dimanche 21 mai 2017

Edgar Allan Poe's Murder Mystery Dinner Party #5: Lady Susan & Other Works de Jane Austen.



Bonjour à tous et à toutes!

Je suis AnGee du Livroscope, j'espère que vous allez bien et que vous êtes prêts pour une nouvelle chronique! Aujourd'hui, c'est jeudi et (aucun rapport avec le jour de la semaine) il est temps de nous pencher sur le cinquième invité de la Murder Mystery Dinner Party organisée par Edgar Allan Poe. Après le russe Dostoïevsky, j'ai choisi de vous parler d'un personnage qu'on voit très peu dans la série mais que j'aime beaucoup: Jane Austen.  J'ai enfin eu l'occasion de me pencher sur un recueil que je souhaitais lire depuis longtemps: Lady Susan & Other Works. En espérant que cette chronique vous plaise, je vous souhaite une bonne lecture! :)

Edgar Allan Poe's Murder Mystery Dinner Party, c'est quoi?
Histoire de commencer cette chronique dans les formes, je tiens à vous présenter en premier lieu le Challenge ainsi que la web-série dont il est inspiré. Edgar Allan Poe's Murder Mystery Dinner Party est une web-série en onze épisodes, publiés sur Youtube entre août et octobre 2016. Il s'agit d'une création du collectif Shipwrecked, fondé par Sean et Sinead Persaud, frère et soeur, qui ont déjà travaillé sur des projets comme The Tell-Tale Vlog, Kissing in the Rain ou encore I Ship It, dont j'ai parlé il y a quelques mois. Cette web-série raconte la désastreuse soirée organisée par Edgar Allan Poe pour ses copains auteurs (H.G Wells, Hemingway, ou encore Mary Shelley) qui se transforme en huis-clos meurtrier. J'ai tellement aimé cette série que j'ai décidé d'en faire un Challenge: chaque mois pendant un an, je vous présenterai un auteur présent dans la série ainsi qu'un de ses livres. Je vous invite aussi à jeter un oeil au premier épisode d’Edgar Allan Poe's Murder Mystery Dinner Party.



Jane Austen, c'est qui?
Vous le savez si vous connaissez un peu mes chroniques, j'ai pour habitude de les démarrer avec une petite présentation de l'auteur du jour. Cependant, Jane Austen est un cas un peu particulier car il s'agit d'une habituée parmi les habitués. J'ai souvent eu l'occasion de parler de ses romans ou d'oeuvres qui s'en inspirent et donc de vous parler d'elle. Je vais éviter alors éviter de me répéter et vous laisser retrouver les articles précédemment écrits à son sujet en lien ci-dessous!


Lady Susan & Other Works:
Présentation du recueil:
Publié chez Wordsworth Classics, une collection de classiques à petits prix, Lady Susan & Other Works compile des oeuvres peu connues du public et rédigées par Jane Austen. La célèbre auteure de Pride & Prejudice, Persuasion ou encore Emma a toujours aimé écrire mais n'a pas forcément achevé ou publié tout ce qu'elle a rédigé. Dans ce recueil, on retrouve par exemple des débuts de romans, des ébauches de textes, mais aussi de courts romans épistolaires comme Love & Freindship (oui, comme ça) et Lady Susan. Son roman The Watsons, qu'elle n'a jamais achevé, termine le recueil. Et, petite pépite, on retrouve aussi une histoire des rois d'Angleterre avec des portraits à la sauce Austen!

Focus sur quelques oeuvres importantes:
Comme le recueil comprend énormément de textes différents et qu'il me sera donc difficile de tous vous les présenter, j'ai décidé de me focaliser sur quatre d'entre eux: l'histoire des rois d'Angleterre; The Watsons; Love & Friendship et Lady Susan.
Lady Susan et Love & Freindship partagent des caractéristiques communes, dont le plus visible est leur caractère de roman épistolaire. Ce genre, aujourd'hui un peu démodé, était assez populaire à l'époque de Jane Austen. Il n'est donc pas surprenant que la romancière teste ce genre bien particulier. On découvre donc les lettres écrites par différentes personnages, avec toujours le mariage comme thématique centrale. Love & Freindship se veut cependant parodique de textes de l'époque. Petite anecdote: le film Love & Friendship sorti il y a quelques mois n'est pas une adaptation du texte éponyme de Jane Austen mais bien de Lady Susan!
The Watsons, quant à lui, est un roman que Jane Austen aurait commencé d'écrire aux débuts des années 1800. Un projet qui comportait des thématiques chères à l'auteure, comme la famille, la différence des statuts ou encore le mariage (des ressemblances sont à noter entre ce livre et, plus tard, Pride & Prejudice). Néanmoins, elle n'ira pas jusqu'au bout du roman, probablement à cause de la mort de son père. 
Enfin, je voulais mentionner cette fameuse présentation de quelques unes des rois d'Angleterre, assez méconnue mais que j'ai énormément aimée. Avec des illustrations de Cassandra, sa soeur dont elle était extrêmement proche, Jane Austen nous propose des portraits de célèbres monarques anglais. Ce ne sont pas les présentations les plus historiquement correctes mais elles sont cependant pimentées par la plume toujours fine et drôle de l'auteure. Un côté qu'on ne lui connait pas forcément, mais qui plaira à ses lecteurs!

