lundi 16 octobre 2017

Livroscope's Villains #4: IT, tome 1 de Stephen King (+film de 2017).



Bonjour à tous et à toutes !

Je suis AnGee du Livroscope, j’espère que vous allez bien et que vous êtes prêts pour une nouvelle chronique placée sous le signe de la peur ! Pour notre nouvelle chronique consacrée aux Villains, je vous invite à nous pencher sur un clown terrifiant que l’on a vu absolument partout ces dernières semaines : Pennywise, du film IT, inspiré des romans éponymes de Stephen King. IT a été (et est toujours) un énorme carton au cinéma et je suis non seulement allée voir le film mais j’ai aussi décidé de me plonger dans les deux tomes du roman. Pour commencer, je vous propose de découvrir le premier d’entre eux, ainsi que mon avis sur le film. En espérant que cette chronique vous plaise, je vous souhaite une très bonne lecture ! :)

Livroscope’s Villains :
Pour démarrer sur de bonnes bases, voici quelques informations concernant ce rendez-vous du mois. Depuis la création du blog, j’ai décidé de mettre Halloween à l’honneur chaque mois d’Octobre. Il s’agit de ma période préférée de l’année, alors pour la célébrer, je mets les petits plats dans les grands. Au programme, je vous proposerai dix chroniques consacrées cette année aux méchants, aux villains, aux bad guys. Il y aura de tout : du méchant culte, du livre, de la série télévisée, du cinéma… Bref, beaucoup de surprises sont à venir ! Je vous invite à découvrir mes précédents articles Halloween en suivant le lien ci-dessous !


Stephen King, c’est qui ?
Si vous connaissez le blog, vous êtes sûrement familiers avec le fonctionnement de mes articles : j’aime les commencer en vous présentant les auteurs avant de vous parler de leur livre. Dans le cas de Stephen King, cependant, nous sommes face à quelqu’un dont j’ai déjà eu l’occasion de parler lors de précédentes chroniques. Pour une ancienne édition de mon mois Halloween, j’avais en effet lu un de ses romans les plus connus, Carrie, dont je vous avais parlé sur ce blog. Je vais donc éviter de me répéter et, à la place, je vous invite à suivre le lien ci-dessous pour en découvrir plus sur le célèbre monsieur King !

IT, book 1 :
Résumé :
1958. La petite ville de Derry est sujette à une impressionnante vague de disparitions et décès, touchant notamment les enfants. Beverly, Stan, Bill, Richie, Mike et Eddie, jeunes adolescents, expérimentent d'étranges phénomènes (hallucinations terrifiantes) et parviennent à se débarrasser de "Ça", la créature responsable de tous ces événements. 27 ans plus tard, alors qu'ils ont tous grandi et évolué, ils se retrouvent à revenir à Derry, la menace frappant à nouveau... 

Welcome to Derry !
L'intrigue de IT se déroule en très grande partie à Derry. Derry est en apparence une petite ville américaine tout ce qu'il y a de plus banale. Des petits quartiers, des magasins, une école... Et pourtant,  Derry est loin d'être une ville sereine. Tous les 27 ans, une étrange vague de violence s'abat sur la population. Disparitions, meurtres et agressions s'enchaînent pendant des mois. Les principaux concernés: les enfants. 
Et même entre ces cycles, la violence sévit à Derry. Comment expliquer cela? Qui se cache derrière tout cela? Aucune enquête ne semble jamais pouvoir aboutir, les témoignages parlent tous d'un étrange clown apparaissant sur les scènes de crime. Mais comment un clown pourrait commettre tout cela? 



Ce que j’ai pensé de ce premier tome :
C'est après être allée au cinéma voir la nouvelle adaptation de IT que j'ai décidé de me plonger dans les romans de Stephen King. Les 800 pages du premier tome ne m'ont pas fait peur et je me suis jetée dans les aventures du Club des ratés avec beaucoup d'intérêt. Au final, j'ai plutôt bien aimé ce premier tome, même s'il ne s'agit pas de mon Stephen King préféré.

Je suis loin d'être une experte de Stephen King, n'ayant lu qu'une dizaine de ses romans (sachant qu'il en a pondu environ un milliard) mais j'ai toujours, en général, beaucoup aimé la façon dont il raconte ses histoires.
C'est aussi ici le cas avec une narration que j'ai trouvée intéressante: nous enchainons plusieurs points de vue à travers les différents personnages adultes, qui se souviennent d'épisodes de leur enfance. C'est un moyen réussi de justifier leurs retrouvailles tout en revenant sur les événements traumatisants de l'année 1958. Ainsi, il se passe pas mal de choses, et ça prépare la suite de l'intrigue.

J'ai cependant un petit problème à soulever vis à vis de la narration: j'ai trouvé qu'il y avait pas mal de longueurs. Comme je l'ai mentionné plus haut, le livre fait environ 800 pages (en poche), ce qui est déjà pas mal long même si on a l'habitude des pavés comme moi. J'ai eu le sentiment que l'intrigue partait parfois dans des sous histoires pleines de détails dont on n'a pas vraiment besoin, qu'on se perdait dans des éléments pas forcément judicieux. Un peu comme si, pour aller d'un point A à un point B, on faisait tout un tas de petits détours. J'ai tout de même terminé le livre et j'ai apprécié dans l'ensemble l'histoire, mais ces longueurs me pesaient un peu.

Pour ce qui est des personnages, Stephen King parvient à nous proposer plusieurs personnages principaux et à trouver un équilibre avec chacun d'eux. J'ai la sensation qu'ils sont vraiment tous sur le même pied, qu'ils ont tous leur importance et j'ai beaucoup aimé retrouver chacun d'entre eux à travers les pages. J'ai particulièrement aimé Richie et Beverly, ainsi que Ben. En revanche, j'ai un peu moins accroché à Bill (j'ai été assez surprise d'ailleurs, je m'attendais à ce qu'il soit mon personnage favori).

