lundi 29 avril 2013

Challenge Lesen Sie Deutsch? #4: Marie-Antoinette, de Stefan Zweig.





Bonjour à tous et à toutes!


Et voilà, le mois d'Avril se termine, et quoi de mieux pour le finir en beauté qu'un article Challenge? Pour ce dernier article, j'ai choisi de vous présenter ma quatrième lecture pour le Challenge Lesen Sie Deutsch? auquel je participe via Livraddict. Après Kafka et les Frères Grimm, j'ai décidé de m'attaquer à un autre grand auteur de la littérature allemande, Stefan Zweig. Depuis le lycée, mes amis qui faisaient LV1 Allemand ont eu l'occasion à plusieurs reprises d'étudier ce grand auteur, mais en LV2, on avait seulement droit à de répétitifs textes sur le mur de Berlin et la Stasi. Je répare donc cette lacune aujourd'hui, avec un livre que j'avais déjà survolé il y a quelques années, Marie-Antoinette. Je sais que certains de mes amis blogueurs ont déjà lu ce livre, et j'espère que ma chronique vous plaira! Bonne lecture!


Quelques mots sur Stefan Zweig:




Commençons par quelques mots sur ce grand auteur que fut Stefan Zweig.

Né en 1881 à Viennes, il passe une enfance dans une famille bourgeoise. Il quitte le foyer à l'âge de 19 ans, et il se passionne pour la littérature. Stefan Zweig commence à écrire, tout d'abord des poèmes, puis des romans. Le succès arrive petit à petit, et il finit par se consacrer à cette nouvelle passion. 

L'arrivée d'Hitler au pouvoir le terrifie: il comprend très vite le danger que le dictateur représente pour l'Europe, pour la paix fragile, et pour les Juifs. Zweig décide de partir en exil, au Brésil. Il continue d'écrire, du théâtre, des romans, de la poésie. Il touche à tout!

Stefan Zweig meurt en 1942 au Brésil où il a passé les dernières années de sa vie. Il est connu aujourd'hui comme l'un des plus grands auteurs européens du 20ème siècle, notamment grâce à des livres comme la Peur, la Confusion des sentiments, ainsi que grâce à ses biographies de grandes personnalités européennes. 

Marie-Antoinette.





Résumé:
Ce livre fait partie de la série de biographies dont Stefan Zweig est l'auteur. Publié en 1932, il retrace la vie de Marie-Antoinette d'Autriche, reine de France connue pour son destin tragique à la Révolution, un destin passé au microscope par Stefan Zweig.



Stefan Zweig aborde tous les aspects de la vie de Marie-Antoinette. D'abord, nous découvrons son enfance: Marie-Antoinette est la fille de Marie-Thérèse, l'une des grandes souveraines d'Europe. Elle grandit dans une famille nombreuse, et très vite il est question de la marier avec le Dauphin de France, le futur Louis XVI. Ce mariage, très compliqué en raison des questions pointues de l'étiquette, prendra de nombreuses années à se réaliser.

Ensuite, nous suivons Marie-Antoinette lors de son arrivée en France, et dans les premières années de sa vie à Versailles en tant que Dauphine. Elle va alors découvrir la complexité des règles et les fourberies des courtisans, jusqu'à son accession au trône.

Stefan Zweig s'intéresse aux relations de la jeune reine avec son entourage, sa famille, ses amis; son amour pour les bijoux et l'argent, et surtout pour l'amusement; son manque de sérieux... Jusqu'à la fin de sa vie, où loin du faste de Versailles, Marie-Antoinette sera jugée, et condamnée à mort. 




L'intérêt de ce livre:



Pour mes études, j'ai déjà eu l'occasion de lire des biographies de personnalités historiques. Généralement, ce sont des livres qui m'intéressent, aussi j'étais contente de pouvoir me pencher sur une biographie consacrée à Marie-Antoinette.

Je n'ai lu d'autres biographies de Stefan Zweig (même si je pense très fortement lire celle sur Marie Stuart prochainement), mais j'y ai trouvé un intérêt particulier: je n'ai pas eu l'impression de lire un simple livre d'histoire, bien au contraire. Le style de Stefan Zweig est avant tout un style littéraire, et je trouve que cela se ressent: il a le don de raconter l'histoire comme personne, aussi on ne s'ennuie pas un seul instant. Je ne sais plus qui m'avait dit ça, mais c'est vrai que l'on a l'impression d'écouter une conférence plutôt que de lire un livre. 

Le livre est enrichi par de nombreux extraits de lettres et de témoignages de l'époque, gages d'authenticité bien exploités par l'auteur. Stefan Zweig a pour but non pas d'écrire simplement l'histoire de Marie-Antoinette, mais il cherche aussi à nous expliquer son destin: Marie-Antoinette n'était pas préparée à ce qui l'attendait, et elle n'était pas une souveraine née. Son jeune âge, son insouciance, ainsi que son mariage qui commença par de longues années de chasteté pesantes expliquent en partie son incapacité à se comporter comme sa mère ou ses sujets l'espèrent. Un aspect psychologique qui renforce l'originalité du livre.

En bref, si vous avez envie d'en savoir plus sur Marie-Antoinette, foncez!


Mon avis:
Comme vous vous en doutez, j'ai passé un excellent moment avec ce livre. Je me suis régalée du début à la fin, en partie grâce au talent d'auteur de Stefan Zweig. Son style est un régal à lire, j'ai eu à plusieurs reprises l'impression d'assister à un excellent cours d'histoire.

J'ai appris énormément de choses grâce à ce livre, et le point de vue de Stefan Zweig est réellement passionnant. Cette lecture me donne envie de découvrir un peu plus son oeuvre, à la fois au niveau des biographies, mais aussi au niveau du reste: je suis bien tentée par ses romans! 

Pour accompagner votre lecture, je vous conseille le film Marie-Antoinette de Sofia Coppola. Il s'agit de l'un de mes films préférés, une interprétation moderne et originale de la vie de la reine jouée par Kirsten Dunst. 



On se retrouve très vite pour de nouveaux articles! Comme toujours, n'hésitez pas à me laisser en commentaire vos suggestions! 

A très vite,

AnGee Ersatz*





dimanche 28 avril 2013

Challenge United Kingdom #5: Six Wives: The Queens of Henry VIII, de David Starkey.




Hello everyone!