Des thèmes récurrents chez Jane Austen:
Dans mes précédents articles sur Jane Austen et son oeuvre, j'ai souvent mentionné le fait que l'on retrouvait des thèmes récurrents dans ses romans. En plus de ses personnages mémorables et de sa plume très particulière, l'utilisation de ces thèmes constitue l'une des raisons de son succès encore vivace. Et ce recueil montre une fois de plus que même dans ses oeuvres de jeunesse ou dans ses écrits non aboutis, des sujets restent majeurs.
Je me dois par exemple de mentionner l'importance des personnages féminins: la plupart (si ce n'est tout) des textes présentés ici a pour personnage principal une femme. Ils portent d'ailleurs souvent le nom de ces héroïnes, insistant ainsi sur le caractère important de leur présence dans le roman. 
La famille apparaît aussi comme un thème important, et plus particulièrement les fratries. On retrouve des soeurs en concurrence pour se marier dans plusieurs histoires, ce qui n'est pas sans rappeler l'intrigue de Pride & Prejudice, dans lequel le mariage joue un rôle capital pour les soeurs Bennet. C'est dans The Watsons qu'on retrouve le plus, je trouve cette importance du cercle familial.
On peut également citer le mariage, évidemment, comme thème récurrent, que ce soit dans ses romans ou même dans sa petite histoire des rois anglais: elle y fait en effet souvent référence aux épouses des différents rois qu'elle présente. 
Pour conclure sur ces thématiques, je tenais à mentionner la question du statut social. C'est un thème que l'on retrouve dans les romans de Jane Austen, par exemple dans Persuasion où la différence de statut gêne un mariage. Mariage et richesse sont d'ailleurs souvent liés, puisque les jeunes filles prennent en compte tout autant leurs sentiments pour leur parti que leur position sociale et financière...

Ce que j'ai pensé du livre:
Depuis le temps que je vous parle de Jane Austen, vous l'avez compris: c'est une auteure que j'affectionne particulièrement et dont les livres sont souvent pour moi des coups de coeur. Même si j'ai lu la majeure partie de ses romans, il reste cependant quelques ouvrages que je n'ai pas encore eu l'occasion de découvrir. C'est le cas par exemple de Lady Susan et lorsque je suis tombée sur ce recueil, je me suis dit que c'était l'occasion parfaite pour enfin le lire. Avec, au passage, la possibilité de me plonger dans d'autres écrits de l'auteure.


Ce recueil a été pour moi une belle découverte, et ce pour plusieurs raisons. Tout d'abord, comme beaucoup de fans de Jane Austen, je ne me lasse pas de sa plume, au point de relire fréquemment ses romans avec la même sensation de plaisir que la première fois. Alors pouvoir découvrir des textes que je ne connaissais pas encore, c'est formidable.

On se rend compte avec ce recueil que Jane Austen avait une imagination débordante. Si son oeuvre finale est assez courte, on se rend compte qu'elle a travaillé en réalité sur de nombreux projets très variés. C'est même dommage qu'elle ne soit pas allée au bout de certains textes que l'on découvre ici, car on aurait certainement passé un excellent moment!

Ce recueil est également l'occasion de réaliser avec plus de force encore à quel point certaines thématiques lui sont véritablement chères. J'ai mentionné plus haut de nombreux points, comme le mariage, les héroïnes et compagnie, et j'ai aimé retrouver tout cela dans ce recueil.

Mais c'est aussi la variété des textes que j'ai trouvée surprenante. Je connaissais son travail épistolaire pour avoir déjà eu l'occasion de lire Love & Freindship mais je l'ai redécouvert avec Lady Susan. Vous l'aurez également compris en lisant l'article, j'ai particulièrement aimé son histoire des rois anglais que j'ai trouvé très divertissante. J'ai été séduite par son humour et son piquant. 

Cependant, je ne conseillerai pas ce livre à tout le monde. En effet, je pense que si vous n'avez jamais eu l'occasion de lire du Jane Austen, vous risquez de ne pas apprécier ce recueil autant que quelqu'un qui est déjà fan de l'auteure. En revanche, si vous aimez Jane Austen et que vous en voulez encore, n'hésitez pas!

Et voilà, c'est tout pour aujourd'hui! J'espère que cette chronique vous plait, n'hésitez pas à me le faire savoir en commentaire! On se retrouve très vite pour un nouvel article, en attendant comme toujours prenez soin de vous et lisez beaucoup! :)

AnGee.

mardi 16 mai 2017

Cycle Robots, Tech & Stuff #3: Minority Report de Steven Spielberg (2002).



Bonjour à tous et à toutes!

Je suis AnGee du Livroscope, j'espère que vous allez bien et que vous êtes prêts pour une nouvelle chronique! Après vous avoir présenté une grosse déception il y a quelques jours, j'ai décidé de nous changer les idées avec un petit film pour notre cycle Robots, Tech & Stuff. Le mois dernier, je vous avais parlé de Signs, sorti en 2002, et, coïncidence, le film que j'ai choisi de vous présenter aujourd'hui date également de 2002. Il s'agit de Minority Report, film réalisé par Steven Spielberg et dans lequel on retrouve le célèbre Tom Cruise. En espérant que cette chronique vous plaise, je vous souhaite une bonne lecture! :)

Le Cycle Robots, Tech & Stuff, c'est quoi?
Pour commencer cette chronique, je trouve important de vous parler un peu du cycle Robots, Tech & Stuff qui va nous accompagner dans les prochains mois. Depuis plusieurs années maintenant, j'ai décidé de me lancer dans des cycles cinéma, à raison d'un film par mois, afin de diversifier un peu le contenu de ce blog et aussi d'améliorer ma culture cinématographique. J'essaie à chaque fois de trouver un thème pour ces cycles, que ce soit un acteur, un réalisateur ou un fil rouge plus généraliste. C'est cette fois la science-fiction qui nous intéressera, avec sept films mettant en scène des robots, des technologies innovantes et la possibilité d'un futur à la fois novateur et effrayant. Si vous souhaitez (re)lire mes précédentes chroniques cinéma, je vous invite à suivre le lien ci-dessous!


