mercredi 31 octobre 2012

Hello Halloween #5: Le livre le plus effrayant de ma vie, par Natalie.




Bon Halloween à tous!

En ce dernier jour d'Octobre, voici le dernier article de la petite collection Halloween. J'espère que ces articles ont été agréables à lire! Après ma soeur Audrey, mon frère Valentin, c'est au tour de ma mère de vous présenter son article spécial Halloween! Pour l'occasion, elle va vous parler d'un livre du maître Stephen King, connu dans le monde entier pour ses romans, notamment Shining, Insomnie, La Ligne Verte... Ce livre, c'est Simetierre (Pet Semetary en anglais) et si ma mère a décidé d'écrire sur ce livre, c'est pour une bonne raison: il s'agit du livre le plus effrayant de sa vie...


Simetierre, par Natalie.


(la couverture du roman, avec un chat un peu flippant)



Halloween oblige, je vais vous parler du livre le plus effrayant que j'ai lu, celui qui m'a empêché de fermer l'oeil une fois terminé.

Il s'agit de « Simetierre » de Stephen King (il n'y a pas de fautes d'orthographe, c'est supposé être écrit par des enfants pour désigner un cimetière pour animaux).

Louis Creed, son épouse et ses deux jeunes enfants s'installent dans leur nouvelle maison. Ils sympathisent avec leur nouveau voisin, un homme âgé qui vit avec sa femme gravement malade.
Au cours de leurs promenades, le voisin fait découvrir à Louis le cimetière pour animaux du village, en lui expliquant que des générations d'enfants viennent y enterrer leurs animaux de compagnie.

Alors que sa femme et ses enfants sont en vacances, le chat de la famille meurt accidentellement et lorsque Louis en parle à son voisin, celui-ci lui explique qu'au delà du cimetière pour animaux, se trouve un vieux cimetière indien réputé pour faire ressusciter les animaux. D'abord incrédule, Louis décide d'y enterrer le chat pour le faire revenir à la vie, afin que sa famille ne soit pas triste de sa disparition.

Le chat revient, mais il est très bizarre, comme possédé...

Louis demande à son voisin, si l'expérience a été tenté sur des êtres humains, le voisin lui raconte qu'un jeune du village décédé pendant la guerre a été ressuscité dans le vieux cimetière, mais qu'il était devenu tellement maléfique à son retour d'entre les morts que son propre père avait dû l'abattre...

C'est alors que Gage, le fils de Louis âgé de 2 ans, meurt renversé par un camion.
Aveuglé par la douleur, Louis pense a déterrer son fils pour l'emmener au « Simetierre ».
Le fera-t-il ?
Que se passe-t-il réellement dans ce cimetière indien ?
S'il le fait, est-ce le petit Gage qui va revenir ou une autre « chose » ?
Dans quelle spirale infernale la famille de Louis va-t-elle sombrer ?

Le plus terrifiant des Stephen King selon moi ah ah ah (rire machiavélique!)

("ahahahahaha!")





Sachez aussi que le livre a été adapté en film, donc si vous ne savez pas quoi regarder ce soir... 


AnGee Ersatz*



dimanche 28 octobre 2012

Hello Halloween #4: Judge, plongée dans l'univers de Yoshiki Tonogai, par Valentin.





Bonjour à tous et à toutes!

Halloween se rapproche à grand pas, et pour certains, les vacances commencent! J'espère donc vous faire passer un bon moment, et peut-être vous donner une idée lecture avec l'article du jour: comme vous le savez si vous venez régulièrement sur le blog, j'essaie aussi souvent que possible de vous présenter un peu l'univers manga. Cependant, il y a autour de moi une personne qui s'y connaît bien mieux: mon petit (oui, petit, on dirait pas comme ça) frère Valentin, bientôt 18 ans. En effet, mon frère aime beaucoup lire des mangas, et je lui ai donc demandé de me parler de l'une de ses séries préférées, Judge. Cet article est donc le "sien", et j'espère qu'il vous donnera envie de vous mettre à ce manga si particulier...


Pour la petite histoire:


(Yoshiki Tonogai à la Japan Expo, photo trouvée sur le net)



Judge est un manga en six tomes (dont le dernier sortira en Novembre) crée par Yoshiki Tonogai, connu pour sa précédente série en quatre tome Doubt. En deux séries, ce mangaka s'est déjà bien installé dans le milieu grâce à son originalité..



Résumé de Judge:


(les personnages du manga)


Hiro, le personnage principal, a un petit problème: il est amoureux de la copine de son frère, un problème qu'il décide d'affronter en avouant son amour à la jeune fille. Pour cela, il repousse un rendez-vous entre les deux amoureux d'une heure; une décision aux conséquences tragiques, puisque son frère se fera renverser pendant l'heure fatidique. Hiro est alors anéanti et rongé par la culpabilité.


Un jour, il se réveille dans un endroit qu'il ne connait pas, menotté, et, surtout, le visage recouvert d'un masque. En face de lui, huit autres personnes, elles aussi portant masques et menottes: le seul à avoir enlevé son masque, est mort... Les huit survivants apprennent qu'ils sont là pour avoir commis l'un des sept péchés capitaux, et que leur rôle ici est très simple: ils vont devoir voter au fur et à mesure pour celui ou celle qu'ils estiment avoir commis le crime le plus grave, et cette personne connaîtra alors un sort horrible, la mort. Ce qu'ils découvrent alors, c'est que celui qui tue les élus est parmi eux...


(une ambiance unique)


Pourquoi ce manga est-il si original?


Il est vrai qu'on entend souvent la même critique à l'encontre des mangas: les mangas sont tous pareils, c'est toujours les mêmes dessins... Dans le cas de Judge, ces préjugés sont faux et archi-faux!


Valentin est vraiment fan de Judge, et ce pour plusieurs raisons:

-D'un point de vue esthétique, les dessins sont vraiment beaux et originaux. Si vous ne connaissez pas, je vous conseille de faire un petit tour sur Google pour bien comprendre à quel point l'univers du Yoshiki Tonogai est original. De plus, chaque manga commence toujours par quelques pages en couleur, et les couleurs sont si intenses qu'elles restent dans la tête du lecteur jusqu'à la fin, ce qui rend la lecture encore plus vivante. Un autre point positif: les tomes sont assez épais, permettant au lecteur d'y trouver son compte et de ne pas ressentir de frustration, tout en attendant impatiemment la suite. Beaucoup connaissent les grandes séries de manga comme Bleach ou One Piece, ici tout est bouclé en six tomes.

(des dessins soignés pour un univers qui l'est aussi!)


-Le suspens et l'aspect psychologique: l'histoire se base vraiment sur l'aspect psychologique des différents personnages. Toute l'action est vue par Hiro, le personnage principal, et on ressent tout ce qu'il ressent. Au fur et à mesure, on en apprend un peu plus sur les personnages, mais il faut savoir rester méfiants: on comprend très vite que les apparences peuvent être trompeuses et qu'il est très difficile de savoir qui se cache derrière chaque masque. Hiro, le héros, cherche à ce que tout le monde s'en sorte, mais la morale de l'aventure est qu'il ne faut faire confiance à personne.

Dès le début du manga, beaucoup de questions s'installent: qui se cache derrière les masques? Qui se cache derrière tout ça? Lequel d'entre eux tue les autres? Pourquoi sont-ils là? Vont-ils s'en sortir? Qui va mourir? 

