jeudi 31 octobre 2013

Hello Halloween #9: Burton Collection!



























Bonjour à tous et à toutes!

Et oui, nous y voilà, le dernier jour d'Octobre! J'espère que vous allez bien en ce jour d'Halloween, et que vous êtes prêts à découvrir l'article du jour, dernier billet de notre long parcours sur ce fête. Avant tout, je tenais à vous remercier: vous avez été nombreux à visiter le blog ce mois-ci, à commenter, à laisser votre avis, ce qui me fait très plaisir! Ce blog, c'est aussi le vôtre! Aujourd'hui, j'ai décidé de vous proposer quelque chose d'un peu particulier, autour d'un personnage que j'apprécie énormément: Tim Burton! Vous le savez si vous suivez avec régularité mon blog, je suis une grande fan du réalisateur depuis très longtemps (depuis mon enfance en fait), et je lui ai déjà consacré par le passé différents articles (sur l'exposition à la Cinémathèque, par exemple, ou sur certains de ses films: si ça vous intéresse, cliquez sur le petit libellé "Tim Burton" à droite). Comme je l'avais fait pour le mois à thème sur les contes, voici donc ma petite collection Tim Burton! Bonne lecture à tous!

(PS: pardon pour la qualité moisie des photos, j'ai oublié de prendre mon appareil en rentrant chez moi...)

Les posters:



Commençons par les posters, posés (oui, juste posés: j'ai eu la flemme de prendre 5mn pour les accrocher, de peur de faire s'effondrer un pan de mur. C'est vous dire si je suis douée en bricolage) sur mes deux commodes. A gauche, nous avons Barnabas Collins avec un super reflet de mon velux, personnage principal du film Dark Shadows, joué par Johnny Depp; à droite, nous avons Michelle Pfeiffer dans son costume de Catwoman, qu'elle interprète dans Batman: le Défi.
J'ai acheté ces deux affiches à la Cinémathèque de Paris, où a eu lieu en 2012 une exposition consacrée au réalisateur (si vous souhaitez en savoir plus sur cette exposition, voici mon article dessus). Je ne pense pas qu'elles soient toujours en vente: néanmoins si vous cherchez des affiches de Tim Buron, vous pourrez en trouver assez facilement sur Amazon, ou à la FNAC.

Figurines et goodies:
Je me suis lancée il y a assez peu de temps dans une collection de goodies et figurines: je préférais d'abord acquérir les dvds et les livres. D'ailleurs, la majeure partie des goodies vient de cadeaux!



Au niveau des figurines, je possède le couple formé par Sally et Jack dans The Nightmare Before Christmas: Sally m'a été offerte par mon amie et correspondante Clélia. En revanche, j'ai acheté Jack au DisneyStore: il s'agit d'une décoration de Noël (car oui, les décorations de Noël sont déjà sorties en magasin...).
Autre cadeau de mon amie Clélia, les deux pins Jack et Sparky de Frankenweenie. Ils sont vraiment super chouettes! Elle les a trouvés à Disneyland.
Dernier objet sur la première photo: un bracelet Jack, également trouvé à Disneyland et qui m'a été offert il y a deux ans.



Sur la deuxième image, il y a le calendrier 2012 The Nightmare Before Christmas et un jeu de cartes inspiré de la Triste Fin du Petit Enfant Huître.



Les dvds:
Passons au plus intéressant, les dvds! J'en possède 12, contenant 15 films de Tim Burton. Au menu: Pee-Wee's Big Adventure, Beetlejuice, Batman le défi, Edward aux mains d'argent, The Nightmare Before Christmas, Ed Wood, Mars Attack!, Sleepy Hollow, Big Fish, Charlie et la Chocolaterie, Sweeney Todd, les Noces Funèbres, Alice au Pays des Merveilles et Dark Shadows.

Il m'en manque quelques-uns: le premier Batman, la Planète des Singes, et Frankenweenie. J'aimerais aussi trouver ses premiers courts-métrages!






Bande-originale:
Les musiques des films de Tim Burton sont facilement reconnaissables: les trois-quarts ont été réalisées par Danny Elfman, son compositeur fétiche. Dans mes rêves les plus fous, j'aimerais posséder le coffret des 25 ans de Danny Elfman et de Tim Burton, mais à moins de toucher un gros héritage ou de gagner au loto, ça va devoir attendre (presque 800 euros...).



J'ai quand même investi dans la bande-originale de Sweeney Todd, l'un de mes films préférés du réalisateur. Elle comprend également un carnet très fourni sur le film.
Je pense un jour acheter certaines compilations des musiques de Danny Elfman, que j'aime beaucoup! Il y en a énormément, donc j'ai du choix!



Les livres:
Pour finir, voici ma petite collection de livres Tim Burton! Ils sont rangés dans une bibliothèque à part, et pas dans celle où je range tous mes autres livres. 
Tout d'abord, il y a les livres inspirés ou qui ont inspiré ses films: sa version de Alice au pays des merveilles, le tome 1 de Dark Shadows, ou la version manga de l'Etrange Noël de Monsieur Jack. 
Ensuite, il y a les biographies ou livres qui détaillent sa filmographie: celle d'Antoine de Baecque, ou encore les Entretiens avec Mark Salisbury. J'ai également le catalogue de l'exposition Burton à la Cinémathèque, et un hors-série des Inrocks.
Enfin, si vous aimez l'univers de Burton, sachez qu'il est aussi l'auteur d'un livre, intitulé la Triste Fin du Petit Enfant Huître, avec une foule de poèmes et de dessins originaux...



Et voilà, c'est tout pour aujourd'hui! Je tiens à préciser que j'ai fait cet article parce que j'avais envie de vous parler d'un peu d'autre chose que de littérature! N'hésitez pas à me laisser vos avis en commentaire, à laisser une petite trace de votre passage, et surtout, dites moi si vous avez une petite collection, quelle qu'elle soit!

A très vite!

AnGee Ersatz*



lundi 28 octobre 2013

Challenge Rougon-Macquart #17: la Bête Humaine de Zola.




Bonjour à tous et à toutes!

J'espère que vous allez bien et que vous êtes prêts à attaquer le mois de Novembre sereinement! Aujourd'hui, petit break avant le dernier article consacré à Halloween: je vous propose de poursuivre le long parcours autour des Rougon-Macquart entamés l'année passée avec au menu le dix-septième roman de la saga, la Bête Humaine! Ce titre m'intriguait depuis des années et je n'avais encore jamais eu l'occasion de le lire auparavant. En passant, si vous souhaitez découvrir d'autres avis sur les romans de Zola, n'hésitez pas à cliquer sur l'onglet "Rougon-Macquart", qui vous mènera à la page consacrée au Challenge que j'ai lancé il y a quelques semaines. Je vous souhaite une bonne lecture, en espérant que cet article vous plaira!

Pour vous aider:
Dans ce roman de Zola, nous découvrons l'histoire de Jacques Lantier, seul personnage de la famille présent. Encore un Lantier? Et oui: après Lantier le père dans l'Assommoir, Etienne l'aîné dans Germinal et Claude le petit dernier dans l'Oeuvre, nous retrouvons ici le cadet, Jacques. A savoir: Jacques n'était pas pas prévu par Zola dans l'arbre généalogique initial. Dans l'Assommoir, seuls Etienne et Claude sont mentionnés comme étant les enfants du couple Gervaise/Lantier. Le roman ferroviaire devait avoir pour héros Etienne, envoyé par sa mère loin du foyer familial pour travailler dans ce milieu. Cependant, Zola a décidé de remanier son arbre généalogique et d'ajouter un personnage, Jacques, qui est donc le frère d'Etienne et de Claude.





