dimanche 30 décembre 2012

Un mois, Un thème #3: le poème.




Bonjour à tous et à toutes!

Nous voilà proche de la fin de l'année, mais ce n'est pas une raison pour chômer! Et pour cela, voici la dernière partie du rendez-vous Un mois, Un thème consacré à la neige. Après la citation et l'oeuvre d'art, je vous présente aujourd'hui un poème de Victor Hugo, tiré des Contemplations; baptisé tout simplement "Il fait froid", je trouve qu'il correspond bien au thème:




Il fait froid

L'hiver blanchit le dur chemin

Tes jours aux méchants sont en proie.

La bise mord ta douce main ;
La haine souffle sur ta joie.

La neige emplit le noir sillon.
La lumière est diminuée... 
Ferme ta porte à l'aquilon !
Ferme ta vitre à la nuée !

Et puis laisse ton coeur ouvert !
Le coeur, c'est la sainte fenêtre.
Le soleil de brume est couvert ;
Mais Dieu va rayonner peut-être !

Doute du bonheur, fruit mortel ;
Doute de l'homme plein d'envie ;
Doute du prêtre et de l'autel ;
Mais crois à l'amour, ô ma vie !

Crois à l'amour, toujours entier,
Toujours brillant sous tous les voiles !
A l'amour, tison du foyer !
A l'amour, rayon des étoiles !

Aime, et ne désespère pas.
Dans ton âme, où parfois je passe,
Où mes vers chuchotent tout bas,
Laisse chaque chose à sa place.

La fidélité sans ennui,
La paix des vertus élevées,
Et l'indulgence pour autrui,
Eponge des fautes lavées.

Dans ta pensée où tout est beau,
Que rien ne tombe ou ne recule.
Fais de ton amour ton flambeau.
On s'éclaire de ce qui brûle.

A ces démons d'inimitié
Oppose ta douceur sereine,
Et reverse leur en pitié
Tout ce qu'ils t'ont vomi de haine.

La haine, c'est l'hiver du coeur.
Plains-les ! mais garde ton courage.
Garde ton sourire vainqueur ;
Bel arc-en-ciel, sors de l'orage !

Garde ton amour éternel.
L'hiver, l'astre éteint-il sa flamme ?
Dieu ne retire rien du ciel ;
Ne retire rien de ton âme !



Et voilà, j'espère que ce petit rendez-vous vous a plu! Personnellement, j'ai adoré y participer, et je pense renouveler l'expérience prochainement!

On se retrouve bientôt!

AnGee Ersatz*

vendredi 28 décembre 2012

Review: Les Cinq Légendes, de Peter Ramsey.



Bonjour à tous et à toutes!

Aujourd'hui, pour changer un peu de mes articles littéraires, voici une petite "review" du film les Cinq Légendes. Je suis allée voir le film cet après-midi avec ma soeur, Audrey, âgée de 9 ans, et nous avons toutes les deux adoré! Nous avons donc décidé de vous faire un petit article pour vous donner notre avis...

(Audrey et moi au cinéma!)


Rise Of The Guardians, le nouveau chef d'oeuvre de chez DreamWorks.





DreamWorks est un studio d'animation bien connu. Né à la fin des années 1990, avec le film Fourmiz, il s'est imposé comme une figure majeure dans le monde du cinéma, concurrençant même Disney, en proposant plusieurs franchises comme Madagascar, Kung Fu Panda, ou encore Shrek. Pour cette fin d'année, DreamWorks proposait son nouveau film: Rise Of Guardians, en français les Cinq Légendes. Ce film a beaucoup intrigué les critiques, en raison des images assez spectaculaires diffusées bien avant sa sortie. En France, le film a déjà attiré presque deux millions de spectateurs, et aux Etats-Unis le coût de sa production a été très largement amorti. Un beau succès pour un "film de Noel" assez particulier...



L'histoire, petit résumé:


(Jack Frost, le héros du film)


Depuis toujours notre monde est habité par des esprits, des esprits qui possèdent des capacités hors du commun, et qui amènent joie et bonheur aux enfants: parmi eux, on retrouve le Père Noel, la Fée des Dents, le Lapin de Pâques ou encore le Marchand de Sable, appelés aussi les Gardiens. Mais certains esprits sont invisibles aux yeux des enfants, malgré leurs pouvoirs: c'est le cas de Jack Frost, le héros du film, qui fait naître la neige et la glace pour de beaux hivers. Mais les croyances des enfants sont en danger: le Croque-Mitaine, lassé d'être dans l'ombre, est bien décidé à apporter sur terre la peur et les cauchemars. Les Gardiens se rassemblent pour battre cette menace, et la Lune, pour leur venir en aide, nomme un nouveau gardien, un gardien un peu inattendu: Jack Frost... Ensemble, ils devront coopérer pour vaincre Pitch, le Croque-Mitaine, et sauver les croyances des enfants.
















Des images à couper le souffle:




Pour moi, la grande force du film, ce n'est pas tant son histoire (pourtant bien réussie, qui nous replonge en enfance en trois secondes), mais les images: les Cinq Légendes est une vraie claque visuelle. On sent qu'un grand soin a été apporté à l'animation, à commencer par les personnages: chacun d'entre eux a une vraie personnalité, un vrai caractère, qui se reflète dans leur costume, dans leur présentation. J'ai particulièrement adoré Jack Frost et le Marchant de Sable, des personnages époustouflants!


Les paysages aussi sont magnifiques: rien n'a été laissé au hasard. Tout, de la neige à la nuit, est réussi. J'en ai plusieurs fois lâché mon pop-corn!

On peut se rendre un peu compte de cette beauté sur les affiches ou les trailers, mais si vous pouvez foncer au cinéma, allez-y!

Mon avis:




Les Cinq Légendes est un très beau film, qui a le mérite de dépoussiérer le classique film de Noel où le Père Noel se fait enlever, ou autres. Il nous fait replonger en enfance de façon très efficace, avec une belle histoire, qui se suit sans problème. Le film exploite assez bien la 3D, et propose des images magnifiques. C'est le genre de films dont j'attends le dvd avec impatience! Bref, allez-y!



L'avis d'Audrey:

J'ai bien aimé, j'ai adoré le Marchand de Sable et Jack Frost. L'histoire m'a vraiment plu, car il y avait de l'aventure, de l'humour, des émotions... Le film est super bien fait! J'espère qu'il y aura une suite, j'en serai très heureuse! Je le conseille à tous!