Steven Spielberg, c'est qui?
Minority Report, le film qui nous intéresse aujourd'hui, a été réalisé par le célèbre Steven Spielberg. Le réalisateur, qui a fêté ses 70 ans il y a quelques mois, est né en 1946 dans l'Ohio. Il se passionne depuis toujours pour le cinéma et fait ses premiers pas de réalisateur avec la caméra familial. En parlant de famille, il sera très profondément marqué par le divorce de ses parents, et le thème de la famille et notamment de la paternité reviendra par la suite très souvent dans ses oeuvres. Steven Spielberg est connu pour avoir travaillé sur des films extrêmement cultes du cinéma des années 80 et 90 et on le considère, avec George Lucas, comme l'un des pères du blockbuster. On le retrouve par exemple à la réalisation de films comme Jurassic ParkHook ou encore Indiana Jones, mais aussi sur des projets comme La Liste de Schindler, qui montre qu'il a plus d'une corde à son arc. Il s'est fait plus discret ses dernières années mais continue de travailler sur des projets comme, récemment, l'adaptation du Bon Gros Géant de Roald Dahl.

Minority Report:
Résumé:
2054. Washington. Le taux de criminalité de la ville est incroyablement bas et ce grâce à PreCrime, la police chargée de capturer les criminels avant qu'ils ne puissent passer à l'acte. C'est grâce à des prémonitions données par des "precogs" que ces crimes peuvent être empêchés. John Anderton, chef de l'unité, est un de ses meilleurs agents. Mais sa vie bascule lorsqu'une prémonition le concernant apparait: dans 36, il va tuer un homme qu'il ne connait pas. John décide de s'enfuir avec l'une des precogs, Agatha, pour tenter d'échapper à ses collègues et de découvrir comment empêcher cet événement... 

Quelques informations sur le film:
En 1990 sort sur grand écran le film Total Recall, avec Arnold Schwarzenegger et adapté d'une histoire de Philip K. Dick, célèbre auteur de Science-Fiction né en 1928 et mort en 1982. Le film connait un beau succès au box-office et un projet de suite voit rapidement le jour avec l'idée d'adapter Minority Report, autre nouvelle de l'auteur. Cependant, les années passent et le film reste à l'état d'embryon. Steven Spielberg et Tom Cruise, qui souhaitent travailler ensemble, récupèrent le projet qu'ils décident de remanier pour ne pas en faire une suite de Total Recall, mais il est encore un peu retardé en raison des calendriers de chacun. Au final le tournage démarre enfin en Mars 2001 et s'achève quelques mois plus tard. Comme le film se passe dans un futur assez proche, un effort tout particulier a été réalisé pour proposer un futur aussi réaliste que possible, afin de le rendre crédible pour le spectateur.
Le casting est tenu par Tom Cruise dans le rôle de John Anderton. Il est accompagné de Colin Farrell dans celui de Danny Witwer, chargé de retrouver Anderton. Samantha Morton, connue pour Elizabeth: The Golden Age, joue l'une des precogs, Agatha. 
Non seulement grâce à la présence de Spielberg à la réalisation et de Tom Cruise (alors au top du top de sa popularité) mais aussi grâce à son histoire, le film devient rapidement un joli succès au box office, rapportant près de 360 millions de dollars pour un budget de 100 millions. Ce succès se confirme ensuite par les ventes de DVD: à l'époque, le DVD est très à la mode, et les ventes de Minority Report sur ce format confirme son statut de film à succès. Il sera également nominé et récompensé à plusieurs reprises lors de cérémonies et festivals de cinéma. 
Je vous laisse quelques images ci-dessous pour que vous puissiez vous rendre compte de ce à quoi le film ressemble!



Empêcher le crime, une obsession du futur... Et du passé:
Les premières minutes du film suffisent à nous faire comprendre immédiatement l'un des enjeux les plus importants de l'intrigue: la détection du crime.
Si faire baisser le taux de criminalité est une priorité de beaucoup de pays aujourd'hui, la Science-Fiction regorge aussi d'exemples où cette thématique est priorité. Il n'est pas rare que des livres ou films de SF se déroulent dans un univers lié de près ou de loin avec la police. Citons quelques exemples: Blade Runner, film sorti en 1982, se penche sur un ancien policier qui chasse des androïdes. D'ailleurs, Blade Runner n'est autre qu'une adaptation assez libre d'un des livres les plus connus de Philip K. Dick, Les androïdes rêvent-ils de moutons électriques?, dont l'intrigue est similaire. Ghost in the Shell, manga et films, s'intéressent à une héroïne travaillant dans la police. Minority Report est donc un autre exemple de cet intérêt de la SF pour le crime, et ici plus particulièrement de sa prévention: grâce aux prémonitions, on peut empêcher le crime avant qu'il soit commis, une méthode révolutionnaire.
Mais si parvenir à empêcher le crime est effectivement révolutionnaire, l'idée ne l'est cependant pas tellement. En remontant un peu l'histoire, on se rend en effet compte que certains penseurs et scientifiques essayaient de trouver un moyen de prévoir le crime. Un bon exemple de ça, c'est Cesare Lombroso, un italien né en 1839 qui développe l'hypothèse que les traits du visage contiendraient des indicateurs montrant si une personne peut être un criminel ou non. Les tatouages sont aussi pour lui un signe. D'autres théories, comme la phrénologie de l'autrichien Gall et popularisée ensuite en Angleterre par George Combe, cherchent au début du 19ème siècle à trouver dans la forme du crâne des indicateurs liés au vol, au meurtre ou autres tendances criminelles...Comme quoi le crime est une affaire de passé, de présent et de futur!