La Bête Humaine:
Résumé:
Jacques Lantier, jeune homme timide, est mécanicien à la Compagnie de l'Ouest. Une nuit, en plein trajet, il assiste à un meurtre: celui du président Grandmorin, tué par le mari de sa filleule Séverine, Roubaud, qui a découvert que le parrain couchait avec celle-ci depuis des années. Jacques décide de garder le silence sur cette histoire et de ne pas les dénoncer. Il devient l'ami de Roubaud, mais surtout l'amant de Séverine, dont il tombe amoureux fou. Mais Jacques souffre depuis des années d'un mal qui le dévore à petit feu: une envie de meurtre, violente, qui le prend dès qu'il s'approche d'un peu trop près d'une femme...










Quelques points importants:
Penchons nous à présent sur quelques-uns des points importants du roman...

La jalousie: 
Commençons par un l'élément déclencheur de l'histoire, la jalousie! Le roman s'ouvre sur une scène idyllique: un couple heureux, qui s'entend bien, en visite à Paris. Jamais un roman de Zola n'a aussi bien commencé! Mais cette image de carte postale se transforme vite en cauchemar à cause de la jalousie et de la colère. Roubaud, en apprenant que sa femme a des relations charnelles depuis plusieurs années (et avant même leur mariage) avec son parrain, passe du docteur Jekyll à Mister Hyde. 

La Bête Humaine, par Jean Renoir.

La jalousie, on a pu la voir à plusieurs reprises dans les romans de Zola: dans Germinal, par exemple, la relation entre Chaval et Catherine est basée sur la jalousie. Cette fois, dans la Bête Humaine, la jalousie commence l'histoire et l'achèvera aussi... On la retrouvera chez d'autres personnages, comme Flore, attristée d'être délaissée par Jacques.


La Bête Humaine de Jean Renoir.
La mort dans la peau:
Alors non, contrairement à ce qu'on pourrait croire, je ne parle pas du film avec Matt Damon, non, mais bien de la Bête Humaine. En effet, dans ce roman, Zola nous propose de découvrir un personnage qui souffre d'un mal bien particulier: Jacques, le héros, fantasme sur la mort, et plus particulièrement sur le fait de la donner. Ce fantasme le hante depuis des années et l'empêche de nouer une vraie relation avec les femmes: c'est pour cela qu'il considère, d'une certaine façon, sa machine comme sa femme, comme son amante.
Les accès de son mal le terrifient et le fascinent en même temps, et surviennent majoritairement lorsqu'il se trouve dans les bras d'une femme. Dans le roman, le lecteur est amené à découvrir une première fois cette souffrance lorsque le jeune homme retrouve la jeune Flore, amie de longue date qu'il cherche à séduire. Alors qu'il la tient enfin, il se surprend à rêver de planter un couteau dans sa gorge.
Ce n'est pas la première fois que Zola écrit sur la violence: dans la Terre, l'un des personnages ne peut s'empêcher de penser à sa belle-soeur, de la vouloir, de la posséder. Le meurtre est également un sujet déjà abordé dans la saga; néanmoins Jacques est un personnage nouveau et original dans la saga. La violence chez Zola peut donc prendre plusieurs formes.

Le monde ferroviaire:
Depuis le début de la saga, l'auteur a cherché à nous présenter non pas seulement une famille, mais aussi une société: celle du Second Empire. Pour cela, il a multiplié les incursions dans différentes classes, différents univers: la politique, le monde ouvrier, les mines, les grands magasins... Il essaie de capturer l'essence d'une société.

Zola et le train, une longue histoire!

Dans la Bête Humaine, il se penche sur un autre univers, celui du monde ferroviaire. Le chemin de fer est en pleine expansion à l'époque, ce moyen de transport se développe énormément. Zola l'a déjà mentionné quelques fois dans ses romans, mais c'est dans celui-ci qu'il s'y attaque pleinement. Tout d'abord, avec les personnages choisis: la plupart travaille en effet dans ce milieu. Evidemment le héros, Jacques, mécanicien, mais aussi Roubaud, Pecqueux qui travaille avec Jacques, ou encore Misard. Il insiste tout particulièrement sur la relation qui lie Jacques à sa machine (une relation presque amoureuse), la hiérarchie dans laquelle la politique joue beaucoup (Roubaud est menacé de renvoi car il est républicain). D'autres thèmes sont abordés, comme les difficultés du travail liées aux problèmes mécaniques et météorologiques.
Zola a donc choisi un cadre en plein dans son époque pour ce roman!

Mon avis sur ce livre:
Voilà un livre qui, en commençant la série, m'intriguait beaucoup! Il faut le dire, le titre interpelle, il attire l'oeil. Pour moi, la Bête Humaine pourrait être le titre de la saga, puisqu'entre les problèmes mentaux, l'alcoolisme, le sexe et les autres thèmes abordés mettent en avant tout ce est effrayant dans la nature humaine. Qu'en ai-je donc pensé? Et bien ce roman est sans conteste l'un de mes préférés de la saga!

Commençons par l'histoire. Je l'ai adoré: Zola nous propose une intrigue sur fond de meurtre et d'envie de meurtre. Une grande tension se dégage donc de l'histoire: Roubaud va t'il être démasqué? Jacques va t'il passer à l'acte? Je me suis posée beaucoup de questions au cours de ma lecture, et j'ai vraiment été emportée par l'histoire, du début à la fin. Il y a de nombreux rebondissements, et j'ai trouvé la fin très réussie! Je ne me suis pas ennuyée en le lisant, loin de là, et j'ai dévoré le livre en à peine quelques heures. Les thèmes y sont pour beaucoup dans l'intérêt que j'ai trouvé à ce livre: le meurtre, la jalousie, la convoitise... Des thèmes que nous connaissons tous et qui sont très utilisés en littérature, au cinéma, dans les séries tv ou ailleurs, mais que Zola sait exploiter.

Fait rare dans un roman de Zola: j'ai apprécié tous les personnages de la Bête Humaine! En commençant par Jacques: au départ j'ai été assez surprise de le voir arriver, étant donné que je croyais que Gervaise et Lantier n'avaient eu que deux enfants, mais je me suis vite intéressée à ce personnage en particulier en raison de son mal, de son combat intérieur. Mais les autres personnages m'ont aussi captivée: j'ai beaucoup aimé la déchéance de Roubaud, la souffrance de Flore, les commérages des habitantes de l'immeuble... J'ai aimé la précision de Zola et le travail fait sur tous les personnages pour les rendre aussi variés que possible. 

En ce qui concerne le monde ferroviaire, j'avoue que j'étais assez mitigée au départ: ce n'est pas un univers qui m'inspire plus que ça, donc j'avais peur de m'ennuyer à cause de ça. Au final, il sert principalement de toile de fond, on a droit à quelques descriptions sur la vie des travailleurs de la Compagnie de l'Ouest, et le train joue un rôle capital à certains moments de l'intrigue sans non plus être trop omniprésent dans l'histoire. Du coup, j'ai plus apprécié ce point que je ne le pensais au départ.

Je n'ai pas vraiment de points négatifs à relever sur la Bête Humaine: j'ai passé un excellent moment de lecture avec ce livre, Zola a su m'emporter dans son univers. Si vous cherchez un Zola à lire, celui-ci risque de vous plaire! Dans mon cas, il fait partie de mes coups de coeur de la saga... A savoir qu'il existe aussi plusieurs adaptations de l'histoire!

Voilà, c'est tout pour aujourd'hui! J'espère que cet article vous a plu, on se retrouve jeudi pour le tout dernier article d'Octobre et du thème Halloween, qui sera dédié à l'un de mes auteurs préférés de tous les temps: Edgar Allan Poe! En attendant, n'hésitez pas à me laisser un petit commentaire pour me donner vos suggestions de lecture ou vos avis, c'est toujours un plaisir de vous lire!

A très vite,

AnGee Ersatz*




vendredi 25 octobre 2013

Hello Halloween #8: Halloween Special avec Pretty Little Liars et Ravenswood!





























