Curse of the Black Pearl (2003), Dead Man's Chest (2006) et At World's End (2007). Les trois films ont été réalisés par Gore Verbinski, qui a plus récemment travaillé sur Lone Ranger, et les bandes-originales (devenues cultes depuis) sont l'oeuvre de Klaus Badelt et Hans Zimmer. En terme de budget, les films sont de grosses, grosses productions (The Curse of the Black Pearl a coûté 140 millions de dollars, Dead Man's Chest 225 millions, et At World's End 300 millions), faisant de la trilogie l'une des plus coûteuses de tous les temps, mais au box-office le résultat est là, avec plus de 2,5 milliards de recettes. 

Niveau casting, on retrouve le trio de tête Johnny Depp (Jack Sparrow), Orlando Bloom-qui-n'a-pas-joué-que-Legolas (Will Turner) et Keira Knightley (Elizabeth Swann). Kevin McNally interprète Gibbs, le second de Sparrow, et Geoffrey Rush incarne le pirate Barbossa. Il y a encore une foule d'acteurs, mais il est compliqué de tous les citer!

L'histoire:
Par respect pour ceux qui n'ont pas vu tous les films, je vais éviter les spoilers et je vous propose à la place un résumé assez large sur la trilogie.

A Port-Royal, Will Turner, jeune forgeron, est en proie à des tourments sentimentaux: depuis longtemps, il est amoureux de la belle Elizabeth Swann, la fille du gouverneur qui a recueilli Will quelques années auparavant. Problème: non seulement elle est d'une classe sociale supérieure à la sienne, mais elle vient en plus d'être demandée en mariage par le Commodore Norington! Mais lorsque la belle est enlevée par des pirates à la recherche d'un trésor maudit, Will n'hésite pas et part à sa recherche, avec comme allié le pirate Jack Sparrow: tricheur, courreur, buveur, menteur, il va entraîner Will sur le chemin de l'amour, de la piraterie, mais aussi de ses origines...


La seconde trilogie:
Informations pratiques:
Suite au succès foudroyant des trois premiers Pirates of the Caribbean, Disney se décida à lancer la production d'un séquel. Cependant, Orlando Bloom et Keira Knightley décidèrent de ne pas faire partie de cette suite, préférant se consacrer à d'autres projets. L'idée fut donc remaniée et se transforma en une nouvelle trilogie avec comme fil rouge l'ami Jack Sparrow, visage culte de la saga. Nouvelle trilogie, nouveau réalisateur: Rob Marshall, qui s'était illustré avec le film Mémoires d'une Geisha, s'est retrouvé en charge du quatrième opus, baptisé On Stranger Tides, sorti en 2011.  Le budget est un peu moins important que sur la précédent trilogie, autour des 200 millions, mais encore une fois le succès fut au rendez-vous, avec plus d'un milliard de recettes. 

Comme vous l'aurez compris, le casting a légèrement changé avec le départ de deux des acteurs principaux: Johnny Depp, Geoffrey Rush et bien d'autres sont toujours au rendez-vous, mais la nouvelle venue, c'est surtout la talentueuse et pulpeuse Pénélope Cruz dans le rôle d'Angelica.

En ce qui concerne la suite, les deux prochains films sont toujours d'actualité. On sait déjà le titre du cinquième opus, baptisé Dead Men Tell No Tales, et le tournage est prévu pour fin 2014. La réalisation est confiée à deux réalisateurs, Espen Sandberg et Joachim Ronning.

Résumé:
Jack Sparrow est de retour (pour nous jouer un mauvais tour) et se lance à la recherche d'un incroyable trésor dont la découverte pourrait tout changer: la Fontaine de Jouvence. Sur sa route, il va croiser son vieil ami/ennemi Barbossa, qui est désormais au service du roi, mais surtout l'une de ses conquêtes passées, Angelica, une demoiselle pirate au tempérament de feu et fille de l'un des plus illustres pirates parcourant les mers...

Un univers qui fascine:
A une époque où les gros succès du box-office sont issus des univers de la SF (Matrix, la nouvelle trilogie Star Wars), de la fantasy et du fantastique (Harry Potter et le Seigneur des Anneaux), rien ne laissait penser qu'un film d'aventure sur la piraterie aurait un tel succès, au point de donner naissance à deux trilogies. Comment expliquer cela? Et bien en partie par l'univers lui-même.

Il y a environ un an et demi (oui, déjà), j'avais consacré un article à l'image et à l'utilisation des pirates, non seulement en littérature mais aussi au cinéma et dans les jeux vidéos. Vous pourrez le trouver en suivant ce lien; pour résumer, j'avais pu constater en travaillant pour cet article que les pirates nourrissent notre imagination depuis des siècles et des siècles: gage d'aventure, de frissons, d'exploration, ils sont les héros de classiques comme l'Île au Trésor, de livres pour enfants comme Peter Pan, puis de films d'aventures qui fleurissent pendant quelques années. Pirates of the Caribbean s'inspire de ses influences, mêlant aventures rythmées, humour et mystères. A noter aussi les influences de l'Histoire avec un grand H qui parsèment les films!