Le manga joue beaucoup sur la psychologie, et notamment sur la violence psychologique. Les personnages sont menacés pour des actes qu'ils ont commis, et risquent la mort à chaque instant. En même temps, le poids de la décision est sur leurs épaules: peuvent-ils faire tuer quelqu'un? 



Mais il ne faut cependant pas penser que la violence physique est absente du manga, bien au contraire: il est un savant alliage entre violence physique et violence psychologique. Valentin souligne même le fait que si il devait être adapté au cinéma, le manga serait un thriller bien angoissant, à la Shining.

Pour quel public?
Si vous aimez les histoires angoissantes, les thrillers et les conflits de conscience type Death Note, ce manga est pour vous: cependant, Valentin insiste surtout sur le fait que ce manga doit quand même passer dans les mains d'un public averti, âgé au minimum de 15 ans.

En bref, Judge continue d'imposer Yoshiki Tonogai comme un mangaka majeur de la nouvelle génération. Si vous avez aimé Doubt, foncez sur Judge (et vice-versa!). Vous pouvez aussi vous jeter sur le premier tome de l'Etrange Noël de Mr Jack en manga par Jun Asuka, ou sur d'autres mangas comme Vampire Knight...

N'hésitez pas à me donner vos avis sur ce manga ou sur l'article!

AnGee Ersatz*

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jeudi 25 octobre 2012

Hello Halloween #3: Lambeaux de chair, pourriture et odeurs infectes, bienvenue chez les Zombies!




Bonjour à tous!

Je vous retrouve aujourd'hui pour un nouvel article de la série consacrée à Halloween, et pour l'occasion, je vous propose de découvrir un univers glamour et sexy au possible, l'univers des Zombies! En effet, sur ce blog, je vous avais déjà parlé des Vampires et de Frankenstein, mais je n'avais encore jamais eu le temps de vous parler de nos amis les Zombies.

En 2012, les Zombies sont super hype, trop in, trop frais, trop tendance, au top du top. C'est très simple, on les voit partout: à la télévision dans l'excellente série Walking Dead ou dans les Revenants (une série française); au cinéma dans 28 jours plus tard, ou la Nuit des Morts Vivants, des films qui trouvent un second souffle auprès d'un nouveau public; dans les jeux comme Left for Dead ou surtout Resident Evil; dans le monde musical... Ce succès s'exprime au travers des événements comme les Zombie Walk, des promenades entre amis morts ou vivants qui se multiplient dans les villes. Penchons nous donc sur le cas du Zombie en littérature!


Réhabilitons Frankenstein! 
Je commence juste très rapidement par un petit aparté concernant la créature de Frankenstein. Comme je l'ai déjà mentionné dans l'article qui lui ai consacré, on confond souvent ce personnage avec les zombies. Certes, il s'agit bien d'un mort-vivant, puisqu'il est composé de morts (bon appétit!), mais il est aussi doté de raison et de réflexion, contrairement aux zombies, qui pour la plupart marchent en poussant des "gueeeeeeuh".



Petite définition du Zombie. 



Si je m'y connais assez bien dans le domaine des Vampires, je suis à vrai dire un peu inculte en ce qui concerne les Zombies. Je vous propose donc de visionner le Point Culture de Links The Sun dédié à ces créatures, à la place!

Point Culture sur les Zombies!



Entre vaudou et modernisme: une évolution de l'image du Zombie.


(le film Vaudou, de Jacques Tourneur, aborde la relation entre vaudou et zombie...)



Comme je vous le disais plus haut, le Zombie est très à la mode depuis quelques années, et ce grâce à un changement radical d'image.


Auparavant le Zombie était profondément lié au vaudou: il s'agirait de morts ramenés à la vie par sorcellerie, dans le but de devenir esclave de la personne qui effectue le sort. Pendant longtemps, donc, le Zombie était une créature au physique repoussant, dépourvu de volonté et de réflexion, qui agit selon la volonté de son maître. On retrouve donc cette image "monstrueuse" en littérature, même encore aujourd'hui: dans le premier tome de Dark Shadows, la jeune Angélique découvre le monde du vaudou, et des zombies, des zombies à cette image.

Mais aujourd'hui, le Zombie a une image bien plus moderne: certains experts constatent d'ailleurs que c'est avec la crise économique et l'ambiance assez "glauque" qui en résulte que les Zombies sont revenus au goût du jour, comme le symbole de notre société actuelle. Des séries et comics comme Walking Dead ont contribué à cette nouvelle image: le Zombie devient une créature qui cherche à survivre, et poursuit les humains pour les manger. Il passe de la créature passive à un véritable ennemi actif; ce changement était déjà bien amorcé avec les films de Romero, le maître du Zombie. On peut aussi noter qu'à l'instar des Vampires et autres hommes poilus, les Zombies ont droit à leur propre histoire d'amour...

(la série Walking Dead, ou le succès du zombie)


On peut citer le recueil de nouvelles de Bret Easton Ellis, baptisé Zombies. A savoir cependant qu'il s'agit du titre français, et que ce titre, choisi par le traducteur ou l'éditeur...

Du guide à la guerre: Max Brooks.



(l'auteur en pleine lecture de son livre)



Lorsqu'on parle de Zombies, l'un des noms qui s'imposent comme une référence est celui de Max Brooks. Âgé de 40 ans, il est connu pour la publication de deux livres: le premier est Guide de Survie en Territoire Zombie, un livre assez drôle sur la façon de gérer les relations humano-zombies. Tout y passe: les armes à avoir sous la main, les épidémies possibles... Si vous pensez qu'un tel avenir est possible, ou que vous avez tout simplement envie de passer un bon moment, foncez!


(la couverture vous met bien dans l'ambiance)


Max Brooks a poursuivi son chemin dans le monde des Zombies avec un deuxième ouvrage, World War Z. Comme pour le précédent, Max Brooks parle des relations entre humains et zombies, mais sous un angle beaucoup plus sérieux, en imaginant que le monde est bien divisé entre humains et zombies. Une adaptation de ce film serait même en cours de préparation, avec Brad Pitt.

Dans le registre des livres "guides", vous pouvez aussi retrouver le livre d'Annie Pastor, intitulé Comment survivre à une attaque de Zombies de l'Espace?, qui vous préparera en cas d'invasion doublement dangereuse (zombie et extraterrestre!). Si vous voulez quelque chose de plus sérieux, je vous conseille de vous tourner vers Diables, Zombies, Monstres et Compagnie, un ouvrage plus généraliste.

(une petite virée cocasse dans l'univers des zombies!)



Seth Grahame-Smith: le Zombie chez Jane Austen.
Si vous suivez ce blog, vous reconnaitrez sûrement ce nom, Seth Grahame-Smith. En effet, je vous ai déjà parlé de lui, pour son roman Abraham Lincoln: Chasseur de Vampires, qui a fait l'objet d'une adaptation cinématographique l'été dernier. J'ai lu ce livre, et j'ai eu beaucoup de mal à décider si je l'avais adoré ou détesté. Décidément, la passion de cet auteur semble être de mélanger le classique au surnaturel: son premier ouvrage, sorti en 2009, s'intitulait en effet Orgueil et Préjugés et Zombies. 