Bonjour à tous et à toutes!

J'espère que vous allez bien et que vous êtes prêts à fêter Halloween! De mon côté je suis enfin en vacances, je vais pouvoir finir sereinement les deux derniers articles du mois! Aujourd'hui, je vous propose quelque chose d'un peu différent de ce que je fais d'habitude: en effet, plutôt que de vous parler d'un livre, j'ai décidé de me pencher sur la soirée Halloween spécial Pretty Little Liars diffusée cette semaine sur ABC Family, aux Etats-Unis. Vous le savez, je suis une grande fan de cette série, et comme je sais que certains de mes lecteurs/lectrices le sont aussi, je trouvais ça sympa de vous présenter un review de cette soirée événement, au cours de laquelle le public a pu découvrir un épisode inédit ainsi que le spin-off de Pretty Little Liars, Ravenswood! J'espère que cet article vous plaira, bonne lecture!

Attention: petit point que je tiens à préciser avant de commencer. J'ai essayé au maximum de supprimer les spoilers de cet article, pour ceux qui n'ont pas encore vu l'épisode, ou qui suivent la diffusion française, plus lente. Néanmoins, si vous craignez de vous faire spoiler, évitez la lecture de cet article. 

Les épisodes Halloween dans les séries:





Halloween et les séries télévisées, c'est une grande histoire d'amour! Il n'est pas rare que les séries proposent des épisodes spéciaux, que ce soit pour Thanksgiving, Halloween, Noël, pour célébrer le 100ème épisode ou pour commémorer la perte d'un acteur (comme on a pu le voir récemment dans Glee). Halloween étant une fête très populaire aux Etats-Unis, elle a donc très souvent droit à ses épisodes. Voici quelques uns de mes préférés:

-Buffy contre les Vampires, saison 4 - Le Démon Halloween.



La série Buffy contre les Vampires a beaucoup exploité ce thème, en lui consacrant plusieurs épisodes. Mon préféré, c'est le Démon d'Halloween, épisode de la saison 4: dans cet épisode, Buffy et ses amis doivent affronter un démon particulièrement vicieux qui transforme leurs pires cauchemars en réalité... Mention spéciale aux costumes hilarants des personnages!

-Castle, saison 2 - Pour l'amour du sang.
Castle et Beckett tombent sur un meurtre bien étrange... Celui d'un vampire tué avec un pieu! Bourré de références (à Buffy et Firefly notamment, deux séries dans lesquelles Nathan Fillion a joué), cet épisode est juste l'un des meilleurs de la série selon moi!



-American Horror Story, saison 1 - Halloween.





Episode en deux parties, qui marquent un vrai tournant dans la saison puisqu'on y apprend énormément de choses. Et quand la série de l'horreur fait un épisode sur le jour de l'horreur... On peut dire qu'elle met le paquet...

Les épisodes Halloween de Pretty Little Liars:

Pretty Little Liars aussi a déjà proposé des épisodes Halloween! Le premier, nous avons pu le découvrir au cours de la saison 2: présentant un flashback du temps où Alison n'avait pas encore disparu, cet épisode tourne majoritairement autour de cette dernière tout en faisant frissonner le public avec une maison glauque et une menace plus réelle qu'elle n'y paraît... Les costumes des héroïnes correspondent bien à leur personnalité: Spencer s'est habillée en Elizabeth I, Aria en gothique, Hanna en Britney Spears et Emily en indienne.



Le deuxième épisode Halloween a été diffusé au cours de la saison 3. Cette fois, les scénaristes ont tout donné! L'histoire se passe dans un train fantôme, A est plus actif que jamais, et les costumes sont très réussis: Aria est très jolie en femme des années 20 (très Gatsby); Hanna est en Marilyn Monroe, Emily resplendissante en Barbarella, et Spencer joue la carte du costume à deux en petite amie de ganster, que Toby rend bien d'ailleurs!



Il semble donc que Halloween soit devenu un thème récurrent pour la série, avec une troisième édition cette année... Aimant tout particulièrement cette fête, j'espère que ça va continuer comme ça!



Pretty Little Liars 4x13:
Résumé:
Cet épisode reprend directement là où s'arrêtait le précédent. Nos héroïnes sont à Ravenswood, où elles ont découvert la tanière de A et une énorme information concernant Alison. Elles se retrouvent donc, en costume d'époque, dans une curieuse fête qui se passe dans un cimetière. Elles sont bien décidées à coincer A, sans se douter que cette la nuit va être longue et leur réserver beaucoup de surprises... Entre course-poursuite dans un souterrain et maison hantée, les nerfs des Liars vont être mis à rude épreuve.

Mon avis sur cet épisode:
Je l'ai dit plus haut, j'adore les épisodes Halloween de séries en général. Les deux précédents de Pretty Little Liars étaient plutôt réussis, entre glamour, angoisse, menace, réponses et nouvelles questions. J'attendais donc avec impatience ce nouvel épisode, d'autant plus que le 4x12 avait vraiment secoué tout le monde en nous révélant l'identité de A. J'espérais que cet épisode nous apporterait quelques réponses ou informations supplémentaires. Qu'en ai-je pensé?

Et bien cet épisode est assez décevant. Pendant plusieurs semaines, ABC Family, la chaîne qui diffuse Pretty Little Liars, a fait une pub monstre autour de cet épisode en nous expliquant qu'on aurait droit à 2h de soirée Halloween dans laquelle on apprendrait pleeeein de choses, et où il se passerait des trucs de fous. Au final, il faut le dire, cet épisode de Pretty Little Liars est surtout pour la chaîne un moyen d'introduire sa nouvelle série, Ravenswood. Une bonne partie de l'épisode est quand même consacrée à la rencontre entre Caleb et Miranda, les deux héros de Ravenswood, au détriment de l'intrigue de Pretty Little Liars (qui, loin de durer une heure, ne faisait que 40mn, comme n'importe quel épisode). Je comprends la volonté de la chaîne de proposer une transition entre la série et son spin-off, mais j'ai trouvé la façon de faire très maladroite: Hanna qui dit à Caleb de rester dans une ville flippante, où il n'a pas d'endroit pour dormir, où il ne connait personne, pour aider une fille rencontrée 20mn plus tôt... Voilà voilà, quoi. Il y avait de meilleures transitions possibles ("tiens, on a découvert la tanière de A ici" "ah ben je vais rester enquêter!"). L'épisode est en fait plus un Ravenswood déguisé... 

deux heures... deux heures... mouais, 1h20 et 40mn de pub, plutôt!


En plus de ça, il se passe quand même pas grand chose, en comparaison à un épisode normal de la série, ou aux épisodes Halloween: Spencer se fait attaquer par A, Hanna se retrouve isolée. Et c'est tout. Quelques passages relèvent le niveau, comme le moment avec Mrs Grunwald, et surtout la fin qui est vraiment vaut le coup. Néanmoins, certains passages auraient pu être raccourcis: je ne vois pas l'intérêt de montrer Miranda en train de voler des chips dans le bus qui amène Caleb à Ravenswood, ça ne fait avancer l'intrigue ni de Ravenswood, ni de Pretty Little Liars!
En bref, je m'attendais à beaucoup mieux pour un épisode Halloween: les autres étaient d'une bien meilleure qualité, et Ravenswood est hélas bien trop présent. Je pense qu'il aurait été plus judicieux de condenser le 4x12 et 4x13, cela aurait été plus intéressant, plus rythmé...

J'attends donc la suite de la saison, qui promet d'être un peu plus palpitante d'après les trailers déjà disponibles, même si pour cela  je vais devoir attendre Janvier 2014... (et oui).