Ce que j'ai pensé du film:
Minority Report est sorti en 2002, alors que je n'avais que 10 ans. Je ne suis pas allée voir le film au cinéma mais je me souviens en revanche de son succès. Beaucoup de médias parlaient du film et il marchait très bien. C'est quelques années plus tard que j'ai pu le regarder, en DVD, sans grande conviction d'abord (j'ai eu une phase où je n'aimais pas trop Tom Cruise et à l'époque je n'étais pas spécialement fan de Science-Fiction. Comme quoi, tout arrive) puis j'ai été comme happée par l'intrigue. Aujourd'hui, je pense sincèrement que Minority Report a été  LE film qui m'a fait aimer la SF.



La grande force du film est pour moi son intrigue absolument prenante et captivante. Le film dure un peu plus de deux heures et ce sont deux heures qu'on ne voit absolument pas passer. Que ce soit lors de mon premier visionnage ou lorsque j'ai revu le film par la suite, il m'a été impossible de m'ennuyer! Il y a beaucoup d'action, beaucoup de rythme, un mélange équilibré entre course poursuite et intrigue... Bref, rien à redire.

Je suis également très sensible à l'univers de Philip K.Dick. J'ai bien conscience qu'il s'agit d'une adaptation assez lâche de son histoire, tout comme Blade Runner l'est de Les androïdes rêvent-ils de moutons électriques?, mais j'ai toujours été attirée par ses oeuvres et il est sans conteste l'un de mes auteurs préférés du genre. Voir son travail à l'écran me fait toujours plaisir.

Les personnages ont un côté un peu clichés et on identifie vite qui va jouer quel rôle dans l'intrigue. Néanmoins, malgré un aspect légèrement caricatural, les acteurs parviennent à livrer des performances solides et qui contribuent à faire tenir le film debout. Tom Cruise est un acteur que j'aime toujours beaucoup dans ses films d'action car on sent qu'il est à fond, et c'est le cas ici. Colin Farrell est top mais c'est normal, c'est Colin. Les seconds rôles sont aussi très bons.

J'ai mentionné plus haut que le film cherchait à proposer une vision du futur assez réaliste et ça s'en ressent vraiment dans le résultat final. Le monde futuriste que Spielberg nous fait voir me parait crédible, on se dit qu'un truc pareil peut exister un jour. Il y a des gadgets, des machins qui clignotent et des trucs qui font dire "wooow la classe", mais ça ne me parait pas impossible à créer un jour. J'aime aussi l'esthétique assez "bleutée" de Minority Report, ça donne une identité très visible au film.

Vous l'aurez compris, Minority Report est un film que j'aime énormément. J'ai eu l'occasion de le revoir plusieurs fois et je le recommande souvent lorsqu'on me demande un film sympa à regarder. C'est avec Minority Report que je suis vraiment tombée dans la SF et que j'ai pu découvrir tout un tas d'auteurs qui comptent aujourd'hui parmi mes préférés, Philip K. Dick en tête. Alors si vous ne l'avez pas encore vu, n'hésitez pas à y jeter un oeil!

Et voilà, c'est tout pour aujourd'hui! J'espère que cette chronique vous plait, n'hésitez pas à me le faire savoir en commentaire! Je vous réponds toujours avec plaisir! On se retrouve très vite pour un nouvel article, en attendant comme toujours prenez soin de vous et lisez beaucoup! :)

AnGee.

dimanche 14 mai 2017

PotterOscope: Fangirl de Rainbow Rowell.




Bonjour à tous et à toutes!

Je suis AnGee du Livroscope, j'espère que vous allez bien et que vous êtes prêts pour une nouvelle chronique! On se retrouve aujourd'hui pour parler ensemble d'un livre que j'ai lu récemment et dont je me suis dit qu'il irait très bien dans un article PotterOscope, mon rendez-vous autour du célèbre sorcier à lunettes de J.K Rowling. Ce livre, c'est le roman Fangirl de Rainbow Rowell, dont vous aurez déjà entendu parler si vous suivez un peu la blogosphère française. En espérant que cette chronique vous plaise, je vous souhaite une très bonne lecture! :)

Le PotterOscope :
Si vous tombez sur le blog pour la première fois ou que vous découvrez le PotterOscope, laissez-moi vous donner quelques informations sur ce rendez-vous, que j’ai mis en place il y a quelque temps sur le blog. Grande passionnée d’Harry Potter, j’ai décidé de consacrer un peu de place chaque mois à cette saga qui a bercé mon enfance. Le principe est simple : à chaque numéro du PotterOscope, je vous propose de découvrir une œuvre (livre, film, série) ou un événement (une exposition, par exemple) en rapport avec le monde magique de J.K Rowling. Et pour rendre cette chronique encore un peu plus sympa, j’y ajoute aussi une présentation d’un Potterhead. Si vous souhaitez être interviewé et participer à un prochain PotterOscope, n’hésitez pas à me contacter soit par commentaire, soit par mail à livroscope@gmail.com. Je vous laisse ci-dessous un lien vers les précédentes éditions ! :)