Il y a non seulement un équilibre dans leur temps de narration (on passa régulièrement d'un personnage à l'autre) mais il y a aussi un bon équilibre entre ce qu'ils sont individuellement et leur façon de fonctionner en tant que groupe. Je pense que ce sera davantage exploré dans le tome suivant, et j'ai hâte de voir ce que ça donnera!

Concernant l'intrigue, à l'exception des longueurs mentionnées plus haut, je ne me suis globalement pas ennuyée. Il se passe énormément de choses dans ce livre, que ce soit en 1958 ou 27 ans plus tard, lorsque nous retrouvons le Club des Ratés. Beaucoup d'événements surprenants, variés, qui font de Derry un endroit bien inquiétant.

Cependant, je n'ai pas franchement eu très peur pendant ma lecture. Je m'attendais à avoir un peu la chair de poule, comme cela m'arrive souvent en lisant du Stephen King et pourtant je n'ai pas été globalement choquée. Peut-être parce que j'avais déjà vu le téléfilm et l'adaptation récente et que du coup une partie de l'effet de surprise n'était plus là. J'ai surtout ressenti une impression de malaise face à ce qu'il se passait. Mais comme Stephen King est doué pour les retournements de situation, le tome 2 risque peut-être de me surprendre! Ce tome sert peut-être à "builder" l'inquiétude pour ce qui reste à venir...

Au final j'ai plutôt bien aimé ce premier tome. Ce n'était pas un coup de coeur pour moi, mais j'étais ravie de retrouver la plume de Stephen King que j'aime beaucoup et j'ai hâte de me plonger dans la suite pour voir ce qu'il va se passer à Derry. En tout cas, je vous en reparle très très vite!

Quelques informations sur le film :
C'est en 1986 que Stephen King publie IT. Comme énormément de romans de l'auteur, l'oeuvre fait rapidement l'objet d'une adaptation, un téléfilm en deux parties diffusé en 1990 et devenu culte grâce à la présence de Tim Curry dans le rôle de Pennywise. 
Stephen King n'a jamais quitté la télévision ou le cinéma mais il fait depuis quelques années un retour assez fracassant sur nos écrans: Under the Dome, Carrie, ou plus récemment The Dark Tower, il est sur tous les fronts. 
Proposer une nouvelle adaptation de IT n'a pas été un projet facile, bien au contraire. L'idée de faire revivre le terrible clown Pennywise remonte à 2009 et plusieurs réalisateurs se succéderont. C'est au final l'argentin Andy Muschietti, déjà connu dans le milieu du film-qui-fait-peur pour Mama, qui se sera choisi pour réaliser IT. 
Autre grosse difficulté pour le film: caster Pennywise. De nombreux acteurs passent des castings, et c'est au final Bill Skarsgard, d'Hemlock Grove, qui est choisi. Pour le reste du casting, on retrouve Jaden Lieberher dans le rôle de Bill, Wyatt Oleff dans celui de Stan, Jeremy Ray Taylor dans celui de Ben, Sophia Lillis dans celui de Beverly, Finn Wolfhard dans celui de Richie, Chosen Jacobs dans celui de Mike et Jack Dylan Grazer dans celui d'Eddie. 
Le film est déjà un énooooorme carton non seulement aux Etats-Unis mais aussi dans le monde entier, et une suite est prévue pour 2019. 
Je vous laisse regarder la bande-annonce pour voir ce que ça donne!



Mon avis sur le long-métrage :
S'il y a bien un film dont tout le monde et son chien ont entendu parler cette année, c'est IT! Sorti dans les salles obscures en Septembre, le film a bénéficié d'une promo assez monstrueuse et s'est rapidement transformé en énorme carton. En ce qui me concerne, j'avais très, très envie de voir ce film, malgré ma peur des clowns (impossible pour moi de m'approcher d'un cirque, c'est beaucoup trop d'angoisse). Alors lorsque j'ai pu aller le voir, je n'ai pas hésité... Et j'ai été assez déçue. Mais avant de me jeter des pierres, laissez-moi vous expliquer pourquoi

Il suffit de regarder les premières minutes de IT pour se rendre compte que le film a été pensé et réalisé avec énormément de soin. C'est loin, très loin d'être un film bâclé, bien au contraire. J'ai aimé énormément d'aspects de ce long-métrage et je tiens à en parler avant de me pencher sur ce que je n'ai pas apprécié.

Le casting est déjà, dans son ensemble, très bon. J'ai en général du mal à regarder des films avec des jeunes acteurs car parfois leur jeu manque de crédibilité mais ici nous avons droit à de jeunes acteurs prometteurs et plutôt talentueux. Mes coups de coeur: Jack Dylan Grazer, qui joue Eddie, Sophia Lillis et bien sûr Fini Wolfhard de Stranger Things (une série qui mériterait son article sur le blog, à l'occasion). Quant à Bill Skarsgard, il est vraiment super. Je ne suis absolument pas objective en ce qui le concerne, mais je trouve formidable. Il est investi dans son rôle et il aurait mérité bien plus de temps à l'écran.

J'apprécie également l'effort très visible qui a été fait pour créer une vraie identité et une ambiance particulière au film. La réalisation est soignée, avec des plans judicieusement cadrés. On utilise les couleurs, l'environnement (l'eau, la forêt) et les espaces clos avec intelligence pour créer une identité assez forte. C'est montré notamment dans le nombre de références faites non seulement au roman mais aussi à l'oeuvre de Stephen King en général.  Le film est visuellement beau, et c'est un bon point.

