jeudi 14 décembre 2017

Card Captor Sakura, tomes 3 + 4 de CLAMP.



Bonjour à tous et à toutes !

Je suis AnGee du Livroscope, j’espère que vous allez bien et que vous êtes prêts pour une nouvelle chronique ! Noël approche à grands pas mais ma lecture du jour n’a pas grand-chose à voir avec la neige, le Père Noël ou encore les traditionnelles bûches. Non, mon sujet du jour nous entraîne au Japon pour suivre les aventures d’une petite fille qui, entre les corvées ménagères à la maison et ses journées à l’école, chasse des cartes aux pouvoirs magiques mystérieux. Vous l’aurez compris, nous retrouvons Card Captor Sakura, l’héroïne des CLAMP, pour découvrir les troisième et quatrième tomes de ses aventures. Quelles cartes devra-t’elle affronter ? Pourra-t’elle compter sur Shaolan, son camarade de classe lui aussi à la recherche des Clow Cards ? En espérant que cette chronique vous plaise, je vous souhaite une excellente lecture ! :)

Card Captor Sakura et CLAMP sur le Livroscope :
Si vous connaissez bien le blog, vous savez que j’ai pour coutume de démarrer mes articles par une petite présentation de l’auteur du livre dont je parle. Cependant, dans le cas de Sakura, nous nous retrouvons face au collectif japonais CLAMP, un groupe de mangakas talentueuses dont j’avais déjà eu l’occasion de parler dans un précédent article, il y a très longtemps. Je vais donc éviter de me répéter et je vous invite donc, à la place, à suivre le lien ci-dessous pour en savoir un peu plus à leur sujet ! :)


Card Captor Sakura, tomes 3 + 4 :
Résumé :
Malgré son jeune âge, Sakura prend sa mission de chasseuse de cartes avec beaucoup de sérieux et de maturité. De plus, elle peut désormais compter sur l’aide précieuse de Shaolan Li, élève venu de Chine pour tenter lui aussi de rassembler les Clow Cards. Mais travailler main dans la main n’est pas forcément facile pour ses deux enfants au caractère bien trempé ! Il va cependant falloir mettre leurs différends de côté pour surmonter plusieurs obstacles, dont un labyrinthe très éprouvant lors d’une sortie scolaire. Un autre mystère à élucider est l’identité de l’étrange professeure qui a rejoint l’école et qui intrigue tout autant qu’elle fascine notre jeune héroïne…

Sakura et Shaolan :
Comme c’est souvent le cas dans les aventures de Magical Girl, même si nous avons une héroïne « en titre » (ici le personnage de Sakura), il n’est pas rare que cette dernière soit associée à d’autres personnages qui servent de sidekicks ou d’alliés. Sakura est, dans son cas, est accompagnée tout d’abord de Kero, le gardien des cartes dont la petite taille et l’aspect évoquent (ce qui s’avère souvent pratique d’ailleurs !) une petite peluche, ainsi que de Tomoyo, sa meilleure amie, fille unique d’une riche business woman passionnée par la couture et qui confectionne des tenues superbes pour son amie. J’avais déjà présenté Sakura lors de ma première chronique sur la saga, donc je ne m’attarderai pas plus longtemps sur elle.
En revanche, j’avais assez peu évoqué un autre personnage phare de la série, dont l’importance ne va cesser de grandir : Shaolan Li, le camarade de Sakura. Il est introduit dès les premiers tomes et son rôle apparait immédiatement comme capital. Shaolan (nommé Lionel dans la version française de l’anime, allez savoir pourquoi) n’est pas originaire du Japon, comme les autres personnages, mais de Hong Kong. Son ascendance chinoise est souvent évoquée dans les manga, que ce soit dans son costume ou dans certaines de ses expressions. Shaolan est un descendant de Clow, le créateur des cartes. Elevé depuis toujours dans cet héritage, il se rend au Japon pour tenter de mettre la main sur les cartes : pour lui, elles lui reviennent de droit et il n’apprécie donc pas beaucoup le fait que Sakura, novice en la matière, les chasse. Les premiers contacts entre les deux sont donc, comme on peut l’imaginer, assez tendus. D’autant plus tendus qu’ils semblent en plus tous les deux s’intéresser au même garçon, Yukito, le meilleur ami du grand frère de Sakura…
Mais petit à petit, même si les tensions restent présentes entre eux, Shaolan et Sakura apprennent à allier leurs forces pour un seul but commun : retrouver toutes les Clow Cards.