Comme vous avez pu le deviner grâce au titre de cet article, nous allons partir aujourd'hui en voyage au Royaume-Uni dans le cadre du Challenge United Kingdom, lancé par Vashta Nerada sur Livraddict et auquel je participe depuis maintenant plusieurs mois. Après plusieurs romans (Jane Eyre, Mrs Dalloway...), j'ai décidé de me tourner vers un tout autre genre, à savoir un livre d'histoire. J'étudie l'anglais dans ma vie de tous les jours, je suis avant tout passionnée par la culture et l'histoire du monde anglophone, et tout particulièrement par la royauté. Ma dynastie favorite? Les Tudors! Nous connaissons tous cette famille incroyable, que ce soit par Elisabeth I, qui fut la reine de Shakespeare, ou par son père, Henry VIII, dont le règne changea profondément l'histoire de l'Angleterre mais aussi de l'Europe. C'est pourquoi je me suis tournée vers un ouvrage de David Starkey, véritable spécialiste des Tudors: j'ai choisi le livre Six Wives: The Queens of Henry VIII, qui traite des relations amoureuses très complexes d'Henry VIII (dont on a pu avoir un aperçu dans la série The Tudors), et qui sont capitales pour comprendre le règne de ce monarque. Je vous souhaite une bonne lecture de cet article!


A few words about... David Starkey:




Commençons par une brève présentation de notre auteur du jour, David Starkey! Je ne pense pas que ce nom vous évoque quelque chose, car David Starkey n'est pas vraiment connu chez nous. 

Né en 1945 à Kendal (Angleterre), il est historien de métier, mais a aussi participé à des émissions de télévision et a écrit des livres sur l'histoire. Son dada: les Tudors, une dynastie qu'il connait sur le bout des doigts.

Ouvertement homosexuel, il est l'auteur d'une liste impressionnante d'ouvrages sur les Tudors, et plus particulièrement sur Henry VIII et sa descendance: par exemple The Inventory of Henry VIII, Henry VIII: A European Court in England, ou encore Six Wives, le livre dont je vais vous parler aujourd'hui.


Six Wives: The Queens of Henry VIII:



Le livre, comme je vous l'ai dit plus haut, se penche sur les six épouses du roi Henry VIII, également surnommé Barbe-Bleue en raison de son attitude envers les demoiselles. Il est séparé en plusieurs sections, dédiées chacune à l'une des épouses du roi: ces sections sont plus ou moins importantes selon la durée et le caractère de la relation.


(une chouette décoration, non?)


On commence par découvrir plus en détails l'histoire de Catherine d'Aragon, la première épouse d'Henry VIII. A l'origine, Henry n'était pas destiné à hériter du trône, étant en effet le second fils d'Henry VII: Catherine, originaire d'Espagne, fut donc d'abord mariée au frère aîné d'Henry, Arthur, mais celui-ci mourut avant de devenir roi. Catherine fut alors remariée à Henry, promu héritier légitime, sur la promesse d'être toujours vierge.

(Catherine d'Aragon)


David Starkey consacre une large part de son livre à Catherine d'Aragon, à son influence sur Henry (notamment en matière de politique européenne et de religion), et à leur relation, basée sur un règne mutuel, et sur une volonté d'assurer la pérennité du royaume à l'aide d'un héritier: après plusieurs fausses couches et enfants morts en bas âge, le couple ne parviendra qu'à avoir un seul enfant en bonne santé, Marie, future reine.

Mais le mariage entre Catherine et Henry est troublé par les relations extra-conjuguales du roi, en particulier lorsque celui-ci devient le père d'un vigoureux garçon, alors que Catherine semble être dans l'impossibilité d'en avoir un. De plus, Henry fait la rencontre d'une femme qui va changer sa vie: Anne Boleyn.

(Anne Boleyn)

David Starkey ouvre la deuxième partie de son ouvrage, cette fois-ci consacrée à Anne Boleyn, une femme très différente de Catherine. L'auteur insiste sur la passion dévorante qu'elle inspire à Henry, mais aussi sur les sentiments plus partagés à son égard des autres proches du roi: comme il le dit si bien, on ne peut pas rester insensible devant Anne Boleyn! Cette jeune femme entraînera d'incroyables changements dans le royaume: fou d'amour pour elle, Henry décide de divorcer de sa première femme, s'appuyant sur un argument religieux (il vivrait dans le péché avec Catherine car elle était l'épouse de son frère). Mais le divorce prend énooooormément de temps, et Henry rompt de façon définitive avec l'Eglise catholique, et devient chef de l'Eglise anglicane: il se marie avec Anne, avec laquelle il a d'abord une fille, Elisabeth (elle aussi future reine), puis Anne fait plusieurs fausses couches, se montrant elle aussi dans l'incapacité d'avoir un fils.

Ces deux premières reines sont les plus connues, mais Henry a eu quatre autres femmes:

-Tout d'abord, Jane Seymour, une jeune femme dont le roi tombe éperdument amoureux. Sa relation avec Anne Boleyn s'avérant être un échec, il finit par l'accuser d'adultère et par la faire décapiter (chouette!) pour pouvoir se marier avec Jane Seymour. Plus douce que sa précédente épouse, elle tente de faire renouer le roi avec la religion catholique, et avec sa fille Marie, qu'il avait rejetée. Jane le comblera avec un fils, Edward, mais elle meurt suite à l'accouchement.

(Jane Seymour)

-Qu'à cela ne tienne! Henry se remarie avec Anne de Clèves, dont le règne fut très court (à peine six mois): il s'agissait en effet d'un mariage arrangé, et le roi l'annule très vite, même si une relation amicale se noue avec Anne de Clèves.

-Henry se remarie une nouvelle fois (il faut battre le fer tant qu'il est chaud!) avec Catherine Howard, cousine d'Anne Boleyn, sa deuxième femme. Mais l'idylle ne durera pas longtemps, et tout comme sa cousine, elle sera accusée d'adultère et décapitée. 

-Pour finir, Henry se marie avec Catherine Parr, une femme déjà mariée par deux fois dans le passé. Assez peu de choses restent de son règne, si ce n'est son rôle dans la réconciliation entre Henry et ses deux filles, Marie et Elisabeth. Catherine Parr survivra à Henry VIII, qui décède en 1547. Ses trois enfants lui succéderont tour à tour.

(Elisabeth I, l'une des héritières d'Henry VIII)



Mon avis sur ce livre:
J'ai tout simplement adoré cet ouvrage, lu en VO.

