mercredi 7 décembre 2016

The Ultimate Victorian Challenge #5: The Mystery of Princess Louise: Queen Victoria's Rebellious Daughter de Lucinda Hawksley.



Bonjour à tous et à toutes!

Je suis AnGee du Livroscope, j'espère que vous allez bien et que vous êtes prêts pour un nouvel article! Après un petit détour hivernal dans le monde de Christelle Dabos, je vous propose aujourd'hui de nous intéresser à la Reine Victoria pour mon Challenge personnel autour de ce célèbre personnage historique. Comme vous le savez peut-être, Victoria et son époux Albert ont eu de très nombreux enfants, qui sont loin d'être aussi connus qu'eux, mais qui personnellement m'intéressent beaucoup. Alors lorsque je suis tombée sur le livre The Mystery of Princess Louise: Queen Victoria's Rebellious Daughter, j'ai décidé de le lire et de vous le présenter! En espérant que cette chronique vous plaise, je vous souhaite une bonne lecture! :)

The Ultimate Victorian Challenge:
Pour commencer cette chronique, j'ai envie de vous donner quelques informations sur le Ultimate Victorian Challenge. Grande passionnée depuis toujours par la reine Victoria et son histoire, j'ai décidé il y a quelques mois de me lancer dans un Challenge consacré à cette reine et la période qui l'accompagne. Et histoire de ne pas faire les choses à moitié, je me suis fixée comme objectif 63 oeuvres (livres, films, séries ou autres), comme les 63 années de règne de Victoria! Si vous avez envie d'en savoir plus sur ce Challenge ou de relire mes précédentes chroniques sur ce sujet, je vous invite à suivre le lien ci-dessous!


Lucinda Hawksley, c'est qui?
Notre auteure du jour, c'est Lucinda Hawksley, et si vous connaissez un peu le blog vous savez que je commence toujours mes chroniques par une présentation de l'auteur. J'ai trouvé assez peu de choses la concernant, mais ce que j'ai trouvé est vraiment intéressant. Lucinda Hawksley possède plusieurs cordes à son arc: diplômée de littérature et d'Histoire de l'art, elle est à la fois historienne, auteure et conférencière. Elle est spécialisée en 19ème et 20ème siècles et elle est une descendante de Charles Dickens. Ses ouvrages reflètent sa passion pour la littérature et l'histoire de ces deux siècles. Elle est notamment l'auteure de livres sur Charles Dickens, sur les femmes victoriennes ou sur Victoria. Si vous voulez en savoir plus, je vous invite à aller découvrir son site internet!


The Mystery of Princess Louise:
Résumé:
En 1848 nait Louise, la sixième enfant de Victoria et Albert et leur quatrième fille (trois viendront encore après). Très vite, Louise se distingue de ses frères et soeurs tant par son comportement et ses intérêts que par ses tenues considérées parfois comme excentriques. Elle se passionna pour la sculpture, rêvant de devenir artiste et côtoyant les groupes à la mode, et décida d'épouser non pas un étranger comme le reste de sa fratrie mais un anglais. Lucinda Hawksley nous propose de découvrir celle qui est considérée comme l'enfant rebelle de Victoria et Albert ainsi que la relation qu'elle entretenait avec sa mère.

Quelques informations sur la Princesse Louise:
Comme le livre du jour s'intéresse à la Princesse Louise, un personnage qui n'est pas forcément très connu en France, je vous propose de la découvrir un peu.
Louise est née en 1848 et fut baptisée Louisa Carolina Alberta. Tout comme ses frères et soeurs, elle passe les premières années de sa vie entre Londres et Osborne House, sur l'Île de Wight, où la famille possède une sorte de maison de vacances. Elle est particulièrement proche de Bertie, futur roi, plus âgé de sept ans. La vie de toute la famille royale est chamboulée à la mort du Prince Albert en 1861. Victoria entre en effet dans un deuil prolongé dont elle ne sortira jamais vraiment, et cette ambiance très lourde pèsera beaucoup sur les enfants du couple. Louisa, notamment, en souffrira énormément.
Dès l'enfance, Louise se passionne pour l'art, surtout pour la sculpture, et elle sera même autorisée à l'étudier sérieusement. Elle réalisa une statue de sa mère, se trouvant à Montréal dont son mari fut le gouverneur.
Qui est son mari, d'ailleurs? Il s'agit de John Campbell, duc d'Argyll, né en 1845 et membre de la haute aristocratie anglaise. Contrairement à ses frères et soeurs qui se marièrent avec des héritiers de familles royales européennes, Louise fit le choix d'épouser un anglais. Ils n'eurent pas de descendance.
Louise décède en 1939.