Mais Pirates of the Caribbean, ce n'est pas que des Pirates: c'est aussi du mythe, de la légende à foison, entre le kraken, la fontaine de jouvence, le bateau fantôme, et j'en passe. Je ne vais pas trop m'étendre là-dessus, ayant déjà développé tout ça dans l'article, donc n'hésitez pas à passer le voir!

Doctor Depp and Mister Sparrow:
Vous le savez, le Challenge est porté sur Johnny Depp, donc parlons-en, de Johnny Depp! Aujourd'hui, Jack Sparrow est devenu l'un des rôles cultes de Johnny, l'un de ses "visages". Lorsqu'on parle de lui, on pense presque tout de suite à Jack, à son déhanché, et à ses mimiques improbables.
Et pourtant, chose apprise en travaillant pour cet article, le personnage de Jack Sparrow avait été à la base écrit pour l'acteur Hugh Jackman (que l'on connait notamment pour sa prestation en tant que Wolverine), mais il était justement en plein travail pour X-Men et Van Helsing. Johnny Depp fut donc contacté pour le rôle, ce qu'il accepta: par la suite, il expliqua qu'il avait envie de faire des films plus "tout public"pour pouvoir emmener ses enfants le voir au cinéma.

Le résultat, c'est un pirate à l'identité extrêmement marquée: Jack est facilement reconnaissable par son allure, son look (inspiré de Keith Richards, qui jouera par la suite le père de Jack), bref Johnny Depp a beaucoup travaillé pour rendre le personnage unique, sympathique mais aussi un peu ridicule, séducteur mais aussi parfois facile à berner (imaginez Hugh Jackman avec la même démarche. Bizarre, hein?). Non seulement il a crée un personnage, mais il a aussi donné son identité à la saga: aux origines, Jack Sparrow était un personnage secondaire dont le but était d'aider Will Turner, mais il est devenu tellement charismatique qu'il s'est transformé en personnage principal indissociable de la saga. Il est donc possible de jouer dans un film tout public, dans un blockbuster, mais aussi de faire un travail de création avec son personnage!
A noter que Jack Sparrow est devenu tellement culte que l'on peut ressentir son influence ailleurs: on peut citer par exemple le comte de Parow dans la série Noob

Mon avis sur les films:
En lançant le Challenge Johnny Depp, j'ai beaucoup réfléchi à la liste des films que j'allais regarder: la filmographie de Johnny Depp est assez impressionnante pour un acteur qui a démarré au cinéma il y a un peu plus de 20 ans, et je me suis beaucoup cassée la tête pour faire le tri. Par contre, un point sur lequel j'étais tout de suite intransigeante: Pirates of the Caribbean. Je voulais, non, je devais parler de Pirates of the Caribbean. Parce que c'est l'un des rôles majeurs de Johnny Depp? NON. Parce que j'adore cette saga. Tout simplement.



Pour parler purement et simplement cinéma, je trouve les films très réussis. Commençons par l'histoire: dans la première trilogie, elle est très entraînante, on entre dans l'intrigue en quelques minutes seulement pour ne pas en sortir, et en plus de ça elle se complexifie, se densifie de film en film. On part d'une histoire d'enlèvement qu'on peut trouver dans n'importe quel film de pirates pour passer à un trésor maudit, des bateaux à l'équipage fantôme, des clans de pirates, de mythes et légendes, bref, on ne s'ennuie pas un instant! Les scénaristes ont également réussi la prouesse à relancer une intrigue pour la seconde trilogie malgré le départ de deux personnages principaux et la clôture très nette que propose At World's End. L'esthétique est superbe, avec des scènes tout bonnement à couper le souffle (en particulier dans Dead Man's Chest), des costumes très réussis, et surtout une musique... Oh la musique! Vous voulez vivre une journée épique? Ecoutez la bande son de Pirates of the Caribbean en prenant le métro, ça change tout! Les personnages sont variés, si bien qu'il est impossible de ne pas en apprécier au moins un, et connaissent des évolutions (comme Elizabeth, que la piraterie va révéler). Personnellement, j'avais un peu de mal avec Will Turner au début, que je trouvais trop chouinchouin ("aaaah Elizabeth" "ooooh Elizabeth") mais plus on avance dans les films, plus je l'apprécie!



