mercredi 22 mars 2017

Piece of Cake #4: The Secret Garden de Frances Hodgson Burnett.




Bonjour à tous et à toutes!

Je suis AnGee du Livroscope, j'espère que vous allez bien et que vous êtes prêts pour une nouvelle chronique! Nous nous retrouvons aujourd'hui pour parler ensemble de littérature jeunesse avec le quatrième numéro du Challenge Piece of Cake, lancé sur le forum Whoopsy Daisy et qui tourne autour de ce genre. Après vous avoir présenté un roman récent (Le Prodigieux), c'est cette fois un classique que j'ai décidé de découvrir, histoire de changer un peu. J'ai choisi de me plonger dans un livre dont j'ai souvent entendu parler: The Secret Garden de Frances Hodgson Burnett. En espérant que cette chronique vous plaise, je vous souhaite une bonne lecture! :)

Qu’est-ce que le Challenge Piece of Cake?
Comme beaucoup de blogueurs et blogueuses, j’aime énormément participer à des Challenges. Le Challenge Piece of Cake a été organisé via le forum Whoopsy Daisy, que je fréquente assidûment et que je vous recommande si vous aimez la culture anglo-saxonne. Le but de ce Challenge est simple: lire et découvrir des livres pour la jeunesse. Moi qui n’en lisais plus beaucoup dernièrement, j’ai trouvé que c’était le bon moyen pour m’y remettre! Je vous invite donc à suivre les liens ci-dessous qui vous mèneront à mes précédentes chroniques ainsi qu’au forum!

Piece of Cake - le Livroscope.

Frances Hodgson Burnett, c'est qui?
Démarrons cette chronique par une petite présentation de notre auteure du jour: Frances Hodgson Burnett! C'est en 1849, en pleine Angleterre victorienne, que Frances vient au monde, dans une famille qui connut d'abord une relative richesse puis la pauvreté, lorsque son père meurt brutalement. Elevée par sa grand mère avec ses frères et ses soeurs, elle se passionne rapidement pour la lecture et se distingue par son imagination débordante. Elle voyagera beaucoup, habitant d'abord aux Etats-Unis avec sa famille, puis en France avec son premier mari, Swan Burnett, médecin dont elle aura deux enfants. Si elle aurait apparement commencé à écrire dès l'enfance, ses premiers écrits sont publiés dans les années 1870. Elle écrit principalement pour la jeunesse et certains de ses romans, comme Little Lord Fauntleroy ou The Secret Garden, sont aujourd'hui considérés comme des classiques. Elle meurt en 1924, aux Etats-Unis, dans l'état de New York.


The Secret Garden:
Résumé:
Mary Lennox n'a jamais connu autre chose que l'Inde, où elle a grandi avec ses parents, mais surtout avec beaucoup de serviteurs. Lorsque ses parents meurent du choléra, la petite fille est envoyée en Angleterre, chez son oncle, un certain Craven. Le choc y est grand: les gens la traitent différemment, les paysages n'ont rien à voir... Mais lorsque Mary découvre dans la demeure de son oncle l'existence d'un jardin secret, que personne n'approche et qui semble inaccessible, elle se passionne pour cet endroit qui la fascine... 

Entre tragédie...
Si vous vous imaginez que roman jeunesse rime avec joie, petits gâteaux et confettis, lire les premiers chapitres de The Secret Garden vous fera vite réaliser à quel point cette image peut être fausse. En effet, Frances Hodgson Burnett nous dépeint l'histoire de Mary, une enfant dont la vie n'est pas des plus drôles. Elle grandit en Inde, élevée par des serviteurs, ne voyant ses parents que de loin. Ceux-ci n'ont envers leur fille que très peu d'affection, et en plus ils meurent, la laissant seule dans un pays à des milliers de kilomètres loin de sa famille. C'est un vrai choc culturel pour cette enfant que son arrivée en Angleterre, où elle ne connait rien et où tout lui est étranger.
Mais Mary n'est pas la seule enfant à l'histoire tragique dans ce roman. Parmi les deux autres protagonistes enfants, Dickon et Colin, ce dernier a aussi une vie que l'on peut qualifier de misérable. Il est le cousin de Mary et tout comme elle, il est orphelin. Sa mère est morte en le mettant au monde et son père est si peu présent que c'est tout comme s'il n'en avait pas. Colin se croit mourant et n'a jamais quitté sa chambre et son lit, il ne connait rien du monde extérieur et a un côté drama queen assez impressionnant. Autant le dire, entre les deux personnages, c'est le concours de celui qui a la vie la plus malheureuse!