Ce que j’ai pensé de ce tome :
Qu’est-ce que j’avais hâte de retrouver Sakura, Shaolan, Kero et leurs petits camarades ! Ma replongée dans l’univers enchanteur de la jeune chasseuse de cartes avait laissé en moi l’envie d’y retourner et je n’ai donc pas attendu très longtemps avant de me jeter sur le second volume de ses aventures publié chez Pika, second volume qui comprend les troisième et quatrième tomes de l’édition originale. J’espérais que ma lecture serait aussi bonne que celle des premiers volets : un petit coup de cœur aussi bien pour le dessin que pour les personnages et l’intrigue. Et bien je suis heureuse de vous dire que oui, cette suite a été à la hauteur de mes attentes ! Voici, en quelques mots, pourquoi.

 Dans mes chroniques précédentes et à venir sur les CLAMP et plus particulièrement sur Sakura, je risque de revenir beaucoup sur un point bien particulier, à savoir le sublime travail des CLAMP en matière de dessin. J’adore lire les manga Sakura ne serait-ce que pour retrouver ce travail absolument délicat, très très soigné, et bourré de mille et un détails. Ce que je trouve vraiment formidable avec les CLAMP, c’est qu’elles fournissent un travail très uniforme : chaque page bénéficie du même soin que les autres, et elles excellent non seulement dans la représentation des personnages (des cheveux aux costumes en passant bien évidemment par les expressions faciales qui parviennent avec succès à nous communiquer l’état d’esprit des personnages) mais aussi dans les décors et les scènes d’action. Je suis très sensible à ce style et c’est un vrai plaisir de dévorer ces manga.

L’intrigue de ce second gros volet est très intéressante : évidemment, lorsque deux tomes sont compilés au lieu d’un, on se rend davantage compte de l’évolution de l’histoire. Comme dans les tomes précédents, on n’a pas le temps de s’ennuyer car il y a beaucoup d’actions. Si on reste dans un schéma somme toute assez classique (des phénomènes étranges se produisent, Sakura enquête, se rend compte qu’il s’agit d’une carte, la combat, la récupère), des petits twists sont apportés pour enrichir l’intrigue. Je pense par exemple aux sous-intrigues, comme l’arrivée de la professeur mystérieuse, mais aussi à la variété des cadres dans lesquels Sakura doit combattre les cartes : le labyrinthe pendant le voyage scolaire me plait beaucoup, j’ai trouvé cette idée réussie.

L’implication de plus en plus importante de Shaolan dans l’intrigue est un autre des points forts de ces deux tomes, selon moi. C’est un personnage que j’apprécie énormément (j’y reviendrai plus tard) et il forme avec Sakura un duo dynamique avec sa juste dose de tension qui permet de pimenter un peu l’histoire. C’est donc un élément que je tenais à mentionner et qui, je l’espère, continuera à être utilisé dans les tomes à venir.

Passons à présent aux personnages. Contrairement à bon nombre d’héroïnes de manga dont le comportement gamin a vite tendance à m’agacer, j’adore Sakura. C’est une petite fille si joviale et si électrique que je trouve difficile de ne pas s’y attacher. Elle est vraiment pétillante et c’est un plaisir de la suivre. Tomoyo, sa meilleure amie, est également très mignonne. Mais mes coups de cœur restent indéniablement Shaolan et Kero. Kero pour son côté mi-sidekick rigolo mi-maître jedi distillant son savoir à Sakura ; et Shaolan parce que c’est vraiment un très bon pendant à Sakura. Ils sont un peu comme le jour et la nuit : là où Sakura est drôle et enjouée, Shaolan est plus renfrogné, bougon. Alors qu’elle tâtonne encore avec ses pouvoirs, lui maîtrise parfaitement les cartes. Ils forment donc un duo intéressant à suivre.

Au final, vous l’aurez compris, j’ai passé un très bon moment avec ce second volume compilé des aventures de Sakura. J’ai retrouvé avec beaucoup de plaisir l’univers magique de la jeune héroïne et j’ai déjà hâte de me replonger dans ses autres aventures, dont je vous parlerai sans doute très prochainement. Je pense aussi, une fois ce cycle Sakura terminé, me pencher sur les dernières publications, à savoir le Clear Arc de Sakura, sorti récemment en France et dont j’attend beaucoup.

Et voilà, c’est tout pour aujourd’hui ! J’espère que cette petite chronique vous plait, n’hésitez pas à me le faire savoir en commentaire : c’est toujours avec plaisir que je vous réponds ! On retrouvera très vite Sakura pour de nouvelles aventures et d’ici là on se reverra pour de nouveaux articles. En attendant, comme toujours, prenez soin de vous et lisez beaucoup ! :)

AnGee.