Et vous, qu'avez-vous vu dernièrement? Avez-vous vu les Cinq Légendes? J'espère que mon avis vous aura donné envie de le découvrir!

A bientôt!

AnGee Ersatz*

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jeudi 27 décembre 2012

Challenge Destins de Femmes #8: La Moisson, de Richie Tankersley Cusick.



Bonjour à tous et à toutes lecteurs du Livroscope!


Tout d'abord, je vous souhaite, avec un peu de retard, un excellent Noel! J'espère que vous avez passé de bons moments en famille, et que vous avez bien (mais pas trop) mangé! Pour ma part, j'ai passé un très bon Noel, et j'ai reçu de beaux cadeaux, dont quatre livres (le Métronome Illustré par ma mère, et trois tomes de Fairy Tail par mon petit frère).

L'année 2012 touche à sa fin, mais j'ai encore quelques articles à vous proposer, à commencer aujourd'hui par une nouvelle lecture dans le cadre du Challenge Destins de Femmes. Il s'agit de ma 8ème lecture, je suis donc à présent à la moitié de mon challenge! Je suis ravie, surtout que je ne pensais pas tenir le rythme...

Pour cette 8ème étape, je vous propose de découvrir le roman la Moisson, de Richie Tankersley Cusick. Dit comme ça, je ne pense pas que ça vous évoque quelque chose... Mais si je vous dis Buffy contre les Vampires? Et oui, ce roman est tout simplement l'une des adaptations littéraires de la célèbre série...


Buffy Contre Les Vampires... Et moi:


(le premier qui me dit que Buffy c'est pourri, je lui tranche la tête!!!)



Pourquoi j'ai choisi de vous présenter ce roman? Si vous venez souvent sur le blog, vous avez peut-être déjà remarqué que j'ai présenté l'un des comics tirés de Buffy, et que je cite souvent la série dans mes références. Buffy contre les Vampires (ou BTVS pour les intimes) est tout simplement l'une de mes séries préférées, pour ne pas dire ma série préférée. Je sais que la série commence un peu à dater, et qu'aujourd'hui on fait de très bonnes séries (Game Of Thrones, par exemple) mais Buffy, c'est :


-Sept saisons à la télévision.
-Un spin-off (Angel).
-Une adaptation en romans.
-Une suite en comics avec des spin-offs (Angel et Faith).
-Une communauté de fans incroyables (j'en profite pour faire un gros coucou aux BINDiens qui viennent sur le blog, je vous aiiiiiiime!).

(ça fait du bien d'être avec les BINDiens!)


Aujourd'hui, Buffy est entrée dans la culture populaire, beaucoup de séries/films/chansons y font références, et les fans ont toujours des choses à se mettre sous la dent (sans mauvais jeu de mots) avec les comics, ou encore la publication chez Milady des romans tirés de la série, qui sont aujourd'hui rassemblés sous la forme de recueil, avec des romans inédits. C'est du premier recueil qu'est tiré le roman dont je vais vous parler aujourd'hui: la Moisson.



La Moisson, résumé:






Buffy Summers arrive à Sunnydale avec sa mère, avec un espoir un peu fou: celui de vivre une vie d'adolescente normale, paisible. Il faut dire que la jeune fille revient de loin: elle a été renvoyée de son précédent lycée pour avoir mis le feu au gymnase... Mais son arrivée à Sunnydale peut être le moyen de recommencer à zéro! Ou pas: Buffy va très vite comprendre que des choses étranges se passent dans la petite ville, lorsque le cadavre d'un étudiant est retrouvé dans les vestiaires de son lycée. Des choses étranges, normal! Sunnydale est située sur la Bouche de l'Enfer, là où se concentrent les activités démoniaques de la planète...


Mais Buffy n'est pas n'importe qui: elle est la Tueuse, autrement dit notre espoir à tous, celle qui doit exterminer Vampires, Démons et autres bestioles infâmes à trois bras venues des tréfonds de l'Enfer. Une activité pas commune, mais Buffy peut compter sur Giles, son observateur, Alex et Willow, deux camarades de classe, et Angel, un mystérieux jeune homme qui rôde dans Sunnydale. Sa première mission: empêcher la Moisson, un bain de sang perpétré par des vampires dans le but de libérer le Maître, le chef des vampires prisonnier sous terre...


Une reprise de Bienvenue à Sunnydale:




Ce roman a été le premier a être publié, et propose une histoire sans surprise puisqu'il s'agit de l'intrigue des deux premiers épisodes de la saison 1: Welcome To The Hellmouth et The Harvest. Les dialogues et le déroulement de l'histoire est à peu de choses près mot pour mot la même, ce qui procure la sensation assez agréable d'être plongé dans l'action; mais en même temps, rien de vraiment neuf!


L'avantage d'un tel choix: les fans de la série seront plongés dans l'ambiance, et ceux qui ne la connaissent pas ne seront pas perdus!


Buffy et les filles:




Pourquoi ai-je choisi de présenter ce livre pour le Challenge? Tout simplement parce que Buffy contre les Vampires, en livre comme en série, laisse une très large place aux femmes. Nombreuses sont les héroïnes dans la série, à commencer par Buffy. Elles sont très présentes dans le roman.


On a d'abord Buffy, l'héroïne, perdue entre son devoir et sa volonté d'être une adolescente comme les autres. Dans le roman, c'est surtout cet aspect de Buffy qui est montré: la normalité qu'elle voudrait mais que sa mère lui exige aussi et ses pouvoirs hors du commun. Son don est présenté comme une fatalité: partout où elle va, la mort et les démons sont là, comme si elle était condamnée à ne pas leur échapper.

Buffy vit avec sa mère, qu'on voit brièvement dans le roman, mais suffisamment pour en apprendre un peu sur elle et sa relation à Buffy. Joyce Summers s'occupe d'une galerie d'art et est très préoccupée par sa fille, surtout ses relations et son comportement. Elle la surveille, mais se méfie toujours. On comprend donc qu'on est face à une relation conflictuelle, traditionnelle à l'adolescence!