Rainbow Rowell, c'est qui?
Aujourd'hui, nous nous intéressons au roman Fangirl, dont l'auteure n'est autre que Rainbow Rowell, un nom qui évoquera certainement des choses à certains d'entre vous. Née en 1973, Rainbow Rowell a d'abord longtemps travaillé dans la presse avant de s'orienter vers le monde publicitaire. Elle écrit de la fiction à côté de son travail et publie son premier roman en 2011. Mais c'est en 2013 qu'elle connait un succès foudroyant avec la sortie de deux romans Young Adult: Eleanor & Park et Fangirl. Rowell, qui vit dans le Nebraska avec son mari et ses deux enfants, a depuis publié d'autres histoires. Si vous souhaitez en savoir plus à son sujet, je vous invite à suivre le lien ci-dessous, qui vous mènera à son site internet!


Fangirl:
Résumé:
Cath et Wren sont jumelles et rentrent à la fac. Pour la première fois de leur vie, les deux jeunes filles vont vivre séparées, car Wren a envie de découvrir cet univers seule, de son côté. Cath atterrit donc dans une chambre avec une collocataire un peu folle, Reagan, toujours flanquée de Levi. Pour survivre au monde impitoyable de la fac, Cath peut heureusement compter sur son héros de toujours: Simon Snow, personnage phare d'une série de romans se déroulant dans un monde magique. Elle ne se contente pas de lire ses aventures et de connaître les films sur le bout des doigts. Non, Cath écrit aussi depuis de nombreuses années des fanfictions, dont celle en cours, Carry On, rencontre un véritable succès sur la toile... Arrivera-t'elle à tout concilier? Parviendra-t'elle à se faire au monde universitaire?  

Quel rapport avec Harry Potter?
Mais AnGee, quel rapport entre Fangirl et Harry Potter? Vous vous posez peut-être cette question. Et même si vous ne vous la posez pas, et bien je vais y répondre quand même. 
J'ai choisi de vous présenter Fangirl dans le cadre du PotterOscope tout simplement parce que le personnage de Simon Snow, si important dans la vie de Cath, n'est autre qu'un héros dérivé d'Harry Potter. On retrouve en effet entre la saga de J.K Rowling et celle fictionnelle présentée dans Fangirl plusieurs points communs. Tout d'abord, le nom de l'auteure de Simon Snow évoque un peu celui de J.K Rowling: Gemma T. Leslie, avec ces deux prénoms. Ensuite, Simon Snow est dérivé sur plusieurs tomes, huit au total, et raconte l'histoire d'un héros magicien avec ses copains magiciens, alors qu'il doit affronter une terrible force obscure, le tout en étudiant dans une école de magie. Est-ce que ça vous rappelle quelque chose? 
On retrouve de nouvelles ressemblances entre les deux sagas dans le fait que les deux se sont retrouvées adaptées au cinéma, et ont donné naissance à une flopée d'objets dérivés. Et aussi, n'oublions pas cette ressemblance capitale: la Fanfiction!

Ce que j'ai pensé de Fangirl:
Comme beaucoup de gens, j'ai entendu parler de Rainbow Rowell pour la première fois à la sortie d'Eleanor & Park, un roman qui a fait beaucoup de bruits et dont tout le monde et son chien a parlé. Néanmoins, je n'ai pas encore eu l'occasion de le lire, mais je m'étais promis de découvrir le monde de Rainbow Rowell dès que possible. En tombant récemment sur Fangirl, autre livre dont on a énormément parlé, dans un vide-grenier pour trois euros, je me suis dit que c'était l'opportunité parfaite pour enfin m'y mettre. Après tout, avec un livre aussi populaire, je ne risquais pas grand chose, hein? Oh boy. 

J'ai donc une bonne et une mauvaise nouvelles à vous annoncer. Commençons par la mauvaise: je n'ai pas aimé du tout, mais alors PAS DU TOUT, Fangirl. Et bonne nouvelle: je vais vous expliquer pourquoi, dans l'espoir de ne pas me prendre des cailloux et des retours de flamme. 

Penchons nous d'abord sur le style de Rainbow Rowell. Si globalement, c'est plutôt fluide et que ça se lit assez bien, j'ai tout de même eu énormément de mal à accrocher à sa façon d'écrire et ce pour deux raisons. Tout d'abord, je ne suis pas sûre que le choix de la troisième personne soit vraiment judicieux pour ce genre d'histoire: je pense que la première personne nous aurait permis de nous sentir plus proches de Cath et de ses problèmes. La troisième personne crée ici une distance avec cette héroïne que je trouve un peu dommage. C'est un point assez secondaire, je vous l'accorde, et qui a surtout à voir avec le feeling personnel. En revanche, un truc que j'ai réellement trouvé ennuyant, c'est le fait que tout est écrit de la même façon. Je m'explique: nous avons 1) l'intrigue par Rainbow Rowell racontant la vie de Cath. Cette intrigue est entrecoupée de passages 2) de Simon Snow par Gemma T. Leslie, 3) fanfictions diverses par Cath, 4) fancfictions diverses par Cath ET sa soeur jumelle. Pourtant, ces quatre éléments sont écrit exactement de la même façon, sans changement de style. Je n'ai pas l'impression que Rainbow Rowell a cherché à créer une identité d'auteur à Gemma ni à Cath...