Cette sacrée vertu de Winifred Watson.




Bonjour à tous et à toutes !

Je suis AnGee du Livroscope, j’espère que vous allez bien et que vous êtes prêts pour une nouvelle chronique ! Après notre promenade entre Angleterre et Espagne  il y a quelques jours, à la découverte de l’exposition David Bowie Is présentée à Barcelone, je vous invite aujourd’hui à nous pencher sur un petit (par la taille seulement) roman que je n’avais au départ pas prévu de vous présenter : Cette sacrée vertu (ou Miss Pettigrew lives for a day, dans sa version originale). J’ai trouvé ce livre à la Foire du livre de Belfort et, comme j’en avais entendu beaucoup de bien, j’ai décidé de me l’offrir. C’est ce roman que je vous invite à découvrir avec moi aujourd’hui. En espérant que cette chronique vous plaise, je vous souhaite une très bonne lecture ! :)

Mais qui est Winifred Watson ?
Miss Pettigrew lives for a day est un roman de Winifred Watson. Mais qui est Winifred Watson, me demanderez-vous ? Et bien c’est une bonne question, à laquelle je vais tenter de vous apporter quelques éléments de réponse !
Winifred Watson est née en 1906, en Angleterre, à Newcastle-upon-Tyne. C’est d’ailleurs dans cette ville qu’elle passera la quasi-totalité de sa vie et où elle décédera en 2002, à l’âge avancée de 96 ans. Elle y grandit avec sa fratrie et, les finances de la famille ne lui permettant pas forcément de faire des études plus poussées, elle commence une carrière de dactylographe (un métier à la mode chez les femmes à l’époque). Paradoxalement, contrairement à beaucoup d’auteurs qui ne trouvent pas facilement un moyen de concilier écriture et activité professionnelle, c’est cet emploi qui va permettre à Winifred Watson de se lancer dans la rédaction de son premier roman. Selon la légende, elle avait si peu de travail à faire qu’elle dut trouver un moyen d’occuper ses journées. C’est ainsi que Fell Top, son premier roman, vit le jour en 1935. Un petit succès la pousse à continuer et elle publie, à un rythme soutenu, plusieurs autres romans. En 1937, c’est l’explosion pour Watson : Miss Pettigrew lives for a day est publié et connaît un succès fou. Malgré cette popularité et d’autres romans, elle stoppe son activité d’écriture en 1943. Plusieurs raisons sont évoquées pour expliquer cet arrêt : d’elle-même, elle explique n’avoir plus rien eu à écrire. Elle aurait aussi été très marquée par la Seconde Guerre Mondiale, au cours de laquelle son fils alors petit avait failli mourir (pendant un bombardement). Troisième raison : le fait de devoir vivre avec sa belle-famille suite à ce bombardement l’aurait coupée de son envie d’écrire. 
Décédée en 2002, Winifred Watson reste cependant toujours très populaire, principalement grâce à Cette sacrée vertu, réédité de nombreuses fois et également adapté au cinéma avec notamment Amy Adams. 

Cette sacrée vertu :
Résumé du roman :
Gouvernante sans emploi, Miss Pettigrew est loin d’être fortunée. On lui propose un jour un poste chez Delysia Lafosse : pleine d’espoir, cette femme d’âge mur s’y rend pour un entretien. Quelle n’est pas sa surprise lorsqu’elle tombe sur une jeune femme, actrice en devenir entretenue, qui mène de front plusieurs liaisons amoureuses et qui côtoie le beau monde de la capitale anglaise ? Pas d’enfants à l’horizon, pas de vie rangée et de maison proprette à surveiller pour Miss Pettigrew. Non, notre gouvernante va passer la journée la plus folle de sa vie : entre peines de cœur, rencontres improbables et situations loufoques, Miss Pettigrew en est sûre, elle se souviendra longtemps de cette journée !