Ravenswood:



Petite présentation de la série:
Depuis son lancement en 2010, Pretty Little Liars connait un joli succès auprès du public, réunissant près de 3 millions de spectateurs à chaque épisode. L'idée a donc germé dans l'esprit de Marlene King, créatrice de la série, de se lancer dans la conception d'un spin-off, pratique assez courante en télévision: Angel, Joey, Once Upon In Wonderland en sont quelques exemples. A la fin du mois de Mars 2013, les fans de Pretty Little Liars ont eu droit à une double bonne nouvelle: le renouvellement de leur série préférée pour une cinquième saison (avant même la diffusion de la saison 4!), ainsi que l'arrivée de ce fameux spin-off, qui se déroulerait dans une ville proche de Rosewood et dans laquelle les Liars sont amenées à enquêter, Ravenswood.

Néamoins, il faut quand même le préciser, le spin-off a vite fait l'objet d'inquiétudes auprès du public, et pour cause: les scénaristes ont décidé, pour "soutenir" et assurer un minimum de succès à leur nouvelle série, d'utiliser comme personnage principal l'un des héros de Pretty Little Liars, à savoir Caleb Rivers, joué par le beau Tyler Blackburn. Quel est le problème, me direz-vous? Et bien les fans ont tous simplement paniqué à l'idée de voir l'un des couples phares de la série, formé par Hanna et Caleb (depuis la saison 1), être séparé... Pour l'instant, les scénaristes ont affirmé faire tout pour réunir au maximum les personnages (Ashley Benson, qui joue Hanna, devrait apparaître dans quelques épisodes de Ravenswood, et Tyler Blackburn sera peut-être de retour dans Pretty Little Liars pour la fin de la saison 4), même si l'avenir du couple est encore incertain.
Le premier épisode de Ravenswood a été diffusé le 22 Octobre 2013 aux Etats-Unis, et a réuni plus de deux millions de spectateurs. Dix épisodes ont déjà été commandés.

Résumé:
Caleb, sur la demande d'Hanna, est resté à Ravenswood pour aider Miranda, qui vit une situation qu'il connait bien ayant lui-même connu foyers et familles d'accueil, à retrouver son oncle et à renouer le contact avec lui. Il est aussi décidé à percer le mystère de la tombe portant son nom. Mais Ravenswood est un endroit bien étrange... Dans la maison de son oncle, Raymond, qui tient une entreprise de pompes funèbres, Miranda se met à voir des choses plus qu'inquiétantes... Caleb, de son côté, fait la connaissance de Remy: la jeune fille travaille avec son père à la rédaction de la gazette de Ravenswood, et elle va se rendre qu'une curieuse malédiction pèse sur la ville. Depuis plusieurs générations, cinq adolescents y meurent dans des conditions étranges. Caleb, Miranda, Remy, son petit ami Luke et la soeur jumelle de ce dernier Olivia pourraient bien être les prochains sur la liste.



Mon avis sur cet épisode:
Depuis l'annonce de sa commande par ABC, j'attendais en trépignant de découvrir Ravenswood! On peut le dire, ABC a mis le paquet niveau publicité, avec des trailers alléchants, l'argument "spin-off de Pretty Little Liars" bien mis en évidence, et la présence de Tyler Blackburn qui bénéficie d'une immense popularité auprès des fans. Avant de le voir, je suis allée regarder les avis sur la page Facebook de Pretty Little Liars et j'ai un peu, je l'avoue, paniqué devant tous les avis déçus concernant la série... Après visionnage, qu'en ai-je donc pensé? Et bien je dois dire que je suis assez mitigée sur ce premier épisode.

Commençons par les points positifs. Déjà, j'ai fortement apprécié le fait qu'on ne perde pas de temps, et que les scénaristes nous plongent tout de suite dans l'intrigue: il se passe quand même pas mal de choses dans ce premier épisode, entre les soucis de Miranda avec son oncle, l'enquête de Caleb, la rencontre avec les autres personnages... J'ai été plutôt emballée par ce rythme rapide, surtout après des épisodes de Pretty Little Liars qui commençent un peu à traîner en longueur.

Ensuite, je suis vraiment ravie de pouvoir voir un peu plus Caleb: il est l'un de mes personnages préférés de la série originelle, je trouve son personnage touchant et incroyablement gentil avec les autres. Cela me fait donc plaisir de pouvoir le retrouver désormais chaque semaine et un peu plus longtemps que dans Pretty Little Liars. En ce qui concerne les autres personnages, je suis très intriguée par l'oncle de Miranda, Raymond, qui me fait penser à une sorte de version rajeunie/dépressive de Gomez Addams (me demandez pas pourquoi!), j'ai donc envie d'en savoir plus sur lui. Miranda aussi me plait bien, elle est assez sympathique comme demoiselle! J'aurais cependant aimé découvrir un peu plus d'habitants de Ravenswood, dont certains nous avaient été dévoilés dans les épisodes de PLL.
Cependant, ce que j'ai préféré dans cet épisode, c'est l'ambiance, qui se ressent en grande partie grâce aux décors: la maison où se passe une partie de l'intrigue, le cimetière... Ce sont des lieux dans lesquels je ne me sentirais personnellement pas à l'aise, mais où j'aimerais quand même bien aller! J'ai ressenti l'angoisse des personnages dans ce milieu un peu malsain, et Ravenswood en tant que lieu me plait beaucoup.

Malheureusement, j'ai aussi été dérangée par pas mal de points en regardant ce premier épisode.
Le premier, et le plus embêtant, concerne les personnages principaux. Autant les autres sont intéressants (l'oncle de Miranda, Mrs Grunwald), autant les personnages principaux m'indiffèrent ou m'énervent: Remy me laisse de marbre, Luke est sympathique mais sa soeur énervante. Je ne me suis pas attachée à eux du tout! En fait, j'ai un peu eu l'impression de voir une sorte de copie pas terrible de certains héros de Pretty Little Liars: Luke serait Toby 2, Remy une Emily pas très convaincante (les deux sont issues de minorités, ont un parent militaire, ont un style décontracté, une relation que les parents ne voient pas d'un bon oeil...), et Olivia une Hanna pas terrible terrible. Je pense que les scénaristes voulaient entourer Caleb d'autres ados, car la cible visée, c'est la tranche des adolescents, mais je pense que Miranda suffisait amplement. Ou alors il aurait fallu mettre des personnages un peu plus intéressants. Cette impression vient aussi peut-être de l'acting assez peu convaincant de certains acteurs...



Autre problème: j'ai eu l'impression, en regardant Ravenswood, de regarder un film d'horreur un peu moyen. Les effets spéciaux sont pas terribles (non mais la statue qui pleure du sang...) et l'influence The Ring avec la petite fille est vraiment trop visible pour un résultat qui n'est pas franchement réussi. C'est dommage, parce que l'ambiance me plaisait bien... Je ne sais pas si ces détails étaient exagérés en raison de la soirée d'Halloween, peut-être que par la suite l'effet "teenage horror movie" sera un peu moins présent. A noter aussi des petites incohérences qui décrédibilisent la série: Caleb prend un bain sans savon, la salle de bains n'a même pas un pauvre gel douche... C'est stupide, je sais, mais ça m'a perturbée!

Tyler, si tu passes par là...


Au final je pense regarder quand même la suite: l'épisode se termine sur un cliffhanger plutôt réussi, j'ai envie de savoir ce qui va se passer après, d'autant plus que le trailer du prochain épisode relance plutôt bien mon intérêt pour l'histoire. J'ai quand même passé un assez bon moment avec Ravenswood, et j'espère que la qualité s'améliorera au fil des épisodes!

Je suis donc globalement plutôt mitigée par cette soirée Halloween. J'aurais préféré un seul épisode plus long de Pretty Little Liars englobant ce qu'on apprend pendant les deux derniers, et j'aurais aimé quelque chose d'un peu plus travaillé pour Ravenswood. Néanmoins je pense continuer à regarder les deux séries: je ne vais arrêter Pretty Little Liars pour un épisode un peu foireux, et je trouve ça dur de juger une série simplement sur le premier épisode. Je vous tiens au courant en ce qui concerne la suite! J'espère que cet article vous a plu, n'hésitez pas à me laisser un petit commentaire pour me donner votre avis, ou pour me parler de vos épisodes Halloween préférés!