J'en arrive à présent à un premier point qui me laisse une impression mitigée. L'intrigue. Maintenant que j'ai lu le premier tome, je peux vous dire que ce qu'il se passe dans le film est globalement assez fidèle au roman, avec tout de même des changements et des scènes coupées (ce qui est normal: adapter un livre de 800 pages de façon fidèle relève du défi). Il se passe pas mal de choses mais je n'ai pas pu m'empêcher de trouver le film assez ennuyant et longuet par moment. Il y avait pas mal de scènes que je trouvais ou superflues ou beaucoup trop longues.

Et ce que je trouve le plus décevant dans le film, c'est que je n'ai absolument pas eu peur du tout. Et pourtant, je suis une grosse chochotte. Les trailers m'avaient terrifiée et je ne peux pas m'empêcher de ressentir un fort malaise quand je suis à proximité de clowns. Et pourtant, IT ne m'a pas fait peur une seule fois. Plusieurs facteurs peuvent expliquer cela: déjà, le fait que je me trouvais dans une salle pleine à craquer avec en majeure partie des ados bruyants qui discutaient ou envoyaient des SMS. Pour se mettre dans l'ambiance, c'est moyen. Ensuite, le film joue pas mal sur la fameuse technique du jumpscare, très à la mode ces dernières années et qui ne marche pas très bien sur moi.

Deux autres points peuvent expliquer mon manque de réaction face au film: contrairement au livre, où adultes se mêlent aux enfants, le film se concentre vraiment sur les jeunes ados avec lesquels j'ai eu du mal à m'identifier. La scène finale m'a fait penser à un épisode de Scooby-Doo... Enfin, j'ai trouvé qu'il y avait un vrai problème avec le clown: on voit tout de suite qu'il est méchant. Comparé au clown du téléfilm, qui ressemble à un clown qu'on pourrait voir dans n'importe quel cirque, celui-ci est tellement travaillé dans son costume et son maquillage qu'on comprend immédiatement qu'il est méchant. Je trouve que ça enlève une grosse partie de la tension qu'on pourrait ressentir.

IT est un film bien fait et bien réalisé avec un beau casting, mais qui n'a pas réussi à me provoquer le sentiment de peur que j'attendais. J'en suis sortie un peu déçue. Je sais que beaucoup de monde a adoré ce film, donc ne vous fiez pas forcément à mon avis et n'hésitez pas à aller le voir par vous même :)

Et voilà, c’est tout pour aujourd’hui ! Mais je n’en ai pas fini avec IT, j’ai bien l’intention de vous présenter prochainement le second tome, toujours pour ce mois Villains. J’espère que cette chronique vous plait, n’hésitez pas à me le faire savoir en commentaire, je me fais toujours un plaisir de vous répondre. On se retrouve très vite avec un nouvel article, en attendant comme toujours prenez soin de vous et lisez beaucoup ! :)

AnGee.

lundi 9 octobre 2017

Livroscope's Villains #3: Vadrouille à PortAventura!



Bonjour à tous et à toutes !

Je suis AnGee du Livroscope, j’espère que vous allez bien et que vous êtes prêts pour une nouvelle chronique placée sous le signe d’Halloween ! Aujourd’hui, je vous propose de partir à la découverte d’un parc d’attractions qui, OH GRANDE SURPRISE, n’est pas Disneyland Paris ! En septembre, j’ai passé une semaine à Barcelone avec mon compagnon et nous en avons profité pour faire un détour par le parc PortAventura World, situé non loin de là, pour découvrir ses attractions et sa décoration automnale et terrifiante. J’ai donc eu envie de vous parler de notre expérience dans un petit article Vadrouille ! En espérant que cette chronique vous plaise, je vous souhaite une très bonne lecture ! :)

Le mois des Livroscope’s Villains : 
Pour démarrer sur de bonnes bases, voici quelques informations concernant ce rendez-vous du mois. Depuis la création du blog, j’ai décidé de mettre Halloween à l’honneur chaque mois d’Octobre. Il s’agit de ma période préférée de l’année, alors pour la célébrer, je mets les petits plats dans les grands. Au programme, je vous proposerai dix chroniques consacrées cette année aux méchants, aux villains, aux bad guys. Il y aura de tout : du méchant culte, du livre, de la série télévisée, du cinéma… Bref, beaucoup de surprises sont à venir ! Je vous invite à découvrir mes précédents articles Halloween en suivant le lien ci-dessous !


Les Vadrouilles du Livroscope :
Depuis la création du blog en 2012, je m'efforce de vous présenter non seulement des chroniques de livres mais aussi des petits extras, comme par exemple des articles cinéma ou ce que j'appelle des Vadrouilles, à savoir des présentations de festivals, visites et autres découvertes que je peux faire. Cela me permet non seulement de varier un peu le contenu mais ça me motive aussi à sortir de chez moi pour me promener un peu! Je vous laisse ci-dessous le lien vers mes précédentes chroniques vadrouilles!


PortAventura, petite histoire :
Commençons cette petite chronique par une présentation de PortAventura. PortAventura est l’un des parcs qui composent le grand complexe PortAventura World, crée en 1995. Le lieu avait d’abord été analysé comme potentiel parc Disney avant que la décision de l’implanter à Marne-la-Vallée ne soit prise. En plus de ce premier parc, on retrouve donc plusieurs hôtels, un parc aquatique ainsi qu’un parc autour de la marque Ferrari, inauguré cette année. En ce qui me concerne, je me suis rendue dans le parc « classique », composé lui-même de plusieurs parties, inspirées par des ambiances très différentes : le Far West, la Méditerrannée, le Mexique, la Polynésie et la Chine. A tout cela s’ajoute aussi une aire d’attractions dédiée aux enfants et basée sur le show américain Sesame Street. PortAventura est visité par environ quatre millions de visiteurs par an et est situé à Salou, pas très loin de Barcelone. Je vous laisse découvrir le site internet du parc en lien ci-dessous !