Au début, la longueur m'inquiétait un peu, et ayant déjà lu des livres d'histoire pour les cours, je peux vous dire que je me lasse très vite de ce genre de livres: mais là, bonne surprise! David Starkey écrit l'histoire, mais la rend très attractive et ludique: son travail est enrichi d'une multitude de sources, notamment de lettres, qui donnent sincèrement l'impression qu'on y est (oui, carrément!), une impression que j'aime beaucoup. On ne s'ennuie pas en lisant ce livre, au contraire: j'ai appris énormément de choses, et l'angle adopté par l'auteur (celui de voir à quel point les mariages d'Henry VIII ont pu influencer sa politique) me plaît beaucoup. Avant d'être roi, Henry était un homme, et on peut le dire, un homme à femme. Mais ce qui est aussi intéressant, c'est que David Starkey fait disparaître l'image d'un homme cruel et sanguinaire qui court les lits du royaume: Henry apparaît dans le livre comme un homme déçu par les femmes, qui ne les comprend pas, et ne parvient pas vraiment à obtenir d'elles ce qu'il veut réellement. 

(Henry VIII)


Un autre point que j'ai particulièrement aimé, c'est que David Starkey ne se contente pas d'analyser les faits de notre point de vue, celui d'aujourd'hui, mais il tente de se plonger dans les moeurs de l'époque pour comprendre la façon dont les épouses d'Henry VIII étaient perçues de leur vivant. Un aspect psychologique très intéressant!

Le livre est également agrémenté de portraits de différents personnages de l'époque, à la fois d'Henry VIII et de ses femmes, mais aussi de leur entourage proche, ce qui rend le livre encore plus ludique.

Je ne sais pas si ce livre est disponible en français (apparemment non!), mais si vous savez lire en anglais, je vous le conseille vivement. Si les Tudors vous intéressent et que vous n'avez encore jamais vu la série, je vous encourage à la regarder: elle est assez fidèle à la réalité historique, et la lecture de Six Wives m'en a encore plus convaincue.



On se retrouve très vite avec une nouvelle lecture, n'hésitez pas, comme toujours, à me faire vos suggestions!

AnGee Ersatz*

jeudi 25 avril 2013

Le Livroscope en Vadrouille! - Musée Salvador Dali, Figueras (ou Figueres, en catalan!).




Bonjour à tous et à toutes!

La semaine dernière, j'étais absente de la blogosphère, et pour la bonne cause: en effet, je suis partie en vacances pendant une semaine très intense, puisque j'ai traversé la France en long, en large et en travers, entre région parisienne, et sud de la France. Comme vous le savez si vous suivez le blog régulièrement, j'aime beaucoup visiter des lieux un peu originaux, et vous les présenter: pendant mes vacances, j'ai eu l'occasion de me rendre en Espagne pour visiter le Musée Salvador Dali, une idée fantastique de ma maman (je suis une très grande fan de cet artiste), et j'ai tellement adoré cette visite que j'ai décidé de vous le faire découvrir! Je vous souhaite une très bonne lecture!


Quelques mots sur Dali:



Je ne vais pas vous faire une trop longue biographie de Salvador Dali, car l'article risque déjà d'être un peu long, mais voici quelques infos.

Né en 1904 à Figueras, ville à laquelle il fut très attaché, Salvador Dali est l'un des artistes les plus complets et les plus connus du 20ème siècle. Voyageant à travers l'Europe (Madrid, Paris...), il crée son style et devient l'un des chefs de file du surréalisme. Il touche à tout, que ce soit la peinture, la sculpture, ou encore la photographie. 

En 1929, il fait une rencontre capitale, celle de Gala, qui deviendra sa muse, sa femme, et son unique modèle jusqu'à la fin de sa vie. Cet amour se retranscrit dans l'oeuvre de Dali. 

(Salvador Dali et Gala)


Dali décide de transformer l'ancien théâtre municipal de Figueras, alors à l'abandon, et en fait un incroyable musée à sa gloire, qu'il inaugure en 1974. Plus qu'un musée, ce monument est une oeuvre d'art ultime! La fondation Gala-Salvador Dali est créée pour gérer le travail de Dali.

En 1984, Dali s'éteint à Figueras. Il est enterré dans son musée, où il repose parmi le travail de sa vie.

Dali et moi:

Visiter ce musée, pour moi, c'était un vrai rêve.

J'ai découvert le travail de Dali assez jeune: je me souviens que ma mère avait une reproduction photo de l'un de ses tableaux avec l'une des fameuses montres molles, et que je trouvais ce tableau à la fois flippant et attirant. 

Ensuite, en grandissant, je suis devenue réellement fascinée par Dali. En première, notre prof de français avait organisé un petit concours: nous devions chacun réaliser un recueil de poésies, sur un thème de notre choix, et j'avais crée un recueil sur la mort, de façon décalée, inspiré (à ma manière de jeune fille de 16 ans, je précise) du travail de Dali. J'avais gagné un petit livre sur son oeuvre, et j'étais aux anges! 

Pour moi, Dali est un artiste incroyable, à l'univers si unique et fantastique qu'il est impossible d'être comme lui. Il est tout simplement mon artiste préféré! Et vous, quel est le vôtre?


Le Musée en lui-même:



Emplacement:




Le musée se trouve à Figueras, en Espagne. Cette ville se trouve à environ 1h30 de Narbonne (où j'étais en vacances), en passant par l'autoroute. C'est le principal monument de la ville, il est assez bien indiqué. 

Pour plus d'informations:







Ce qu'on peut y trouver:



Le musée est l'un des plus complets que l'on puisse trouver au monde. 

Tout d'abord, l'architecture est incroyable! On repère immédiatement le musée, qui sort des cadres assez classiques des musées traditionnels. 

Ensuite, le musée compte un peu plus d'une vingtaine de salles. Je ne sais pas si le mot "salles" est très approprié, car la disposition est complètement folle. On monte, on descend, on va à gauche, on va à droite, bref, on s'amuse. Les oeuvres sont vraiment mises en valeur grâce à l'organisation des peintures et sculptures. On passe par des galeries très claires, des salles sombres qui permettent au visiteur de se focaliser sur l'une des oeuvres, on sent qu'un grand soin a été apporté à l'aspect "ludique" du musée. On ne s'ennuie pas!




Au niveau du contenu, le visiteur découvrira des sculptures, de peintures, des oeuvres de jeunesse, mais aussi des créations cultes, comme le visage de Mae West, le tableau représentant Abraham Lincoln... Gala a une place très importante dans le musée, étant LA muse absolue de Dali. L'artiste aime aussi se représenter, et son visage se découvre dans des créations parfois plus que surprenantes!