Son principe était simple: tout en gardant le texte et la structure générale du roman devenu classique de Jane Austen, il a apporté à l'histoire sa touche personnelle, autrement dit des Zombies apparaissant là où on ne les attendait pas. Personnellement, je ne me suis pas encore remise de ma lecture d'Abraham Lincoln muni d'une hache déglinguant des vampires, donc je me ménage, en espérant pouvoir me mettre à cet autre roman à l'occasion. Cependant, si vous êtes intéressés, vous pourrez le trouver assez facilement: beaucoup de fans de Jane Austen ajoutent aussi que le roman, fidèle à l'histoire originale, est une façon originale de le découvrir.

(la couverture du livre se base sur le livre original)


Bien entendu, vous pouvez aussi trouver de plus en plus de romans mettant en scène des amourettes entre zombies et autres créatures surnaturelles. Malheureusement, je m'y connais assez peu dans ce genre, mais plusieurs titres sont dans les rayons, comme J'ai embrassé un zombie (et j'ai adoré), d'Adam Selzer.

(une couverture équivoque)



Imperméable et bras en décomposition: le Zombie détective.





Pour finir, sachez que vous pouvez également vous lancer dans le Zombie détective! Et oui, Hercule Poirot et Sherlock Holmes n'ont pas le monopole pour résoudre les enquêtes, Matthew Richter est là! Ce policier devenu mort vivant s'est reconverti, endossant l'imperméable de détective privé pour résoudre les mystères de la ville de Nekropolis, qui abrite toute une pléiade de monstres qui vont du sexy au très laid. Personnellement, j'ai lu ce livre en anglais, et si j'ai beaucoup aimé l'imaginaire de Tim Waggoner, l'auteur, j'ai trouvé l'histoire encore un poil faiblarde! Mais n'hésitez pas à le lire, pour vous faire votre propre idée!


J'espère que ce petit article vous a plu, je vous retrouve très vite avec la sélection manga pour Halloween! N'hésitez pas à laisser vos suggestions en commentaire, ou vos avis!


AnGee Ersatz*

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jeudi 18 octobre 2012

Hello Halloween #2: Sleepy Hollow: du livre à l'écran!




Bonjour à tous!

Je suis heureuse de vous retrouver pour ce second article de notre série consacrée à Halloween (je vais essayer d'en faire un certain nombre, je vous laisse deviner lequel!). Aujourd'hui, j'ai décidé de vous présenter un film, basé sur un livre: Sleepy Hollow, réalisé par Tim Burton, d'après une nouvelle de l'auteur américain Washington Irving. Je vous parle assez souvent de ce film dans mes articles; Halloween est donc l'occasion parfaite pour vous présenter pour de bon de ce film, une référence toujours vivante dans le monde du cinéma. Comme vous allez le voir, Sleepy Hollow est plus qu'une adaptation de nouvelles: c'est une oeuvre à part entière...

Washington Irving, petite biographie de l'un des premiers auteurs "américains":


(Washington!)


Après des siècles de colonisation, des années de guerre d'Indépendance, les Etats-Unis sont enfin reconnus par les autres pays du monde en 1783, avec le Traité de Versailles. Ce pays, tout neuf, a eu la particularité de devoir repartir de zéro dans tous les domaines, et notamment au niveau culturel.


Si avez lu mon article consacré aux Etats-Unis, vous avez peut-être retenu le fait que le développement de la littérature a été assez complexe et long (si vous ne le saviez pas, et bien voilà!). En effet, pendant longtemps, les ouvrages publiés étaient surtout des ouvrages "techniques", consacrés à l'agriculture, à la description des terres, ou "historiques", relatant les périples des premiers colons venus vivre dans ces terres inexplorées. Cependant, petit à petit, sont apparus des auteurs romanciers, nouvellistes, poètes, qui apportèrent à la littérature une nouvelle dimension.

Parmi eux: Washington Irving, né en 1783 (coïncidence?). Dès le plus jeune âge, il se passionne pour la littérature en lisant tout ce qui lui passe sous la main, et cette passion prend forme lorsqu'il commence à écrire ses propres textes, des textes à la fois inspirés par son environnement américain, mais aussi par les multiples voyages qu'il fait en Europe (où il vivra une partie de sa vie). Il se fait rapidement connaître sous les noms de plumes de Geoffrey Crayon ou Dietrich Knickerbocker, qui lui permettent d'acquérir une certaine notoriété auprès du public américain. Mais ce qui fait de Washington Irving un auteur si important pour les américains, c'est qu'il fut l'un des premiers à se faire connaître et apprécier du public européen: à la mort de sa fiancée il part vivre 17 ans en Europe, où ses oeuvres sont publiées, et où il rencontre quelques grands noms de la littérature, comme Mary Shelley (avec laquelle il aurait eu une aventure), ou Walter Scott.

(Mary Shelley)

Washington Irving a réussi de son vivant à se faire reconnaître de tous, un exploit que d'autres, comme Edgar Allan Poe, ne purent réaliser qu'une fois dans la tombe. Mais aujourd'hui, il est plutôt tombé dans l'oubli chez nous, malgré le nombre incroyable d'ouvrages composés, La Légende du Cavalier sans Tête étant sa nouvelle la plus connue...

La Légende du Cavalier sans Tête, les fantômes de l'histoire:

(Bouh!)

Lorsque Washington Irving voit le jour, les Etats-Unis sont encore une très jeune nation, en pleine construction, et qui cherchent à exorciser les démons du passé, à savoir la guerre d'Indépendance. Cette guerre, commencée en 1785, ne s'arrêtera qu'en 1783. Pour un pays aussi jeune, huit années sont alors une éternité.

C'est donc sans grande surprise que l'on retrouve dans les ouvrages de l'époque de nombreuses références à cette guerre sanglante. Dans sa nouvelle la Légende de Sleepy Hollow, connue aussi sous le nom de Légende du Cavalier sans Tête, Washington Irving centre son histoire sur "l'après-guerre".

L'histoire est simple: venu du Connecticut, Ichabod Crane est un jeune professeur qui arrive à Sleepy Hollow (en français: le Val Dormant, un nom plutôt charmant). Il tombe sous le charme de Katrina Van Tassel, la fille de l'un des riches fermiers du village. Mais cette jolie demoiselle est également courtisée par un autre garçon, Brom. Au cours d'une réception, Ichabod discute avec sa bien-aimée, mais semble se faire éconduire... Alors qu'il quitte la réception, il se fait poursuivre par celui que l'on appelle le Cavalier Sans Tête, un cavalier hessois de la Guerre d'Indépendance qui, décapité, hante les environs de Sleepy Hollow. Avec sa propre tête décapitée, il parvient à attaquer le professeur... Le lendemain, les habitants du Val ne retrouvent pas Ichabod, seulement une citrouille coiffée de son chapeau...

1999: Sleepy Hollow au cinéma.




(l'affiche du film!)


En 1999, la réputation de Tim Burton au cinéma est déjà bien installée: des films comme Mars Attack!, Batman ou encore Edward aux Mains d'Argent l'ont fait connaître dans le monde entier. A la veille du nouveau millénaire, il s'attelle, comme il l'a fait de nombreuses fois dans sa carrière (je vous suggère d'aller voir l'article sur Tim Burton pour plus d'informations) à l'adaptation d'une oeuvre littéraire, et il choisit la nouvelle de Washington Irving, La Légende de Sleepy Hollow.