Notre journée dans le parc :
Comme nous passions la semaine à Barcelone, c’est en train que nous avons décidé de rejoindre PortAventura. De nombreuses stations depuis Barcelone permettent de rejoindre Salou et, le bon plan à connaître, il existe un billet combinant l’entrée au par cet l’aller-retour en train pour 47 euros par personne. Nous avons pris nos billets le jour même, à la gare, avant de prendre l’un des premiers trains. Environ une heure et demie plus tard, nous arrivons à PortAventura, alors que le parc ouvre doucement ses portes. Je précise doucement car, comme nous l’avons découvert à notre arrivée, la plupart des attractions reste fermée jusqu’aux environs de midi. Il y avait cependant quelques rides ouverts et nous en avons donc profité pour démarrer la journée à fond, avec deux des attractions les plus impressionnantes du parc : le Dragon Khan et le Shambhala. Ce dernier est l’une des montagnes russes les plus hautes et les plus rapides d’Europe : je ne vous cache pas que je ne faisais pas vraiment la fière !

Nous avons ensuite enchaîné les attractions. Le parc propose un large choix d’attractions à sensations fortes, comme le Furius Baco, l’un des rides les plus récents qui se trouve aussi être l’un des plus rapides, le Hurakan Condor, impressionnante tour offrant une vue unique sur le parc ; le Stampida, avec deux chariots qui se coursent, ou encore le Serpiente Emplumada, qui m’a personnellement achevée. Mais rassurez-vous, des attractions plus familiales sont disponibles, notamment trois attractions aquatiques (le Tutuki Splash, mon favori ; le Silver River Flume et le Grand Canyon Rapids). Pour les tous petits, le cœur du parc est consacré à l’univers coloré et doux de Sesame Street avec un décor mettant en scène Elmo, Ernest, Cookie Monster et leurs amis. 

Pour ce qui est du déjeuner, nous avions pris un pique-nique avec nous, mais il est possible de se restaurer sur place : ne vous attendez pas à une cuisine typique, le fast food est ici roi avec des hot dogs, sandwichs et autres burgers. Nous avons juste craqué pour une glace car il faisait très chaud ! 
Le parc fermait à 19h lors de notre venue et nous avons pu en profiter jusqu’au bout : en tout, nous avons fait une vingtaine d’attractions, dont certaines plusieurs fois. J’appréhendais un peu de devoir faire la queue, mais le passage en semaine et hors saison, nous n’avons quasiment pas attendu de la journée ! Nous avons terminé notre journée par un petit passage en magasin, mais n’avons rien acheté!

Avant de passer à la partie « qu’est-ce que je pense de tout ça », voici quelques conseils si vous souhaitez passer une bonne journée à PortAventura :

-Si vous prenez le train depuis Barcelone : prenez votre billet avec la Renfe pour bénéficier de l’offre avec l’aller-retour en train compris. Il suffit d’acheter ce billet en borne dans la gare de départ le jour J et d’échanger ensuite ce billet avec l’entrée en arrivant à PortAventura. Pensez aussi à consulter sur place les horaires des trains pour éviter les mauvaises surprises !
-Essayez si possible de partir hors saison ou alors d’y aller en semaine : hors saison, seuls les vacanciers (qui sont en général des jeunes sans enfants, les familles ayant repris les bonnes habitudes de la rentrée) occuperont le parc, limitant ainsi les temps d’attente. Nous avons en général attendu 5 à 10mn aux attractions les plus bondées, ça vaut le coup.
-Surveillez les temps d’attente : comme à Disneyland, des bornes indiquant les temps d’attente aux attractions populaires sont disposées à plusieurs endroits du parc. N’hésitez pas à y jeter un œil ! Et si vous n’avez vraiment pas envie d’attendre, il est également possible de profiter d’un système de fast pass, mais à condition de le payer à l’entrée.
-Pensez aux vêtements de rechange : si vous allez dans les attractions qui mouillent ! Je pense surtout au Tutuki Splash, un attraction géniale mais après laquelle on peut avoir du mal à sécher. S’il fait chaud et beau, ça peut passer, mais si vous avez peur d’attraper un coup de froid, n’hésitez pas à embarquer quelques vêtements de rechange dans un sac à dos !
-Attention aux enfants : le parc propose de nombreuses attractions familiales et adaptés aux plus jeunes. Cependant de nombreux rides sont interdits aux enfants en dessous d’une certaine taille et les cast members sont intransigeants ! Pensez à vérifier ces interdictions avant votre passage. 

Ce que j’ai pensé de ce parc :
Sur le blog, j’ai déjà eu l’occasion de vous présenter dans de précédents vadrouilles plusieurs parcs d’attraction dans lesquels je suis allée. J’adore les manèges, les sensations fortes et si Disneyland Paris reste mon parc favori, j’aime découvrir de nouveaux lieux où s’amuser. J’étais donc curieuse de me rendre à PortAventura, dont j’avais beaucoup entendu parler avant de partir en vacances en Espagne. Au final, j’ai passé avec mon compagnon une excellente journée dans ce parc, même si j’ai tout de même un ou deux légers bémols à émettre. 