Les joyaux de Dali:
Vous pouvez également visiter une collection de bijoux réalisés par Salvador Dali, une collection incroyable qui vaut la peine d'être vue, en raison de la grande originalité des pièces présentées. 





Bilan de la visite:

Ce que vous pouvez acheter:
Le musée contient plusieurs petites boutiques assez bien fournies, vous trouverez presque de tout: des cartes postales, mais aussi des livres sur le musée et les collections, des portes-clés, des reproductions de tableaux, mais aussi, pour les bourses les plus chargées, des bijoux plus qu'originaux.

Personnellement, j'ai acheté plusieurs cartes postales, j'en achète dans tous les lieux que je visite, et ma petite soeur s'est prise un livre découverte pour enfants sur l'oeuvre de Dali, un livre très bien fait d'ailleurs!

Ce que j'ai aimé:


Ce Musée est probablement l'un des endroits que je préfère AU MONDE (avec Disneyland Paris, ma maison et un ou deux autres endroits). J'ai tout simplement été subjuguée du début à la fin de la visite: tout y est si original, de l'architecture à la disposition des pièces. Ce musée diffère vraiment des musées classiques, il y a vraiment une dimension ludique que j'ai beaucoup apprécié. J'ai pu approfondir mes connaissances en matière de dalisme (oui, ce mot n'existe pas), et la richesse de la collection est tout bonnement incroyable. Même si vous n'aimez pas particulièrement l'art, je vous conseille vivement la visite de ce musée si vous en avez l'occasion!

Ma famille a beaucoup aimé aussi. Mon frère avait déjà eu l'occasion de le visiter plus jeune et a bien aimé, même si l'art n'est pas son dada; ma soeur a beaucoup aimé la partie bijoux, et ma mère, comme moi, a adoré cette visite. Un excellent moment passé en famille!


Bémols:
Je n'ai pas grand chose à dire de négatif sur ce musée. Le prix est plutôt correct (12 euros pour la visite du musée et de la collection consacrée aux bijoux de Dali si vous n'avez pas de tarif réduit), nous n'avons pas été dérangés par des surveillants de salle flippants (comme c'est le cas dans certains musées...). La seule chose que je déplore, c'est vraiment la foule: une foule dans un musée, c'est plutôt bon signe, mais j'aime prendre le temps de visiter, si possible dans un calme relatif, ce qui est impossible avec des groupes scolaires d'adolescents déchaînés qui hurlent dans les couloirs ^^. Mais ce point négatif est minime!

Et voilà, un petit article un peu différent, j'espère qu'il vous a plu! N'hésitez pas à me laisser en commentaire votre avis, ou vos conseils de visite, je suis toujours preneuse. On se retrouve bientôt pour un nouvel article, en attendant prenez soin de vous!


AnGee Ersatz*

lundi 22 avril 2013

Challenge Destins de Femmes #12: Fleur de Tonnerre, de Jean Teulé.




Bonjour aux Livroscopiens!


Aujourd'hui, je vous propose de partir sur les routes de Bretagne pour ma nouvelle lecture pour le Challenge Destins de Femmes. Comme vous pouvez le constater, je me rapproche de mon objectif de seize livres pour ce Challenge, un vrai bonheur pour moi, pas très habituée autrefois à faire attention aux rôles des personnages féminins dans les romans, les pièces de théâtre et autres. J'ai cherché à varier au maximum mes lectures en vous proposant des biographies, des comics, contes, ou encore romans, comme c'est le cas pour cet article: j'ai choisi le tout dernier roman de Jean Teulé, Fleur de Tonnerre, sorti le mois dernier. J'aime tout particulièrement Jean Teulé, et je suis donc ravie de vous présenter l'un de ses romans pour le Challenge. Bonne lecture!


Quelques mots sur Jean Teulé: 



Jean Teulé est un auteur à succès, né en 1953. Si on le connait surtout pour ses romans (dont je dirais un mot dans un instant), il a d'abord commencé dans la bande-dessinée via l'Echo des Savanes, une revue spécialisée. Il s'y consacre pendant 10 ans, avant de privilégier l'écriture au dessin. 

En 1990, il se lance dans l'écriture de romans, avec tout d'abord Rainbow pour Rimbaud. Depuis, Jean Teulé connait un beau succès auprès des lecteurs et des critiques, et certaines de ses histoires sont même adaptées au cinéma et au théâtre, comme Darling, ou le Magasin des Suicides


(le trailer du film le Magasin des Suicides)


Certains de ses romans sont basés sur des personnages et/ou des faits réels, comme Ô Verlaine!, Charly 9, ou encore Je, François Villon. Fleur de Tonnerre, son dernier roman, suit ce principe, en s'inspirant de l'empoisonneuse française Hélène Jegado.


Fleur de Tonnerre:

(la couverture du livre)


Petit résumé de l'histoire:




Hélène Jegado, surnommée Fleur de Tonnerre, née à Plouhinec, en Bretagne, n'est encore qu'une enfant lorsqu'elle découvre la légende de l'Ankou, un personnage terrifiant qui vient pour récolter les morts, se faisant entendre par sa charrette grinçante. Une légende qui la traumatise, et la pousse, dès le plus jeune âge, à tuer tous ceux qu'elle trouve sur son passage, en les empoisonnant par la nourriture, tantôt avec de la belladone, tantôt avec de l'arsenic.

(l'ankou, sauce Kaamelott)


Pendant des années, elle va donc voyager sur les routes de Bretagne, proposant ses services de cuisinière dans toutes les villes où elle se rend, tuant sans que personne ne semble s'en rendre compte... Un périple qui se terminera sur l'échafaud en 1852.


Hélène, un personnage féminin très fort:

L'un des points forts de Jean Teulé, selon moi, c'est qu'il choisit toujours pour ses romans des personnages qui marquent, par leur caractère, leur façon d'être, leurs actions hors normes. C'est le cas encore une fois dans Fleur de Tonnerre, avec Hélène. 

Jusqu'à aujourd'hui, j'avais plutôt l'habitude de voir chez Jean Teulé des personnages masculins, mais je suis ravie de voir que ses personnages féminins sont aussi intéressants et fouillés. 

Hélène est un personnage fascinant, qui intrigue: comment une petite fille peut-elle tomber dans une telle spirale meurtrière? On la suit le long des chapitres, le long des routes, et plus l'intrigue avance, plus on s'attache au personnage: Hélène est "drôle", car pour tuer, elle veut absolument préparer de bons petits plats, tous plus délicieux les uns que les autres, mais qui foudroient dès la première bouchée. Paradoxal, n'est-ce pas? 