A Sunnydale, Buffy rencontre Cordelia et Willow. Il est intéressant de voir à quel point ces deux personnages sont opposés: Cordy est un stéréotype ambulant, elle représente la popularité, le succès, la richesse, mais en même temps, elle est assez détestable. A l'inverse, Willow est une fille timide, gentille, et qui ne se distingue pas par son bon goût vestimentaire. Ce tableau peut paraître un bon caricatural, mais ça a le mérite d'être percutant!

Dernière personnalité féminine: Darla, la vampire. Et oui, là aussi gros point fort: les filles sont aussi présentes du côté des méchants! Personnellement, je n'aime pas beaucoup Darla, mais je ne pouvais pas l'oublier!


Mon avis:

Les points forts:





-Une intrigue efficace: pour un premier roman, on est plongé tout de suite dans l'ambiance. On aurait pu avoir droit au récit de la découverte des pouvoirs de Buffy par exemple; mais là, on nous fait tout de suite découvrir le monde des vampires, on entre dans le vif du sujet!


-Des personnages attachants: les personnages sont bien présentés, et même si ils peuvent paraître un peu caricaturaux pour certains, ils sont attachants. On s'accroche à certains assez vite: dans mon cas, Buffy, Giles ou Angel!

-Des méchants qui valent le coup: ceux qui connaissent la série connaissent déjà le Maître. Cependant dans le roman, son retour est un peu plus détaillé. J'ai particulièrement aimé la scène où il renait dans une mare de sang, une scène très intéressante!


Les points faibles:




-Une écriture un peu faible: ne vous attendez pas à un grand chef d'oeuvre littéraire! Ce n'est pas du tout le but. Le roman est écrit de façon à vous entraîner tout de suite dans l'action, mais après les fans de grande littérature ne trouveront pas leur compte.


-Pas de surprise: un peu déçue par le fait que l'histoire est totalement identique. Cependant, les autres romans du recueil sont bien plus originaux, proposant des intrigues qu'on ne voit pas dans la série.


En bref, ce roman ravira ceux qui sont fans de la série, et permettra à ceux qui ne la connaissent pas de la découvrir presque aussi bien qu'en dvd! Personnellement, j'ai préféré les autres romans du recueil, notamment la Pluie d'Halloween que je présenterai dans l'année 2013 car j'ai organisé une lecture de ce roman sur le forum Buffy Is Not Dead.

On se retrouve très vite sur le blog pour de nouveaux articles!

AnGee Ersatz*

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vendredi 21 décembre 2012

Hors-Série #5: Les personnages et créatures, partie 2!



Bonjour à tous et à toutes en ce jour de fin du monde!

Si vous êtes chez vous, en route pour Bugarach, ou que la fin du monde n'a aucun effet sur vous, rien ne doit vous empêcher de lire cet article! Et oui, ce serait dommage de ne pas découvrir la fin de l'article démarré la semaine dernière: souvenez-vous, dans la première partie, j'ai parlé des différents personnages de fantasy, comme les magiciens, les nains et autres. Aujourd'hui, je vais me pencher sur le cas des créatures: en effet, le genre Fantasy est plein de créatures toutes plus impressionnantes les unes que les autres. Je ne pouvais pas ne pas en parler, car elles jouent un rôle très important, contribuant à l'univers si particulier de la Fantasy. Analysons donc un peu toutes ces créatures! (Bien entendu, l'article n'est pas exhaustif, donc n'hésitez pas à laisser en commentaire des compléments, c'est fait pour ça!).


Des créatures qui n'en sont pas vraiment: les animaux.



En travaillant sur cet article, j'ai fait une découverte qui n'en est pas vraiment une: les animaux de "notre monde" sont très présents en Fantasy. En effet, chien, chat, poule, cochon, hamster et autres bestioles toutes plus épiques les unes que les autres jouent un rôle très important dans les histoires: le héros est souvent accompagné d'un ou de plusieurs animaux qui lui servent de compagnons, et avec lesquels il noue une relation assez particulière, que l'on peut suivre au fil des tomes.

Parmi les animaux les plus utilisés, on retrouve le loup, dans sa version "loup géant" (traduction que j'aime moyennement, mais bon) dans le Trône de Fer, où chaque enfant Stark se retrouve avec un loup qui lui ressemble et avec lequel il devient très proche. Mon préféré, c'est Ghost, le loup de Jon Snow, avec sa fourrure blanche: ce loup qui, contrairement à ses frères et soeurs, est blanc correspond bien au statut de "bâtard" de Jon Snow.

(Jon Snow et son loup)


On en retrouve un aussi dans la saga de l'Assassin Royal: Fitz, le héros, a la capacité de communiquer avec les animaux et il se lie avec un loup, baptisé Oeil-de-Nuit. Le loup attire indéniablement les auteurs de fantasy: la saga des Moorehawke de Celine Kiernan comporte même un tome baptisé Les Loups Cachés... Pourquoi le loup? Peut-être pour le côté "loup solitaire" du héros, qui est souvent amené à affronter seul les péripéties de la vie!

Mais il y a bien d'autres animaux: dans Harry Potter, les élèves de Poudlard ont le droit de posséder un animal. La saga est donc pleine d'animaux assez charismatiques, comme Croutard, le rat qui n'en est pas un, Pattenrond, le chat roux étrange, Hedwidge, la mythique chouette d'Harry Potter, ou encore Trevor, le crapaud hilarant de Neville. J.K Rowling propose même aux lecteurs de découvrir l'Animagus, autrement dit le sorcier capable de se transformer en animal: Sirius Black en chien, Minerva en chat... Bref, une belle trouvaille!




A noter également que certains animaux sont également pourvus de parole: dans A la croisée des Mondes, de Philip Pullman, les personnages sont accompagnés d'un daemon qui prend le plus souvent l'apparence d'un animal; et Iorek Byrnison, l'ours, est capable de parler.

(BOUAAAAAAAAAAAAAH!)



Les créatures hybrides: deux en un!


Must ultime de la Fantasy, les créatures hybrides! Comme les voitures, ces créatures sont en fait un mélange de deux autres monstres: ils sont mi-homme, mi hamster, par exemple!


Le plus souvent, ces créatures sortent tout droit de la mythologie grecque et romaine, dont le bestiaire est particulièrement riche. On a par exemple les centaures, créatures mi-homme mi-cheval que l'on retrouve dans Harry Potter; le faune dans Narnia, le premier personnage que rencontre la jeune Lucy; le pégase dans Tara Duncan; le cerbère, la chien à trois têtes...