Une journée pleine d’imprévus :
Est-il possible d’imaginer deux vies plus opposées que celles de Delysia Lafosse et Miss Pettigrew ? D’un côté, nous avons une jeune femme lumineuse et séduisante, qui rêve d’une grande carrière éclatante et qui est entourée de tant de prétendants qu’il lui faut une organisation de maître pour jongler avec eux. Et de l’autre, Miss Pettigrew, élévée dans la religion et le respect des bonnes mœurs, vieille fille, aux maigres possessions, qui ne connait rien à la vanité ni au luxe des soirées mondaines.
Par un concours de circonstances, pourtant, ces deux femmes vont se retrouver à former un duo qui, malgré leurs différences, s’avère plutôt équilibré : Miss Pettigrew aide Delysia à se sortir du pétrin et à gérer des situations inconfortables, et Delysia va quant à elle faire vivre une journée des plus folles à la gouvernante, aidée notamment par son amie Edythe Dubarry, spécialiste de la beauté sous toutes ses coutures. Un trio explosif pour une journée qui l’est tout autant !

Ce que j’ai pensé du livre :
Une chose que j’aime beaucoup faire lorsque je me promène sur les blogs de mes camarades blogueurs et blogueuses, c’est noter dans un carnet les titres qui me font envie, principalement pour me constituer une petite WL à brandir lorsqu’on me demande ce qui me ferait plaisir. Cette sacrée vertu est un roman que j’ai vu apparaître sur plusieurs blogs que j’apprécie, et j’avais donc dans l’idée de le lire lorsque l’occasion se présenterait de l’acheter. Un midi pluvieux, je me suis installée pour ma pause déjeuner avec ce livre dont le résumé m’intriguait. Et il ne m’a fallu que quelques minutes pour être conquise par l’univers fou et pétillant de Miss Pettigrew né de l’imagination de Winifred Watson.

Parmi les nombreuses qualités de ce roman, il y a tout d’abord son intrigue captivante et très bien rythmée. J’ai énormément apprécié le début du livre, qui nous place dans la même position que Miss Pettigrew. Nous faisons sa connaissance en quelques pages puis nous sommes rapidement entraînés à la découverte de Delysia Lafosse et de son monde clinquant. Tout comme elle, on se demande où on a bien pu atterrir et, encore comme le fait notre Miss Pettigrew, on se laisse porter dans un tourbillon haletant de sorties, rencontres et conversations plus folles les unes que les autres, ou les quiproquos sont rois. Le livre est assez court et se lit encore plus vite grâce à cette histoire passionnante qui ne comprend aucun temps mort. Tout comme Miss Pettigrew n’a pas le temps de se reposer, le lecteur n’a pas une seconde pour respirer. 

Le rythme est, comme je l’ai dit à plusieurs reprises, super dynamique et il s’accompagne d’un style extrêmement plaisant à lire. C’est ma première expérience avec la plume de Winifred Watson : et cette expérience est plus que concluante ! Cette sacrée vertu est un bonheur à lire tant le style est enlevé, drôle et pétillant. Les dialogues, en particulier, sont de vraies parties de ping pong où les personnages échangent à toute vitesse et avec un sacré sens de la répartie. Quel dommage que Winifred Watson ne soit pas plus connue que ça aujourd’hui, car elle mériterait un statut d’autrice culte bien plus important ! Et j’ai une envie irrésistible de découvrir le reste de sa bibliographie pour retrouver cet univers.

Penchons-nous à présent sur les personnages de ce roman. C’est un monde presque exclusivement féminin, où les hommes ne se tiennent qu’au second plan, dans des postures pas forcément très flatteuses. J’ai adoré le trio (très improbable, il faut bien l’admettre) formé par Miss Pettigrew, Delysia et Edythe. Ces trois femmes s’entraident mutuellement et se complètent de façon très intéressante : Miss Pettigrew se creuse vite une petite place entre elles. Ce que j’aime aussi beaucoup, c’est l’évolution éclatante de Miss Pettigrew : timide, renfermée et abattue au début du roman, elle ne cesse de se découvrir à mesure que les événements s’enchaînent. Sa véritable personnalité, enfouie sous des années passées à être coincée par ce qui l’entoure, se révèle aux côtés de ces deux jeunes femmes. 

A l’heure où les romans dits « feel good » envahissent les rayons des librairies, je trouve que Cette sacrée vertu est pour le coup un vrai feel good. Ça pétille de tous les côtés, ça n’arrête pas, on s’émerveille avec Miss Pettigrew et on ressort de ce roman avec une pêche immense. J’avais le sourire pendant toute ma lecture et longtemps après, ce qui ne m’arrive pas souvent.

J’ai eu un gros coup de cœur pour Cette sacrée vertu : ce roman transpire la bonne humeur. C’est catchy, entraînant, prenant, endiablé et enlevé. Winifred Watson a bien mérité le succès qu’elle a connu vivante grâce à ce livre et elle mériterait selon moi d’être bien plus populaire aujourd’hui. Si vous recherchez un livre de ce genre pour la fin d’année (ou pour le début, le milieu ou n’importe quelle période, hein), je ne peux que vous recommander Cette sacrée vertu. Une très belle surprise !