... Et bonheur:
Mais rassurez-vous: tout n'est pas aussi noir que je vous le laisse croire. En effet, malgré des premiers chapitres un peu déprimants et sombres, le lecteur commence doucement mais sûrement à s'adapter au monde dans lequel Mary, Colin et Dickon évoluent, tout comme les personnages s'adaptent aussi à leur univers. 
Le jardin de chez les Craven attire et obsède la jeune Mary. Elle ne peut s'empêcher de poser des questions à tout le monde sur cet étrange endroit, elle s'imagine des choses dessus et ne rêve que d'une chose: y entrer et l'explorer. Ce jardin déclenche chez elle un profond changement: la petite fille froide, sèche, au teint jauni et au caractère bien trempé s'adoucit. Elle grandit, prend du poids, l'air frais des environs lui fait du bien et elle devient lentement mais surement amicale avec ceux qui l'entourent. On peut le dire, le jardin secret, c'est aussi le secret du bonheur...

Ce que j'ai pensé du livre:
Parmi les auteurs que je souhaite découvrir depuis longtemps, on trouve en bonne place Frances Hodgson Burnett. J'en ai souvent entendu parler lors de mes études mais je n'ai jamais eu l'occasion de lire un de ses romans. C'est Little Lord Fauntleroy qui me tentait le plus mais c'est finalement sur The Secret Garden que j'ai décidé de jeter mon dévolu. Au final, j'ai plutôt bien aimé cette lecture, que je recommande à celle et ceux qui souhaitent découvrir un classique jeunesse.

Tout d'abord, j'ai énormément aimé le style de Frances Hodgson Burnett. Comme je viens de le dire, je n'avais encore jamais eu l'opportunité de découvrir sa façon d'écrire, et ça m'a beaucoup plu. C'est un classique que je trouve très accessible: ça se lit vraiment très bien, les pages se tournent les unes après les autres. J'ai enchaîné les chapitres à toute vitesse. C'est vraiment plaisant à lire, très abordable même pour ceux qui ont peur des classiques.

Passons maintenant à l'histoire. L'intrigue est plutôt sympathique et assez bien construite. Je ne me suis pas ennuyée un instant, même si je n'ai pas non plus été surprise par le déroulé de l'histoire, au final assez prévisible. En revanche, là où j'ai été surprise, c'est dans le début que j'ai trouvé assez sombre. Je ne m'attendais pas à une telle ambiance maussade, sur fond d'enfants orphelins, de maladie et de déchirements. C'est en lisant quelques informations sur l'auteure que je me suis rendue compte que c'était en partie inspiré par l'histoire de Burnett elle-même, dont l'enfance n'a pas toujours été facile.

Mon autre point positif dans ce roman: les personnages. J'ai énormément apprécié Mary, dont le petit caractère me plait beaucoup. Elle est très dynamique, c'est un personnage assez fort, un très bon point dans ce genre de roman. Elle est à la fois attachante, un peu agaçante, drôle, attendrissante, attentionnée... Elle forme de bons duos avec Dickon et avec Colin. J'ai d'ailleurs trouvé ce dernier très intéressant! 

On trouve dans ce roman de nombreux thèmes passionnants et qui parleront aussi bien à un jeune public qu'à des lecteurs plus âgés. J'ai mentionné quelques éléments plutôt tragiques, comme la maladie, les orphelins, mais de façon plus générale, Frances Hodgson Burnett aborde la famille, l'amitié, la confiance... 

Pour conclure, je dois dire que je suis plutôt conquise par ma lecture de The Secret Garden, que je recommande à celles et ceux qui aiment les classiques, la littérature jeunesse, ou les deux. C'était une belle découverte et je pense pousser plus loin ma découverte de cette auteure! 