On retrouve aussi le griffon, qui est utilisé en armoiries pour Griffondor, et que l'on retrouve dans Alice au Pays des Merveilles, ainsi que son cousin l'hypogriffe, immortalisé par Buck dans Harry Potter.

Pour conclure, on peut également parler des "objets hybrides", ces objets qui sortent de leur torpeur inanimée: dans la Huitième Couleur, Rincevent et Deuxfleurs sont accompagnés d'un coffre pourvu de jambes... Etrange, mais si original!


Les petits et les grands: La fantasy, un monde de démesure.


Contrairement à notre monde où tout fait la même taille, la littérature Fantasy nous propose de découvrir des créatures qui vont d'un extrême à l'autre. En effet, on peut y trouver des lutins ou des nains, mais aussi des ogres ou géants, et trolls.


(on peut être un nain et avoir la classe!)


L'utilisation de tels extrêmes est là tout d'abord pour bien marquer la différence entre notre monde et celui de la littérature: les géants ou lutins donnent un effet de "magie" supplémentaire, de merveilleux. Un peu comme dans les Voyages de Gulliver, où le héros voguait de peuples de géants en peuples de nains, les rencontres entre les différents personnages sont souvent sujettes à péripéties multiples. On trouve des géants et des lutins dans de nombreuses histoires!

Mais dans la lignée des trucs immenses, on ne peut pas oublier les délicieuses araignées géantes, qui ont traumatisées toute une génération de gosses dans Harry Potter et la Chambre des Secrets, avec Aragog! Un grand moment de cinéma! Cependant, n'oublions pas que les araignées géantes sont présentes dans d'autres livres, comme Bilbo le Hobbit, avec une scène mythique de combat assez répugnante.



Les dragons:





Pour finir, je ne pouvais pas écrire cet article sans parler des dragons!


Véritables stars de la Fantasy, les dragons sont réellement incontournables: leur force, c'est justement d'avoir l'apparence de créatures invulnérables. Ils peuvent cracher du feu, les écailles sont semblables à une armure qui ne laisse rien passer, et ils peuvent voler. Bref, le rêve!

On comprend donc leur succès auprès des auteurs, et il n'est alors pas rare de les retrouver dans les romans: dans Harry Potter, avec Norbert dans le tome 1, puis avec le Magyar à Pointes dans la Coupe de Feu; dans Bilbo le Hobbit, nos héros doivent affronter un dragon qui porte le nom de Smaug, et qui parle en plus.

Mais les plus populaires en ce moment, ce sont sûrement les trois dragons de Daeny dans le Trône de Fer: les trois oeufs qu'on lui a offert se transforment en trois superbes dragons, une véritable renaissance  puisque les dragons avaient disparu... On la surnommera alors Mère des Dragons.



Dans la littérature pour enfants, le dernier tome de Tara Duncan, sorti récemment, porte le nom évocateur de Dragons contre Démons!


Bien entendu, les créatures ne se limitent pas à ces quelques catégories: on peut également mentionner les sirènes, les gorgones, les éléments naturels magiques (un caillou qui parle, ouais), et bien d'autres! N'hésitez pas à laisser en commentaire vos créatures préférées, ou vos impressions!

Portez-vous bien, on se retrouve très vite pour un nouvel article!


AnGee Ersatz*


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jeudi 20 décembre 2012

Un mois, un thème, #2: l'Oeuvre d'Art.



Bonjour les Livroscopiens!

Le temps des cadeaux approche, mais en attendant, voici la deuxième partie du rendez-vous Un Mois, Un Thème organisé par Emma Dorian via Livraddict. Souvenez-vous: il y a 10 jours, j'ai présenté une citation sur le thème de la neige, tirée de l'oeuvre de Shakespeare. Pour cette nouvelle étape, il me faut vous présenter une oeuvre d'art.

Le choix n'était pas évident: le thème étant la neige, j'avais le choix entre de très nombreux tableaux, mais je n'étais pas inspirée. Après réflexion, je me suis dit que ce qui représentait le mieux la neige, c'était bien entendu les sculptures de glace!



Petite, j'ai fait un tas de bonhommes de neige avec mon frère, toute fière lorsqu'on arrivait à en faire plusieurs en une après-midi, avec leurs yeux faits de cailloux. Mais le bonhomme de neige n'est que la première ébauche de la sculpture de glace!

Très régulièrement, des concours sont organisés aux quatre coins du monde, et les participants s'inspirent de grands monuments, d'histoires, ou de scènes du quotidien pour réaliser des sculptures époustouflantes, mais aussi éphémères. C'est toute la beauté de ces oeuvres d'art si particulières!

Voici quelques photos, trouvées sur le net, de quelques unes de ces sculptures!





































Et pour finir, on n'oubliera pas la superbe version cinématographique dans Edward aux Mains d'Argent, de Tim Burton, dans laquelle le héros réalise de superbes sculptures...








Portez vous bien, et surtout, faîtes des beaux bonhommes de neige!!


AnGee Ersatz*

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dimanche 16 décembre 2012

Les Rougon-Macquart #7: L'Assommoir.



Bonjour à tous et à toutes!

Le week-end touche à sa fin, mais le Livroscope est là pour vous distraire encore un peu! Aujourd'hui, je reprends mon parcours Rougon-Macquart, et je vais vous présenter l'un des romans les plus connus de la saga: l'Assommoir. Ce roman est en effet devenu l'un des plus cultes d'Emile Zola, il est étudié à l'école, et l'histoire de Gervaise est l'une de celles qui se vend le mieux. J'espère donc vous donner envie de le lire ou de le relire; si vous le connaissez déjà, n'hésitez pas à me laisser votre propre avis!!

N'oubliez pas de rejoindre la page Facebook, pour poursuivre l'aventure:




J'organiserai un concours pour les 100 fans, donc rejoignez-nous!

Pour vous aider...
Les personnages de l'Assommoir étant assez nombreux, voici un petit arbre généalogique, trouvé sur le net, que j'ai amélioré avec des couleurs. Les personnages en rouge sont très importants, et ceux en vert apparaissent dans l'histoire; bien entendu, les personnages ne se limitent pas à la famille Macquart! Vous pourrez retrouver la belle-famille de Gervaise, et d'autres couples (les Boche, les Poissons...). En bref, le roman n'est pas dépourvu de personnages hauts en couleur!