Mais Pirates of the Caribbean, c'est surtout un symbole très fort de quelque chose d'un peu plus personnel, à savoir ma relation avec mon frère. Nous avons seulement deux ans et demi d'écart, et nous avons pas mal de points communs niveau films/séries, dont Pirates of the Caribbean: mon frère était un grand, grand fan de Pirates of the Caribbean (et l'est toujours), et nous avons partagé pas mal de choses autour de ça. Si vous nous emmenez à Disneyland, vous pouvez être sûrs que l'une des attractions qu'on fera en priorité, c'est Pirates of the Caribbean (et il est probable qu'on la fasse deux ou trois fois). Je me souviens même avoir bâclé (Don't do that at home kids!) mon concours blanc d'Histoire lorsque j'étais en première année pour l'emmener à la première séance de On Stranger Tides au cinéma. Bref, cette saga, ce n'est que de bonnes surprises, et je termine ce paragraphe sur l'amour fraternel en souhaitant à tout le monde d'avoir un frère (et une soeur, je n'oublie pas Audrey) ne serait-ce qu'à moitié aussi fantastique que le mien. 



Evidemment, il y a quand même des choses que j'aime un peu moins dans cette saga: tout d'abord, le pseudo-triangle amoureux Will-Elizabeth-Jack, que je trouve plutôt superflu et pas vraiment convaincant. Ensuite, j'ai trouvé le début du dernier film extrêmement long, il peinait pas mal, et j'ai été déçue de la transformation de Barbossa, ainsi que par la tentative un peu molle de trouver des ersatz (aha, c'est moi qui dit ça!) de Will et Elizabeth avec le couple formé par Syrena (non mais vraiment, SYRENA?) et Philip, mais ces points sont vraiment minoritaires par rapport à ce que je pense du reste de la saga.

En bref, si vous avez envie de passer un bon moment, je ne peux que vous conseiller cette saga qui fait partie de mes préférées! C'est tout pour aujourd'hui, j'espère que cet article vous a plu, on se retrouve d'ici quelques jours pour un nouvel article! En attendant prenez soin de vous, et n'hésitez pas à laisser un petit commentaire pour me laisser votre opinion sur la saga :)

AnGee Ersatz*



lundi 20 janvier 2014

JapanScope #6: Death Note de Tsugumi Ohba et Takeshi Obata.




Bonjour à tous et à toutes!

Et oui, me revoilà enfin après cinq longs jours d'absence! Je vous avais promis un article pour ce week-end, malheureusement j'ai été terrassée par l'épidémie de gastro, et j'ai donc passé beaucoup de temps à dormir et à me rouler en boule sous ma couette. Mais je suis de retour, en (presque) pleine forme et avec un nouvel article. Comme on ne change pas une équipe qui gagne, je vous propose une nouvelle fois de partir à la découverte d'un manga: et vous avez probablement déjà entendu parler du manga du jour, puisqu'il s'agit de Death Note! Je vous souhaite une très bonne lecture de cet article!

Attention: cet article peut contenir certains spoilers, selon votre avancée dans la lecture du manga.

Baby Challenge Manga: 3/20.



Death Note, quelques infos:
Commençons par quelques informations pratiques concernant Death Note.
Le manga est la création de deux individus, Tsugumi Ohba et Takeshi Obata, qui ont chacun un rôle bien défini dans le développement de l'histoire: Tsugumi Ohba s'est en effet chargé du scénario, tandis que Takeshi Obata s'est occupé de la partie dessin. La publication du manga s'est étalée sur trois ans, entre 2003 et 2006, et il a rencontré un tel succès qu'il fut ensuite adapté en anime puis en films. En France, il est publié chez Kana.
En ce qui concerne les auteurs, il est assez facile de trouver des informations sur Takeshi Obata. Né en 1969, il a commencé sa carrière dans les années 1980; plus à l'aise avec le dessin, il privilégie les collaborations avec des scénaristes sur différents projets. Après Death Note, il a travaillé pendant quatre ans à un autre manga, Bakuman, qui porte sur le monde du manga, toujours avec Tsugumi Ohba. En parlant de Tsugumi Ohba, il est bien plus difficile d'apprendre quoi que ce soit, pour une raison très simple: il s'agit d'une identité secrète, un peu comme l'Anonyme du Bourbon Kid. Il y a pas mal de théories concernant sa vraie identité...
Death Note compte treize tomes: douze sont consacrés à l'histoire, le treizième traite davantage des personnages.

Résumé de l'intrigue:
Light Yagami a tout, tout pour lui: extrêmement intelligent, il réussit ses études sans aucun problème, et est en plus très séduisant. Bref, tout lui sourit! Un jour, il tombe sur un étrange carnet, baptisé Death Note: au début, il croit à une blague, mais le carnet se révèle être la propriété de Ryûk, un Dieu de la Mort. Light décide d'utiliser le carnet et ses règles pour supprimer les criminels, se faisant appeler Kira. Devant l'ampleur du phénomène, L., un détective mondialement reconnu et à l'identité secrète, est embauché pour découvrir qui est ce mystérieux "justicier". L'affaire se complique encore davantage lorsqu'un autre Kira se fait connaître...