Elle vit sa vie de meurtrière un peu comme une fatalité, une obligation: elle le dit souvent, elle est obligée de tuer. Laisser quelqu'un de vivant là où elle est passée est un vrai drame pour elle! Du début à la fin, elle supplie les gens de la laisser faire à manger, de la laisser les tuer.

Mon avis sur le livre:

Grande fan de Jean Teulé, j'étais impatiente de pouvoir lire son dernier roman. Ma mère, qui aime beaucoup Jean Teulé aussi, l'a lu en premier, et a été déçue par l'histoire. 

Personnellement, je suis assez mitigée aussi: si j'ai beaucoup aimé le personnage d'Hélène, ainsi que certains personnages secondaires (les perruquiers, par exemple), ainsi que l'intrigue de départ, j'ai trouvé que l'histoire devenait vite répétitive. Certes, Jean Teulé a respecté l'image de l'empoisonneuse itinérante, mais la répétition des événements devient un peu lassante: Hélène arrive dans un village, elle fait à manger, quelqu'un meurt, elle va dans un autre village, elle fait à manger, quelqu'un meurt... Au début, j'ai beaucoup aimé, j'ai trouvé que ça ressemblait un peu à Sweeney Todd. Mais à la longue, je me suis un peu ennuyée, d'autant plus que la fin de l'histoire devient très vite évidente.

Malgré ce bémol, le style de Jean Teulé est là, toujours aussi efficace. On sent qu'il s'est énormément documenté pour nous proposer ce roman (j'ai beaucoup aimé la présence de carte au début de chaque chapitre, nous permettant de retracer le chemin d'Hélène). Ce livre, qui se lit vite, n'est pas mon préféré de cet auteur, mais reste quand même sympathique à lire.


Et voilà, un article un peu court, mais on se retrouve très vite pour une nouvelle lecture! N'hésitez pas à me laisser en commentaire votre avis si vous avez lu ce livre, ou tout simplement votre avis sur Jean Teulé!

AnGee Ersatz*

samedi 20 avril 2013

Lecture Commune: Les aventures du Bourbon Kid, saga de l'Anonyme.




Bonjour à tous et à toutes!

On se retrouve aujourd'hui pour un nouvel article du Livroscope, un article un peu spécial puisqu'il s'agit de mon compte-rendu pour une Lecture Commune (alias LC) elle-même spéciale: en effet, j'ai organisé cette LC, et c'est la première fois que je préparais ce genre d'événement. Pour l'occasion, j'ai choisi de proposer aux participants non pas un livre, mais une saga, celle du Bourbon Kid. Si vous me suivez sur Facebook, ou que vous connaissez un peu, vous savez peut-être que je suis une grande fan de cette saga, qui compte actuellement quatre tomes, que je considère comme l'une mes meilleures of all times (oui, carrément!). Je remercie les blogueuses et blogueurs qui participent à cette Lecture Commune, les liens de leurs articles seront postés sur Facebook et sur cet article. J'ai vraiment été ravie d'organiser cette LC, et je vous souhaite une bonne lecture!

Les liens des autres blogueurs:

Walpurgis: Le Livre Sans Nom  et L'Oeil de la Lune.
Parthenia: Le Livre Sans Nom
Alison Mossharty: Le Livre Sans Nom.
Yumiko: L'Oeil de la Lune.



La saga du Bourbon Kid: quelques petites informations.




Avant de vous parler des différents livres qui composent cette saga, je tenais à vous la présenter en quelques mots. Cette saga compte pour l'instant quatre tomes:

-Le Livre Sans Nom (2007)
-L'Oeil de la Lune (2008)
-Le Cimetière du Diable (2010)
-Le Livre de la Mort (2011)

J'ai vu plusieurs fois sur Internet que l'histoire du Bourbon Kid s'arrêtait avec ce quatrième tome, personnellement, j'ai l'espoir de voir une suite, sait-on jamais!

La particularité de cette saga, en plus de son histoire incroyable, c'est que l'auteur est... anonyme! En effet, l'histoire a d'abord été en partie publiée sur internet, avant de rejoindre les étagères de bibliothèques, mais personne, à l'exception de l'éditeur anglais des romans, ne connait l'identité réelle de l'auteur. Un petit tour sur Internet vous permettra de découvrir les théories les plus folles au sujet de cette identité: certains penchent notamment pour le réalisateur Quentin Tarantino, en raison de certains aspects de l'intrigue, et des personnages proches des héros du réalisateur.

(Quentin Tarantino, soupçonné d'être l'auteur de la saga par certains lecteurs)



Pour la Lecture Commune, j'ai proposé aux participants de composer leur lecture: soit ils pouvaient choisir n'importe lequel des quatre livres, soit ils pouvaient en lire deux, trois, ou l'intégralité de la saga. Personnellement, ayant déjà lu trois des quatre tomes, j'ai décidé de vous présenter la totalité des livres, que je vous propose de découvrir dès maintenant...

Le Bourbon Kid, en quatre tomes:

Le Livre Sans Nom:



Bienvenue à Santa Mondega! Une ville au nom charmeur, qui fait penser à la plage et à la détente. Mais en réalité, Santa Mondega est LA ville des tueurs à gages, voleurs, assassins, alcooliques, et salopards de tous poils (oui, ça risque d'être un peu vulgaire, pardonnez-moi). Sanchez est patron d'un bar, le Tapioca, et voit défiler tous les jours des types plus louches les uns que les autres. Mais celui qu'il ne peut oublier, c'est le Bourbon Kid...

Le Bourbon Kid, un tueur au visage dissimulé sous une large capuche qui, dès que ses lèvres entrent en contact avec du Bourbon, part au quart de tour, et tue tout ce qui se trouve sur son passage, quitte à commettre un véritable massacre.

Un massacre du Bourbon Kid, Sanchez l'a déjà vécu. Il a d'ailleurs recueilli Jessica, dans le coma depuis cinq ans, la seule rescapée de la folie meurtrière du Kid. Alors que la fête de la Lune approche, tout un tas d'événements inattendus a lieu: Jessica sort du coma, des meurtres particulièrement glauques laissent des cadavres un peu partout, deux moines, Kyle et Peto, venus de l'Île de Kubal viennent en ville pour récupérer l'Oeil de la Lune, une pierre aux pouvoirs incroyables que beaucoup se mettent à chercher. On croise Elvis, le tueur à gage, Rex, le biker au look d'enfer, Dante et Kacy, un couple fou amoureux, la Dame Mystique, une voyante barge, et surtout, surtout, le Bourbon Kid, qui est bel et bien de retour...