Et voilà, c'est tout pour aujourd'hui! J'espère que cette chronique vous plait, n'hésitez pas à me le faire savoir en commentaire, je vous réponds toujours avec plaisir. On se retrouve très vite pour un nouvel article, en attendant comme toujours, prenez soin de vous et lisez beaucoup! :)

AnGee.

jeudi 16 mars 2017

La cousine Bette de Balzac.


Bonjour à tous et à toutes!

Je suis AnGee du Livroscope, j'espère que vous allez bien et que vous êtes prêts pour une nouvelle chronique! On se retrouve aujourd'hui pour nous plonger dans l'un des romans d'un célèbre auteur classique français, j'ai nommé Honoré de Balzac! Après m'être longuement penchée sur Zola et ses Rougon-Macquart, j'ai décidé d'accorder un peu de temps à d'autres grands auteurs français, et c'est donc sur Balzac que j'ai jeté mon dévolu. C'est après pas mal d'hésitations que j'ai décidé de m'attaquer à la lecture de La cousine Bette, dont on m'a dit beaucoup de bien. En espérant que cette chronique vous plaise, je vous souhaite une bonne lecture! :)

Balzac, c'est qui?
Démarrons cette petite chronique par une présentation du célèbre Honoré de Balzac. Né en 1799 dans une famille plutôt aisée, il passe néanmoins une partie de son enfance loin des siens, en nourrice puis à l'école. Il démarre des études de droit, mais c'est la littérature qui le passionne réellement. Ses premiers écrits paraissent dans les années 1830, et il se lance rapidement dans un long projet: La comédie humaine, avec lequel il souhaite réaliser une large étude romancée de son temps. C'est un projet long, complexe, comptant près de 90 romans, montrant la prolifique écriture de l'auteur, qui rédige également d'autres romans qui n'ont rien à voir avec cette longue saga. Balzac est également connu pour ses nombreuses maîtresses. Parmi ses romans, on retrouve Le lys dans la vallée, La fausse maîtresse ou encore La peau de chagrin. Il meurt en 1850, laissant derrière lui un impressionnant héritage littéraire.

La cousine Bette:
Quatrième de couverture:

Enfant, Lisbeth tenta d'arracher le nez de sa cousine, Adeline.
L'une était belle et l'autre laide. La jalousie redouble quand Adeline épouse le baron Hulot d'Ervy, un libertin, mais le frère d'un maréchal de France. Reléguée au fond d'un salon Empire défraîchi, cette parente pauvre va ourdir une terrible vengeance. Ayant commencé sa vie " en vraie chèvre affamée ", elle la finit " en lionne ", après avoir ruiné sa cousine, sa nièce Hortense, un jeune et talentueux sculpteur polonais.




Petite présentation de la cousine Bette:
Comme le titre l'indique, nous partons à la découverte de la cousine Bette. Il me semble donc judicieux de vous la présenter un peu plus en détails.
Surnommée Bette, son véritable nom est Lisbeth Fischer. Dès les premières pages, elle est présentée sous un jour peu flatteur. En effet, Balzac nous la dépeint comme une femme sèche, plutôt laide, vêtue de vêtements peu seyants. Vieille fille, elle est entourée par sa famille et plus particulièrement celle de sa cousine Adeline. Et comme le résumé le dit si bien, Adeline semble opposée en tout à sa cousine. Là où Lisbeth est sèche et laide, Adeline est une femme d'une grande beauté, attirant le regard des hommes. Lisbeth vit vieille fille, Adeline est mariée et maman. Lisbeth vit chichement, Adeline a une belle maison et une belle situation. Tout les oppose donc, mais Lisbeth va rapidement faire retourner la situation dans le sens inverse.