Le gros, gros point fort de ce parc est, selon moi, l’offre d’attractions qui est proposée. J’ai été assez impressionnée non seulement par tout ce qu’il y avait à faire mais aussi par la variété des rides. Il y en a vraiment pour tous les goûts et tout le monde peut y trouver son compte. En ce qui me concerne, j’aime plutôt bien les manèges à sensations fortes comme les montagnes russes, et je n’ai absolument pas été déçue. Certaines attractions sont terriblement impressionnantes ! J’ai aussi adoré les attractions de la partie Far West et les manèges aquatiques. Nous avons vraiment pu profiter de la large gamme du parc, et nous avons passé un très bon moment avec les différents univers de PortAventura.

Toujours dans le positif, les différentes parties du parc sont bien organisées et très jolies. Le Far West, la partie asiatique, Sesame Street… Un vrai effort a été fait pour proposer un parc visuellement plaisant, avec des petites touches qui montrent un vrai souci du détail : des statues, des gravures, des petits éléments ici et là renforcent l’identité esthétique des différentes parties du parc. Les boutiques vont aussi dans ce sens, et si l’idée pourrait être poussée encore un peu plus loin (par exemple en mettant une musique plus en accord avec la partie que l’on traverse), c’est déjà très réussi. Mon coup de cœur : la partie Far West, sans aucun doute ! A noter la présence des premières décorations d’Halloween, qui mettaient déjà dans l’ambiance de cette fête que j’aime tant !

PortAventura se démarque aussi grâce à la présence de deux autres parcs, mentionnés plus haut : le parc Ferrari et le parc composé uniquement d’attractions aquatiques (toboggans, piscines,…). En ce qui nous concerne, nous avions décidé de ne faire que la partie « classique », ce qui était en effet bien assez pour une journée, mais si vous programmez un séjour plus long ou que vous souhaitez changer d’ambiance dans la journée, c’est bon à savoir !

J’ai donc été dans l’ensemble plus qu’enchantée par mon passage à PortAventura, même si je regrette quelques petites choses : tout d’abord, j’ai trouvé que le personnel était vraiment très froid. Si certains étaient souriants et aimables, nous avons surtout eu affaire à des gens renfrognés et qui nous disaient à peine bonjour. J’ai l’habitude des cast members dynamiques et enjoués de Disneyland, du coup j’ai été assez frappée par ce côté un peu glacial. Il s’agissait peut-être juste d’une mauvaise journée ! Et mon autre petit bémol : le fait que de nombreuses attractions et magasins soient fermés le matin jusqu’à midi. Même si il y a quelques petites choses d’ouvertes, on a vite fait le tour et ça donne un côté un peur « mort » au parc. Dès que tout est ouvert, c’est tout de suite plus chaleureux. 

Au final, je recommande chaudement PortAventura World : si vous passez dans le coin et que vous avez envie d’une journée pleine de sensations fortes, n’hésitez pas à aller y faire un tour ! J’espère que ça vous plaira autant qu’à moi !

Et voilà, c’est tout pour aujourd’hui ! J’espère que cette chronique vadrouille pleine de sensations fortes vous plait, n’hésitez pas à me le faire savoir en commentaire ! On se retrouve très vite pour un nouvel article, en attendant comme toujours prenez soin de vous et lisez beaucoup ! :)

AnGee.

jeudi 5 octobre 2017

Livroscope's Villains #2: A Series of Unfortunate Events (Netflix).



Bonjour à tous et à toutes !

Je suis AnGee du Livroscope et je suis heureuse de vous retrouver aujourd’hui pour une nouvelle chronique Halloween ! Il y a quelques jours nous nous sommes penchés sur un méchant iconique de la littérature, le Professeur Moriarty, némésis de notre bon vieux Sherlock Holmes. Pour ce nouvel article, j’ai cette fois eu envie de me pencher sur un autre personnage que je considère comme étant tout aussi diabolique : le terrible Comte Olaf, qui rend très compliquée la vie des trois orphelins Baudelaire de la saga A Series of Unfortunate Events de Lemony Snicket. J’avais déjà eu l’occasion de vous parler de cette saga dans une chronique consacrée à son adaptation en film, et c’est son adaptation plus récente par Netflix que je vous propose de découvrir à présent. En espérant que cette chronique vous plaise, je vous souhaite une excellente lecture ! :)

Le mois Halloween spécial Méchants :
Pour démarrer sur de bonnes bases, voici quelques informations concernant ce rendez-vous du mois. Depuis la création du blog, j’ai décidé de mettre Halloween à l’honneur chaque mois d’Octobre. Il s’agit de ma période préférée de l’année, alors pour la célébrer, je mets les petits plats dans les grands. Au programme, je vous proposerai dix chroniques consacrées cette année aux méchants, aux villains, aux bad guys. Il y aura de tout : du méchant culte, du livre, de la série télévisée, du cinéma… Bref, beaucoup de surprises sont à venir ! Je vous invite à découvrir mes précédents articles Halloween en suivant le lien ci-dessous !