En parlant des personnages, j'ai été très agacée par leur côté très unidimensionnel. On peut presque tous les résumer à une phrase ou un trait de caractère. Wren: soeur jumelle de Cath, qui sort trop en soirée. Reagan: colocataire blasée de Cath. Nick: obsédé par l'écriture. Voilà, en gros. Le seul que j'ai trouvé un temps soit peu intéressant, c'est Levi, dont le côté foufou et dévoué me plait beaucoup. Il met un peu de piment dans l'intrigue, et heureusement! Pour ce qui est de Cath, je pensais que ce serait le personnage que j'apprécierais le plus, car j'ai des tas de points communs avec elle (un côté fangirl indéniable, une passion pour l'écriture, un sens prononcé de la famille...) mais au final je me suis sentie à des années lumières de cette jeune fille.

Maintenant, l'intrigue. Commençons par un point positif: j'ai plutôt bien accroché avec le début, très dynamique, qui met dans l'ambiance. J'avais très envie de suivre Wren et sa soeur à l'université. Un bon point donc. Mais (comme vous vous en doutez, il y a un "mais") j'ai malheureusement vite décroché. Qu'est-ce que ça patine... Le rythme est très bancal et l'intrigue est construite de façon étrange. Le début est assez intense car il se passe des tas de choses, Rainbow Rowell met en place des tas de sous intrigues: Wren et sa soeur séparées, Reagan et Levi, la colocation, Carry On, le cours avec Nick, les dates à la bibliothèque, le père des jumelles, la mère des jumelles... Et puis Rainbow Rowell se met à mettre de côté des choses pour les ressortir de façon un peu surprenante, d'un coup, comme d'un chapeau magique. Nick, par exemple, est capital au début du livre. Puis magie! Il disparait pendant 100, 150 pages, pour surgir à nouveau alors qu'on avait complètement oublié son existence.

D'autres points de l'intrigue me paraissent d'ailleurs très mal exploités, si ce n'est pas inutiles. Le meilleur exemple est pour moi la relation entre la mère de Cath et Wren et celles-ci. On sent que Cath a très mal vécu le départ de sa mère et que c'est pour elle un enjeu important. Tout ça pour qu'elles se retrouvent face à face dans la scène la moins intense de l'histoire de l'humanité... 

Enfin, je souhaite finir cet avis on ne peut plus négatif par quelque chose que j'ai trouvé très dérangeant pendant ma lecture: deux petites remarques, probablement pensées sur le ton de la rigolade par les personnages, sur le viol. Il me semble que c'est à la page 64 de l'édition grand format de chez Milady. Cath commence par dire que "les violeurs ne s'en prennent pas aux filles qui ont l'air sûre d'elles" (c'est quoi cette théorie???), suivie de Reagan qui lui répond "Si tu te fais violer, ce sera de ma faute et je n'ai pas le temps pour la culpabilité aujourd'hui". J'ai bugué sur chacune de ces phrases pendant au moins dix minutes. Déjà parce que le viol, ça ne me fait pas rire, et qu'en plus de ça c'est le truc le plus "insensible" envers les victimes de viol que j'ai pu lire depuis longtemps. Je ne comprends vraiment pas. On me dira peut-être que je m'offusque de rien, mais franchement, j'ai été très choquée par ce passage. 

En bref, j'ai été vraiment déçue par ma lecture de Fangirl. Je ne pense pas lire Eleanor & Park du coup, de peur d'être également dépitée par ce roman. Néanmoins, comme toujours, ce n'est pas parce que je n'ai pas aimé un roman que vous ne l'aimerez pas non plus: Fangirl a été énormément plébiscité, alors qui sait, peut-être que vous l'apprécierez également!

Le Potterhead du mois:
Et oui, c'est de retour: le Potterhead du mois! Après quelques mois de pause je relance le questionnaire. Et j'ai décidé de m'y coller, et oui, pour ce mois-ci. J'ai rédigé le questionnaire mais je n'ai jamais répondu, même dans ma tête, à certaines des questions. Je rappelle que vous pouvez également participer en m'envoyant un petit message sur ma page Facebook ou par mail (livroscope@gmail.com). 

Fiche d’identité :
Prénom ou pseudo : AnGee.

Âge : 24, bientôt 25!

Site internet, page Facebook ou Instagram : Vous connaissez le blog, puisque vous êtes dessus, la page Facebook est listée ci-dessous, et pour celles et ceux qui voudraient me retrouver sur Instagram, il vous suffit de chercher thatgirlreadingbooks! :)

La maison à laquelle tu appartiens : Plus petite j'étais attirée par les Gryffondor, parce que je trouvais que c'était la classe. Mais chaque quizz, dont celui de Pottermore, me place chez les Serdaigle. Et au final c'est une maison qui me va très bien et dont je suis fière!

Ton Patronus : GRANDE SURPRISE pour ceux qui me connaissent: le chat ^^.