Manipulations, argent, hommes:
On pourrait penser, un peu à tort, que chez Balzac tout est gentillet, tout est beau, tout est propre. Et pourtant, La cousine Bette suffit à nous montrer à quel point cette assomption est fausse. Car dans ce roman, on trouve des personnages libertins, des personnages manipulateurs, des menteurs, des menteuses, des profiteurs et des profiteuses. Alors que son aspect misérable laisse penser que la veille femme est inoffensive, il faut se rendre à l'évidence: Lisbeth, alias Bette, possède un esprit plutôt machiavélique. Motivée par la jalousie et la vengeance, elle n'hésite pas à se lancer dans des complots et des plans terribles...
C'est les hommes de son entourage qu'elle utilise pour nuire à Adeline, sa cousine, et la fille de cette dernière, Hortense. Elle manipule tout d'abord le baron Hulot, l'époux d'Adeline, un libertin connu, qui ne sait pas refuser l'appel de la chair malgré des promesses incessantes de se consacrer uniquement à son épouse. Wenceslas Steinbock, comte polonais sans le sous et artiste que Bette a aidé et aimé, a choisi cependant d'épouser sa nièce Hortense. Par vengeance, elle s'en prendra aussi à lui.
L'argent est également au coeur de ce roman. Car pour entretenir les maîtresses exigeantes, les hommes n'hésitent pas à débourser jusqu'au moindre sou, mettant ainsi leur véritable famille en danger... 

Ce que j'ai pensé du livre:
Moi qui apprécie beaucoup les classiques et en lis régulièrement, je me retrouve cependant toujours confrontée à un gros problème lorsque j'ai envie de me plonger dans du Balzac. En effet, il fut tellement prolifique au cours de sa carrière qu'il m'est difficile de choisir quel roman lire. C'est après avoir reçu des avis très positifs sur La cousine Bette que j'ai décidé de me plonger dedans. Au final, j'ai assez bien aimé ce roman, même si je suis loin du coup de coeur espéré. 

Commençons par ce que j'ai préféré: le style. Je sais que beaucoup de gens sont assez déstabilisés ou déroutés par l'abondance des descriptions chez Balzac, et c'est vrai que je connais pas mal de gens qui sont rebutés par autant de longs passages descriptifs. En ce qui me concerne, c'est quelque chose que j'apprécie et aime chez Balzac. J'aime sa façon d'écrire, j'aime son style et j'aime surtout la façon dont il donne vie aux choses et aux personnages. A ce niveau-là, c'est une réussite et j'ai donc été séduite.

L'autre point positif de ce roman: les personnages. Balzac nous propose une histoire avec des personnages hauts en couleur et qui ne sont pas épargnés par les défauts: qu'il s'agisse de Bette, Valérie ou du baron Hulot, de Crével et de Wenceslas, tous sont pourris par le vice, la jalousie... J'ai particulièrement aimé le double jeu de Bette, dont la piètre allure ne laisse pas présager d'un tel esprit machiavélique. Je déplore cependant un peu le fait que les personnages féminins, Adeline et Hortense en particulier, sont un peu trop unidimensionnels, trop dans le côté "femmes éplorées". 

L'intrigue, quant à elle, me laisse un peu plus mitigée. J'ai trouvé qu'il y avait pas mal de longueurs et que l'histoire peine à démarrer. Je me suis même permise de passer un peu quelques passages de dialogues un peu longuets. Mais une fois qu'elle démarre, on ne s'ennuie pas. Il se passe pas mal de choses et j'ai pris plaisir à suivre l'évolution des aventures des personnages, la descente aux enfers de certains, le bonheur des autres. Il y a quand même, comme pour certains personnages, un côté très caricatural qui me déplait un peu.

Pour conclure mon avis sur ce livre, je tenais à mentionner les thèmes qu'on y trouve et qui peuvent intéresser certains d'entre vous: la jalousie, la vengeance, l'argent, l'amour... Des thèmes assez universels et bien exploités par Balzac dans son roman. Il dépeint un portrait intéressant de ces personnages autour de ces thématiques, et si elles vous intéressent, le roman peut vous plaire!

En bref, La cousine Bette a été pour moi une immersion intéressante dans le monde de Balzac, même si ce n'est pas un roman que j'ai trouvé incroyablement marquant. Il me donne tout de même envie de me pencher davantage sur l'oeuvre de l'auteur et de découvrir davantage son travail.