Au départ, le projet de Sleepy Hollow remonte à 1993, et devait être un film petit budget dans le genre des slasher movies, autrement dit un film où ça gicle. Mais le succès croissant de Tim Burton donne l'idée à la Paramount de lui confier le projet, avec un budget plus important.

Tim Burton est connu pour adapter le plus souvent avec brio les livres, y mettant sa patte tout en gardant l'esprit original de l'oeuvre. Cependant, la Légende du Cavalier sans Tête était une nouvelle très courte, avec assez peu d'événements et le réalisateur a très vite compris que son travail allait consister à étoffer l'oeuvre pour lui donner la dimension nécessaire pour passer du papier à l'écran.

(Tim Burton et Johnny Depp sur le tournage)




La trame:
L'histoire de Sleepy Hollow est assez différente du livre. Pour vous le montrer, voici un petit résumé:

Ichabod Crane est un jeune policier aux méthodes innovantes, et même agaçantes, qui débarque à Sleepy Hollow pour résoudre une série de meurtres étranges que les habitants attribuent à un mystérieux fantôme, le fantôme d'un Cavalier sans tête, qui décapiterait ses victimes comme un message réclamant la restitution de sa propre tête. Ichabod va donc traquer le meurtrier, sans se douter que les croyances populaires peuvent parfois être fondées sur du vrai...


Ichabod Crane, un scientifique innovateur.


(Ichabod et ses lunettes)


Le premier changement de personnage, et le plus important, est celui du personnage principal. Dans la nouvelle, Ichabod Crane est un professeur itinérant, qui arrive à Sleepy Hollow où il vit chez les habitants. La description du personnage le montre comme un homme un peu ridicule, même benêt. A l'inverse, dans le film de Tim Burton, Ichabod Crane, interprété par Johnny Depp, est un inspecteur particulièrement innovant, puisqu'il arrive à Sleepy Hollow les valises chargées d'outils complètement fous pour résoudre les morts. Plutôt que ridicule, Ichabod Crane est ici un original.


La relation Ichabod-Katrina.


(le couple du film)


Là encore, l'histoire entre le film et le livre est différente. En effet, si dans le livre, cette relation semblait  se résumer à l'intérêt de Ichabod pour Katrina, un intérêt qui se fait rejeter, elle est différente dans le film: la relation amoureuse se construit petit à petit, démarrant par un jeu innocent qui se transforme en amour inavoué. Au centre, Brom est toujours là: dans le livre, il semble avoir la préférence de Katrina, mais dans le film, il est plutôt le gros lourdaud de service qui ne supporte pas de se faire éconduire. On peut donc dire, sans se tromper, que cette relation est bien plus étoffée que dans la nouvelle. Généralement, c'est le cas de toutes les relations abordées dans le film!


Le passé de Ichabod Crane:


(la douce maman du héros)



Comme dans beaucoup de ces films, Tim Burton s'appuie énormément sur le passé de son héros, comme il le fera plus tard avec Willy Wonka. Dans Sleepy Hollow, c'est le passé de Ichabod qui nous intéresse, et plus particulièrement sur sa famille. Le père d'Ichabod, religieux profond, est opposé à sa mère, une femme douce que l'on découvre dans de belles scènes émouvantes, qui semble s'intéresser à la magie. Ce passé si compliqué et trouble continue de hanter notre héros: lorsqu'il découvrira que Katrina trempe aussi dans la magie, il l'accablera avant de réaliser que la magie peut aussi être bonne.

Dans le livre, à l'inverse, il n'est fait aucune mention du passé de Ichabod, et aucune mention non plus au monde de la magie.

Le Cavalier sans Tête:


(Bouaaaaah!)


Le Cavalier sans Tête est un personnage capital dans la nouvelle, mais aussi dans le film. Cependant si il apparaît qu'une seule fois dans la nouvelle, pour poursuivre le héros, on le retrouve de nombreuses fois dans le film. Déjà, si la mort est plutôt absente du livre (Ichabod est-il mort?), le film se caractérise par une grande série de morts, plutôt violentes (vive la décapitation!) que l'on retrouve toutes les dix ou quinze minutes. Ces morts, attribuées au Cavalier, s'accompagnent souvent de ses apparitions effrayantes... Contrairement au livre, le Cavalier n'a pas sa tête...



Sleepy Hollow et Halloween.


(Citrouille...)


Pour finir, je tenais à vous parler du rapprochement entre Halloween et ce film. En effet, si j'ai choisi de vous parler de Sleepy Hollow, ce n'est pas pour rien!


Le livre, comme le film, sont plein de références à cette fête: on peut citer en premier lieu la présence de la citrouille, que l'on retrouve comme symbole de la tête dans les deux supports. Le Cavalier sans Tête est un personnage horrifique par excellence se déplaçant sur son immense cheval, tout vêtu de noir... Ce fantôme du passé a droit, dans le film, a de nombreuses scènes mythiques, mais aussi muettes: son visage effrayant se reconstituant, ou le baiser sanglant.

Il ne faut pas non plus oublier la présence de la magie, que l'on retrouve en bonne, mais aussi en mauvaise, avec des personnages hauts en couleur (sombres, les couleurs). Katrina et la mère de Ichabod se trouvent du bon côté, et je vous laisse découvrir la méchante/le méchant par vous même...


J'espère que la petite présentation de ce film, que je voulais faire depuis longtemps, vous donne envie de (re)voir Sleepy Hollow, ou de découvrir la nouvelle de Washington Irving. Sachez aussi que la ville de Sleepy Hollow existe vraiment, et vit toujours de cette ''légende'', notamment à l'occasion d'Halloween! Je vous retrouve très bientôt pour de nouveaux articles, dont d'autres articles cinématographiques... N'hésitez pas à laisser votre avis en commentaire, ou à me donner des idées de films!

A très vite, et portez-vous bien.

AnGee Ersatz*

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mardi 16 octobre 2012

Hello Halloween 2012: La Potion Magique de Georges Bouillon, par Audrey.




Bonjour à tous et à toutes!

Halloween approche à grands pas, et pour l'occasion le blog se met aux couleurs de cette fête si particulière! En plus d'un petit changement de look (qui, je l'espère, vous plaît!), vous allez pouvoir découvrir jusqu'à la fin du mois une déferlante d'articles tous plus halloweeniens les uns que les autres (oui, j'ai conscience que cet adjectif n'existe pas!). Heureusement, j'ai autour de moi des petites mains pour m'aider: ma soeur, mon frère et ma mère!

A noter: sur la page Facebook, pour fêter le passage aux 50 fans et Halloween un concours est organisé. Vous pouvez gagner le premier tome du manga l'Etrange Noel de Mr Jack, qui sortira le 17 Octobre!

(la petite affiche du concours!)

Que ceux qui n'ont pas Facebook ce rassure: un autre concours, réservé uniquement au blog cette fois-ci, aura lieu le mois prochain.


Aujourd'hui, pour commencer notre périple parmi les citrouilles, je vous propose de découvrir un classique de la littérature jeunesse, la Potion Magique de Georges Bouillon. J'ai demandé à ma petite soeur, Audrey, qui a 9 ans et qui avait déjà présenté dans un autre article quelques livres policiers pour enfants, de lire ce roman et de me donner son avis!



Commençons par un petit résumé:


(la couverture du roman)



Georges Bouillon est un petit garçon comme les autres, mais il a un problème: en effet, sa grand-mère est on ne peut plus étrange... Son physique, tout comme certaines de ses habitudes, font penser que sa grand-mère est une sorcière!