Harry Potter et toi :
Comment as-tu découvert Harry Potter ? J'ai découvert Harry Potter quasiment au tout début, lorsque le second tome venait de paraître. On commençait à beaucoup en parler en France et on me l'avait conseillé à la bibliothèque. Cependant, comme je suis une grosse tête de mule, j'avais d'abord refusé de le lire. Et c'est lorsque j'ai tanné ma mère pour avoir un sac Harry Potter pour la rentrée, alors que je n'avais même pas voulu ouvrir un roman, que je m'y suis mise pour de bon!

Ton personnage préféré ? Très difficile de choisir un personnage en particulier. J'ai un top cinq qui fluctue assez régulièrement, avec McGonagall, Hermione, Drago, Sirius et Remus. 

Ton livre préféré ? Alors là, en revanche, choix facile: Le prisonnier d'Azkaban! C'est le roman pour moi qui amorce vraiment la seconde partie de la saga. On y retrouve des éléments capitaux pour la suite, et surtout c'est le tome où on découvre Remus et Sirius!

Ton moment préféré dans la saga ? Je pensais qu'il serait difficile d'en choisir un en particulier tellement j'ai aimé de choses mais le premier moment auquel j'ai pensé, c'est lorsqu'Hagrid annonce à Harry qu'il est un sorcier. C'est purement magique, c'est là que tout change!

Une citation que tu apprécies dans la saga :
J’aurais pensé que j’aurais du mal à en choisir une, mais en fait ma citation préférée me vient tout de suite en tête :
"Is it true that you shouted at Professor Umbridge?"
"Yes," said Harry.
"You called her a liar?"
"Yes."
"You told her He Who Must Not Be Named is back?"
"Yes."
Professor McGonagall sat down behind her desk, frowning at Harry. Then she said, "Have a biscuit, Potter."

As-tu une collection en rapport avec Harry Potter ?
Je possède une assez jolie collection d’objets en lien avec Harry Potter. En plus des DVDs et des livres en français et en anglais, j’ai aussi les autres livres de J.K Rowling autour de la saga, des figurines Funko Pops, de nombreux posters et également pas mal de coupures de presse. J’achète assez souvent des objets en rapport avec Harry Potter. Mes derniers achats en date : un super tote bag et un badge Luna Lovegood de chez Mab Alouette, une boutique que je vous recommande chaudement !

Si tu pouvais posséder un objet tiré de l’univers, que choisirais-tu ?
C’est une question difficile car l’univers d’Harry Potter compte énormément d’objets géniaux. Je pense en premier lieu à la Pensine, car je suis souvent vite débordée par mes idées et la Pensine me permettrait de me vider un peu la tête parfois !

Sorting Hat/Choixpeau
Fred ou George ?
Je suis vraiment fan des jumeaux et de leur sens de l’humour. Néanmoins, en raison de ce qu’il se passe dans le dernier tome, que je ne vais pas vous spoiler, je vais choisir George.

Pré-au-Lard ou Chemin de Traverse ?
Huuum, difficile, car les deux me font rêver. Je choisis cependant Pré-au-Lard simplement à cause d’Honeydukes : j’ai toujours rêvé d’y aller et je suis sûre que j’y passerais un temps fou si c’était possible !

Rogue ou McGonagall ?
Moi je suis Team McGonagall. C’est vraiment le professeur qui a le plus de classe selon moi, et je suis fan de ses répliques. De plus, je pense que Maggie Smith était la personne parfaite pour l’incarner au cinéma.



La cape d’invisibilité ou le Polynectar ?
Je pense que je choisirais la cape d’invisibilité pour pouvoir disparaître dès que j’en ai envie. J’ai souvent tendance à être mal à l’aise en société, donc je suis sûre que cet object me serait particulièrement utile !

Et voilà, c’est tout pour aujourd’hui ! J’espère que cette chronique vous plait, n’hésitez pas à me le faire savoir en commentaire ! On se retrouve très vite pour un nouvel article, en attendant comme toujours prenez soin de vous et lisez beaucoup ! :)

AnGee.


mercredi 10 mai 2017

Deadpool V Gambit: The V is for VS.



Bonjour à tous et à toutes!

Je suis AnGee du Livroscope, j'espère que vous allez bien et que vous êtes prêts pour un nouvel article! La semaine avance doucement et pour se motiver, quoi de mieux qu'un petit comics? Le mois dernier, je vous ai présenté un tome mettant en scène une équipe 100% féminine des X-Men, avec entre autres Tornade, Rogue ou encore Kitty Pride. Cette fois, c'est à deux protagonistes masculins de cette même équipe de superhéros que nous allons nous intéresser: mon chouchou Deadpool et mon autre chouchou Gambit, associés tous les deux dans Deadpool V Gambit: The V is for VS. En espérant que cette chronique vous plaise, je vous souhaite une bonne lecture! :)

Deadpool et Gambit, c'est qui?
Tout comme le mois dernier où je vous avais présenté les différents membres de l'équipe féminine que l'on découvrait dans X-Men Evolution, je vous propose pour démarrer cet article de nous pencher un peu sur les deux fous qui nous attendent dans Deadpool V Gambit. Je ne pense pas qu'il soit vraiment nécessaire de vous présenter Deadpool, déjà star de plusieurs chroniques sur le blog. En revanche, c'est la première fois que Gambit fait son apparition. Gambit, de son vrai nom Remy Etienne LeBeau, est un personnage relativement récent de l'univers X-Men, puisqu'il fait sa première apparition en 1990. Il a été crée par Chris Claremont et Jim Lee et est depuis devenu un personnage assez incontournable et populaire. Gambit est un mutant capable de créer et manipuler de l'énergie kinétique. Il se sert souvent d'objets, le plus souvent des cartes à jouer (on l'associe souvent à ces cartes) dont il se sert ensuite comme projectiles. Gambit est également connu pour 1) être de Louisiane, 2) être le boyfriend de Rogue. Je vous laisse ci-dessous les précédentes chroniques mettant en scène Deadpool!