Et voilà, c'est tout pour aujourd'hui! J'espère que cette chronique vous plait, n'hésitez pas à me le faire savoir en commentaire, je vous réponds toujours avec plaisir! On se retrouve très vite pour un nouvel article, en attendant comme toujours prenez soin de vous et lisez beaucoup! :)

AnGee.

lundi 13 mars 2017

Le Paris des Merveilles de Pierre Pevel.

Bonjour à tous et à toutes!

Je suis AnGee du Livroscope, j'espère que vous allez bien et que vous êtes prêts pour une nouvelle chronique! Nous nous retrouvons aujourd'hui pour une petite chronique un peu particulière, car nous n'allons pas parler d'un, ni de deux mais bien de trois livres! En effet, j'ai choisi de me pencher sur une trilogie qui me faisait de l'oeil et que l'un de mes amis m'a chaudement (quand je dis chaudement, il m'a menacée pour que je la lise) recommandée: il s'agit du Paris des Merveilles de Pierre Pevel. J'ai récemment dévoré les trois tomes et je vous propose de les découvrir aujourd'hui. En espérant que cette chronique vous plaise, je vous souhaite une bonne lecture! :)

Pierre Pevel, c'est qui?
Démarrons cette chronique sur le bon pied avec une petite présentation de notre auteur du jour, le fameux Pierre Pevel! Pierre Pevel est un grand nom de la fantasy et de la science-fiction françaises et ça m'étonne même un peu de ne vous en avoir jamais parlé sur le blog. Né en 1968, c'est un homme brave car il a fait (comme moi) une prépa littéraire. L'écriture est une de ses premières passions et occupations et il commence par se consacrer aux jeux de rôles, écrivant notamment des scénarios avant de se lancer dans la rédaction de romans. Ses genres de prédilection, comme je l'ai mentionné plus haut, sont la science-fiction et la fantasy. Il a écrit de nombreux romans, comme le cycle Wielstadt qui le fait connaitre au début des années 2000, ou la célèbre saga des Lames du Cardinal, dont le succès a achevé de forger sa réputation. Il est aujourd'hui considéré comme l'une des valeurs sûres des littératures de l'imaginaire en France et son travail est même traduit à l'étranger. 

Le Paris des Merveilles:
Présentation de la saga:
Parmi les nombreux cycles écrits par Pierre Pevel, c'est aujourd'hui sa trilogie du Paris des Merveilles qui nous intéresse. Si c'est ainsi qu'on la désigne de nos jours, cette trilogie fut d'abord appelée le cycle Ambremer, du nom de l'univers où se déroule l'intrigue. Elle est composée des romans Les enchantements d'Ambremer, L'Elixir d'oubli et enfin Le Royaume Immobile. Les deux premiers tomes furent publiés en 2004 et 2005 avant d'être réédités en 2015 chez Bragelonne, la célèbre maison d'édition, où le troisième tome vint clôturer les aventures de Louis Denizart Hippolyte Griffont et de Aurélia, alias Isabel de Saint-Gil, son épouse au caractère bien trempé. 

Quatrième de couverture du premier tome:
Paris, 1909. La tour Eiffel est en bois blanc, les sirènes se baignent dans la Seine, des farfadets se promènent dans le bois de Vincennes... et une ligne de métro relie la ville à l'OutreMonde, le pays des fées, et à sa capitale Ambremer. Louis Denizart Hippolyte Griffont est mage du Cercle Cyan, un club de gentlemen-magiciens. Chargé d'enquêter sur un trafic d'objets enchantés, il se retrouve impliqué dans une série de meurtres. L'affaire est épineuse et Griffont doit affronter bien des dangers: un puissant sorcier, d'immortelles gargouilles et, par-dessus tout, l'association forcée avec Isabel de Saint-Gil, une fée renégate que le mage ne connaît que trop bien...