Quelques uns des personnages:
L'une des grandes forces de Death Note, c'est le travail autour des personnages. Je vous propose d'en découvrir quelques-uns.

Le trio Light/Misa/L.:
Commençons par le trio majeur du manga, constitué de Light Yagami, du fameux L., et de Misa Amane.

Light est le premier personnage que le lecteur découvre: je l'ai dit plus haut, Light est un personnage à qui tout réussit, et au charisme indéniable. Ces atouts attirent notre sympathie, et lui servent à plusieurs reprises pour se sortir de situations incontrôlables; mais Light est un personnage ambigu, son vrai caractère semble se dévoiler au fur et à mesure, montrant son côté manipulateur et mégalo qui fait assez peur.

L. est tout l'inverse, physiquement, de Light: vouté, plutôt faible, arborant un teint pâle et une chevelure noire de l'improbable, il partage avec lui une intelligence hors du commun et un goût indéniable pour les puzzles et pour les mystères incompréhensibles. Il dévore des sucreries à longueur de journée, mais ne prend jamais un seul gramme. Sa véritable identité est gardée secrète, et il noue une relation très particulière avec Light, qui est à la fois son allié et son premier suspect dans l'affaire Kira.

Pour finir, parlons un peu de la touche féminine du manga, Misa. Tout comme Light, Misa détient un Death Note, et décide de prendre également l'identité de Kira. Tout comme Light, encore une fois, elle est très jolie, travaillant même en tant que mannequin, mais contrairement à lui, elle est un peu moins maligne et fait beaucoup d'erreurs. Elle s'avère néanmoins un atout précieux pour Light, dont elle tombe folle amoureuse.

Les dieux de la mort:
Les dieux de la mort sont les détenteurs des Death Note, ceux qui jouent avec le destin de chacun d'entre nous. On en rencontre plusieurs dans le manga, mais deux sont particulièrement intéressants et importants.

D'abord, Ryuk, le propriétaire du Death Note que Light trouve: dégingandé, il suit Light partout où il va et noue une relation bien particulière avec lui. Sur terre, il se découvre une passion (ou plutôt une addiction) pour les pommes qu'il dévore avec amour.

Rem, quant à elle (car oui, les dieux de la mort peuvent aussi être des déesse de la mort), a donné son Death Note à Misa, dont elle est très proche et qu'elle veut à tout prix protéger. Elle a un côté plus maternel.

La notion de justice:
Parlons de la notion la plus importante du manga, celle qui est au coeur de l'intrigue, celle de la justice. Light, lorsqu'il découvre le Death Note, décide tout de suite de s'en servir dans un seul but, celui de débarrasser la surface de la terre de la criminalité, des assassins, des voleurs et des violeurs, qu'il considère comme de véritables fléaux qui pourrissent la société, la corrompent. Très vite il établit des plans, des plannings pour mener à bien sa tâche.



A première vue, cet objectif peut sembler honorable: le monde ne se porterait-il pas mieux sans le moindre crime? Mais il devient très vite ambigu, lorsque L. est lancé à la poursuite de Kira: un homme seul peut-il s'octroyer le droit de faire régner la justice, et qui plus est par la mort? Car la justice a deux représentations dans nos esprits: la première, c'est celle de la justice rendue par les hommes, encadrée par des lois, régie par des codes et (plus ou moins) contrôlée. La seconde est celle de la Justice divine, à l'aspect plus fataliste. Dans le manga, ces deux aspects sont abordés: la justice humaine intervient dans la décision d'employer L. pour retrouver Kira, qui en éliminant les criminels devient lui-même un criminel; et Kira devient rapidement pour beaucoup de personnes une sorte de nouveau Dieu, certains lui instaurent un culte, et Light lui-même se prend au jeu. De plus, n'oublions pas la présence des Dieux de la Mort, qui contribuent davantage à cet aspect divin.
L'autre question qui se pose concerne le Death Note en lui-même, en tant qu'objet: il ne s'agit au final que d'un carnet. Les mots s'avèrent être, par l'intermédiaire de Light, les armes les plus puissantes.
Tout l'enjeu du manga réside là-dedans, et dans la conception que nous avons de la justice, du monde et du crime. Posez-vous la question: au fond de vous, si vous trouviez le Death Note, que feriez-vous?

Les adaptations de Death Note:
Comme je l'ai dit plus haut, le succès de Death Note a été assez foudroyant, ce qui a entraîné plusieurs adaptations du manga sur d'autres supports.