Mon avis sur ce livre:
Le Livre Sans Nom est tout simplement l'un de mes romans préférés, toutes catégories confondues. Dès les premières pages, l'auteur installe une ambiance western très particulière, où tout le monde se regarde dans les yeux, on peut presque entendre un harmonica en fond sonore. Je comprends les lecteurs qui voient en l'auteur un potentiel Quentin Tarantino, car l'intrigue n'est pas seulement écrite, elle se voit aussi. Les personnages sont hauts en couleur et tous, mais alors TOUS réussis, même le plus infime personnage secondaire, les répliques sont cinglantes et assassines, bref, impeccables. Un vrai chef d'oeuvre, selon moi.

L'Oeil de la Lune:



Ce tome est la suite directe du premier.

A Santa Mondega, les habitants essaient de se remettre avec plus ou moins de mal de la nouvelle tuerie de la fête de la Lune: Sanchez pisse toujours dans des bouteilles, Kacy et Dante prévoient de se marier, mais surtout, le Bourbon Kid semble avoir disparu du paysage...

Mais l'Oeil de la Lune est toujours là, attirant les convoitises d'individus toujours plus louches: parmi eux, Ramsès Gaïus, proprio original de la pierre, qui revient à la vie après avoir été momifié pendant plusieurs siècles. Autant vous dire que son réveil est violent, et qu'il est prêt à tout pour récupérer ce qui lui appartient...

Une nouvelle quête pour ce bijou se déclenche: enlevés, Kacy et Dante n'ont pas d'autres choix que de coopérer, infiltrant le monde des vampires, où ils vont croiser de vieilles connaissances. Sanchez, toujour sur les bons coups, se retrouve encore dans de beaux draps!

Le livre nous fait également découvrir Beth, une jeune femme qui sort de prison après avoir passé dix-huit ans derrière les barreaux pour meurtre, et qui a un lien très particulier avec le Bourbon Kid.

Mon avis sur ce livre:
Après avoir lu l'intégralité de la saga, je pense que ce tome est mon préféré. Tout d'abord, il reprend tous les bons éléments du premier tome, à savoir des personnages énergiques et charismatiques, des répliques foudroyantes et une intrigue on ne peut plus originale. Mais tous ces aspects sont encore plus poussés, et le livre prend une nouvelle dimension, en raison de la plus grande place accordée au Bourbon Kid.

En effet, si dans le Livre sans Nom le Bourbon Kid était plus une sorte de légende urbaine, ici, il devient un vrai personnage. L'auteur nous propose de découvrir son passé, et de connaître les raisons qui l'ont poussé à boire du Bourbon. C'est vraiment quelque chose que j'ai aimé dans ce roman, le Bourbon Kid est devenu mon personnage préféré!


Le Cimetière du Diable:




Pour ce roman, nous quittons Santa Mondega, direction l'hôtel Pasadena! Chaque année, dans cet hôtel, est oganisé un concours de chant intitulé "Back From The Dead", où les participants doivent être les sosies de chanteurs morts.

L'histoire se passe bien avant les événements des deux premiers romans: on retrouve donc un tas de personnages morts dans les deux premiers (ne vous inquiètez pas, ce n'est pas une erreur!).

On retrouve Sanchez, heureux (ou pas, finalement) gagnant d'un séjour dans l'hôtel, le tueur à gages Elvis qui vient tenter sa chance au concours, et surtout le Bourbon Kid, venu buter de la créature du mal, mais qui se retrouve tueur à gages pour l'un des participants du concours qui souhaite gagner...

Mon avis sur ce livre:
La première fois que j'avais lu ce livre, j'avais été un peu déçue: le tome 2 se finit sur un tel suspens que je n'ai vraiment apprécié de repartir sur un flashback et de devoir patienter (la patience n'est pas mon fort). Mais ma relecture a été bien plus agréable: j'ai vraiment adoré le livre, qui propose une intrigue très original et assez différente des deux tomes précédents.


Le Livre de la Mort:




Ce tome reprend l'intrigue là où le tome 2 s'était arrêté.

L'Oeil de la Lune est entre de mauvaises mains, celles de Ramsès Gaïus. Après la disparition mystérieuse du Bourbon Kid, il se décide à transformer Santa Mondega en une ville de ténèbres, où régneront vampires et créatures du mal. La nuit tombe, tout comme la neige sur Santa Mondega: Sanchez rallie, contre son gré, la police de la ville, Kacy et Dante font amis-amis avec les vampires, et le Bourbon Kid n'est pas aussi loin que ce que l'on pense...

Mon avis sur ce livre:
Là encore, j'ai beaucoup aimé, même si j'ai été un peu moins emballée que par les autres (pourquoi? Bonne question). Je n'arrive pas à me dire que ce livre est vraiment le dernier, car je trouve que la fin met en haleine, et laisse à penser que les aventures du Bourbon Kid ne sont pas finies.


Pourquoi lire cette saga?



(petite carte trouvée sur le net!)


Niveau lectures, je suis vraiment ouverte à tous les genres, et je tente au maximum de me diversifier. Ce que j'apprécie avec la saga du Bourbon Kid, c'est qu'elle n'appartient à aucune catégorie, et qu'elle peut donc "parler" à beaucoup de personnes: que vous aimiez l'action, les vampires (les vrais, hein, pas ceux qui brillent au soleil), les histoires d'amour, l'humour, les insultes, vous trouverez votre bonheur! 

L'esthétique de l'intrigue est très forte: tous les personnages sont de potentiels héros de cinéma, et chaque scène s'imprime dans votre tête aussi bien qu'une bonne scène d'un bon film. L'auteur prête une grande attention aux détails, sans en avoir l'air. J'aimerais beaucoup voir une adaptation de la saga, mais en même temps, je la trouve parfaite ainsi, et j'ai du mal à imaginer un acteur être le Bourbon Kid. 

Mes personnages préférés: 

Comme je vous l'ai dit, la saga compte un grand nombre de personnages, et nombreux sont les personnages charismatiques. Voici mes préférés:

-Le Bourbon Kid: je suis juste hyper fan du héros. Non seulement il a un style incroyable (voix rocailleuse, capuche rabattue (et c'est autre chose que M.Pokora qui fait Robin des Bois), cigarette qui s'allume toute seule), mais en plus le personnage est plus complexe que l'impression qu'il nous laisse au départ. On l'apprécie vraiment à partir du deuxième tome, et je trouve que c'est l'un des meilleurs personnages de fiction qui existent.