A très vite!

AnGee Ersatz*



lundi 21 octobre 2013

Hello Halloween #7: La Petite Mort de Davy Mourier (+Dédicace à Lyon!).



























Salutations à vous, lecteurs et lectrices du Livroscope!

J'espère que vous allez bien, et que vous avez passé un bon week-end. On se retrouve aujourd'hui pour un nouveau numéro de notre hors-série Halloween, avec au menu une BD dont j'ai beaucoup parlé sur la page Facebook et le Twitter du blog: il s'agit de la Petite Mort, de Davy Mourier, sortie le 4 Septembre dernier. A l'heure où beaucoup de lecteurs attendaient les sorties de la rentrée littéraire, moi j'attendais de pied ferme la Petite Mort! C'est donc avec plaisir que je vous la présente aujourd'hui, avec en bonus un petit compte-rendu de la dédicace de Davy Mourier, qui a eu lieu à Lyon ce week-end, et à laquelle je me suis rendue... Bonne lecture à tous!



Davy Mourier, sa vie, son oeuvre.
Parlons un peu de Davy Mourier, l'auteur du jour!
Je pense que certains d'entre vous le connaissent déjà, car Davy est bien connu, en grande partie grâce à la série Nerdz où il joue l'incroyable (c'est le mot!) Régis Robert. Nerdz était diffusée sur la chaîne NoLife, sur laquelle Davy a aussi présenté l'émission 101%
Avec son acolyte Monsieur Poulpe, il s'occupe d'autres émissions, comme J'irai loler sur vos tombes et surtout le Golden Show (si vous ne connaissez pas le Golden Show, allez viiiiiiite les voir!). 
Davy Mourier a publié d'autres BD, dont 50 francs pour tout. 
A noter aussi: sa dernière mini-série, Space: 10 épisodes, 20 making-ofs, quelques secondes à chaque fois (et oui, elle a été postée sur Vine), mais beaucoup d'idées; ainsi que son one-man show, Petite Dépression entre Amis (j'espère qu'il y aura des dates en province!)
Si vous voulez en savoir plus:





La Petite Mort:
Résumé:



La Petite Mort est l'enfant de Maman Mort et de Papa Mort. Comme tous les enfants, la Petite Mort va à l'école, découvre la vie, les animaux, se plaint de son sac de classe, a un rêve (devenir fleuriste)... Mais contrairement aux autres enfants, la Petite Mort apprend à faucher les gens! Un apprentissage qui rend sa vie et ses relations aux autres assez compliquées. Nous suivons donc la Petite Mort, son chat Sephi, et sa famille dans leur quotidien pour le moins original et décalé!

Une BD en réalité augmentée...
La Petite Mort, ce n'est pas qu'une BD! En effet, c'est une BD en réalité augmentée. Réalité augmentée, qu'est-ce que c'est? Et bien c'est un principe assez innovant. Si vous possédez un smartphone ou une tablette, vous pouvez télécharger une application créée exprès pour la BD et qui vous permet, en scannant des symboles présents sur certaines pages, d'accéder à du contenu supplémentaire sur votre smartphone/tablette. Personnellement, comme je n'ai pas de smartphone, je n'ai pas encore pu tester ce système, mais je sais qu'il existe par exemple un jeu la Petite Mort. Si ça vous intéresse, voici une petite vidéo dans laquelle Davy vous explique comment ça marche.

Mon avis sur la BD:
Comme je l'ai dit plus haut, j'étais vraiment super, super, super impatiente de pouvoir lire cette BD, dont j'ai suivi l'évolution sur Facebook, et dont j'ai pu lire quelques extraits dans l'excellent (mais défunt... tristesse) magazine Bisou. C'était vraiment LE livre que je voulais lire pour la rentrée littéraire, plus que tous les romans très attendus de l'année! Et le résultat était à la hauteur de mon attente...



Déjà, visuellement et extérieurement, je trouve que la Petite Mort est juste magnifique. En librairie, les livres ont tendance à être de plus en plus colorés, de plus en plus "flash" au niveau des couvertures ("tu me vois? Héhé, tu me vois?"), et du coup on se noie un peu... Alors que là, je trouve que celle-ci attire l'oeil, ça intrigue (pas mal de gens autour de moi n'ont pas pu s'empêcher d'ouvrir le livre en le voyant). Bref, je la trouve très belle cette BD, elle sera mise en valeur dans ma bibliothèque!

L'originalité se retrouve aussi dans le contenu de la BD. La Petite Mort est un personnage tellement unique! L'histoire l'est donc aussi. Je m'attendais, connaissant Davy et son style, à quelque chose de drôle, et effectivement, la BD est drôle: j'ai vraiment passé un bon moment à la lire, j'ai beaucoup rigolé (j'ai adoré le passage où la Petite Mort apprend à faucher des gens sur la Wii... non, la Woui You; les aventures de Sephi le chat; le sac Hello Kittu...). Il y a beaucoup d'humour sur des sujets de maintenant, comme les mails d'arnaque, les jeux vidéos, mais aussi sur des thèmes plus généraux comme l'amour, la maladie et surtout... la mort! Et justement, comme le livre tourne autour de la mort, Davy ne se contente pas juste de blaguer, non: il y a au contraire de la profondeur dans l'histoire, et il y a des moments, on est plus triste que mort de rire. La fin, en particulier, est surprenante: (rassurez-vous, je ne vous spoilerai rien! NON!) dans la file d'attente de la dédicace, d'autres fans s'étonnaient de la fin. Personnellement, j'ai trouvé qu'elle donnait tout son sens à l'histoire, au personnage de la Petite Mort. Cette fin, je l'ai trouvée géniale.  



Pour en revenir au contenu, j'ai aimé sa variété: les fausses pubs, la partie sur Buzz Aldrin, les aventures du chat... Il y a beaucoup de choses différentes, mais tout est cohérent et va ensemble. Même si je n'ai pas encore pu l'essayer (j'ai pas de smartphone, je vis dans le passé et je m'éclate comme ça), l'idée de la réalité augmentée me plait beaucoup. Cela m'a fait un peu penser, dans un style différent, au site Pottermore qui permet aux fans de la saga Harry Potter d'en découvrir plus sur les romans de J.K Rowling. Je pense piquer le téléphone de ma mère pour tester tout ça!

En bref, j'ai vraiment adoré la Petite Mort: ce livre est l'un de mes coups de coeur du mois. C'est drôle, c'est joli, c'est réfléchi, tout ce que j'aime. Si vous cherchez une BD à lire ce mois-ci, je vous la conseille donc fortement! Et si vous n'êtes pas convaincus, sachez qu'Alexandre Astier (oui oui, j'ai bien dit Alexandre Astier) a écrit la préface... C'est forcément bien alors, non? ;)



Bonus: la dédicace de Davy à Lyon!

Samedi 19 Octobre (il y a quelques jours, donc), Davy Mourier est venu dédicacer sa BD au magasin Momie Manga de Lyon. Vous le savez si vous me suivez sur Facebook/Twitter, j'étais vraiment impatiente de pouvoir m'y rendre, n'ayant encore jamais eu l'occasion de faire de dédicace auparavant, et suivant Davy depuis plusieurs années. Voici donc un petit récap' de cette après-midi de dédicace...

Le lieu du crime! (Oui, j'exagère un peu)
La dédicace a eu lieu au magasin Momie Manga, situé dans le deuxième arrondissement de Lyon. Je m'y étais rendue quelques semaines avant le jour J pour repérer son emplacement (et aussi pour acheter la Petite Mort et ma dose mensuelle de Fairy Tail). J'ai beaucoup aimé ce magasin, donc j'y retournerai sûrement prochainement: le choix de mangas est vraiment large, et il y a aussi pas mal de goodies sympas!