Et voilà, c’est tout pour aujourd’hui ! J’espère vous avoir donné envie de lire ce roman, un vrai petit coup de fouet, une surprise inattendue et qui en plus se lit rapidement ! On se retrouve très vite pour poursuivre ensemble nos découvertes littéraires, en attendant comme toujours prenez soin de vous et lisez beaucoup ! :)

AnGee.

dimanche 10 décembre 2017

Sailor Moon, tome 2 de Norihiro Yagi.




Bonjour à tous et à toutes !

Je suis AnGee du Livroscope, j’espère que vous allez bien et que vous êtes prêts pour une nouvelle chronique ! On se retrouve aujourd’hui pour retrouver le monde trépidant et badass girly de la célèbre Sailor Moon : après vous avoir récemment présenté le premier tome de ses aventures, j’ai décidé de me lancer sans tarder dans la lecture de volumes suivants. J’avais vraiment hâte de retrouver Usagi, Ami et les autres ! Je vous propose donc de nous pencher sur toutes ces nouvelles intrigues ! Je vous souhaite une excellente lecture, en espérant que cette nouvelle chronique vous plaise ! :)

Pretty Guardian Sailor Moon sur le Livroscope :
Lorsque je démarre mes chroniques de blog, j’aime présenter les auteurs dont il est question. Cependant, dans le cas de Sailor Moon, j’ai déjà eu l’occasion de vous parler de la mangaka Naoko Takeuchi, dont c’est l’œuvre la plus connue. Je vais donc éviter de me répéter et de vous ennuyer avec des détails déjà mentionnés précédemment et, à la place, je vous invite à suivre le lien ci-dessous si vous voulez retrouver mon précédent article sur le tome 1 de Sailor Moon !


Sailor Moon, tome 2 :
Résumé:
Alors qu’elle vient tout juste de découvrir la véritable identité de Tuxedo Mask, Usagi, alias Sailor Moon, n’a pas le temps de digérer cette information. En effet, c’est cette fois à Sailor V, alias Sailor Venus, alias Minako, qu’elle et ses amies soupçonnent d’être la princesse Serenity, qu’elle se retrouve confrontée. Pourtant, Usagi va très vite comprendre que Minako n’est pas vraiment celle qu’elle imaginait et que la véritable princesse Serenity n’est autre qu’elle-même… Une révélation qui apportera son lot de surprises pour la jeune fille !

Une nouvelle Sailor:
Le premier tome de Sailor Moon nous faisait découvrir les différentes Sailors composant l’équipe d’Usagi : Sailor Mars, Sailor Jupiter et Sailor Mercure. Cette fois, c’est au tour de Sailor Venus de faire pour de bon son apparition dans l’intrigue.
Sailor Venus a une importance toute particulière dans l’univers de Sailor Moon : avant de développer cet univers, Naoko Tageuchi avait d’abord publié Codename : Sailor V, un manga one shot consacré à Sailor Venus, qui avait donc dérivé sur la saga que nous connaissons aujourd’hui. 
Sailor Venus est le nom donné à Minako, une jolie jeune fille qui a été la première des guerrières à être éveillée par le chat Artemis (le pendant de Luna, qui suit Usagi). Usagi et ses amies avaient déjà entendu parler de ses exploits dans les journaux, qui parlaient beaucoup des prouesses de Sailor V. 
Les Sailors, dans leur enquête pour retrouver la princesse Serenity, sont persuadées que Sailor Venus est peut-être celle qu’elles recherchent. Et pourtant…

Ce que j’ai pensé de ce tome :
Depuis que je me suis relancée dans la lecture de manga après plusieurs années de pause, je n’arrive plus à les lâcher. Et c’est encore plus difficile lorsqu’il s’agit de Magical Girls, dont j’enchaîne les aventures avec impatience. Après le premier tome de Sailor Moon, j’avais hâte de retrouver Usagi et ses amies pour une nouvelle histoire. J’attendais beaucoup de ce second tome qui a été pour moi, comme son prédécesseur, un petit coup de cœur et un bon moment de lecture. Voici pourquoi.