-Elvis, le tueur à gages: bon, à la base, je suis déjà une grande fan d'Elvis (le vrai), de sa voix et de son style. Du coup, Elvis, le tueur à gages, j'ai eu l'impression qu'il était écrit POUR MOI (oui, je fantasme, des fois). Ce personnage transpire le charisme, la classe, et le sex appeal. En plus, il manie le pistolet aussi bien que la guitare.

(Franchement? Franchement?)



J'ai été vraiment ravie de faire cette LC, et j'espère en refaire une très bientôt! En attendant, on se retrouve vite avec un nouvel article, prenez soin de vous!

AnGee Ersatz*

Marathon Steampunk and a Cup of Tea #2: Lombres, de China Miéville.





Bonjour à tous et à toutes!

On se retrouve aujourd'hui pour un nouvel article consacré au Marathon Steampunk and a Cup of Tea, organisé par Nessa. Après une première déception avec Sans Âme, j'ai décidé de ne pas me laisser abattre, et de me lancer dans un nouvelle lecture: sur les conseils de ma libraire, j'ai donc acheté Lombres, de China Miéville, un livre pour adolescents/jeunes adultes qui, sans être totalement Steampunk, emprunte à ce mouvement certains éléments. Je trouvais ça intéressant de voir comment les plus jeunes pouvaient découvrir ce genre, et j'avais envie de découvrir un nouvel auteur! Bonne lecture à tous!


China Miéville, c'est qui?



Bon, ça peut paraître sexiste de dire ça, mais j'étais persuadée (mais alors persuadée) que China Miéville était une femme. En faisant mes petites recherches, j'ai donc eu la surprise de découvrir qu'il s'agissait en fait d'un homme!

Un homme né en 1972, en Angleterre, où il passe son enfance et son adolescence. Il a à peine dépassé la quarantaine, mais a déjà une bonne liste de romans derrière lui. China écrit majoritairement pour les adolescents, s'inspirant de Lovecraft et de ses comparses. Il écrit de la "weird fiction", autrement dit des histoires d'horreur, et a reçu de nombreux prix pour ses romans, comme Perdido Street Station (Grand Prix de l'Imaginaire en 2005). Il a également écrit Kraken, The City and The City, et aussi Lombres (2007, Un Lun Dun en anglais) dont je vais vous parler aujourd'hui.


Lombres.





Petit résumé:
L'histoire démarre à Londres, de nos jours. Londres, la belle capitale où il pleut. Deeba et Zanna sont les meilleures amies du monde, mais un jour, des événements étranges commencent à se produire: des gens interpellent Zanna dans la rue, l'appelant "Shwazzy"; les animaux semblent la regarder fixement, et finalement, une de leurs amies finit par être blessée. Inquiètes, elles se lancent un soir à la poursuite d'un parapluie (si si, d'un parapluie) qui les entraîne à Lombres, autrement dit Londres version bizarre. Elles y rencontrent Jones, contrôleur de bus, Hemi un demi-fantôme, ainsi qu'un carton de lait (si si, un carton de lait...).  Elles apprennent que tout ce qui est jeté à Londres atterrit à Lombres, et surtout que Zanna a une mission bien particulière à remplir: celle de détruire le Smog, un nuage toxique qui menace d'anéantir Lombres.

(c'est la première fois que je vois une brique de lait en personnage...)


Mais alors qu'elles rendent visite aux Prophs, dont le rôle est de les aider à vaincre cet ennemi, elles sont attaquées par des sbires du Smog, et Zanna est blessée... Elles sont sauvées de justesse par Brokenbroll, le maître des barapluies, les parapluies cassés. Les deux filles retournent à Lonbres, mais Zanna a tout oublié; c'est alors que Deeba comprend la nature de la véritable menace à Lombres, et décide de s'y rendre seule pour sauver ses habitants. Mais n'étant pas la Shwazzy, va t'elle y arriver?


Les éléments Steampunk:
Comme je l'ai expliqué plus haut, ce roman n'est pas à proprement dit un roman Steampunk, même si, selon ma libraire, Lombres introduit quelques éléments de ce genre à ses lecteurs: tout d'abord, le cadre est londonien, et l'action se passe majoritairement à Lombres, une ville qui a une certaine esthétique Steampunk. On croise des personnages, comme le couturier (dont j'ai oublié l'imprononçable nom) qui fabrique des vêtements à partir de livres, ou Brokenbroll, le maître des parapluies qui font vraiment penser à des héros Steampunk. L'histoire mélange modernité et passé: les bus volent, et le Smog en lui-même représente l'époque victorienne. En effet, c'est à cette époque que les usines se sont développées, créant un nuage noir au-dessus de Londres, nuage qui se retrouve donc à Lombres.

(Brokenbroll, la version flippante de Mary Poppins)



Mon avis:
Je ne vous le cacherai pas, j'ai franchement l'impression d'être maudite avec ce Marathon: Lombres est loin d'être un coup de coeur.

Pourtant, au départ, j'y croyais: l'histoire de départ est intéressante, l'idée d'une ville parallèle me plaisait bien, et China Miéville agrémente son intrigue d'un incroyable bestiaire, varié, et très original, et illustré dans le roman. Certains personnages, comme Brokenbroll, promettaient d'être super... Mais ça s'arrête là.

L'histoire met un temps fou à démarrer, et lorsque l'on arrive à la moitié du roman, et que l'on comprend que Zanna ne sert en fait à rien, on se demande clairement quelle est l'utilité de toute la partie sur elle. En plus de cela, je déteste vraiment Deeba: elle m'énerve profondément, et je trouve ce personnage très antipathique, elle s'adresse aux autres avec beaucoup de hargne et de méchanceté, pas le top pour apprécier une héroïne.

Les personnages sont aussi trèèèès nombreux, même trop nombreux (on s'y perd). En plus de cela ils ont tous des noms imprononçables, ce qui est compliqué dans un univers où la plupart des éléments sont inventés ont déjà des noms crées de toutes pièces. Mêmes les noms des héroïnes sont bizarres: Zanna et Deeba. Je sais que c'est de la fiction, et que les noms n'ont pas besoin d'exister, mais ils peuvent quand même être beaux...