Les héros:
Au cours de la trilogie d'Ambremer, nous sommes amenés à rencontrer de nombreux personnages aux pouvoirs assez différents les uns des autres. Nous avons les fameux mages des différents cercles (incarnat et cyan sont les principaux), mais aussi des magiciens, des enchanteresses, des fées, ou encore des dragons. Parmi ces nombreux personnages, deux sont particulièrement importants. Il s'agit du couple formé par Louis Griffont et Isabel de Saint-Gil.
Louis Denizart Hippolyte Griffont (son nom complet), également connu sous le nom de chevalier de Castelgriffe, est l'un des mages les plus éminents du cercle Cyan. Il est l'un de nos héros et nous le suivons à travers des aventures menant enquêtes, magie et parfois politique. Ne vous fiez pas à son aspect relativement jeune, Griffont est âgé de plusieurs siècles. Ses dons magiques sont très développés et reconnus et pourtant il ne forme que très rarement des apprentis, dont le jeune Troisville, personnage capital dans le troisième tome. Dans son entourage on retrouve d'autres mages mais aussi un chat ailé, Azincourt, à la repartie bien acérée.
Quant à Isabel de Saint-Gil, elle possède non seulement de grands pouvoirs magiques mais aussi plusieurs identités. Ils sont peu nombreux à le savoir, mais Isabel est avant tout Aurelia, une fée très âgée malgré son apparente jeunesse qui fut autrefois proche de la reine des fées, Méliane. Tombée en disgrâce, elle vit depuis longtemps loin du royaume des fées et elle se charge avec ses acolytes qui la suivent partout de missions plus ou moins secrètes... 

Ce que j'en pense:
Même si je n'en avais pas encore parlé sur le blog, je n'en suis pas à mon premier Pierre Pevel. En effet, j'ai déjà lu nombre de ses romans, dont le cycle des Lames du Cardinal (parce que j'aime bien les gens qui se tapent dessus avec des épées). C'est pour cela que son Paris des Merveilles me tentait depuis un moment, non seulement parce que c'est un auteur que j'apprécie beaucoup mais aussi parce que l'époque et l'intrigue me plaisaient beaucoup. Au final, je me suis retrouvée à dévorer les trois tomes les uns après les autres, et je ne peux que vous recommander la lecture de cette trilogie!

Première raison pour laquelle j'adore cette trilogie: c'est vraiment très bien écrit. J'aime beaucoup le style de Pierre Pevel, c'est quelque chose que je retrouve avec beaucoup de plaisir dans chacun de ses ouvrages. Sa plume est soignée, élégante, ça se lit bien et je trouve les dialogues particulièrement réussis. Les descriptions permettent de vraiment bien visualiser l'univers d'Ambremer, un gros plus!

J'ai ensuite énormément aimé le duo dynamique et détonnant formé par Louis et Isabel. Ce sont des personnages hauts en couleur, qui se complètent bien et fonctionnent très bien ensemble, autant lorsqu'ils sont fâchés l'un envers l'autre que lorsqu'ils se décident à allier leurs forces. J'ai particulièrement aimé les répliques cinglantes d'Isabel et son caractère bien trempée. Les personnages secondaires sont également très chouettes, notamment Troisville. 

La réussite de la saga tient aussi dans son univers très intéressant. Je trouve que Pierre Pevel parvient bien à respecter le Paris de la fin du 19ème, début du 20ème siècle avec son ambiance très particulière tout en y incorporant avec brio des éléments originaux. On a bien évidemment les mages avec leurs pouvoirs et le système des cercles que j'ai bien aimés, les différentes créatures (fées, lutins, dragons et autres), les voitures capables de traverser des dimensions... Non vraiment, l'univers est unique et passionnant!

Pour terminer, je dois dire que j'ai trouvé les intrigues de chacun de ces trois tomes captivantes. Je ne me suis pas ennuyée un instant (ce qui est rare avec Pierre Pevel) et c'est bien maîtrisé. Je dois avouer avoir eu une petite préférence pour le troisième tome, qui conclut selon moi en beauté la trilogie. Il y a des rebondissements, de l'action, du complot, bref, tout ce que j'aime!

En bref, j'ai été séduite par Le Paris des Merveilles et je suis vraiment heureuse d'avoir eu l'occasion de me plonger dans cette lecture! Je recommande cette trilogie à toutes celles et ceux qui aiment Pierre Pevel ou souhaitent le découvrir, le voyage risque de vous plaire autant qu'à moi!