Gros coup de cœur, tout d’abord, sur les dessins. C’est un point que j’avais déjà mentionné dans mon précédent article et que je tenais à répéter ici : les aventures de Sailor Moon sont présentées avec des dessins vraiment superbes. J’aime énormément la façon de dessiner de Naoko Tageuchi, qui nous propose des personnages soignés et des illustrations très détaillées. Le passage sur la lune et les flashbacks sont particulièrement réussis et change de ce qu’on avait pu voir jusqu’à présent. Je suis fan, sans aucun doute !

L’intrigue de ce second tome est très prenante. J’avais peur de retomber dans le mécanisme présenté dans le premier volume, à savoir « une enquête, une sailor » mais cette narration est vite désamorcée lorsqu’on découvre la véritable identité d’Usagi. Ce tome comprend énormément de révélations et de retournements de situation, sans cependant oublier l’action, qui reste au cœur de l’intrigue. Je ne me suis absolument pas ennuyée en lisant cette histoire, qui est dynamique et intense. J’espère que les aventures à venir seront de la même teneur ! 

Les personnages, et plus particulièrement Usagi, connaissent une évolution assez notable. Les révélations faites sur sa véritable identité ont un impact visible sur la jeune fille. Par rapport au premier tome où elle apparaissait comme une adolescente assez classique, avec un côté un peu fofolle et gamine, Usagi voit son caractère changer : elle prend beaucoup de maturité d’un coup en pensant à son passé et surtout à Tuxedo Mask. Elle connait déjà une évolution frappante que j’aime beaucoup.

On n’a pas encore vraiment pu voir si cette évolution est similaire chez les amies d’Usagi, car ce tome se focalise principalement sur cette dernière, mais j’espère que la découverte de leur ancienne vie aura également un impact sur les autres Sailors. Je suis toujours très attachée à Sailor Mercure, ma petite préférée, et je suis déjà impatiente de découvrir encore un peu plus Sailor Venus. A noter aussi le bonus chats x2 avec l’arrivée d’Artemis. Cela promet des choses intéressantes pour la suite !

Les méchants de l’univers de Sailor Moon sont également plus développés dans cette nouvelle aventure. On en apprend un peu plus sur leurs motivations, qui ils sont… Là aussi, on sent que des conflits sont à venir. Je n’ai pas beaucoup parlé de Tuxedo Mask, mais je m’y suis beaucoup attachée et j’espère qu’on le verra davantage dans les chapitres à venir !

Vous l’aurez compris, j’ai été séduite par ce second tome des aventures de Sailor Moon et la suite se trouve déjà à mon chevet ! C’est vraiment une série que je prends beaucoup de plaisir à lire et qui me motive à découvrir d’autres manga. J’espère que ça va continuer comme ça ! 


Et voilà, c’est tout pour aujourd’hui ! J’espère que cette petite chronique (que j’ai beaucoup aimé écrire) vous plait, n’hésitez pas à me le faire savoir en commentaire ! On se retrouve très vite pour un nouvel article, en attendant comme toujours prenez soin de vous et lisez beaucoup ! :)


AnGee.

mercredi 6 décembre 2017

Le Livroscope en Vadrouille: David Bowie Is (exposition du V&A Museum).





Bonjour à tous et à toutes !

Je suis AnGee du Livroscope, j’espère que vous allez bien et que vous êtes prêts pour une nouvelle chronique ! Vous savez ce qui manque sur le blog en ce moment ? Une bonne vieille Vadrouille ! Voilà plusieurs semaines que je ne vous ai pas entraînés avec moi à la découverte d’une visite ou d’un lieu sympathique. En Septembre dernier, lors de mes vacances à Barcelone, j’ai eu l’occasion de visiter une exposition magnifique et que je rêvais de voir depuis longtemps : la célèbre exposition David Bowie Is, créée par le Victoria & Albert Museum et qui voyage de pays en pays. J’ai eu envie de vous parler de cette exposition unique en son genre avec une petite chronique. En espérant qu’elle vous plaise, je vous souhaite une très bonne lecture ! :)

Les Vadrouilles du Livroscope :
Depuis la création du blog en 2012, je m'efforce de vous présenter non seulement des chroniques de livres mais aussi des petits extras, comme par exemple des articles cinéma ou ce que j'appelle des Vadrouilles, à savoir des présentations de festivals, visites et autres découvertes que je peux faire. Cela me permet non seulement de varier un peu le contenu mais ça me motive aussi à sortir de chez moi pour me promener un peu! Je vous laisse ci-dessous le lien vers mes précédentes chroniques vadrouilles!