Pour se débarrasser de cette grand-mère bizarre, Georges se lance dans la fabrication d'une potion! Dans chacune des pièces de la maison, il va rassembler des ingrédients dignes de la meilleure potion magique: de la mousse à raser, par exemple! Mais la potion ne va pas avoir les effets prévus par notre apprenti sorcier: en effet, la grand-mère se met à grandir et à grossir sans fin...

Si cette potion se révèle plutôt bénéfique pour les affaires du père, qui est fermier et fait donc grossir ses animaux, la grand-mère géante reste quand même un problème! Georges va donc devoir faire une nouvelle potion pour, cette fois-ci, faire rétrécir celle-ci...


Georges Bouillon et Halloween.


(le petit Georges fait sa potion!)



Dans ce roman, on retrouve de nombreuses références à l'univers d'Halloween. Tout d'abord, comme dans un autre de ses romans, Sacrées Sorcières, Roald Dahl choisit de traiter du sujet des sorcières. Ici, c'est la grand-mère du héros, Georges, qui représente ce vilain personnage: en effet, l'image du gentil sorcier à baguette type Harry Potter est très loin! La description de la grand-mère de Georges fait plutôt penser à la sorcière au nez crochu!


("mon précieux...")


Ce qui est plutôt drôle, selon Audrey, c'est que Georges, pour se débarrasser de sa grand-mère "sorcière" utilise justement un moyen de sorcier, la potion magique! Dans l'histoire, le vrai sorcier, c'est lui!

Cependant, Audrey a bien aimé le fait que l'univers des sorcières soit abordé avec le sourire, comme toujours chez Roald Dahl!


Ce qu'Audrey a préféré...
(Audrey en pleine lecture!)




Ma petite soeur est assez sensible à l'humour: aussi, elle a beaucoup aimé le livre, la façon dont Georges faisait sa potion avec un peu tout et n'importe quoi. Son passage préféré: quand Georges donne la potion aux animaux, les poules devenant énormes et pondant des oeufs gigantesques... 


Ce qu'Audrey a le moins aimé:


La grand-mère a franchement dégouté Audrey, on se félicite d'avoir une mamie normale! Elle a particulièrement trouvé répugnant le moment où l'on découvre les habitudes étranges de celle-ci, comme manger des insectes... Une description peu appétissante, mais qui fait partie du jeu!


Pour quel public:


Les livres de Roald Dahl sont généralement accessibles aux jeunes lecteurs, sans trop de difficultés. Audrey conseille vivement ce livre (et l'intégralité de l'oeuvre de Roald Dahl, en fait!) aux enfants âgés d'environ 7 ou 8 ans minimum. Bien entendu, vous aussi, adultes, vous pouvez le lire, on ne dira rien!


J'espère que ce premier article "Halloween" était intéressant! Je suis toujours heureuse de vous faire partager les aventures de lecture de ma petite soeur, et de pouvoir partager avec elle mes propres souvenirs! N'hésitez pas à nous donner votre avis, et à très vite pour un nouvel article!



AnGee Ersatz*

samedi 13 octobre 2012

Challenge Destins de Femmes #4: La Reine des Pluies, de Katherine Scholes.




Bonjour à tous!

Avant de démarrer notre série d'articles entièrement dédiés à Halloween, je vous propose aujourd'hui de découvrir ma quatrième lecture du Challenge Destins de Femmes! J'en profite pour vous annoncer que je vais participer à un nouveau Challenge, aussi découvert sur Livraddict, un Challenge qui va me permettre de découvrir des auteurs allemands, et dont je vous parlerai le moment venu.

Le livre dont je vais vous parler aujourd'hui est un livre un peu spécial: en effet, il s'agit d'un livre appartenant à ma Mamie, et ce livre appartenait à l'origine à mon arrière-grand-mère, Henriette, que j'aimais énormément et qui a disparu lorsque j'avais 15 ans. Cet article est donc pour moi une façon de rendre un peu hommage à cette femme formidable qu'était celle que j'appelais Mémé, et aussi à ma petite Mamie!

(ma petite amie et moi cet été!)



Lorsque j'ai décidé de me mettre à ce Challenge, je savais que je pouvais m'adresser à ma Mamie si j'avais besoin de livres: en effet, contrairement à moi et à ma mère, ma grand-mère adoooore les livres qui parlent de femmes. J'étais donc ravie de pouvoir partager ce Challenge avec elle, mais en même temps, j'avais quand même peur de ce qu'elle allait me faire lire: quand j'avais 11 ans, elle m'avait prêté un livre qui racontait l'histoire d'une jeune chinoise excisée mariée de force à un homme bien plus vieux qu'elle, qui passait une vie terriblement triste, dans les larmes et la douleur... Un grand traumatisme d'enfance! Depuis, je n'ai jamais osé demander un livre à ma grand-mère. Mais il fallait bien que je saute le pas, et je me suis donc retrouvée avec le roman La Reine des Pluies, de Katherine Scholes.


La Reine des Pluies, résumé:


(la couverture du livre chez Belfond)



En 1974, la jeune Kate, âgée de 12 ans, devient orpheline: son père, médecin, et sa mère son assistante, deux missionnaires depuis plusieurs années en Afrique, en Tanzanie, ont été assassinés violemment dans des circonstances étranges. Fait encore plus étrange, les assassins ont laissé en vie Annah Mason, une autre missionnaire...


Bien des années plus tard, Kate tente de tourner la page en Australie, où elle s'est installée, travaillant comme infirmière dans une clinique de chirurgie esthétique. Un jour, une nouvelle voisine vient vivre à côté de chez elle; mais cette voisine n'était pas n'importe qui: il s'agit d'Annah Mason, qui la cherchait pour lui raconter la vérité sur la mort de ses parents.

On découvre alors l'histoire d'Annah, son arrivée d'infirmière missionnaire en Afrique: elle rencontre Sarah et Michael, un autre couple de missionnaires. Après un accueil plutôt froid, une histoire d'amitié solide se construit encore Sarah et Annah, lorsque Sarah mit au monde Kate, dont Annah devint la marraine. Mais Michael, terrifié par l'affection croissante que ce porte les trois amis, décide de faire partir Annah, qui se retrouve alors à diriger son propre hôpital, et tombe amoureuse de Mtemi, un chef de tribu, pour lequel elle est prête à tout quitter...

Un roman de femmes:


Ce roman est totalement un roman de femmes, tout d'abord parce qu'elles sont omniprésentes: l'histoire commence avec la scène d'enterrement de Sarah et de Michael, et toute l'attention est focalisée sur la jeune Kate, âgée de 12 ans, devant le cercueil de ses parents. Puis, on la retrouve des années plus tard lorsqu'elle est devenue infirmière en Australie. Le lecteur/la lectrice ne peut ignorer sa solitude, mais surtout l'absence d'homme dans sa vie.


L'arrivée d'Annah, sous le nom de Jane, va lentement bouleverser son quotidien: une amitié se lie autour de la nature entre ces deux femmes, mais Kate sent que Jane cache aussi beaucoup de choses. Lorsqu'elle découvre la véritable identité d'Annah, elle la rejette, alors qu'elle est son seul contact concret avec son passé, mais aussi sa seule amie. Cependant, Kate ne peut ignorer ses sentiments, et elle prend alors la vieille femme, malade, sous son aile, et découvre alors l'histoire de son passé dans l'histoire de cette femme.