(cliquez sur l'image pour la voir en grand!)



L'Assommoir, résumé:




Gervaise est une jeune femme, qui est venue à Paris avec son amant Lantier et leurs deux enfants, Etienne et Claude. Elle espérait y vivre la belle vie, mais très vite, l'argent manque, et Lantier l'abandonne. Mais Gervaise ne se laisse pas faire: elle se met au travail, en tant que blanchisseuse, et parvient à tenir sa maison d'une main de fer. Le zingueur Coupeau tombe sous son charme, et parvient à la séduire: ils se marient. Le couple s'impose comme un vrai modèle: ils travaillent, élèvent les enfants, dont la petite Nana, leur fille, le ménage est bien tenu... Bref, ils imposent le respect.


Mais cette vie parfaite se brise une première fois lorsque Coupeau tombe d'un toit et se blesse... Mais malgré la paresse de son mari, Gervaise devient propriétaire d'une blanchisserie, mais là encore, le chemin est chargé d'obstacles entre l'alcool, les dettes, et le retour de Lantier, des années après son départ...


L'ascension et la chute:

Pour moi, ce roman est le récit typique de l'ascension et de la chute. Déjà dans Son Excellence Eugène Rougon, Emile Zola dépeignait le parcours semé d'embûches d'un homme de la haute société; ici, c'est plutôt le "bas peuple" qui intéresse l'auteur, qui nous propose sur ces deux romans une sorte de dytique de la société.

Dans l'Assommoir, Gervaise rêve d'être indépendante, elle rêve d'être à son compte. Ce qui est intéressant dans le roman, c'est de voir à quel point l'ascension de Gervaise semble être rapide: Zola consacre en effet la majeure partie de son oeuvre à la chute de la jeune femme, qui va sombrer dans l'alcool, dans les dettes, mais aussi dans la luxure, avant de finir plus bas qu'elle ne l'était au départ. Il n'y a pas qu'une seule cause pour expliquer sa chute: elle est entraînée vers le bas par son mari, qui lui-même devient paresseux et boit beaucoup; par l'argent, qu'elle ne compte plus; par la boisson (l'Assommoir étant le nom d'un établissement de boissons)... En tant que lecteur, on se sent même un peu frustré de ne pas pouvoir entrer dans le livre pour la secouer un bon coup!

Gervaise et les hommes:




Un autre thème important de l'histoire est bien la relation que Gervaise, l'héroïne, entretient avec les hommes. Ce thème est largement abordé par Zola, et exploité sous divers angles.


On a d'abord quelques allusions à la relation conflictuelle entre Gervaise et son père: à plusieurs reprises, elle évoque son départ de la maison, poussée par le comportement tyrannique de son père.

Puis, on a évidement l'histoire entre Gervaise et Lantier: Gervaise a rencontré Lantier à l'âge de 14 ans, et le récit s'ouvre lorsque celle-ci a 22 ans, et que le couple vient de s'installer à Paris. On sent que le couple est plein de tensions, et que la situation leur échappe. Gervaise "tombe" une première fois lorsque Lantier la quitte, et je trouve intéressante sa réaction lorsque celui-ci revient, comme si de rien n'était.

Gervaise et Coupeau forment un couple modèle, basé sur le respect et le travail. L'évolution de ce couple est au centre de l'histoire, et j'aime beaucoup comme les deux personnages évoluent ensemble, vers un même destin. Ce qui est assez déroutant, c'est qu'ils se retrouvent dans la situation à laquelle ils cherchaient tant à échapper...

Pour finir, Gervaise a aussi une relation particulière avec un autre homme: il s'agit de Goujet, un forgeron au grand coeur qui se prend d'amour pour elle. Leur relation est celle d'un amour platonique, qu'ils gardent secret et pour eux; à ma première lecture j'avoue avoir espéré jusqu'à la fin que Gervaise finirait par se tourner vers lui pour de bon. Mais dans mes relectures, j'ai compris de diverses façons le comportement de Gervaise: l'aimait-elle vraiment? Voulait-elle l'empêcher de souffrir? J'avoue être assez perplexe sur la question! N'hésitez pas à laisser votre propre opinion sur le sujet!


Et voilà, un petit article sur ce chef d'oeuvre de Zola! Je vous retrouve très vite pour un nouvel article, et en attendant la fin du monde, portez-vous bien!


AnGee Ersatz*



mercredi 12 décembre 2012

Hors Série Fantasy #4: Les créatures et personnages Fantasy. (Partie 1/2)




Bonjour à toutes et à tous!

Je suis heureuse de vous retrouver pour un nouvel article consacré là encore au genre Fantasy. Aujourd'hui, j'ai décidé de vous parler un petit peu d'un point très important de cet univers: les créatures et les personnages. En effet, la Fantasy est un genre propre à la création et à l'imagination d'univers, de mythes, mais aussi de personnages et créatures atypiques; chaque saga ou histoire a même sa ou ses mascotte(s)! Je ne pouvais donc pas faire l'impasse sur ce point très important du genre, et je vais essayer de vous proposer l'article le plus complet possible! N'hésitez pas à laisser en commentaire vos propres suggestions et vos opinions, je suis toujours ravie de les lire!


Les créatures et personnages Fantasy: les origines:


(la mythologie a beaucoup influencé la fantasy)



La première question que je me suis posée en écrivant cet article concerne la création de ces personnages/créatures. Et je me suis vite aperçue qu'on pouvait distinguer plusieurs groupes:


-Les personnages types: il s'agit des héros qu'on peut qualifier de "typiques", autrement dit de l'aventurier courageux, la belle elfe/magicienne/autrecréaturedesexeféminin qui attire le regard, un méchant... La plupart du temps, ces personnages ne sont pas propres à la fantasy, mais correspondent à un schéma plus large de littérature.

-Les influences des mythes et légendes: il est fréquent de retrouver dans les histoires fantasy des influences de mythes et légendes. La mythologie grecque, notamment, a beaucoup inspiré des auteurs comme J.K Rowling, qui utilise par exemple un cerbère. Les légendes et mythes sont proches de la fantasy, il n'y a qu'à voir les histoires racontées! Il est donc logique de voir que les créatures sont aussi une source d'inspirations!