Deadpool V Gambit: The V is for VS:
Résumé:
D'un côté, nous avons Deadpool, fou furieux immortel en costume rouge et noir, roi de la punchline et du brisage de quatrième mur (et accessoirement de noix). De l'autre, l'élégant Gambit, un peu tombeur, un peu cajun, un peu bagarreur. Que se passe-t'il lorsque les deux mutants s'associent pour travailler ensemble sur des contrats? Et bien ça donne une histoire complètement explosive où rien ne se passe jamais comme prévu... 

Des aventures explosives:
Dans ce hors-série des All-New X-Men, on retrouve une aventure complète mettant en scène l'association surprenante et pourtant terriblement efficace Deadpool-Gambit. Le comics commence très fort car dès les premières cases, les deux camarades se retrouvent à enfiler des tenues d'autres superhéros (Spiderman et Daredevil pour ne pas les citer) avant de se mettre sur la tronche.
Et cette première baston n'est que la première d'une série de scènes d'action hautes en couleurs. Alliés pour le meilleur et pour le pire, ils doivent unir leurs forces pour vaincre des ennemis redoutables. Si vous aimez la bagarre, les punchlines et l'humour, vous serez servis!

Et bourrées de références:
Si vous êtes un peu familier avec le personnage de Deadpool, vous savez que ce personnage aime blaguer et aime régulièrement sortir des petites références à la pop culture ou un peu méta. Ce comics n'échappe pas à la règle. 
Deadpool V Gambit est bourré d'allusions non seulement à la pop culture mais aussi à des tendances actuelles. Le premier épisode en est un très bon exemple: Deadpool chantonne Survivor des Destiny's Child avant de se lancer à corps perdu dans l'interprétation d'une des chansons de la comédie musicale Hamilton, l'un des énormes cartons de 2016. Ryan Reynolds, l'interprète de Deadpool au cinéma, fait une apparition dans quelques pages, et une mention au film Gambit, qui n'a jamais vu le jour, est également faite.
Si la plupart des références est assez visible et évidente, j'ai cependant déjà prévu de relire ce comics pour relever celles à côté desquelles je suis peut-être passée. Car ça fuse dans tous les sens!

Ce que j'ai pensé du livre:
C'est complètement par hasard, le jour du Free Comic Book Day, alors que je cherchais un livre sympa, que je suis tombée sur ce petit hors-série des All-New X-Men. J'ai immédiatement été intriguée par ce comics car il met en scène deux de mes personnages préférés de chez Marvel: Deadpool et Gambit. La perspective de les voir associés dans une histoire me tentait énormément et j'ai donc dévoré ce livre rapidement après l'avoir acheté. Au final, j'ai tout simplement adoré ce comics, un petit coup de coeur!

Ce que j'ai d'abord vraiment apprécié avec ce livre, c'est le fait qu'il se lise rapidement sans que l'on soit sur notre faim non plus. C'est une histoire complète, donc pas la peine de se prendre la tête à acheter des tomes à n'en plus finir, et c'est le genre de comics que j'adore lire entre deux romans plus "intenses". 

C'est également un bon compromis entre une intrigue et de l'action. Je l'ai mentionné plusieurs fois plus haut, mais les scènes de baston sont assez nombreuses: le comics est très dynamique, ça bouge dans tous les sens, mais l'intrigue reste quand même importante. Il y a un bon équilibre entre les deux, je trouve. 

Quel plaisir d'avoir une équipe formée par Gambit et Deadpool! Je pense que vous l'aurez compris maintenant, mais je suis vraiment fan de ces personnages et c'est génial de les retrouver tous les deux. Ils forment un bon duo, ils se complètent bien malgré des caractères très forts. J'espère sincèrement que Gambit et Deadpool referont équipe à l'avenir, car c'est une équipe du tonnerre!

Pour ce qui est des dessins, un rapide petit feuilletage du livre en boutique a suffit à me montrer qu'ils étaient très sympathiques, assez classiques. J'ai particulièrement aimé la mise en scène réalisée pour les scènes de bagarre, qui offrent un rendu très dynamique, ainsi que les choix de couleurs. Les couvertures des différents épisodes sont elles aussi super chouettes.

Enfin, pour conclure, j'ai adoré le nombre de références qu'on retrouve dans ce comics. Je sais que certains peuvent trouver ça agaçant mais ça va très bien avec le perosnnage de Deadpool. Ce comics invite vraiment à la relecture, je suis sûre d'avoir raté des tas de choses!

En tout cas, Deadpool V Gambit: The V is for VS a été pour moi une excellente lecture. J'ai passé un super moment avec ce comics, j'ai beaucoup ri et j'espère revoir très vite ces héros fous ensemble!

Et voilà, c'est tout pour aujourd'hui! J'espère que cette petite chronique vous plait, n'hésitez pas à me le faire savoir en commentaire! On se retrouve très vite pour parler d'Harry Potter et de cinéma, en attendant prenez soin de vous et lisez beaucoup! :)

AnGee. 

Si vous avez aimé...

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