Annah est le personnage principal du roman. On découvre, page par page, un quotidien unique, mais qui n'est pas totalement inventé. En effet, Katherine Scholes connait très bien le sujet: elle a vécu, enfant, en Afrique où ses parents étaient missionnaires. Le nom de son héroïne, Kate, ainsi que de nombreuses expériences d'Annah sont probablement inspirées de ce qu'elle a vu pendant l'enfance. Ce roman est donc aussi un roman de femme par son auteur.

(Katherine Scholes)


Comme je vous le disais aussi, les femmes sont omniprésentes dans le roman: à de nombreuses reprises, on parle de guérisseuses, de sorcières, mais aussi de mères. Sarah en effet s'occupe de nombreuses mamans, leur expliquant comment s'occuper de leurs enfants et de leur santé. Un roman de femmes à tous les niveaux!

Mon avis:
Je l'avoue, je ne m'attendais pas à aimer ce livre, n'appréciant pas plus que ça les livres de ma Mamie. Mais au final, c'est une assez bonne surprise: j'ai beaucoup aimé l'atmosphère du roman, découvrir cet univers que je ne connaissais pas, à travers le travail des missionnaires. L'histoire d'Annah est une belle histoire, une histoire de femme qui découvre le devoir, la dure vie de ces gens, l'amour, la déception, la solitude.

Au final, je conseille ce livre à celles et ceux qui ont envie de partir pour un voyage dépaysant. Je suis bien contente de faire ce challenge, qui me permet de découvrir des livres que je n'aurais jamais pensé lire un jour!

A partir de la semaine prochaine, le blog se met en mode Halloween, avec plusieurs articles qui font peur (enfin, on espère!). Ma petite soeur vous parlera du livre Sacrées Sorcières de Roald Dahl; ma mère vous présentera Simetière de Stephen King; vous pourrez aussi découvrir une petite analyse du film Sleepy Hollow, une sélection cinéma, manga (avec mon frère)... A très vite!

AnGee Ersatz*

La Page Facebook


jeudi 11 octobre 2012

Mon expérience VendrediLecture: OnLit Editions et livres numériques.




Bonjour à tous et à toutes!

Aujourd'hui, j'ai décidé de faire un article un peu spécial, puisqu'il s'agit d'une présentation de mon expérience du livre numérique. En effet, si vous êtes sur Facebook, vous connaissez peut-être la page VendrediLecture, qui vous propose chaque Vendredi de gagner des livres grâce à des partenariats faits avec différentes maisons d'édition. Pendant les vacances, j'ai donc eu la chance de gagner des livres numériques de la maison d'édition OnLit, que je ne connaissais pas.

Personnellement, j'étais plutôt opposée à ces livres numériques, et à toutes ces tablettes qu'on trouve de plus en plus sur le marché. Pour moi, rien ne peut remplacer la sensation du papier sous mes doigts, l'odeur particulière des livres (qui sentent le tabac froid quand ma mamie m'en prête), leur poids, l'impression... Je n'ose pas imaginer un monde où une bibliothèque se résume à une tablette... De moi-même, je n'aurais jamais acheté une tablette ou un livre numérique. J'ai donc été assez contente de pouvoir malgré tout tester ce nouveau moyen de lire grâce à ce concours. 

J'espère que cet article vous aidera à faire votre choix si vous hésitez à vous mettre au livre numérique ou, si c'est déjà le cas, vous fera découvrir OnLit Editions.

N'hésitez pas à rejoindre la page Facebook du blog, pour rester au courant d'autres nouvelles:






Mon expérience... VendrediLecture.

Comme je vous le disais en introduction, c'est grâce à la page Facebook de VendrediLecture que j'ai pu découvrir ces livres numériques. VendrediLecture est une page communautaire qui propose, chaque... (suspens!) Vendredi de faire partager votre lecture du moment. Puis, par tirage au sort, la page vous fait gagner des petits cadeaux littéraires, le plus souvent des livres, mais aussi des marque-pages, par exemple!  Plusieurs gagnants sont tirés au sort chaque semaine. Ma mère, par exemple, a déjà gagné deux fois!

C'est donc en Juillet que j'ai gagné Machin, de Pierre-Brice Lebrun, aux éditions OnLit. Je ne connaissais pas ce livre, ni ces éditions. Aussi, quand j'ai vu qu'il s'agissait d'un livre numérique, j'ai été assez inquiète: en effet, je ne possède pas de tablettes numériques! Mais j'ai pu découvrir que certains logiciels permettaient de lire les livres sur ordinateur. Personnellement, j'ai choisi Adobe Digital Editions, conseillé par OnLit, un logiciel gratuit, sans danger pour mon ordinateur, et très pratique.

Si j'aime le principe de VendrediLecture, puisque la page permet de découvrir d'autres lectures et de partager avec d'autres lecteurs, je dois cependant raconter ma petite histoire: après deux mois d'attente, n'ayant toujours pas reçu mon livre, je me suis permis de contacter VendrediLecture une première fois, sans réponse. La deuxième fois, après plusieurs échanges de mail (l'éditeur m'aurait envoyé le livre, mais moi je n'ai rien reçu), j'ai ENFIN reçu mon livre, avec en prime un autre ouvrage, la Tour Folkstrom de Jeff Balek. Je ne sais pas si l'une des personnes que s'occupent de VendrediLecture lira cet article mais peut-être devrait-il avoir une sorte de service après-vente, pour s'assurer que les gagnants ont bien reçu leur livre. 


VendrediLecture sur Facebook.


Mon expérience... Livre numérique!

OnLit Editions:





Commençons pas présenter les éditions en elles-mêmes: nées en 2006, l'activité principale de ces éditions était publication d'une revue littéraire en ligne. Avec l'arrivée des supports numériques comme Kindle, l'Ipad et autres, elles se sont diversifiées, proposant alors une multitude de livres. Les éditions OnLit proposent des livres entre 0 et 4,99 euros. Vous pourrez en effet vous procurer des livres à petits prix, voir gratuitement! Et quand on voit qu'il est possible de lire les livres sans tablettes, le prix devient alors très intéressant... De plus, ces éditions proposent plusieurs collections, qui sont facilement reconnaissables grâce à des couleurs très vives. Il est probable que vous trouverez votre bonheur sur le site:


OnLit Editions.

Voici donc les deux livres que j'ai découvert grâce à OnLit Editions!

Machin, de Pierre-Brice Lebrun:



(une couverture très...colorée!)



J'ai gagné ce livre grâce à VendrediLecture. En regardant sur le site, j'ai découvert qu'il valait 0.99 euros. Un prix rare dans le monde de l'édition!


L'histoire est plutôt simple: le narrateur s'adresse à un enfant, qu'il baptise Machin, un enfant qu'il a connu avant sa naissance puisqu'il était amoureux de sa mère. Le texte, assez court, relate donc l'histoire d'amour de ce narrateur avec cette jeune femme enceinte, une relation "platonique" mais dans laquelle ils s'épanouissent, avant qu'elle prenne fin d'une façon assez obscure.

Si vous aimez les histoires d'amour, je vous le conseille. Personnellement, je n'ai pas aimé, ni détesté, même si j'ai eu la sensation de lire la chanson La Lettre, de Renan Luce, sur des pages et des pages...