David Bowie Is :
Quelques mots sur l’exposition :
L’exposition dont je vais vous parler n’est pas une exposition comme les autres, et ce pour plusieurs raisons. Comme son nom l’indique, David Bowie Is est une exposition consacrée à l’artiste David Bowie, décédé en 2016, et connu non seulement pour son travail de chanteur et de musicien mais également pour sa carrière d’acteur dans des films comme The man who fell to Earth ou encore The Labyrinth, ainsi que pour son influence dans le milieu de l’art et de la mode. Orchestrée par le Victoria & Albert Museum dont je vous ai parlé dans le tout premier article de 2017 (ce hasard merveilleux), un musée londonien absolument formidable, cette exposition rassemble environ 300 objets en lien avec David Bowie. Costumes portés par l’artiste, accessoires de cinéma, albums, photographies, dessins et textes originaux présentent les nombreuses facettes de David Bowie.
Après s’être tenue pendant 2 ans au V&A Museum, l’exposition, qui a connu un énorme succès, est devenue itinérante. Elle a pour l’instant voyagé en France (à la Philharmonie de Paris), à Tokyo ou encore à Barcelone, où j’ai pu la voir. Un succès anglais qui s’exporte donc à l’étranger. Quelle sera sa prochaine destination ?



La visite :
C’est en septembre dernier, alors que j’étais en vacances à Barcelone avec mon compagnon, que j’ai pu visiter l’exposition au Museu del Disseny (Musée du Design) de la ville. Elle s’y est tenue pendant 5 mois, de Mai à Octobre 2017. Le prix de l’entrée allait de 15 à 25 euros en fonction du type de visite. Il était aussi possible de choisir, en achetant les billets en ligne, l’heure de visite : une bonne idée pour éviter les afflux de visiteurs et donc des visites surchargées.

Nous nous sommes rendus en fin de journée, en semaine, dans ce musée à la forme atypique et voyante. L’exposition se tonnait au sous-sol du musée, dans un immense espace dédié. Après avoir un peu fait la queue pour le contrôle des billets, on nous remet une paire d’écouteurs et la visite peut démarrer. Pourquoi des écouteurs ? Et bien parce que l’exposition est non seulement visuelle, mais aussi sonore : au cours de nos déambulations, on peut entendre des extraits d’interviews, d’émissions, de films ou encore bien évidemment des chansons de David Bowie. Cette bande sonore, disponible en anglais, permet d’ajouter une explication supplémentaire à ce que l’on voit et enrichie l’exposition.

Cette dernière démarre d’abord de façon chronologique avant de prendre un chemin plus thématique. On découvre donc d’abord l’enfance de David Bowie, sa scolarité et ses débuts de musicien dans plusieurs formations avant son départ pour une carrière solo. On se concentre ensuite sur l’explosion de David Bowie avec deux temps forts : sa performance de Starman à Top of the Pops en 1972, une performance restée dans les mémoires notamment grâce au costume, exposé, porté par le chanteur à cette occasion ; et la sortie de Life on Mars, un single extrêmement populaire et marquant.

Parmi les nombreuses thématiques abordées, on retrouve bien évidemment sa carrière de musicien : sa période berlinoise, dont sortirent trois albums ; sa façon de composer des chansons avec des vidéos le montrant à l’œuvre ainsi que des feuilles ou carnets sur lesquels il écrivait ses textes. Artiste complet, David Bowie imaginait ses albums comme de vrais concepts qui dépassaient le cadre d’une succession de chansons et cela se voit à travers des ébauches de personnages, des dessins préparatoires pour ses clips ou les costumes élaborés pour ceux-ci. Le visuel était très important pour lui et il avait un côté avant-gardiste : ses performances à la télévision ou sur scène étaient de vrais spectacles mêlant danse, théâtre et mode. On nous présente nombre de ses costumes et leur signification. Le cinéma est bien sûr au rendez-vous avec une compilation vidéo de ses rôles et des costumes ou objets utilisés sur les tournages.

L’exposition se termine dans une pièce absolument incroyable : quatre murs couverts d’écran qui nous permettent de visionnés de concerts du chanteur, et surtout un dispositif permettant de faire apparaitre à la fin ses costumes les plus emblématiques. Un clou très réussi !