A Series of Unfortunate Events :
Quelques informations sur la série :
Dans une précédente chronique Halloween, il y a quelques années, j’avais déjà eu l’occasion de vous parler de la saga A Series of Unfortunate Events (traduite en français sous le titre des Désastreuses aventures des Orphelins Baudelaire) et surtout de son adaptation en film, il y a quelques années, avec au casting le célèbre Jim Carrey. Pour rappel, A Series of Unfortunate Events est une saga jeunesse écrite par Lemony Snicket (nom de plume de Daniel Handler). Elle comprend treize tomes et raconte les histoires de Violet, Klaus et Sunny Baudelaire, trois enfants qui se retrouvent à devoir échafauder des plans ingénieux pour échapper aux griffes du Comte Olaf et de ses sbires, déterminés à mettre la main sur l’héritage juteux des orphelins.
Le projet de proposer une nouvelle adaptation, cette fois sous la forme de série pour la plateforme Netflix, remonte à 2014, avec un casting finalisé entre 2015 et 2016. La série repose sur Neil Patrick Harris, le célèbre Barney de How I Met Your Mother, qui utilise ici non seulement son don pour la comédie mais aussi ses capacités de chanteur et de danseur dans le rôle du sinistre Comte Olaf. Les trois orphelins sont joués par Malina Weissman (Violet) qu’on a pu voir dans la série Supergirl, Louis Hynes (Klaus) et Presley Smith (Sunny). Ils sont accompagnés à l’écran par K. Todd Freeman, plus connu pour son travail sur les planches et qui interprète ici le banquier Poe. 
Cette première saison comporte huit épisodes et adapte les quatre premiers romans de la série (nous en reparlerons plus loin). Grâce succès critique et public rencontré par cette adaptation, deux autres saisons sont prévues afin de terminer l’intégralité de la saga : la seconde arrivera dans quelques mois, début 2018, tandis que la troisième et dernière saison devrait être diffusée courant 2019.

Je vous invite ci-dessous à jeter un œil à la bande-annonce, pour que vous puissiez vous faire un avis!



Que voit-on dans cette première saison ?
Comme je l’ai mentionné un peu plus, A Series of Unfortunate Events comprend treize tomes en tout. Cette première saison nous propose de découvrir les autre premiers romans à travers huit épisodes (soit deux épisodes pour un roman). Pour ceux qui aimeraient éviter les spoilers tant sur la série que sur la saga, je vous conseille de passer à la partie suivante !

Tout d’abord, il y a The Bad Beginning : le premier roman au titre tragique sert d’ouverture à la série. Violet, Klaus et Sunny sont trois enfants heureux vivant avec des parents très affectueux. Violet se distingue par sa grande ingéniosité qui lui permet de créer à peu près n’importe quoi à partir de pas grand-chose : c’est un peu une sorte de MacGyver. Klaus est un amoureux des livres, doté d’une grande mémoire. Il sait quasiment tout sur tout. Enfin Sunny, la petite dernière de la famille, possède une dentition acérée qui s’avère être bien plus utile qu’on pourrait le croire… Alors que les trois enfants passent la journée à la plage, leurs parents meurent dans un terrible incendie. Ils sont alors envoyés chez le Comte Olaf, un soit disant membre de la famille, dont les intentions se révèlent bien mauvaises : il ne veut qu’une chose, récupérer la fortune des Baudelaire.
Dans le second tome, The Reptile Room, les trois enfants, qui ont échappé au plan machiavélique du conte Olaf, sont envoyés chez le Docteur Montgomery Montgomery, spécialiste des reptiles. Un tuteur formidable avec lesquels les enfants s’entendent bien, jusqu’à l’arrivée d’un bien étrange assistant qui n’est pas sans leur rappeler Olaf…
Ce sont ensuite The Wide Window et The Miserable Mill qui font l’objet d’une adaptation. The Wide Window se déroule dans le climat glauque et froid du Lake Lachrymose, où les enfants vivent auprès de la tante Joséphine, dont la particularité est d’avoir peur d’absolument tout. Enfin, pour conclure cette saison, c’est en travailleurs dans une scierie aux nombreux secrets que nous retrouverons les Baudelaire. Et, comme à chaque fois, le comte Olaf n’est jamais loin…

Ce que j’en ai pensé :
Dans ma chronique passée sur l’adaptation de A Series of Unfortunate Events, je m’étale en long en large et en travers sur le fait que c’est l’une de mes sagas préférées, qu’elle est super et que je l’adore. Je pense bien évidemment toujours cela aujourd’hui. Alors lorsque la première saison est arrivée sur Netflix, je me suis jetée dessus presque immédiatement et je l’ai dévorée en quelques jours. J’étais un peu stressée et j’en attendais beaucoup. Au final, je fais partie de ceux qui ont absolument adoré cette adaptation. Je n’attends qu’une chose : la saison 2.

Je me dois de commencer par souligner le travail fou qui a été fait par les équipes en charge de la décoration, du maquillage et des costumes. Tout, absolument tout, est magnifique et soigné. J’en avais des frissons tant je trouvais les décors superbes (en particulier dans The Reptile Room et The Wide Window : c’est juste splendide). L’univers déjà très visuel de Lemony Snicket voit son identité sublimée par tout ce travail. C’est comme ça que j’imaginais le monde des orphelins Baudelaire plus jeune, et c’est donc formidable de le voir si bien représenté.

Le casting est selon moi très bon. Commençons par les acteurs enfants : il est difficile de se prononcer sur l’acting d’un bébé, évidemment, mais pour ce qui est de Malina et Louis, je trouve qu’ils s’en sortent très bien. J’avais déjà vu Malina dans Supergirl et c’était un plaisir de la retrouver ici. De très bons Klaus et Violet en somme. Pour ce qui est de Neil Patrick Harris… Je le trouve formidable. Je sais que beaucoup regrettent Jim Carrey, qui jouait Olaf dans le film, mais j’avais été assez mitigée par sa performance que je trouvais justement trop « Jim Carrey » (dans le sens où il ne jouait pas vraiment un personnage, mais son rôle). NPH est génial dans ce rôle, il est drôle, machiavélique, il chante, il danse, il n’arrête pas une seconde. Un vrai plaisir d’entendre sa voix au générique. Un parfait comte Olaf pour moi !