La Tour Folkstrom- Les Enquêtes d'Ockham Stryker, de Jeff Balek.


(la couverture de ce premier tome...)


Ce roman, premier tome d'une probable saga, raconte les aventures d'un policier dans un univers steampunk. De retour à Yumington, une ville à l'aspect victorien mais aussi futuriste, Ockham Stryker se fait dépouiller par Julian, un jeune garçon qu'il prend sous son aile lorsqu'il découvre que le jeune garçon a perdu son père dans des circonstances plutôt étrange. Alors que Stryker cherche à résoudre cette affaire, son chef lui met une autre enquête sur les bras: celui de la disparition, là aussi étrange, du fils du riche Folkstrom, qui doit ouvrir un nouvel immeuble très prochainement...


Beaucoup de références à Sherlock Holmes, dans ce roman, notamment lorsque Stryker se déguise ou enquête, mais aussi à Sleepy Hollow ou à Murdoch: en effet, le héros est pourvu d'une paire de lunettes qui n'est pas sans rappeler celle de Ichabod Crane (pour Halloween, je vous présenterai en détails ce film, d'ailleurs!).

(Ichabod et ses lunettes semblent inspirer Jeff Balek!)


J'ai bien aimé cette histoire, je pense que je lirai avec plaisir la suite, si il y en a une, car l'univers était sympathique. Un aspect intéressant: le livre est ludique, proposant à la fin des chapitres des petites notes complémentaires sur l'histoire; il y a aussi quelques dessins pour agrémenter le tout!


Mon avis sur les livres numériques:


Après cette expérience, je dois dire que mon avis sur les livres numériques n'a fondamentalement pas changé: je préfère en effet toujours plus les véritables livres, et je trouve la lecture papier plus agréable, plus personnelle!


En revanche, je trouve le principe de OnLit Editions très bon: on trouve très peu de livres à petits prix, et ça a le mérite de faire découvrir des auteurs qu'on ne connait pas. J'ai téléchargé un recueil de nouvelles sur Bruxelles, baptisé Collectif Bruxelles Midi, pour réitérer l'expérience. Je ne pense pas investir tout de suite (ou même jamais) dans une tablette de lecture, mais je dois dire que je suis contente d'avoir pu tester, et que je vais sûrement lire d'autres livres numériques.


Et vous, que pensez-vous des livres numériques? Avez-vous des titres à me conseiller?

On se retrouve très vite avec un nouvel article, ma quatrième lecture pour le Challenge Destins de Femmes! Et aussi très vite pour mes articles spécialement sur Halloween...

A très vite!

AnGee Ersatz*

samedi 6 octobre 2012

Haruki et Ryu: deux Murakami, deux visions du Japon...






Bonjours à tous et à toutes!

Il y a quelques temps, je vous avais proposé une petite sélection manga pour les vacances. Aujourd'hui, c'est à nouveau en direction du Japon que nous allons partir, puisque je vais vous faire découvrir deux auteurs japonais, Haruki et Ryu, dont la particularité est de partager le même nom de famille: Murakami. Si Haruki Murakami est devenu très célèbre dans le monde entier avec sa trilogie 1Q84, Ryu Murakami est lui encore assez peu connu du public européen. Si ils partagent un nom de famille, et une passion commune pour l'écriture, ces deux auteurs ont des styles et des visions du Japon très différentes. J'espère donc vous donner envie de découvrir Haruki et Ryu, et par-là, de découvrir le Japon littéraire sous un autre oeil que celui des mangas... 


Haruki Murakami:





Comme je vous le disais en introduction, entre nos deux Murakami, Haruki est sans doute le plus célèbre en France, et en Europe. Voilà deux ans qu'il a réellement explosé avec sa grande trilogie 1Q84 (dont je parlerai en détails un peu plus loin), mais il bénéficiait déjà auparavant d'un certain succès grâce à ses autres romans.


Petite biographie:
L'ami Haruki est né le 12 Janvier 1949, dans un Japon encore meurtri par la guerre. Déjà très jeune, il baigne dans le milieu littéraire, son père enseignant la littérature japonaise dans un collège. Haruki est un enfant assez solitaire, passionné de Jazz (une musique souvent présente dans ses oeuvres), et surtout de chats, des animaux qu'il considère comme ses meilleurs amis.

(Miaou-rakami!)

C'est à l'âge de 30 ans seulement qu'il publie son premier roman, Ecoute la voix du vent, un roman récompensé par le prix Gunzo au Japon. Ce premier succès l'encourage à écrire d'autres romans et nouvelles, recevant de nouveaux prix, comme le prix Tanazaki pour la Fin des Temps, et le prix Yomiuri pour la Ballade de l'Impossible, un roman qui le fait connaître en dehors du Japon. Haruki Murakami quitte alors quelques années le Japon pour aller vivre eu Europe puis Etats-Unis. C'est en 1995 qu'il revient au Japon, pour continuer sa carrière d'écrivain, en s'inspirant de ce qu'il a découvert au cours de ses voyages. Il a su s'imposer comme un auteur majeur de sa génération, flirtant autant avec succès populaire et succès critique. En 2002, Kafka sur le Rivage lui fait gagner un nouveau prix, le prix World Fantasy, et qui lui permit d'accroître sa notoriété en France, une notoriété qui explose avec la trilogie 1Q84...


Que lire de Haruki Murakami?
Haruki a publié plus d'une dizaine de romans et une grande liste de nouvelles. Pour vous aider, voici les trois livres que je vous conseille!

1- La Ballade de l'Impossible.

(la couverture française du roman)



En 1987, Haruki Murakami publie ce long roman, l'un des premiers à connaître un vrai succès hors du Japon. Le titre japonais,ノルウェイの森 (Noruwei no Mori), autrement dit "la forêt norvégienne'', raconte l'histoire de Watanabe, un jeune homme qui a perdu son meilleur ami, Kizuki, qui s'est suicidé. Naoko, la petite amie du défunt, et Watanabe lient alors une étrange histoire. Watanabe découvre le malaise de cette jeune fille, un malaise étrange, qu'il ne comprend pas, mais contre lequel il lutte, tout en essayant de vivre sa propre vie...



Ce livre peut à première vue vous faire peur par son épaisseur, mais l'histoire est très prenante. Je dois avouer que le début était un peu longuet, mais il ne s'agit que d'un préambule: très vite l'histoire prend son envol, entre sexe, malaise, et vie étudiante, et est une très bonne introduction au travail de l'auteur.  


Vous pouvez aussi découvrir cette histoire dans un film, la Ballade de l'Impossible, sorti en 2011. Je n'ai pas encore eu l'occasion de le voir pour l'instant, et je pense le voir très bientôt!

(l'histoire a été adaptée au cinéma)



2- Kafka sur le Rivage.


(la couverture française)



Voici probablement le livre que je préfère au monde, Kafka sur le Rivage, paru en 2002,  海辺のカフカUmibe no Kafuka, en Japonais. Âgé de 15 ans, ''Kafka'' Tamura s'enfuit de chez lui, et part dans un périple à travers le Japon. Mais il découvre que son père est mort dans d'étranges circonstances peu de temps après sa mort... Parallèlement, on suit l'histoire de Nakata, un petit vieux qui parle aux chats, et dont l'histoire est étroitement liée à celle de notre héros.