Le déroulement de la dédicace:
Me doutant qu'il y allait avoir du monde, j'ai décidé de partir assez tôt de chez moi pour être sûre de passer dans les premiers. Arrivée à 13h50, il y avait déjà du monde! J'ai attendu une heure avant l'arrivée de Davy (la dédicace commençait à 15h, et finissait à 19h), mais ça valait le coup: la queue est devenue vite impressionnante, j'étais contente d'avoir déjà mon exemplaire de la Petite Mort avec moi! L'attente était au final pas si longue (j'ai fait la queue pour Metallica et Iron Maiden pendant plusieurs heures, donc au niveau de l'attente je suis un peu bulletproof) même si le fantastique vent lyonnais n'a sûrement rien arrangé à ma crève démoniaque qui me rend dingue depuis plusieurs jours. L'arrivée de Davy a fait plaisir à tout le monde, j'ai eu l'impression d'avoir 4ans et demi et d'aller faire une photo avec Mickey à Disneyland (ouais, carrément).

Mickey, Davy... Quel rapport? Aucun. A part mon moment de fangirling solitaire.

La dédicace a donc commencé, et là... Bonne surprise! Sur certaines pages/sites littéraires, j'ai déjà vu des réactions assez dépitées de lecteurs qui faisaient la queue pour aller voir leur auteurs préférés et qui passaient à peine 30 secondes avec ("bonjour, au revoir"). Alors que là, non: Davy a pris le temps de discuter avec chaque fan qui avait fait le déplacement, il a pris des photos, et chaque dédicace était originale et différente. J'étais franchement ravie de voir ça, et j'avais hâte de passer!

Ma dédicace...
Voici donc ma superbe dédicace! Davy a dessiné l'un des personnages de la BD (l'amoureuse de la Petite Mort) en costume de Catwoman version Tim Burton.

"Bonjour, ma lumière est nulle, donc les photos sont JAUNES"

J'ai pu lui dire ce que je pensais de la BD, de certains points de celle-ci, on a parlé du tome 2, de Tim Burton,... En bref, je suis plus que ravie d'avoir pu faire cette dédicace, Davy est vraiment super gentil, on voyait qu'il était content d'être là. L'équipe de Momie Manga est géniale aussi, organiser ce genre d'événements est une bonne chose! Merci donc à Davy et à l'équipe, un vrai bonheur, en espérant les revoir pour le tome 2 :)


Et voilà, c'est tout pour aujourd'hui! J'espère que cet article, un peu différent de ceux que je fais habituellement, vous a plu! On se retrouve en fin de semaine avec un nouvel article, en attendant n'hésitez pas, comme toujours, à me laisser votre avis, vos suggestions lecture, bref, une petite trace de votre passage: c'est toujours un plaisir pour moi de vous lire. 

Prenez soin de vous!

AnGee Ersatz*


vendredi 18 octobre 2013

Partenariat Livraddict et les Mondes d'Atria: Les phénomènes de Corneghem t.1: l'Esprit de la forêt, de Patrice Michel.



Bonjour à tous et à toutes!

J'espère que vous allez bien, que vous êtes de bonne humeur et pas malades malgré le temps affreux de ces derniers jours (ce qui n'est pas mon cas: un degré en moins et c'est la fête des bactéries dans mon corps!)! Aujourd'hui, je m'éloigne un peu du thème mensuel consacré à Halloween pour vous parler d'un livre que j'ai pu découvrir grâce aux partenariats organisés par Livraddict, cette fois avec la maison d'édition les Mondes d'Atria (j'en profite donc pour remercier Livraddict et Atria pour leur confiance!): il s'agit du livre du premier tome des Phénomènes de Corneghem, intitulé L'esprit de la forêt, de Patrice Michel. Sans perdre plus de temps, je vous propose de découvrir ce livre, ainsi que mon avis dessus!



Patrice Michel:
Commençons par parler un peu de Patrice Michel, notre auteur du jour! Vous le savez, j'aime faire des petites recherches sur les auteurs, et quoi de mieux pour cela que sa page sur le site de la maison d'édition?
D'après ce que j'ai pu apprendre, Patrice Michel est né en 1963. Si l'Esprit de la forêt est son premier livre publié chez Atria, il n'en est cependant pas à son coup d'essai puisqu'il a déjà publié deux autres livres dont la Légende des Houtlins Verts, montrant sa passion pour les contes, légendes et personnages féeriques. Il a aussi fait partie de groupes de musique bretonne, ce qui explique l'importance des chansons dans son livre.

Si vous souhaitez en savoir plus sur Patrice Michel, voici le lien vers sa fiche auteur, qui contient une petite interview qui nous en apprend beaucoup sur ses influences!




Les phénomènes de Corneghem: l'Esprit de la forêt.
Quatrième de couverture:

« Héritier d'une longue tradition, Walter Katt a longtemps occupé le poste honorifique de Forestier de Corneghem. À cette époque, il était déjà un véritable homme des bois, mais pas spécialement de ceux dont on fait les héros... Cependant, une formidable rencontre qu'il fit, par un jour de brouillard, modifia le cours de sa vie et changea pour toujours son regard. Depuis, il a appris quelques secrets de Mère Nature et noué de fidèles amitiés avec ses hôtes...

Aujourd'hui, en prenant son air de vieux barde malicieux, il peut conter ce que le vent du Nord lui a soufflé. Accrochée sur le mur de torchis de sa chaumière, une simple et belle planche gravée annonce son état : Conteur Spécialisé - Gardien de la Forêt »


Quelques-unes des nouvelles et contes:
Plutôt que de prendre la forme d'un roman, le livre se compose en fait de plusieurs contes et nouvelles qui tournent autour du personnage de Walter Katt, le conteur, ainsi que du fantastique (créatures, rencontres, événements...). Certaines portent des noms assez mystérieux (le Mystuurstuk: celui qui arrive à le prononcer correctement gagne un cookie), tandis que d'autres évoquent des histoires plus connues (Ulysse et la sirène du bout du monde). En tout, huit histoires vous attendent dans ce premier tome!

L'une des histoires nous emmène... en Transylvanie!

Transylvanie Nostalgie vous entraînera à la rencontre d'un vampire aux faux airs de Dracula qui meurt de faim dans son château. 
Dans La Dame Blanche de Zutebecque, vous découvrirez l'histoire d'un village qui, pour attirer les touristes, montent de toutes pièces une attraction à base d'un esprit factice (ou pas si factice que ça...).
Toussaint ou le Destin d'un Veilleur de Grue nous propose des morts qui sortent de leur tombe... 
Bref, on peut le dire, le menu est varié!

Mon avis sur ce livre:
Généralement, lorsque je décide de participer à un partenariat, c'est d'abord dans le but de découvrir un livre que je n'aurais pas forcément eu l'idée de lire par moi-même, ou que je n'aurais pas trouvé en librairie (la librairie de mon village est malheureusement assez peu fournie). Qu'ai-je donc pensé de ce premier tome des Phénomènes de Corneghem? Et bien je peux vous le dire maintenant, ce livre a été une bonne surprise, et ce à plusieurs niveaux! 