Et voilà, c'est tout pour aujourd'hui! J'espère que cette chronique vous plait, n'hésitez pas à me le faire savoir en commentaire! On se retrouve très vite pour un nouvel article, en attendant as usual prenez soin de vous et lisez beaucoup! :)

AnGee.

mercredi 8 mars 2017

Cycle Robots, Tech & Stuff #1: Terminator de James Cameron (1984).



Bonjour à tous et à toutes!

Je suis AnGee du Livroscope, j'espère que vous allez bien et que vous êtes prêts pour une nouvelle chronique! Nous nous retrouvons aujourd'hui aujourd'hui pour lancer ensemble le nouveau cycle cinéma du blog. Après avoir clôturé un cycle basé sur la découverte, j'ai cette fois sélectionné un thème qui me tentait depuis longtemps: la science-fiction! A travers sept chroniques et sept films, nous explorerons un peu ensemble la science-fiction au cinéma. Et pour commencer, j'ai choisi de me pencher sur un classique des années 80, le célèbre Terminator de James Cameron! En espérant que cette chronique vous plaise, je vous souhaite une bonne lecture! :)

Le Cycle Robots, Tech & Stuff, c'est quoi?
Pour commencer cette chronique, je trouve important de vous parler un peu du cycle Robots, Tech & Stuff qui va nous accompagner dans les prochains mois. Depuis plusieurs années maintenant, j'ai décidé de me lancer dans des cycles cinéma, à raison d'un film par mois, afin de diversifier un peu le contenu de ce blog et aussi d'améliorer ma culture cinématographique. J'essaie à chaque fois de trouver un thème pour ces cycles, que ce soit un acteur, un réalisateur ou un fil rouge plus généraliste. C'est cette fois la science-fiction qui nous intéressera, avec sept films mettant en scène des robots, des technologies innovantes et la possibilité d'un futur à la fois novateur et effrayant. Si vous souhaitez (re)lire mes précédentes chroniques cinéma, je vous invite à suivre le lien ci-dessous!


Terminator:
Résumé:
1984. Sarah Connor est une jeune femme à la vie des plus banales. Elle vit avec Ginger, sa colocataire, et gagne tant bien que mal sa vie grâce à son travail de serveuse. Bref, en apparence, rien ne laisse présager que Sarah soit une personne au destin unique. C'est alors que toutes les Sarah Connor des environs se font tuer, les unes après les autres. C'est en rencontrant Reese, un homme envoyé du futur, qu'elle découvre que sa vie est en danger: elle est traquée par un Terminator, un robot venu lui aussi du futur, qui a pour mission de l'exterminer...

Quelques informations sur le film:
Il est à présent temps de nous pencher avec un peu plus de détails sur notre film du jour. Sorti en 1984, Terminator est un film réalisé par James Cameron, célèbre cinéaste canadien notamment connu pour Titanic, Point Break ou encore Avatar. Il s'est également occupé du scénario du film, dont le tournage démarra au début de l'année 1984. Dans les trois rôles principaux, on retrouve tout d'abord Arnold Schwarzenegger, en train d'établir sa réputation de star d'action, dans le rôle du Terminator. Michael Biehn, qui a depuis joué dans pas mal de films de genres, interprète Kyle Reese, et Linda Hamilton (qui fait apparemment beaucoup de doublages) joue la désormais célèbre Sarah Connor. Contre toute attente, le film fut un énorme succès commercial, engrangeant près de 80 millions de dollars de recettes pour un budget dérisoire de 6,4 millions. Ce succès permit non seulement d'établir la carrière d'Arnold mais lança aussi la production de plusieurs suites (Terminator 2, 3, Terminator Salvation ou plus récemment Terminator Genisys) qui connurent plus ou moins de succès. Si vous avez envie de voir à quoi ressemble Terminator, je vous invite à regarder quelques images ci-dessous!