Il est très difficile de "résumer" ce roman tellement l'histoire est dense et intense. La seule chose que je peux vous dire, c'est que ce livre remue vraiment, et qu'il est, à mes yeux, le meilleur roman écrit par Haruki Murakami...


3- 1Q84.


(Les couvertures japonaises des deux premiers tomes)



Pour terminer, je vous propose de découvrir la grande trilogie de Murakami, démarrée en 2009 et achevée en 2010. Dans cette trilogie, Murakami croise les histoires de Tengo, professeur de mathématiques qui veut devenir auteur et qui est le ghost writer d'un best-seller, la Chrysalide de l'Air, écrit par une jeune de 17ans, et d'Aomamé, une jeune femme professeur de sport qui tue des hommes pour le compte d'une vieille dame, des histoires qui se lient sur un souvenir d'une poignée de main et sur une secte étrange baptisée les Témoins...



Personnellement, je suis en train de lire le troisième tome de cette trilogie, le dernier donc. Si j'ai trouvé le premier tome très long, le deuxième était plus intéressant. Je suis curieuse de découvrir la fin de l'histoire, en espérant qu'elle sera à la mesure de mon attente!



Bien entendu, vous pouvez aussi lire d'autres oeuvres de Murakami, comme le Passage de la Nuit (un livre que j'ai adoré!). Si vous avez peur de vous risquer dans un roman, vous pouvez vous rabattre sur un recueil de nouvelles!



Ryu Murakami:


(Un auteur très sérieux...)



Passons à présent à notre deuxième auteur japonais: Ryu Murakami. Cet auteur prolifique, qui a écrit une grande quantité de livres, est assez peu connu en France. Souvent vu comme sombre et pessimiste, son univers est particulièrement intéressant. J'espère parvenir à vous donner envie de découvrir cet auteur, que j'apprécie!



Petite biographie:

Né le 19 février 1952, Ryu a démarré sa carrière assez jeune, à l'âge de 25 ans. Comme son homologue Haruki, l'influence de l'Occident est visible dans ses oeuvres: même si il n'a pas quitté le Japon, il a passé son enfance à côté d'une base navale américaine, où il découvre le cinéma et la musique occidentale. Il se passionne très vite pour l'écriture, et rencontre le succès avec son premier roman, Bleu presque Transparent, qui se vend vite et bien. Dès lors, il passera énormément de temps à écrire, publiant plus d'une trentaine de roman. Ce qu'il préfère, c'est écrire des romans qui sont le reflet de la société dans laquelle il vit. En France, le roman Les bébés de la Consigne Automatique rencontre un petit succès, permettant d'introduire cet auteur hors du Japon. Par la suite, Ryu s'imposera comme un auteur représentant le Japon dans le monde entier, devenant de plus en plus connu, même si il souffre un peu de la confusion entre lui et Haruki...

A côté de l'écriture, il réalise et écrit des scénarios de films, dont celui de Bleu Presque Transparent.



Que lire de Ryu Murakami?

Comme cet auteur n'est pas très connu en France, je vous propose trois de ses romans pour découvrir ce romancier si particulier.

1- Bleu Presque Transparent:


(la couverture vous met bien dans l'ambiance...)



Bleu Presque Transparent est le premier roman de Ryu. Publié en 1976, il raconte l'histoire d'un groupe de jeunes japonais qui vit dans le milieu de la drogue et de la décadence, entre crise existentielle, panique et rock. Le livre est assez court, les chapitres aussi, et l'histoire a donc un rythme très intense qui nous met bien dans l'ambiance. 



Ce roman retourne véritablement l'estomac: les aventures de ces jeunes reflètent un certain malaise. Un malaise que le lecteur ressent, et qui peut se sentir mal. D'où l'avantage des chapitres courts! Je tiens cependant à souligner la qualité de Ryu pour décrire des objets, je pense notamment à un ananas, un fruit plutôt banal, mais qui prend vie sous la plume de notre auteur. 



2- Raffles Hotel:


(la couverture de la version française)


Ce roman a un statut un peu spécial: en effet, Ryu a réalisé d'abord le film avant d'en tirer un roman. L'approche est donc très différente!



Le roman raconte l'histoire de Moeko Honma, une actrice un peu étrange, et d'un photographe, Toshimichi Kariya. Ce couple un peu étrange se sépare, créant dans l'actrice un trouble qui la conduira à entreprendre un étrange voyage à Singapour, où elle rencontre le guide Takeo...



L'histoire est ici moins intéressante que le caractère des personnages, des caractères très travaillés. Contrairement au reste de son travail, Ryu ne cherche pas à nous montrer l'histoire du Japon ou de la société japonaise, mais on ressent vraiment le travail de réalisateur qui se cache derrière ce livre. 




3- Love and Pop.




Ne vous fiez pas à la couverture rose et mignonne de ce roman! Il cache un univers bien plus glauque, révélateur d'un fait de société que nous, Européens, ne soupçonnons pas au Japon. En effet, ce roman raconte l'histoire de jeunes filles japonaises qui, pour pouvoir s'offrir des bijoux ou des accessoires de mode, se lancent dans une forme de prostitution: elles offrent leurs charmes par téléphone à des hommes bien plus âgés, qui peuvent leur demander de partager un simple repas ou bien une chambre de love hotel...

Ce roman est typique de la volonté de Ryu de nous présenter certains aspects plutôt sombres et mal-connus de la société japonaise. On voit, à travers le parcours de ces jeunes filles, les risques de ce type de comportement... J'ai beaucoup aimé ce roman, et je pense vous le présenter prochainement dans le cadre du Challenge Destins de Femmes...


Deux visions du Japon très différentes:





Nos deux auteurs ont un style très différent, et nous présentent le Japon de façon très différente. 



L'écriture de Haruki est elle assez onirique, avec beaucoup d'éléments très poétiques. La forêt, les chats,  et les éléments naturels en général, l'inspirent et lui permettent d'enrichir son histoire avec une touche poétique qui se ressent ou comme un élément très rassurant, ou à l'inverse comme quelque chose d'oppressant. Ses histoires sont souvent celles de jeunes adultes ou d'adolescents qui découvrent le monde, et qui sont amenés, volontairement ou non, à découvrir un univers totalement étrange dans lequel ils vont devoir apprendre à vivre. Si je devais décrire la représentation qu'il nous fait du Japon, ce serait celle d'un Japon fantasque et unique, poétique, coincé entre réalité et mystère. 



Ryu, à l'inverse, est souvent dépeint comme un auteur pessimiste, sombre. Je pense que cette description est juste dans le sens où il choisit des sujets déjà sombres à la base. Mais j'aime sa façon de tirer de l'ombre des sujets peu connus ou "tabous'' pour les faire découvrir à son public: la drogue, la prostitution... A l'inverse de Haruki, il reste très axé sur la réalité, sans oublier la poésie, comme nous le montre Raffles Hotel.



En bref, je vous conseillerais Haruki si vous avez envie de quelque chose d'unique, et Ryu si vous souhaitez découvrir le Japon de l'intérieur... Tout en gardant à l'esprit qu'il s'agit d'une fiction!




J'espère que cet article vous aura donné envie de découvrir les auteurs japonais. Si vous avez d'autres références, n'hésitez pas à me les laisser en commentaire, j'aimerais découvrir d'autres auteurs de ce beau pays! Je vous retrouve prochainement pour un nouvel article!



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