En bref, Lombres n'est vraiment pas un livre que j'ai apprécié, bien au contraire. C'est une vraie déception pour moi, et j'avoue ne pas trop savoir avec quoi je vais poursuivre mes lectures. Franchement, si vous avez de bonnes références, laissez-les moi en commentaire, parce que là, je désespère. On se retrouve bientôt avec un nouvel article, en attendant, portez-vous bien, et lisez bien!

AnGee Ersatz


jeudi 11 avril 2013

Les Rougon-Macquart #9: Nana.





Bonjour à tous et à toutes!

C'est un grand jour aujourd'hui: en effet, après trois mois de pause, voici le retour de la saga des Rougon-Macquart! Si vous me suivez depuis un moment, vous savez que je me suis lancée un Challenge personnel voilà presque un an, celui de lire les vingt tomes de l'immense saga des Rougon-Macquart d'Emile Zola. Je vous avoue que ce Challenge est compliqué: il y a des fois où je suis hyper motivée, prête à lire trois romans coup sur coup, et d'autres moments où je dois me booster pour en ouvrir un. D'où l'absence d'article consacré à la saga ces derniers mois... Mais les Rougon-Macquart sont de retour pour vous jouer un mauvais tour! Ce mois-ci, on attaque l'un des romans les plus connus de la série: Nana, publié en 1880. Une excellente blogueuse, Wolf's Rain (que je vous conseille de découvrir si vous ne la connaissez pas!) a également lu ce roman, donc je vous mettrai le lien de sa chronique, si elle en fait une! En attendant, c'est parti!

La chronique de Wolf's Rain.


Pour vous aider:
Cette fois-ci, pas d'arbre généalogique, Nana étant le seul personnage de la famille présent dans ce livre (avec son fils Louis). Souvenez-vous tout simplement que Nana est la fille de Gervaise, l'héroïne de l'Assommoir.

Nana:



Résumé de l'histoire:

Nous avions quitté Nana adolescente dans l'Assommoir, nous la retrouvons ici femme.

Le roman s'ouvre sur une représentation, dans un théâtre, d'une pièce musicale intitulée la Blonde Vénus. Nana y joue le rôle de Vénus: mais malgré son manque de talent évident, elle enchante toute la salle grâce à sa fraîcheur et (il faut le dire) son corps de rêve qui fait naître de nombreux fantasmes chez les hommes. D'ailleurs, Nana se fait entretenir par les hommes, jusqu'au jour où elle rencontre le comte Muffat, qui tombe littéralement à ses pieds et lui offre tout ce qu'elle veut.





Mais Nana en a marre de tout cela: elle décide de se mettre en ménage avec Fontan, un autre comédien, s'isolant pour ne pas être poursuivie par les hommes et les créanciers. Si au début tout se passe bien, Fonton finit par dévoiler son vrai visage, battant Nana chaque jour que Dieu fait. Nana prend son destin en main, et retourne dans les bras de Muffat. Commence alors pour la jeune femme une incroyable ascension sociale...

Les grands thèmes abordés:
Si Une Page d'Amour abordait assez peu de thèmes différents, Nana est beaucoup plus riche. Voici donc certains des thèmes que le lecteur peut découvrir dans ce roman:

-L'ascension sociale: ce thème est récurrent dans la saga, et abordé de façons diverses et variées. Ici, on s'intéresse à celle d'une femme, tout comme dans l'Assommoir, mais d'une façon différente: l'ascension de Gervaise se fait par l'argent, par l'acquisition de son propre magasin, alors que celle de Nana se fait par ses charmes. Le roman tout entier présente l'image de la courtisane, personnifiée par Nana. Beaucoup de scènes montrent le pouvoir de Nana sur les hommes, sa façon de séduire. Ce qui est intéressant, c'est qu'elle n'est pas non plus réduite à son corps: certes, Nana séduit les hommes avec ce corps, et en partie parce qu'elle n'a pas la pudeur des dames du monde, mais elle a aussi un talent certain pour la "manipulation psychologique". Elle arrive toujours à ses fins, sauf avec Fontan, qu'elle est le seul à aimer différemment.

(Jeune fille coiffant ses cheveux de Renoir)



-L'amour, bien évidemment, est très présent dans un roman pareil. On a un grand nombre de relations unilatérales: Nana aime Fontan, mais Fontan la bat et la maltraite; Muffat aime Nana, mais Nana ne l'aime pas vraiment. L'amour est malheureux, se cache sous de fausses apparences: ce côté "vernis" se retrouve dès les premières pages du roman, avec la représentation théâtrale qui montre des personnages mythologiques se disputant les faveurs de Vénus. Zola aborde aussi le thème de l'amour lesbien, entre Nana et le personnage de Satin, qui joue un rôle assez important dans l'histoire. Le seul vrai amour de Nana, c'est son fils, surnommé Louiset. Sa dévotion pour lui rappelle un peu celle d'Hélène pour Jeanne dans Une Page d'Amour, dans une moindre mesure.



-Ceci nous amène (oui, transition de dingue) au thème de l'hérédité. De temps à autre, dans le roman, Nana se remémore ses souvenirs de petites filles, et ce qui est le plus frappant, c'est que la fin du roman rappelle étrangement celle de l'Assommoir. Je ne dis rien de plus pour ne pas tout spoiler, mais si vous lisez ces livres, vous le constaterez par vous-mêmes.

Le personnage de Nana:



Parlons un peu plus en détails de l'héroïne, Nana. Jusqu'à maintenant, si j'appréciais globalement tous les personnages de Zola, je n'avais pas eu de vrai coup de coeur pour l'un d'eux: c'est maintenant chose faite, car j'ai tout simplement adoré Nana.

On la découvre sous toutes ses facettes: courtisane, femme amoureuse, puissante ou soumise, mais aussi et surtout mère. Tous ces rôles, très différents, sont guidés par une passion très forte: Nana est un personnage plein d'émotions, qui ne laisse pas indifférent. 

Je trouve que, jusqu'à maintenant, Nana est le personnage féminin le plus complet de la saga: il s'agit bien entendu de mon avis, mais c'est vraiment un sentiment que j'ai eu en lisant ce roman.


En bref, Nana est un roman que j'ai vraiment beaucoup aimé, et qui me réconcilie avec les Rougon-Macquart, qui me lassaient un peu ces derniers temps. L'héroïne y est pour beaucoup, et je pense reprendre avec plus de régularité cette saga. N'hésitez pas à me laisser votre avis sur ce roman, si vous l'avez lu! On se retrouve très vite!

AnGee Ersatz*



Si vous avez aimé...

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