Entre science-fiction et course-poursuite:
Considéré aujourd'hui comme un classique du cinéma d'action des années 1980, Terminator est un film qui en a inspiré des dizaines d'autres après lui. Il mêle habilement plusieurs genres, entre science-fiction, action et course-poursuite.
Etant donné que la SF est le coeur de ce cycle cinéma, il est important d'y consacrer quelques lignes. L'élément principal de SF que l'on retrouve dans le film est présent dès le titre: le Terminator, ou le T-800, joué par Arnold Schwarzenegger tout en muscles et en visage crispé. Le Terminator est un cyborg crée dans le futur, au coeur du 21ème siècle, et dont l'apparence est celle d'un homme. Et s'il est certes d'une taille impressionnante avec des muscles saillants, cet homme est à priori fait comme tout le monde puisqu'il parle, bouge et même saigne. Et pourtant, sous une couche de peau se cache la structure du cyborg, que nous avons le loisir de découvrir à plusieurs reprises dans le film.
La SF est également présente dans l'évocation du futur, raconté par Kyle Reese, venu sauver Sarah Connor. Il lui parle d'un futur dangereux, en guerre, qui le font passer pour un fou aux yeux des autorités. La SF est souvent liée à cette représentation d'un monde en conflit où la violence est omniprésente et où la technologie participe à cette violence.
Le film se construit également comme une course-poursuite haletante entre le duo formé par Kyle Reese (et son célèbre "Follow me if you wanna live") et Sarah Connor et de l'autre côté le Terminator, qui ne reculera devant rien pour atteindre son objectif... La jeune femme parviendra t'elle à échapper à un destin funeste?

Ce que j'ai pensé du film:
Lorsque j'ai décidé de me lancer dans un cycle cinéma autour de la science-fiction, mon objectif était non seulement de regarder des films que je n'avais pas encore eu l'occasion de voir, mais aussi de vous parler de longs-métrages que j'aime beaucoup et que je voulais vous recommander. Terminator tombe dans cette seconde catégorie: même si le cinéma d'action n'est pas mon genre de prédilection, j'ai grandi avec un papa fan d'acteurs comme Schwarzy, et certains de leurs films font donc partie de mes films préférés. Et Terminator en est un très bon exemple.

Commençons par un point essentiel: l'histoire. Terminator possède une intrigue assez simple et facile à résumer: un robot du futur est envoyé pour tuer une femme afin d'empêcher un événement de se produire. Un autre personnage du futur est là quant à lui pour essayer de la protéger. C'est simple mais très efficace. Le film ne se perd pas dans des détours inutiles et parvient tout de même à proposer quelques rebondissements réussis. On ne s'ennuie pas et c'est très divertissant.

Cela tient en grande partie à la réalisation et au montage qui tiennent en haleine. J'ai vu qu'une grande partie du film a été tournée de nuit, ce qui donne un rendu assez sombre et angoissant, propice au sentiment d'angoisse de Sarah Connor. Les scènes d'action sont dynamiques, bref, je n'ai rien à redire sur ce point!

Le film est également très connu pour ses personnages devenus cultes, dont Sarah Connor. J'aime beaucoup le personnage de Sarah car elle connait une sacrée évolution entre le début et la fin du film. Même si elle parvient à gérer, tant bien que mal, sa vie, elle manque de confiance en elle lorsque l'intrigue démarre. Elle s'affirme progressivement alors que l'intrigue avance jusqu'à devenir forte et badass dans les derniers instants du film. Elle forme un duo intéressant avec Kyle, que j'aime bien également. Enfin, comment ne pas parler du Terminator? On peut critiquer le jeu d'acteur d'Arnold Schwarzenegger dans pas mal de films, mais ici le rôle lui va très bien: le Terminator nécessite une absence d'expression, une froideur et un charisme qu'il parvient à rendre très bien.

Pour conclure, je ne pouvais pas passer à côté de l'aspect absolument culte de ce film ainsi que de ses suites. "Sarah Connor", "I'll be back", "Follow me if you wanna live" ou encore "Hasta la vista baby" (dans Terminator 2) sont autant de citations devenues cultes et que tout le monde connait même sans avoir vu le film. Alors si vous n'avez pas encore eu l'occasion de voir Terminator, je vous encourage à le faire!

Et voilà, c'est tout pour aujourd'hui! J'espère que cette chronique vous plait, n'hésitez pas à me le faire savoir en commentaire! On se retrouve très vite pour un nouvel article, en attendant prenez soin de vous et lisez beaucoup! :)

AnGee.

Si vous avez aimé...

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