Commençons par l'anime: au Japon, il est très fréquent d'adapter des mangas en anime, qui s'exportent de plus en plus à l'étranger. En ce qui concerne Death Note, l'anime fut diffusé entre 2006 et 2007, avant d'arriver en France en 2008. Il compte 37 épisodes qui couvrent l'intégralité du manga. Je vous laisse l'opening, que personnellement j'adore:



En ce qui concerne le cinéma, il y a plusieurs films tirés de l'univers de Death Note: deux sous forme de dessin animé, baptisés Death Note RoadShow Rewrite: Vision of God et Death Note: RoadShow Rewrite 2: L wo Tsugu Mono, sortis respectivement en 2007 et 2008. Personnellement, je n'ai pas vu ces versions, donc je ne peux absolument pas vous donner un avis dessus.

Pour ceux qui préfèrent les versions "live", autrement dit avec des acteurs, il existe trois films: le premier, baptisé sobrement Death Note (oui, c'est très sobre comparé aux titres des versions animées), est sorti en 2006; sa suite, Death Note 2: The Last Name, est sortie également en 2006. Les deux films ont été réalisés par Shusuke Kaneko, surtout connu pour ses films à grand spectacle autour de bagarre de monstres. Au niveau du casting, Light est interprété par Tatsuya Fujiwara, L. par Ken'ichi Matsuyama (qui avait déjà le premier Shin de Nana en 20005, et qui s'est plus récemment illustré dans l'adaptation de la Ballade de l'Impossible de Haruki Murakami); l'actrice Erika Toda, très connue au Japon pour ses rôles dans des dramas, incarne ici Misa Amane.


J'ai visionné ces deux films peu de temps après leur sortie et je dois dire que je n'en suis pas très fan. Si j'ai adoré le travail de Ken'ichi Matsuyama en ce qui concerne L. (il me semble qu'il a reçu plusieurs prix pour sa prestation), j'ai été assez déçue par les personnages de Misa et de Light qui ont perdu beaucoup de leur personnalité en passant à l'écran. L'acteur choisi pour Light m'a beaucoup perturbée, et je n'ai pas réussi à faire abstraction de ça. Je me suis pas mal ennuyée en regardant ces films et je n'ai pas eu le courage de les re-regarder pour cet article. A savoir qu'une adaptation made in USA serait en préparation... A surveiller!

Mais attendez, ce n'est pas tout! Il existe également un spin-off de Death Note, qui tourne autour du personnage très populaire de L., qui a grandement contribué au succès du manga. Baptisé L.: Change The World, le film est sorti en 2008 et nous emmène sur les traces de L. qui doit empêcher le Blue Ship de détruire le monde avec un virus extrêmement puissant. Le film n'a rien d'exceptionnel, mais je l'ai plus apprécié que les deux autres, en grande partie parce que j'adore le personnage de L. et que j'ai trouvé ça sympa de le retrouver dans un contexte un peu différent. 



Mon avis sur Death Note:
Death Note. Death Note. Voilà un manga dont je voulais ABSOLUMENT vous parler, j'avais planifié un article dessus pour ce mois-ci, et j'ai littéralement sauté de joie en voyant qu'il faisait partie de la liste du Baby Challenge de Livraddict. Pourquoi tant d'enthousiasme? Parce que j'adore Death Note. J'ai découvert ce manga en 2007, lors de son arrivée en France (avec en parallèle celle de l'anime) et ça a été un coup de coeur immédiat: j'ai dévoré et le manga, et l'anime avec passion! Voici donc mon avis, sous forme de déclaration d'amour à Death Note.

(je pensais mettre ça comme bannière, mais j'ai eu peur que ça fasse tendancieux)

Commençons par l'histoire: elle part d'un concept de départ fort et que je trouve, personnellement, génial, celui du livre de la mort. C'est un thème qu'on retrouve assez souvent en littérature, comme en témoigne l'oeuvre du Bourbon Kid, ou encore les histoires de livres maudits ou démoniaques. Je suis fascinée par les livres (c'est pas pour rien que je tiens un blog littéraire), et j'ai tout de suite accrochée à ce principe. L'histoire en elle-même est très réussie, pleine de rebondissements: je ne me suis pas ennuyée un seul instant, j'ai été tenue en haleine tout eu long. Vous me direz "oui mais nous on sait déjà qui est Kira donc pas de suspens": oui mais non! Ce qui est intéressant c'est d'avoir le parcours de Light qui cherche à ne pas se faire prendre et en parallèle l'enquête de L. pour découvrir son identité. Bref, plein de rebondissements, c'est l'éclate! 