Commençons par la forme. Je vous l'avoue, au début, j'ai été assez surprise de tomber non pas sur un roman mais sur une succession d'histoires courtes. Je sais que ça a déstabilisé certains lecteurs. Personnellement, j'aime énormément lire des formats courts (nouvelles ou contes) et j'ai déjà présenté plusieurs recueils sur le blog (les Contes de Crimes de Pierre Dubois, et les Mauvaises Nouvelles de Nicola Sirkis, entre autres). Si j'arrive à entrer dans l'histoire, et à ne pas me sentir frustrée en la terminant, c'est que le pari est tenu. Et là, c'est le cas! Patrice Michel instaure très vite son ambiance, nous présente ses personnages, son intrigue, et pouf! Chez moi, la formule a marché, le Mystuurstuk est passé sur moi (comme Stéphanie de Monaco et son ouragan): j'ai été séduite par les différentes histoires et par leur variété (c'est bien de le noter: les histoires sont variées). Mes préférées: Transylvanie Nostalgie, qui m'a fait penser à Dracula: Dead and Loving it (film que j'adore au passage!); Ulysse et la Sirène du Bout du Monde pour sa poésie et son univers marin; et La Dame Blanche de Zutebecque, qui m'a fait énormément rire!

L'ambiance est d'ailleurs bien réussie: j'ai beaucoup aimé la présence de ce fil rouge représenté par Walter Katt, qui donne de la cohérence à l'ensemble, et le fait que, bien qu'elles soient variées, les nouvelles restent liées par des thèmes comme la nature, le mystérieux, le folklorique... On varie entre de la poésie, de l'humour, de la sympathie, de l'amusement grâce aux personnages qui, même si ils sont assez simples, sont assez marquants. Il y a d'ailleurs beaucoup de jeux de mots faits avec leurs noms (Rudy Mentaire, par exemple).

"Rudy Mentaire mon cher Watson!"

Au niveau du style, j'ai bien aimé la façon d'écrire de Patrice Michel: il nous propose des histoires plus ou moins courtes, ainsi que des chansons. Il écrit de façon fluide, j'ai lu le livre sans problème. Il m'a un peu fait penser aux Contes de Crimes de Pierre Dubois!

En bref, j'ai passé un bon moment avec ce livre. Si je devais soulever un bémol, ce serait l'absence d'un bestiaire, qui aurait parfaitement convenu ici (ça aurait été sympa de découvrir un peu plus en détails l'univers de l'auteur!). Je le conseille donc à ceux qui aiment les contes fantastiques, mais si vous avez du mal avec les formats courts, il risque de vous déstabiliser un peu. Dans mon cas, j'espère pouvoir découvrir rapidement la suite de ce premier tome (dites-moi qu'il va y en avoir un?).

J'espère que cet article vous a plu, on se retrouve la semaine prochaine avec deux nouveaux articles, dont mon avis sur la BD la Petite Mort de Davy Mourier! N'hésitez pas à me laisser une trace de vous passage en commentaire, et prenez soin de vous!

AnGee Ersatz*


mardi 15 octobre 2013

Hello Halloween #6/ Challenge Johnny Depp #2: Edward Scissorhands, de Tim Burton.



Bonjour à tous et à toutes!

J'espère que vous allez bien et que vous êtes prêts pour une nouvelle chronique cinéma! Vous le savez peut-être si vous suivez le blog régulièrement, j'ai décidé le mois dernier de me lancer dans un petit cycle cinéma consacré à l'acteur Johnny Depp, avec au programme sept films tirés de sa filmographie. Il y a quelques semaines, je vous avais présenté l'un de ses tout premiers films, Cry-Baby, dans lequel il incarnait un rockeur en perfecto qui tombait sous le charme d'une jeune demoiselle sur fond de comédie musicale. Aujourd'hui, pour fêter Halloween, je vous propose de nous pencher sur l'un de ses rôles les plus connus, Edward aux mains d'argent! Bonne lecture à tous!






La carrière de Johnny Depp à l'époque: le contexte:
Nous voilà au tout début des années 1990. Johnny Depp essaie de tourner la page 21 Jump Street en choisissant des rôles qui vont à l'encontre de son image de gentil garçon: c'était le cas pour Cry-Baby, mais aussi avec Edward Scissorhands.
Tim Burton, qui travaille sur le film depuis plusieurs années, a du mal à trouver l'acteur parfait pour jouer le rôle de son héros. La Fox le dirige vers les grosses stars de l'époque (qui le sont toujours aujourd'hui), Tom Cruise et Tom Hanks. Néanmoins, le feeling ne passait pas spécialement, et le script a alors été envoyé à Johnny Depp, qui a immédiatement accepté le rôle, sans savoir qu'il deviendrait non seulement un acteur reconnu, mais aussi l'acteur fétiche du réalisateur mal coiffé grâce à Edward.

Tim Burton: who's that guy?



Grande fan de Tim Burton, je suis particulièrement heureuse de pouvoir vous parler de lui aujourd'hui.
Né en 1958, à Burbank, il se passionne très tôt pour le cinéma: ses faveurs vont au cinéma d'horreur un peu vieillot autour de Frankenstein, de Dracula, ou des adaptations des histoires d'Edgar Allan Poe (c'est un très grand fan de Vincent Price).
Il commence par travailler aux Studios Disney, en tant que dessinateur, mais sans grand succès: son travail sur Rox et Rouky n'a pas été retenu. Il a pu néanmoins développer quelques-uns de ses projets, dont la première version de Frankenweenie. Burton passe ensuite au grand écran avec Pee-Wee's Big Adventure, Beetlejuice, ou encore Batman, devenant populaire auprès du public et de la critique.
Marié à Helena Bonham Carter, il poursuit sa carrière au cinéma en proposant régulièrement des films  à l'univers facilement reconnaissable.

Si Tim Burton vous intéresse, voici deux autres articles qui lui sont consacrés: l'Exposition Burton à la cinémathèque et Tim Burton et les adaptations.


Edward Scissorhands:
Quelques informations:
Sorti en 1990, Edward Scissorhands est un film auquel Tim Burton a consacré énormément de temps. L'idée de ce personnage lui est venue assez tôt, et lorsqu'il a commencé sa carrière au cinéma, il a décidé de lui donner vie. Il a confié la rédaction du scénario à Caroline Thompson, et le film a été produit par la Fox. Pour ce film, Danny Elfman, le compositeur fétiche du réalisateur, a été chargé de la musique. Son budget de 20 millions de dollars fut très vite rentabilisé avec une recette totale de 86 millions.
Au niveau casting, on a du lourd, dont certains habitués de Tim Burton:
-Johnny Depp dans le rôle titre.
-Winona Ryder (Beetlejuice).
-Diane West.
-Vincent Price (l'un de ses derniers films).
-Conchata Ferrell...







Voici la bande annonce du film:



Résumé:
Un soir d'hiver, une fillette demande à sa grand-mère de lui raconter une histoire...
Dans une petite banlieue parfaite américaine vivent des familles aux vies parfaitement réglées. Peg Boggs (Diane West), représentante en produits Avon, passe une journée assez compliquée sans vendre un seul produit. Elle se décide alors à monter jusqu'à une sombre demeure qui surplombe la banlieue et où personne n'ose jamais s'aventurer. Elle y trouve Edward (Johnny Depp), un jeune homme qui a été construit de la tête au pied par un inventeur (Vincent Price) qui est mort avant d'avoir pu lui donner des mains. Peg est touchée par ce curieux personnage, qu'elle décide de recueillir malgré les ciseaux aiguisés qui termine ses mains.
Edward découvre donc la vie de famille, l'amour en la personne de Kim, la fille de Peg, et devient incroyablement populaire grâce aux dons de ses ciseaux...


Le rôle de Johnny Depp:
Après Cry-Baby, Johnny Depp se voit une nouvelle fois attribuer un nouveau premier rôle, très différent de ce qu'il a pu jouer jusqu'à présent. En effet, il doit tout d'abord porter un costume assez imposant et lourd, et se priver de ses mains pour porter les gants surmontés de ciseaux de son personnage. Ce costume gêne évidemment ses mouvements, ce qui participe au côté à la fois comique et pathétique, et lui permet aussi de rentrer parfaitement dans le rôle.

le costume d'Edward.