Gros coup de cœur aussi pour la réalisation. Ce point accompagne celui mentionné plus haut sur la production des costumes et des décors : les épisodes sont joliment et soigneusement réalisés. Je n’ai pas pu m’empêcher, à plusieurs reprises, de penser à Wes Anderson en regardant cette série ! Il y a beaucoup de choses qui font penser à son travail dans les cadrages ou certains choix de réalisation. Etant fan de Wes Anderson, je n’ai pu qu’apprécier !

L’histoire des quatre premiers tomes de la saga est bien respectée dans son ensemble. On retrouve le caractère si particulier des différents personnages et ce qui fait leur originalité (ils sont, comme je l’ai dit plus haut, sublimés par le jeu des acteurs), ainsi que les nombreuses péripéties des romans. On ne s’ennuie pas, et je trouve que c’est une bonne idée d’avoir découpé les romans en deux épisodes : ça permet de proposer une adaptation fidèle et de ne pas couper trop d’éléments de l’intrigue. Un très bon point quand on est comme moi, c’est-à-dire à grincer des dents dès qu’il manque quelque chose ! J’ai donc hâte de voir comment sera adapté la suite.

J’ai aussi adoré le fait que la narration soit incluse dans les épisodes. Les romans de Lemony Snicket se caractérisent en partie par leur narrateur cynique et légèrement déprimant. Avoir gardé cet élément me fait très plaisir, surtout que Patrick Warburton, principalement connu pour sa carrière dans le doublage, joue à merveille ce narrateur si particulier.

Au final, j’ai été absolument conquise par cette adaptation de A Series of Unfortunate Events. J’ai déjà hâte de découvrir la suite en espérant qu’elle soit à la hauteur. Mes deux romans de la série (The Ersatz Elevator et The Austere Academy) n’ont pas encore été adaptés, alors je les attends avec énormément d’impatience. Je recommande cette série non seulement aux de la saga de Lemony Snicket, qui, je l’espère, l’apprécieront autant que moi, mais aussi à celles et ceux qui aiment les intrigues loufoques, les personnages décalés et les univers à part. Un énorme coup de cœur pour moi !  

Et voilà, c’est tout pour aujourd’hui ! J’espère que cette chronique vous plait, n’hésitez pas à me le faire savoir en commentaire, je vous réponds toujours avec plaisir ! J’aimerais vraiment savoir ce que vous avez pensé de cette première saison ! On se retrouve très vite pour un nouvel article, en attendant comme toujours, prenez soin de vous et lisez beaucoup ! :)

AnGee.

mardi 3 octobre 2017

Livroscope's Villains #1: Moriarty de Kim Newman.



Bonjour à tous et à toutes !

Je suis AnGee du Livroscope, j’espère que vous allez bien et que vous êtes prêts pour une nouvelle chronique ! Vous savez ce qui me rend heureuse ? Le fait que nous sommes enfin en Octobre et que nous allons donc pouvoir nous attaquer à ce que je préfère dans l’année : le mois Halloween ! Pour cette nouvelle édition, j’ai choisi de me focaliser sur un thème en particulier (un peu comme j’ai déjà pu le faire par le passé avec des numéros sur les vampires ou les sorcières). Et le thème de cette année sera les méchants, ou « villains » en anglais. Pendant un mois, nous nous pencherons sur le mal, la méchanceté, ceux qui conçoivent des plans machiavéliques grâce à leur intelligence sans pareille. Pour commencer, quoi de mieux qu’un méchant iconique : le célèbre Professeur Moriarty, ennemi juré de notre cher Sherlock Holmes ? J’ai récemment lu le roman Moriarty de Kim Newman, que je vous propose de découvrir aujourd’hui. En espérant que cette chronique vous plaise, je vous souhaite une bonne lecture ! :)

Le Livroscope’s Villains, rendez-vous Halloween !
Pour démarrer sur de bonnes bases, voici quelques informations concernant ce rendez-vous du mois. Depuis la création du blog, j’ai décidé de mettre Halloween à l’honneur chaque mois d’Octobre. Il s’agit de ma période préférée de l’année, alors pour la célébrer, je mets les petits plats dans les grands. Au programme, je vous proposerai dix chroniques consacrées cette année aux méchants, aux villains, aux bad guys. Il y aura de tout : du méchant culte, du livre, de la série télévisée, du cinéma… Bref, beaucoup de surprises sont à venir ! Je vous invite à découvrir mes précédents articles Halloween en suivant le lien ci-dessous !


Kim Newman, c’est qui ?
Vous le savez sûrement si vous avez l’habitude de suivre mes chroniques, j’aime commencer mes articles en présentant les auteurs du jour. Cependant, dans le cas de Kim Newman, nous ne sommes pas face à un inconnu mais bien à quelqu’un que nous connaissons déjà. En effet, j’ai déjà eu l’occasion de parler de lui lors d’un challenge portant sur les vampires auquel j’avais participé il y a quelques années : j’avais lu son célèbre roman Anno Dracula, un de mes coups de cœur encore à ce jour. Je vais donc éviter de me répéter et, à la place, je vous invite à aller consulter l’article que je lui avais consacré en suivant le lien ci-dessous !