Autre point fort, à mon goût: les personnages. On sent clairement qu'il y a un vrai travail derrière leur conception: ils sont très travaillés, avec une personnalité très marquée et toujours ambigüe. On s'attache à eux, tout en continuant de découvrir des choses sur eux au fur et à mesure. Ils sont réussis et intéressants tous seuls, mais aussi dans leur relation les uns aux autres: la relation très complexe entre Light et L. en est le meilleur exemple selon moi, tout comme celle entre Misa et Light, entre domination et amour dévoué. Même les personnages secondaires sont réussis (je pense par exemple au père de Light). Mon petit chouchou: L., sans hésiter!


Dernier élément que je souhaite aborder: l'aspect psychologique. En terme d'action, Death Note, c'est surtout du psychologique: il n'y a quasiment pas de grosses bagarres, de courses poursuites, mais plus de la réflexion, du casse-tête chinois, du piège, et du creusage de cervelle jusqu'à tard dans la nuit. C'est l'un des points qui me plait dans Death Note, ce qui le rend si différent des mangas que j'avais et j'ai encore l'habitude de lire. J'ai adoré me creuser la tête avec eux, réfléchir sur comment le manga allait se terminer... 

Le manga est également très riche en ce qui concerne les aspects moraux et idéologiques, il a beaucoup de profondeurs et questionne nos conceptions de la justice, du bien, du mal, du crime, de la vie et de la mort. Je trouve que c'est vraiment un manga complet, loin d'être superficiel.

En bref, Death Note est sans aucune hésitation l'un de mes mangas préférés de tous les temps: je n'ai pas vraiment de points négatifs à relever (même si j'ai un peu moins apprécié certains personnages de la deuxième moitié de l'intrigue), et je ne peux que vous le conseiller. Je pense me pencher sur l'autre manga des deux auteurs, Bakuman, en espérant qu'il me plaira autant!

Voilà messieurs-dames! J'espère que cet article vous a plu, on se retrouve très vite avant la fin de semaine pour un nouvel article. En attendant, n'hésitez pas à me laisser vos petits commentaires, je me ferai un plaisir d'y répondre! Prenez soin de vous, chers lecteurs,

AnGee Ersatz*



mercredi 15 janvier 2014

JapanScope #5: Le Livroscope en Vadrouille à la 15ème Japan Touch!



Bonjour à tous et à toutes!

J'espère que vous allez bien et que vous passez une bonne semaine! On se retrouve aujourd'hui pour un tout nouvel article Vadrouille: après le musée Miniature et Cinéma de Lyon il y a quelques mois, je vous propose une Vadrouille sur le thème Japon! Bon, je tiens à vous prévenir tout de suite: ce n'est malheureusement pas au Japon que je vous emmène, même si ça me plairait beaucoup, mais au Salon Japan Touch, qui a eu lieu fin 2013 à Lyon, et qui célébrait sa quinzième édition... Je vous souhaite une très bonne lecture de cet article!


Quelques mots sur la Japan Touch:
Commençons par parler un peu de la Japan Touch: je pense que vous avez déjà tous entendu parler de la célèbre Japan Expo, qui se déroule chaque année en région parisienne, mais la Japan Touch est un peu plus vieille! La Japan Expo aura droit à sa 15ème édition en 2014, elle a donc une année d'écart avec la Japan Touch.

En 2013, la Japan Touch s'est déroulée, comme depuis quelques années apparemment, à Eurexpo, site qui accueille de nombreux salons. Elle se tenait sur deux jours, le Samedi 30 Novembre et le 1er Décembre, et proposait un tarif très attractif: 15 euros pour le week-end! 

A savoir: il existe un Salon dérivé, la Japan Touch Haru, qui aura lieu en Avril. 




Petit (ou long, tout dépend le point de vue) résumé de ma journée:
Le Samedi 30 Novembre, premier jour de la Japan Touch, je me suis levée de bonne heure de bonne humeur et, armée de mon bonnet Tortipouss (ceci n'est pas une blague), de mon Pikachu en peluche (là non plus ce n'est pas une blague) et de mon Pokédex appareil photo, je me suis mise en route aux alentours de 8h35. Alors oui, dit comme ça, ça parait tôt étant donné que le salon ne devait ouvrir qu'à 11h et que j'habite pas très loin d'Eurexpo, mais il se trouve que j'avais acheté mon ticket à l'avance, et comme tous les détenteurs d'un ticket prévente, je pouvais entrer une heure plus tôt (j'avais l'impression d'avoir un ticket d'or pour entrer dans la chocolaterie de Willy Wonka, c'est vous dire). Arrivée sur place après 45mn de trajet en compagnie d'autres participants facilement identifiables à leur tenue (j'ai pris le tramway avec au moins trois Pikachu et dix filles habillées en Lolita avec des oreilles de chats, mais je vous rappelle que je portais un bonnet Tortipouss!), j'ai pu découvrir Eurexpo et surtout patienter un looooong moment dans la queue des tickets prévente.