Autre point important: Edward ne parle pas. Tout ce qu'il veut exprimer, tout ce qu'il veut dire, passe par les gestes, par les expressions du visage, par ce qu'il taille dans les buissons, puis dans la glace. C'est donc une rôle qui demande à l'acteur de monopoliser autre chose que sa voix. Johnny Depp aurait  beaucoup travaillé en amont en visionnant des films muets, notamment ceux de Charlie Chaplin.

Quelques points importants:
Passons à présent en revue quelques points importants du film.

Le mythe de Frankenstein revisité:
L'un des premiers points importants, c'est bien évidemment l'inspiration "Frankenstein": on peut noter plusieurs parallèles entre l'histoire originale de Mary Shelley et le film de Tim Burton.



Dans Edward, nous pouvons découvrir un inventeur à qui il vient l'idée de créer un homme. Tout comme le docteur Frankenstein, il fait tout pour faire de lui l'homme parfait: on le voit par exemple lui lire des livres, pour le cultiver. Malheureusement, comme dans le roman, l'inventeur abandonne sa créature. La différence? Si Frankenstein décide de son plein gré de fuir face à la peur de ce qu'il a généré, l'inventeur d'Edward se trouve lui terrassé par la mort sans avoir eu le temps de terminer son travail. De plus, la relation qu'entretiennent Edward et son "père" est bien différente: on sent clairement une vraie affection entre eux, et la création d'Edward est davantage motivée par une solitude de la part de l'inventeur que par une volonté de créer un homme, comme le montre le coeur qu'il place devant son robot...

Le jeu des apparences - une critique des banlieues américaines:
Tout, tout dans l'univers d'Edward Scissorhands est calculé au millimètre, dans le but de dépeindre à la perfection la rencontre entre cette petite banlieue soignée et Edward.

Dans cette banlieue, en opposition avec le château d'Edward, tout est lumineux, tout est coloré: chaque maison, chaque voiture, chaque habitant se distingue par une couleur flash, criarde, qui est supposée lui donner une originalité particulière. Cependant, on se rend vite compte qu'il ne s'agit que d'une façon de masquer le fait que tout est pareil: les maisons ont la même construction, toutes les pelouses sont impeccables, tout le monde se comporte de la même façon. Le meilleur exemple pour prouver que tout est réglé comme sur du papier à musique, c'est le ballet des voitures le matin.
A l'inverse, chez Edward, tout a l'air, à première vue, poussiéreux, sale, abandonné, sombre. Et pourtant, cet apparent bordel dissimule une organisation propre à Edward: à cause de ses mains, il ne peut s'occuper de tout tout seul, et se contente de ce qu'il peut faire, à savoir entretenir le jardin, ainsi que son coin consacré aux articles sur les miracles et les mains. Attention donc aux apparences, qui peuvent être trompeuses! Celui que l'on croit perverti n'est pas forcément celui qu'il l'est.
Tim Burton propose ici une critique de certaines banlieues américaines, comme celles de Burbank où il a vécu, où les "originaux" sont loin d'être appréciés, et où tout ce qui dépasse le confort des habitants est sujet à rumeurs et à exclusion.

Une histoire d'amour improbable:



Le mois dernier, je parlais du film Cry-Baby, dans lequel le personnage joué par Johnny Depp s'éprenait d'une jeune fille qui appartenait à un autre monde que le sien, relation qui était évidemment très mal vue. Dans Edward, une nouvelle fois (coïncidence de carrière ^^), le héros tombe sous le charme d'une belle demoiselle, à savoir Kim (jouée par la superbe Winona Ryder, avec laquelle Johnny Depp vivra une relation amoureuse immortalisée par le célèbre tatouage "Wino for ever" de l'acteur...). Les deux personnages appartiennent à deux mondes différents, deux univers complètement opposés, mais tombent néanmoins amoureux. Problème, ou plutôt problèmes: Kim a déjà un amoureux qui traite Edward comme une sorte de monstre de foire et qui représente le gros lourd par excellence qui ne supporte pas ce qui n'est pas comme lui; les mains d'Edward sont aussi un gros désavantage, le moindre mouvement pouvant gravement blesser celle qu'il aime...

Mon avis sur ce film:
Edward Scissorhands, on le sait, a profondément changé la carrière de Johnny Depp: sa rencontre avec Tim Burton a donné lieu à de très nombreuses collaborations entre les deux hommes. C'est aussi l'un de premiers Burton que j'ai vus, et il tient une place particulière dans mon coeur. Voici donc ce que j'en pense.

Commençons par l'histoire: elle est, somme toute, assez classique, puisque Burton la fait évoluer autour du thème de la différence. Ce thème, Johnny Depp avait déjà pu l'explorer dans Cry-Baby. Ce qui est intéressant, c'est de voir comment un même thème peut être traité de façon complètement différente: ici, la différence d'Edward, c'est surtout son physique. Son absence de mains l'éloigne des autres, avant de lui permettre de s'en rapprocher grâce à l'utilité qu'il lui trouve. Le schéma est classique mais efficace, avec un dénouement assez surprenant et qui donne, selon moi, tout son intérêt à l'histoire. Une histoire qui est universelle: chacun de nous s'est senti au moins une fois à part dans sa vie!

La grande force du film, c'est bien évidemment le héros, et les autres personnages. Voyons d'abord Edward: très seul, Edward découvre le monde avec un oeil naïf et enfantin. Ses réactions sont celles d'une personne complètement perdue dans un nouvel environnement: la scène où il crève le matelas à eau sur lequel il dort en est le meilleur exemple! Mais petit à petit il prend de l'assurance et ses mains, qui sont à première vue handicapantes et dangereuses deviennent son moyen de s'exprimer, d'être apprécié, et d'être quelque part un artiste. Son évolution est très intéressante! Les autres personnages valent aussi le détour: dans ce film, rien n'est anodin, tous les personnages ont leur rôle à jouer, ils sont touchants, méchants, hilarants... Bref, c'est vraiment un point que j'adore! Les acteurs sont excellents, de Johnny Depp (dont je reparlerai un peu plus loin), à Winona Ryder en passant par les autres, avec une mention spéciale pour Kathy Baker qui joue Joyce, la sulfureuse voisine, ainsi qu'à Vincent Price, que j'aime énormément!

Au niveau du visuel, on trouve dans ce film tout ce que j'aime chez Tim Burton: un mélange de couleurs criardes qui piquent les yeux et d'ambiance gothique de vieux château poussiéreux. Un soin tout particulier a été apporté à l'esthétique du film: les robots de l'inventeur, les mains-ciseaux d'Edward, le château, les sculptures, les maisons de la banlieue, tout est impeccable et très réussi, les décorateurs ont fait un travail incroyable!



Quant à Johnny Depp, il nous propose ici une très belle performance pour ce personnage à la fois naïf, torturé, amoureux et perdu. Pour moi, Edward est l'un de ses rôles emblématiques, qui montre qu'il est un vrai caméléon capable de devenir n'importe qui, d'être n'importe qui. Certains voient en Sweeney Todd l'évolution d'Edward ("At last, my arm is complete!"). N'oublions pas aussi la superbe musique de Danny Elfman!

Au passage, si vous souhaitez vous déguiser en Johnny Depp pour Halloween, voici une petite vidéo de Promise Phan qui compile plusieurs looks de l'acteur.


Bref, vous l'aurez compris, je suis particulièrement fan de ce film que je regarde très souvent, et qui pour moi n'a pas pris une ride. Tim Burton et Johnny Depp forment un duo de choc, dont l'alchimie naissante participe à la réussite du film. Si vous ne l'avez encore jamais vu, je vous le conseille fortement! On retrouvera l'ami Johnny le mois prochain avec un autre film, la Neuvième Porte, réalisé par Roman Polanski! En attendant n'hésitez pas à laisser une petite trace de votre passage, à me donner vos suggestions lecture et cinéma. 

Prenez soin de vous!

AnGee Ersatz*


Si vous avez aimé...

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