Moriarty :
Résumé :
De retour de l’étranger après une périlleuse mission de chasse au cours de laquelle il a failli perdre la vie, le colonel Sebastian Moran tente de reprendre du poil de la bête à Londres. Une vieille connaissance le met en contact avec le tristement célèbre Professeur James Moriarty. Moriarty contrôle toute la puissante industrie du crime dans la capitale et ses environs et se distingue par son esprit incroyablement génial et calculateur. Terriblement intelligent, il va faire de Moran son bras droit. Ce dernier livre ici le récit de nombreuses aventures au cours desquelles il a assisté le professeur : vengeance, profit, ou juste pour prouver son génie, toutes les opportunités sont bonnes pour Moriarty…

Ce que j’ai pensé du livre :
A la sortie de Moriarty en librairies, j’étais très excitée à l’idée de me plonger dans ce roman et ce pour plusieurs raisons. Tout d’abord car, comme vous le savez, je suis une vraie fan de Sherlock Holmes. Tout ce qui touche donc à l’univers du héros d’Arthur Conan Doyle attire mon attention et il fréquent que je me lance dans la lecture de pastiches, hommages et autres livres à son sujet. Ensuite, j’ai avec les années développé une admiration pour Kim Newman, dont j’adore le style et l’imagination. La combinaison des deux me paraissait donc très prometteuse ! Alors lorsque j’ai pu enfin mettre la main sur le livre, je me suis embarquée confiante dans l’aventure pour un résultat… mitigé.

Tout n’est pas à jeter dans ce livre, je tiens à le préciser tout de suite. On y retrouve d’abord la célèbre imagination de Kim Newman, que j’appréciais déjà dans sa saga Anno Dracula. Même en partant de quelque chose de très connu (Dracula ou ici Sherlock Holmes), il parvient à réinventer tout un univers original et délirant. Ce n’est pas de la réécriture dans le sens classique du terme : s’il y a énormément d’influences holmésiennes dans ce roman, il va cependant plus loin et propose donc un Moriarty sauce Newman. 

Les amateurs de Sherlock Holmes se feront une joie de relever les multiples références à l’univers d’Arthur Conan Doyle. Titres des intrigues, personnages présents, éléments des histoires… Tout y passe ! Alors si vous êtes un fan du détective, ce livre risque de fortement vous intéresser, ne serait-ce que pour figurer dans votre collection ! Malheureusement pour moi, ces deux éléments n’ont pas été suffisants pour moi pour faire de cette lecture un vrai bon moment.

En lisant les premières pages, j’ai tout de suite senti que j’allais avoir un problème majeur pendant ma lecture : le style. Pourtant, comme je l’ai déjà dit, j’adore Kim Newman, je trouve qu’il écrit très bien et qu’il sait raconter des histoires parfaitement bien. Cependant, ici, les intrigues sont racontées par Sebastian Moran, présenté comme l’acolyte de Moriarty. Et pour donner vie à son narrateur, Newman utilise un ton et un vocabulaire assez particulier que je trouve trop décalé. On peut aimer, bien évidemment, mais dans mon cas j’ai été plus déroutée qu’autre chose, et pas dans le bon sens du terme. J’ai eu énormément de mal à accrocher au livre en partie à cause de cela.

J’ai aussi eu beaucoup de mal avec des éléments que j’ai trouvés plutôt « discordants » par rapport au caractère de Moriarty. Dans l’ensemble, j’ai assez bien aimé le personnage et sa façon de concevoir des plans, le fait qu’il soit très minutieux et aille toujours plus loin, mais j’ai été assez étonnée par certains points qui détonnent de l’image que j’avais de lui. Par exemple, le fait que Moriarty gère un réseau de prostitution ne me choque pas spécialement, c’est cohérent avec l’idée qu’il gère le crime londonien sous tous ses angles. En revanche, le fait que l’entrée de son bureau soit un bordel ou que des demoiselles viennent lui apporter du thé à poil, ça me parait trop… Too much. J’en sortais presque de l’intrigue tellement je trouvais ça trop gros.

En parlant des personnages, dieu que je n’ai pas aimé Sebastian Moran… Je l’ai trouvé ennuyant au possible. C’est un personnage très redondant, qu’on peut résumer à deux mots : la chasse. J’ai arrêté de compter le nombre de fois où la chasse est mentionnée. Là où Watson servait principalement à sublimer le personnage de Holmes en nous narrant ses histoires, Moran est ici tellement présent que Moriarty passe souvent au second plan. Ce qui est dommage : si je lis Moriarty, c’est pour y trouver, justement, Moriarty… 

Le livre contient de nombreuses histoires, qui peuvent se lire indépendamment les unes des autres. Il y a à boire et à manger. Certaines intrigues sont plutôt originales, comme lorsque Moriarty cherche à se venger de l’un de ses anciens disciples en lui faisant croire à l’existence de la vie sur Mars, ou celle mettant en scène la célèbre Irène Adler. Je pense qu’il s’agit de mes deux intrigues préférées, avec peut-être la « parodie » du chien des Baskervilles. En revanche, j’ai eu du mal avec les autres histoires, que je trouvais principalement longues et mal rythmées. Prendre une nouvelle de dix ou quinze pages et la transformer en une histoire de cinquante, ça implique de modifier et rajouter pas mal de choses, et j’ai malheureusement trouvé que ce n’était pas toujours réussi.

Au final, j’ai été assez déçue par ma lecture de Moriarty. Je m’attendais à quelque chose de très différent et aussi de nettement meilleur de la part de Kim Newman. Je suis assez sévère avec le livre, mais je le répète : tout n’est pas à jeter dans ce roman, il y a tout de même des points intéressants et de bonnes idées. Et ce n’est pas parce qu’il m’a déplu qu’il ne faut pas le lire : il risque de peut-être vous séduire plus que moi ! :)

Et voilà, c’est tout pour ce premier numéro du Livroscope’s Villains ! J’espère que cette thématique d’Octobre vous plaira et que vous avez apprécié cette chronique, n’hésitez pas à me laisser vos impressions en commentaire, je vous réponds toujours avec plaisir ! On se retrouve très vite pour un nouvel article, en attendant comme toujours prenez soin de vous et lisez beaucoup ! :)

AnGee.

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