Une fois entrée, j'ai commencé par faire un tour global du Salon, m'aidant pour cela du plan que j'avais pris à l'entrée histoire de ne pas me perdre (mon sens de l'orientation est plutôt défectueux...), en commençant par les stands des magasins/artisans/vendeurs: j'ai profité du fait qu'il y avait encore peu de monde pour faire mes emplettes et pour papoter avec certaines des personnes tenant les stands.



Vers 12h, je suis allée m'installer devant la scène afin d'assister à l'épisode live des Serial Busters, d'une durée de 30mn et consacré aux dramas japonais. C'était plutôt sympa, même si je voyais pas grand chose sur l'écran. On me voit d'ailleurs sur la vidéo: je vous la laisse en lien, si vous arrivez à me trouver vous avez gagné!

12h45, l'animation est terminée, j'ai bien faim mais... Le reste du Salon aussi: du coup la zone restauration est devenue une zone sinistrée de l'apocalypse. Pour patienter un peu, j'ai fait un tour du côté des expositions consacrées à Yumiko Igarashi, maman de Candy et invitée phare de l'édition, et à l'art du Bonsai: j'ai beaucoup aimé découvrir Yumiko Igarashi, que je connaissais très peu, et la seconde exposition montre la volonté de la Japan Touch de s'attaquer aussi à un aspect plus traditionnel du Japon.

Après avoir avalé quelques makis tièdes et un peu chers, je suis retournée m'asseoir devant la scène pour assister à deux défilés qui ont en commun la mode mais se distinguent par leur style: celui de My Oppa, créatrice que je suis depuis quelques temps et dont j'adore les tenues, et celui intitulé "Miss Japan Kimono Show", plus orienté tradition. J'ai passé un super moment avec ces défilés, qui se sont terminés par une incroyable moment de chanson par les modèles en kimono, moment que je n'avais pas du tout anticipé et plutôt drôle!

Défilé My Oppa

Dreamy en pleine dédicace.
Il était un peu plus de 15h quand je me suis dirigée vers l'espace dédicaces, mon exemplaire de Nathalie Cookbook en main, afin de le faire dédicacer par Dreamy, dessinatrice du livre. C'était vraiment une super rencontre, c'était la seconde dédicace à laquelle je participais et j'étais aux anges! Dreamy est très sympathique, j'ai apprécié le fait de pouvoir discuter avec elle et de repartir avec ma belle dédicace :). Seul bémol: j'ai perdu beaucoup de temps dans la queue (j'en reparlerai dans la partie Bilan plus en détails) du coup je n'ai pas pu assister au concert des Neko Light Orchestra, ce qui m'a un peu déçue parce que je venais en grande partie pour les voir.

Après un dernier tour du Salon et quelques derniers achats, j'ai décidé de rentrer, vers 17h30-18h, me sentant bien claquée après une cette intense journée de marche...

(Petite précision: à la base, j'avais pris mon billet pour les deux jours, mais j'ai eu des courbatures de folie le lendemain, en plus d'une bonne vieille crève, du coup je suis restée au chaud).


Les personnalités présentes sur place:
Parlons un peu des invités de cette quinzième édition! Personnellement, lorsque je me rends à un salon/une convention/tout autre événement du même type, je suis du genre à être attentive à la liste des invités surtout en vue des dédicaces, qui sont à mon sens un moment de rencontre privilégié entre un artiste et son public.

La tête d'affiche de cette quinzième édition, c'était Yumiko Igarashi, que j'ai mentionnée plus haut, la créatrice de très nombreux mangas, le plus connu étant Candy qui a contribué à l'arrivée du manga en France. Au niveau musical, on a pu compter sur la présence de Who The Bitch, de Neko Light Orchestra, ainsi que du Paris Taiko Ensemble. Kriss de Minute Papillon, ainsi que les Serial Busters et Seb la Frite représentaient YouTube. Mais là où la Japan Touch a fait fort, c'est au niveau des invités concernant le monde de... la cuisine! Et oui, on retrouve par exemple Dreamy, venue pour le Nathalie Cookbook, Hugo Yoshikawa pour Gohan la cuisine japonaise, ou encore Kaori Endo pour Japon: la cuisine intime et gourmande.