Ce que j’en ai pensé :
Il me semble avoir déjà eu l’occasion de vous parler, sur le blog, de David Bowie et du fait que j’étais particulièrement fan de cet artiste. Il a bercé ma vie dès mon enfance grâce à ma maman, une fan inconditionnelle de Bowie, au point que je le considère comme l’une de mes influences majeures. J’avais raté de peu l’exposition lors de son passage à Paris (le prix hallucinant des trains pour aller à Paris nous avait empêchés de partir en famille voir l’exposition), alors lorsque j’ai su qu’elle était à Barcelone en même temps que moi, je n’ai pas hésité. Rien ni personne n’aurait pu m’empêcher de visiter David Bowie Is et je suis bien contente d’avoir pu y aller pour de vrai. Parce que franchement, cette exposition est sans aucun doute l’une des plus incroyables que j’ai vues dans ma vie. Et je m’y connais un petit peu (j’ai travaillé dans pas mal de musées. Quand je dis ça on dirait que j’ai 50 000 ans, c’est terrible).

Je ne vous le cache pas, j’avais quelques appréhensions en démarrant la visite. Le prix est quand même un peu élevé (15 à 25 euros, quand on y va en famille, ça représente vite un budget) et j’avais peur de me retrouver dans un truc rikiki dont j’aurais fait le tour en deux secondes top chrono. Au final, je suis allée de surprise en surprise et j’ai passé un excellent moment dans cette exposition. Tout d’abord, elle est loin d’être rikiki : 300 objets, ça fait pas mal de choses à voir et à écouter, et on sort de l’exposition après y avoir passé quand même pas mal de temps, surtout si on a décidé d’absolument tout lire et tout regarder. En ce qui me concerne, j’y suis restée environ 1h30.

La muséographie de cette exposition, c’est-à-dire la façon dont les objets sont présentés et mis en valeur, est très réussie, avec des idées intéressantes qui changent de ce dont on a l’habitude lorsqu’on visite un musée. Pour avoir visité le V&A Museum, on y retrouve la patte de ce lieu. Ce que j’ai apprécié, c’est tout d’abord la grande variété de ce que l’on voit : des costumes, des textes, des photos, des vidéos, des documents… C’est très varié, c’est plein de dimension et c’est vraiment original. A cela s’ajoute le fait d’intégrer à la visite d’autres média : pouvoir écouter les interviews, les concerts, c’est une idée très originale et également réussie ici, car tout se suit de façon très fluide et sans (presque) aucune coupure. Les vidéos sont également bien exploitées et permettent d’ajouter une couche supplémentaire à la visite.



L’exposition touche à de nombreux aspects de la vie de David Bowie en utilisant cette phrase : David Bowie Is. Is quoi, me direz-vous ? Et Is plein de choses, et c’est exactement ce que démontre cette exposition. Avant-gardiste, artiste, musicien, dessinateur, acteur, metteur en scène, aucune casquette ne semblait pouvoir lui résister. Et c’est probablement une des raisons qui expliquent l’influence qu’il a sur de nombreux artistes issus de domaines variés à ce jour. Ce que j’apprécie énormément dans cette visite est le fait que nous apprenons énormément de choses sur David Bowie et son œuvre sans parler (ou très peu) de sa vie privée. On découvre son histoire et celle de sa carrière tout en gardant une distance avec des éléments plus personnels. On se concentre sur sa carrière et c’est ce qui me plait. 

David Bowie Is est une exposition que j’ai trouvée absolument magique en tant que fan de David Bowie. Me trouver si près de costumes que j’ai vus des millions de fois à la télévision ou sur mon ordinateur, pouvoir lire des mots écrits de sa main, c’est une expérience qui n’a pour moi pas d’égale. Et beaucoup des visiteurs présents semblaient dans le même état de « woooow » que moi : et d’ailleurs, toutes les générations se côtoyaient avec le même regard ébahi. Des parents avec leurs enfants, des gens de ma génération (les 20-30 ans, quoi) et même des retraités. Ce qui montre bien que David Bowie a su transcender les décennies. J’ai même versé une larme dans la salle finale en voyant les images live superposées aux costumes.

Si vous avez l’occasion de voir David Bowie Is et que vous vous intéressez au personnage, je ne peux que vous encourager à y aller. C’est une superbe exposition qui mélange à merveilles les sens et le fait de se cultiver. C’est passionnant, bien construit, pertinent, bref, très réussi. Par contre, si David Bowie ne vous passionne pas des masses, vous risquez de trouver le temps en peu long… A vous de voir. En ce qui me concerne, j’ai vu, et je ne regrette pas !

Et voilà, c’est tout pour aujourd’hui ! J’espère que cette chronique entre musique et visite vous plait, n’hésitez pas à me le faire savoir en commentaire ! On se retrouve très vite pour un nouvel article, en attendant comme toujours prenez soin de vous et lisez beaucoup ! :)

AnGee.

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