-Les créatures/personnages crées de toutes pièces: bien entendu, les auteurs ont aussi mis leur imagination au travail pour créer des personnages et créatures de leurs propres mains (et surtout de leurs propres neurones!). On peut citer en exemple les Hobbits de J.R.R Tolkien, une création originale! Certaines créatures, très populaires, sont aussi utilisées de façon très différentes d'un auteur à l'autre...

(Martin Freeman en Hobbit!)




En ce qui concerne les personnages...


Commençons d'abord par nous pencher sur le cas des personnages utilisés dans les histoires de Fantasy. Ils sont très nombreux, et généralement, on peut noter l'abondance de personnages dans ce type d'histoires. Il est rare que l'auteur se cantonne à un héros et quelques personnages secondaires. Souvent, les personnages se déplacent en groupe, comme dans la Communauté de l'Anneau, ou dans les Annales du Disque Monde de Terry Pratchett. Analysons un peu ce que l'on peut trouver:


-Le héros:
Dans la littérature en général, le héros est celui autour de qui tout tourne: l'auteur se concentre sur ce personnage, et on voit souvent l'intrigue par ses yeux.

Le terme "héros" vient du grec, et désignait les demi-dieux. Par extension, le héros est, dans les histoires, le personnage doté d'une force ou d'un courage hors du commun; puis, "héros" est devenu le terme employé afin de désigner le ou les personnages principaux d'une histoire.


Mais en Fantasy, le héros n'est pas un personnage bien défini, il a souvent des contours flous, et il est difficile d'en dégager des caractéristiques de base. Cependant, on peut noter quelques éléments intéressants: tout d'abord, les héros de Fantasy se déplace très rarement seuls. Ils sont, le plus souvent, accompagnés d'une troupe de valeureux personnages, comme dans le Seigneur des Anneaux; il est donc alors très difficile de savoir qui est le véritable héros de l'histoire! Par exemple, dans la parodie du Donjon de Naheulbeuk, tous les personnages sont mis sur un pied d'équalité.

L'avantage: chacun peut choisir celui qu'il considère comme le héros. J'avais demandé sur Facebook quel était pour vous le vrai héros du Seigneur des Anneaux: les réponses étaient variées, on y trouvait Gandalf, Aragorn, ou encore Sam.

(et pour vous, qui est le héros?)


Un autre point intéressant sur les héros, c'est que la Fantasy est propice à l'utilisation "d'anti-héros". Le héros est dans l'imaginaire populaire un type plutôt costaud, souvent mystérieux, qui traverse les frontières... Mais on trouve dans la Fantasy de nombreux héros qui en sont très loin!
Par exemple, J.R.R Tolkien utilise les hobbits comme héros pour ces histoires: Frodon et Bilbo. Et il faut le dire, Bilbo n'a pas la carrure d'un héros: dans le livre, il se plaint souvent de la faim, du froid, du fait qu'il n'a pas demandé à venir... Et pourtant, il est extrêmement attachant!
G.R.R Martin exploite plusieurs de ces "anti-héros" dans la saga du Trône de Fer: les enfants, comme Bran et Arya, ou Tyrion Lannister, le nain. Et pourtant, Tyrion se révèle être un personnage très intéressant et complexe: il ne faut pas s'arrêter aux apparences!



Mais pour moi, le meilleur exemple d'anti-héros, c'est Rincevent, des Annales du Disque-Monde: ce mage qui ne connaît qu'un seul et unique sort, écume les tavernes et est en plus trouillard comme personne remplit à merveilles ce rôle, et devient très vite LE point majeur du livre.


-Les Magiciens et Sorciers:
Là encore, qui dit Fantasy dit souvent magie. Bien entendu, elle n'est pas un critère indispensable, mais elle occupe une place importante dans ce genre littéraire.

Puisqu'il s'agit d'un autre univers, d'un autre monde avec d'autres règles, les auteurs aiment aborder le thème de la magie, puisque la magie est ce qui est absent de notre monde. Elle est donc l'un des thèmes les plus importants de saga comme Harry Potter ou Tara Duncan chez les plus jeunes, et on la retrouve dans bien d'autres, sous des formes très diverses: dans l'Assassin Royal, certains individus sont dotés de dons baptisés Art ou Vif, qui leur permettent de communiquer entre eux, ou avec les animaux.

Les magiciens sont perçus comme des personnages ambigus: la magie peut être bonne, mais elle peut aussi servir le mal. D'où la différence entre Gandalf et Saroumane dans le Seigneur des Anneaux. Certains personnages magiciens sont d'ailleurs toujours à la limite, comme Dumbledore, dont on ne sait pas trop, à la fin de la saga, si il était aussi blanc que sa barbe. On trouve assez souvent dans les livres des sorciers/magiciens qui doivent se battre contre une version "maléfique" d'eux-mêmes: Dumbledore et Voldemort (notez le son "or" en fin de nom), Morgana contre Candal dans la Nuit du Solstice (que je ne conseille pas, d'ailleurs), Gandalf et Saroumane...



Si ils peuvent faire rêver, les magiciens sont aussi dans certains cas assez comiques: Rincevent, par exemple, ou la Magicienne dans le Donjon de Naheulbeuk. Mais ils sont omniprésents!


-Les différents peuples:
On ne peut pas oublier les différents peuples présents dans la Fantasy: les Elfes, les Nains, les Hobbits... Véritables petites sociétés, ils contribuent à accentuer le côté réaliste de l'histoire, en créant des coutumes, règles, et autres aventures qui enrichissent le monde inventé par l'auteur.

Comme ils sont très nombreux, je ne m'étalerai pas sur eux (l'article est déjà long!), mais il ne faut cependant pas négliger leur importance!

-Les Bâtards/Orphelins/Enfants:
Bon, là, c'est peut-être un peu moins évident, mais j'ai été personnellement frappée de voir dans les sagas et histoires Fantasy autant de personnages jeunes, ou orphelins, et mon étonnement est le plus grand face aux bâtards.

Commençons par les enfants: très souvent, on les trouve dans la littérature pour ados et enfants, puisque le lecteur doit pouvoir s'identifier à eux. Ils sont donc les héros de sagas comme celle de Narnia, immortalisée au cinéma, avec quatre enfants d'âge et de caractères assez distincts comme héros; Harry Potter aussi, vu que l'histoire se passe majoritairement à Poudlard, où les élèves ont entre 11 et 18 ans; Tara Duncan, et bien d'autres!