Personnellement, comme je l'avais annoncé sur la page Facebook, j'ai été un peu déçue par la liste d'invités: à l'exception de Neko Light Orchestra et de Dreamy, qui m'attiraient, elle ne m'a pas donné envie de me précipiter au Salon. Il faut cependant préciser que les 30 Novembre et 1er Décembre avait également lieu une autre convention, le Toulouse Game Show, où allaient beaucoup des personnes que j'espérais voir. Mais ce n'est bien sûr que mon sentiment personnel, je comprends parfaitement que d'autres visiteurs étaient ravis de cette liste, et d'un autre côté les ateliers proposés par la Japan Touch me faisaient franchement de l'oeil. De plus, dans mon "coin" d'origine, ce genre d'événement est assez rare, donc je n'allais pas passer à côté :)

Avec quoi suis-je repartie?
La Japan Touch, comme beaucoup de salons du genre, proposait une quantité plutôt impressionnante de stands où les visiteurs pouvaient s'offrir des goodies allant de la peluche Pokémon à la perruque pour les Cosplay, en passant par les inévitables mangas, bijoux kawaii... Personnellement, je suis repartie avec pas mal de petites choses:



-Tout d'abord avec le sac offert à l'entrée de la Japan Touch: je ne sais pas si tous les visiteurs ont pu en avoir un ou si c'était réservé aux préventes ou aux premiers arrivants, mais j'ai trouvé ce geste plutôt sympa. Il est d'une assez bonne qualité et plutôt joli, donc je l'ai gardé, et il s'est avéré bien pratique au cours de la journée! Ensuite, j'ai pu rentrer avec mon Nathalie Cookbook tout beau et dédicacé, ainsi qu'avec un stylo Rilakkuma (j'en suis un peu déçue d'ailleurs: les couleurs sur le côté laissaient penser que les encres seraient rose et bleue ciel, et en fait non: c'est un vieux rouge et un vieux bleu tout classique). Mais mon coup de coeur du salon, c'est pour la boutique les Bijoux de Sharuru: c'est l'un des premiers stands que j'ai visités, et j'ai adoré les produits proposés! Je me suis offert deux marque-pages (dont un pour ma soeur), et j'ai également acheté un miroir pour un swap.

Le bilan de la journée:
Nous arrivons à présent à la partie que vous attendez tous: alors, ça vaut le coup ou pas, cette Japan Touch?

Ma super dédicaaaaace!
Et bien franchement, mon bilan est plutôt positif. J'ai beaucoup aimé les activités proposées et leur variété, entre les dédicaces, les défilés, les jeux, les démonstrations sportives, l'espace jeu vidéo, les projections, les conférences... Je n'ai pas eu de temps mort dans la journée, je n'ai arrêté d'aller d'un bout à l'autre du Salon, et je n'ai pas encore pu faire tout ce que je voulais (notamment les ateliers cuisine). Gros point positif à ce niveau là, je n'ai pas eu le temps de m'ennuyer! Toujours dans cette idée de variété, j'ai apprécié la volonté des organisateurs de proposer aussi des ateliers et expositions autour de la tradition, en mettant en avant la cuisine et l'art japonais: j'ai trouvé que le public était du coup assez varié, le Salon s'adresse un peu à tout le monde. Mais le gros point fort pour moi, ce sont les rencontres que j'ai faites sur les stands et en dédicaces: l'ambiance était vraiment très sympa, j'ai pu discuter avec beaucoup de monde et prendre plein de photos de cosplayers. On est tous là pour la même chose et ça s'en ressent!

Par contre, je tiens quand même à souligner un bémol, qui est celui de l'organisation: il y a eu quelques couacs dans la journée, ce qui est dommage. Par exemple, à l'ouverture, dans un hall plein à craquer, les bénévoles se sont retrouvés à hurler pour annoncer où se trouvaient les files préventes et les files sans ticket, ce qui était assez compliqué puisqu'encore une fois, on était dans un hall immense et plein à craquer où tout le monde papotait. Un mégaphone serait utile, ou alors des panneaux/flèches pour indiquer tout ça de façon plus précise. Autre problème: l'espace dédicace, qui se trouvait juste à côté de la file d'attente pour aller rencontrer Kriss de Minute Papillon. Il y avait vraiment une queue impressionnante pour aller le voir (ce qui est plutôt bien pour lui ^^), qui masquait totalement les tables de dédicaces, et il n'y avait pas de démarcation claire et précise entre les queues pour les YouTubeurs et celles des dédicaces. Du coup, je me suis retrouvée à faire la queue pendant presque 40mn dans la mauvaise file... Heureusement, j'ai pu attraper une bénévole pour me guider! 

En bref, j'ai quand même passé une très bonne journée à la Japan Touch, et si je n'avais pas été malade  je serais sûrement allée à Eurexpo le Dimanche. En plus de ça, je dois quand même rappeler que le prix des tickets est très raisonnable par rapport à d'autres conventions, donc si vous êtes dans la région lyonnaise lors de la prochaine édition, n'hésitez pas!

Voilà, c'est tout pour aujourd'hui, j'espère que l'article vous a plu! N'hésitez pas à me laisser un petit commentaire pour me parler de votre propre expérience en conventions si vous avez déjà participé à l'une d'elles. On se retrouve en fin de semaine pour un nouvel article, en attendant prenez soin de vous!

AnGee Ersatz*


Si vous avez aimé...

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