(les héros de Narnia)


Mais on retrouve des enfants dans des séries plus adultes, comme la saga de l'Assassin Royal, qui nous permet de voir l'évolution du héros Fritz de sa tendre enfance à l'âge adulte. Un bon moyen d'accompagner le lecteur! On peut aussi parler des jeunes héros de Game Of Thrones: Arya, Bran et Rickon, les jeunes Stark; ou encore Daenerys et Jon Snow qui, il ne faut pas l'oublier, ne sont que des adolescents bien jeunes au début de l'histoire.

Souvent, les enfants, dans ce monde hostile de la fantasy, cumule leur jeune âge avec une absence de parents: soit ils sont orphelins et vivent dans un placard ou élève des dragons en écumant les villes comme Harry et Daenerys, soit leurs parents les ont envoyés ailleurs, pour cause de Seconde Guerre Mondiale (comme dans Narnia).

Enfin, les bâtards sont aussi assez importants: on en trouve toute une pléiade dans le Trône de Fer (le plus important étant Jon Snow) et le héros d'Assassin Royal est également un bâtard, d'où sa situation particulière. Le bâtard a une position particulière: il n'est ni respecté ni insulté complètement, parce qu'il a quand même du sang noble dans les veines. Il doit cependant réussir à gagner le respect et l'admiration de tous...

(vous allez me respecter OUAIS?)


-Les dynasties: 
Pour finir, un bref mot sur les dynasties. Dans la fantasy en général et dans la fantasy médiévale en particulier, les dynasties sont assez nombreuses: elles peuvent concerner un peuple, comme les Elfes, ou tout un royaume. Bien entendu, l'intérêt majeur d'avoir des dynasties, c'est de pouvoir créer des guerres ou des conflits, soit entre elles (le Trône de Fer, j'ai arrêté de compter le nombre de famille qui décidait de devenir la nouvelle famille royale...), soit au sein de la famille (dans l'Assassin Royal, Royal mène la guerre à ses frères pour accéder, l'air de rien, au trône).


Et voilà, voici la fin de la première partie de ce trèèèès long article! Je vous retrouve pour le numéro deux prochainement! Et n'oubliez pas de rejoindre la page Facebook, ça sera bien d'arriver à 100 fans ;)


AnGee Ersatz*


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lundi 10 décembre 2012

"Un mois, un thème" d'Emma Dorian: la Neige.





Bonjour les Livroscopiens!

Comme je vous l'avais annoncé sur Facebook, je participe pour ce mois de Décembre à un petit rendez-vous organisé par Emma Dorian, sur Livraddict et sur son blog. Ce rendez-vous, en trois temps, doit vous présenter une citation, une oeuvre d'art et une poésie autour d'un thème. Le thème du mois de Décembre est la Neige, et je vous retrouve aujourd'hui pour la première partie du rendez-vous: la citation!

Ma citation est la suivante:

"Serais-tu aussi chaste que la glace et aussi pure que la neige, tu n'échapperais pas à la calomnie."


Il s'agit d'une citation tirée de la pièce Hamlet de Shakespeare. Pour moi, cette citation, en plus d'être très belle, représente parfaitement l'image que je me fais de la neige: la neige est d'une pureté incroyable, par sa blancheur, et pendant l'hiver, l'un de mes bonheurs ultimes est de marcher dans une neige qui vient de tomber et que personne n'a encore "souillé" de ses pas. Cette citation a pour but de montrer que la calomnie, les racontars sont le lot de tous, et que même les plus innocents et purs ne peuvent y échapper. J'aime beaucoup la comparaison utilisée avec la neige et la glace, la meilleure façon de parler selon moi de l'innocence humaine.

Voilà, un petit article, n'hésitez pas à partager vos propres citations en commentaires! La prochaine étape du rendez-vous, c'est le 20 décembre!

Portez vous bien!

AnGee Ersatz*

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dimanche 9 décembre 2012

Calendrier de l'Avent de Marmotte: A mon tour!

(je dois aller livrer les cadeaux mais je n'ai pas fini le Trône de Fer...AAAAAAH!)



Bonjour à tous et à toutes les Livroscopiens!

Aujourd'hui, je vous présente un article un peu spécial, puisqu'il s'agit de ma participation au Calendrier de l'Avent organisé par Marmotte sur son blog. A tour de rôle, des amoureux de la lecture présentent pour ce Calendrier ce qui leur fait penser à Noël: il peut s'agir d'un film, d'une poésie, d'une recette de gâteau, ou bien d'autres choses!

De nombreux articles sont déjà disponibles, vous pouvez les découvrir ici:

Calendrier de l'Avent!


Aujourd'hui, c'est à moi de vous présenter quelque chose en rapport avec Noël. Le choix n'était pas évident, mais j'ai décidé de vous laisser un petit cadeau. J'ai vu que l'un des autres participants avait parlé du film l'Etrange Nöel de Mr Jack, et comme je voulais en parler aussi, j'ai décidé de me rabattre sur une présentation du poème original de Tim Burton, celui qui est à l'origine du film...



Vous le savez peut-être, Tim Burton ne se contente pas de réaliser des films, il dessine aussi et écrit beaucoup, notamment en préparation de ses futurs projets. Pour l'Etrange Noël de Mr Jack, il avait d'abord écrit un long poème, que voici:


It was late one fall in Halloweenland,
and the air had quite a chill.
Against the moon a skeleton sat,
alone upon a hill.
He was tall and thin with a bat bow tie;
Jack Skellington was his name.
He was tired and bored in Halloweenland
"I'm sick of the scaring, the terror, the fright.
I'm tired of being something that goes bump in the night.
I'm bored with leering my horrible glances,
And my feet hurt from dancing those skeleton dances.
I don't like graveyards, and I need something new.
There must be more to life than just yelling,
'Boo!'"
Then out from a grave, with a curl and a twist,
Came a whimpering, whining, spectral mist.
It was a little ghost dog, with a faint little bark,
And a jack-o'-lantern nose that glowed in the dark.
It was Jack's dog, Zero, the best friend he had,
But Jack hardly noticed, which made Zero sad.
All that night and through the next day,
Jack wandered and walked.
He was filled with dismay.
Then deep in the forest, just before night,
Jack came upon an amazing sight.
Not twenty feet from the spot where he stood
Were three massive doorways carved in wood.
He stood before them, completely in awe,
His gaze transfixed by one special door.
Entranced and excited, with a slight sense of worry,
Jack opened the door to a white, windy flurry.
Jack didn't know it, but he'd fallen down
In the middle of a place called Christmas Town!
Immersed in the light, Jack was no longer haunted.
He had finally found the feeling he wanted.
And so that his friends wouldn't think him a liar,
He took the present filled stockings that hung by the fire.
He took candy and toys that were stacked on the shelves
And a picture of Santa with all of his elves.
He took lights and ornaments and the star from the tree,
And from the Christmas Town sign, he took the big letter C.
He picked up everything that sparkled or glowed.
He even picked up a handful of snow.
He grabbed it all, and without being seen,
He took it all back to Halloween.
Back in Halloween a group of Jack's peers
Stared in amazement at his Christmas souvenires.
For this wondrous vision none were prepared.
Most were excited, though a few were quite scared!
For the next few days, while it lightninged and thundered,
Jack sat alone and obsessively wondered.
"Why is it they get to spread laughter and cheer
While we stalk the graveyards, spreading panic and fear?
Well, I could be Santa, and I could spread cheer!
Why does he get to do it year after year?"
Outraged by injustice, Jack thought and he thought.
Then he got an idea. "Yes. . .yes. . .why not!"
In Christmas Town, Santa was making some toys
When through the din he heard a soft noise.
He answered the door, and to his surprise,
He saw weird little creatures in strange disguise.
They were altogether ugly and rather petite.
As they opened their sacks, they yelled, "Trick or treat!"
Then a confused Santa was shoved into a sack
And taken to Halloween to see mastermind Jack.
In Halloween everyone gathered once more,
For they'd never seen a Santa before
And as they cautiously gazed at this strange old man,
Jack related to Santa his masterful plan:
"My dear Mr. Claus, I think it's a crime
That you've got to be Santa all of the time!
But now I will give presents, and I will spread cheer.
We're changing places I'm Santa this year.
It is I who will say Merry Christmas to you!
So you may lie in my coffin, creak doors, and yell, 'Boo!'
And please, Mr. Claus, don't think ill of my plan.
For I'll do the best Santa job that I can."
And though Jack and his friends thought they'd do a good job,
Their idea of Christmas was still quite macabre.
They were packed up and ready on Christmas Eve day
When Jack hitched his reindeer to his sleek coffin sleigh,
But on Christmas Eve as they were about to begin,
A Halloween fog slowly rolled in.
Jack said, "We can't leave; this fog's just too thick.
There will be no Christmas, and I can't be St. Nick."
Then a small glowing light pierced through the fog.
What could it be?. . .It was Zero, Jack's dog!
Jack said, "Zero, with your nose so bright,
Won't you guide my sleigh tonight?"
And to be so needed was Zero's great dream,
So he joyously flew to the head of the team.
And as the skeletal sleigh started its ghostly flight,
Jack cackled, "Merry Christmas to all, and to all a good night!"
'Twas the nightmare before Christmas, and all though the house,
Not a creature was peaceful, not even a mouse.
The stockings all hung by the chimney with care,
When opened that morning would cause quite a scare!
The children, all nestled so snug in their beds,
Would have nightmares of monsters and skeleton heads.
The moon that hung over the new-fallen snow
Cast an eerie pall over the city below,
And Santa Claus's laughter now sounded like groans,
And the jingling bells like chattering bones.
And what to their wondering eyes should appear,
But a coffin sleigh with skeleton deer.
And a skeletal driver so ugly and sick
They knew in a moment, this can't be St. Nick!
From house to house, with a true sense of joy,
Jack happily issued each present and toy.
From rooftop to rooftop he jumped and he skipped,
Leaving presents that seemed to be straight from a crypt!
Unaware that the world was in panic and fear,
Jack merrily spread his own brand of cheer.
He visited the house of Susie and Dave;
They got a Gumby and Pokey from the grave.
Then on to the home of little Jane Neeman;
She got a baby doll possessed by a demon.
A monstrous train with tentacle tracks,
A ghoulish puppet wielding an ax,
A man eating plant disguised as a wreath,
And a vampire teddy bear with very sharp teeth.
There were screams of terror, but Jack didn't hear it,
He was much too involved with his own Christmas spirit!
Jack finally looked down from his dark, starry frights
And saw the commotion, the noise, and the light.
"Why, they're celebrating, it looks like such fun!
They're thanking me for the good job that I've done."
But what he thought were fireworks meant as goodwill
Were bullets and missiles intended to kill.
Then amidst the barrage of artillery fire,
Jack urged Zero to go higher and higher.
And away they all flew like the storm of a thistle,
Until they were hit by a well guided missile.
And as they fell on the cemetery, way out of sight,
Was heard, "Merry Christmas to all, and to all a good
night."
Jack pulled himself up on a large stone cross,
And from there he reviewed his incredible loss.
"I thought I could be Santa, I had such belief"
Jack was confused and filled with great grief.
Not knowing where to turn, he looked toward the sky,
Then he slumped on the grave and he started to cry.
And as Zero and Jack lay crumpled on the ground,
They suddenly heard a familiar sound.
"My dear Jack," said Santa, "I applaud your intent.
I know wreaking such havoc was not what you meant.
And so you are sad and feeling quite blue,
But taking over Christmas was the wrong thing to do.
I hope you realize Halloween's the right place for you.
There's a lot more, Jack, that I'd like to say,
But now I must hurry, for it's almost Christmas day."
Then he jumped in his sleigh, and with a wink of an eye,
He said, "Merry Christmas," and he bid them good bye.
Back home, Jack was sad, but then, like a dream,
Santa brought Christmas to the land of Halloween.





Je trouve ce poème très joli, surtout qu'il correspond bien à l'esprit général du film. Vous pouvez aussi le trouver en version audio, raconté par le grand Christopher Lee, qui a joué dans plusieurs films de Tim Burton. 




Si vous cherchez une idée cadeau pour un(e) fan de Tim Burton, n'oubliez pas qu'il existe une très jolie version manga de l'histoire, par Jun Asuka. Personnellement, j'ai adoré, les dessins sont magnifiques et respectent parfaitement l'univers de Tim Burton, une vraie réussite!



Je vous souhaite à tous, en avance, un très joyeux Noël, et je vous retrouve très vite avec de nouveaux articles!!!


AnGee Ersatz*

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