Victoria et ses enfants:
Avant de passer à ce que j'ai pensé du livre, je voulais parler assez rapidement d'un point que, je pense, j'aurai l'occasion d'aborder de nouveau au cours de ce Challenge: la relation que Victoria entretenait avec ses enfants.
Victoria et Albert, couple emblématique de l'Histoire, eurent ensemble neuf enfants. Une progéniture conséquente, dont ils cherchèrent à s'occuper eux-mêmes (en particulier Albert, qui mit en place un programme éducatif pour ses enfants), mais les historiens mentionnent souvent la relation parfois très difficile qui existait entre Victoria et ses enfants.
En effet Victoria se montra particulièrement dure et même froide avec ses enfants, ayant envers eux des mots parfois violents: Bertie, futur roi, en est un très bon exemple, et elle a souvent pour lui des reproches interminables. Seule Béatrice, la petite dernière, semblait échapper à ce traitement, et elle est souvent considérée comme la petite préférée de Victoria.
En plus d'être dure avec ses enfants, Victoria était aussi très possessive, notamment avec ses filles, qui remplirent tour à tour le rôle de dame de compagnie. Elle se montrait en général très opposée à leur mariage, menant à ses situations parfois très compliquées (on raconte qu'elle aurait refusé de parler pendant plusieurs mois à Beatrice lorsque celle-ci décida d'épouser Henry de Battenberg).
Pourquoi un tel comportement avec ses enfants? Deux raisons sont probables: tout d'abord, certains avancent le fait que Victoria était si amoureuse d'Albert qu'elle ne supportait pas de devoir partager son temps avec les enfants. Autre raison (qui me semble un peu plus probable): Victoria a elle-même connu une enfance très difficile avec une mère extrêmement possessive, n'ayant pas même le droit de descendre les escaliers toute seule...



Ce que j'ai pensé du livre:
Je dois bien l'avouer: si je suis passionnée par Victoria depuis plusieurs années et surtout par l'ère à laquelle elle a donné son nom je suis en revanche très ignorante en ce qui concerne ses enfants. J'ai donc décidé d'utiliser ce Challenge personnel pour tenter d'en apprendre un peu plus à leur sujet. Lorsque je suis tombée sur ce livre de Lucinda Hawksley, j'ai été très intriguée par le titre et je n'ai pas hésité longtemps avant de l'emprunter. Au final, ce livre s'est révélé une lecture assez intéressante et que je suis contente d'avoir pu découvrir.

J'ai en premier lieu été fascinée par le personnage de Louise elle-même. Je ne la connaissais absolument pas avant de lire ce livre, et j'ai énormément appris de choses la concernant. Elle se distingue vraiment de ses frères et soeurs, restés dans le sillage maternel, par sa volonté de faire les choses à sa façon et de satisfaire ses volontés, même si elles ne sont pas toujours en accord avec ce que Victoria souhaitait. Son fort caractère et son originalité me plaisent énormément. 

Dans son ensemble, le livre est bien documenté et est donc très intéressant à lire. On sent que Lucinda Hawksley est une historienne et qu'elle maîtrise bien son sujet. Elle parle fréquemment des recherches qu'elle a effectuées pour le livre, mentionnant même les obstacles qu'elle a rencontrés, ce que j'ai trouvé honnête de sa part. 

En plus du travail d'historienne qu'elle a fait, elle a aussi une façon d'écrire fluide et qui sait intéresser le lecteur, évitant donc de proposer un livre indigeste. Mon seul bémol, c'est qu'il y a selon moi pas mal de répétitions, elle fait souvent référence aux mêmes épisodes, ce qui est parfois un peu lassant, mais ça reste tout de même un petit détail.

En faisant des recherches sur le livre, je suis tombée sur pas mal de critiques (notamment par des journaux) assez sévères, reprochant à The Mystery of Princess Louise de ne pas apporter d'éclairage  suffisamment nouveau sur l'histoire de cette princesse et en particulier sur certains éléments mystérieux. Il est vrai que quelques aspects de sa vie font l'objet de conjectures qui n'ont pas été prouvées ou balayées, mais j'ai trouvé que Lucinda Hawksley avait tout de même fait un bon travail pour tenter de comprendre au mieux ce qu'il en était.

Une autre critique qui revient assez souvent, c'est que le livre est trop introductif et que ceux qui connaissent déjà bien le personnage risque de s'ennuyer un peu. Dans mon cas, comme je l'ai mentionné plus haut, je ne connaissais absolument pas Louise avant de lire ce livre. J'ai appris énormément de choses, mais peut-être que si vous êtes déjà des connaisseurs, vous risquez effectivement de ne pas être aussi emballé que moi.

En bref, j'ai beaucoup aimé ce livre qui m'a permis de découvrir une princesse passionnante et qui me donne envie de me pencher davantage sur la progéniture de Victoria et Albert. Si ce sujet vous intéresse, n'hésitez pas à y jeter un oeil! :)

Et voilà, c'est tout pour aujourd'hui! J'espère que cette chronique vous plait, n'hésitez pas à me le faire savoir en commentaire, vous savez que je vous réponds toujours avec plaisir! On se retrouve très vite pour un nouvel article, en attendant prenez soin de vous et lisez beaucoup :).

AnGee.

dimanche 4 décembre 2016

La passe-miroir, tome 1: Les fiancés de l'hiver de Christelle Dabos.


Bonjour à tous et à toutes!

Je suis AnGee du Livroscope, j'espère que vous allez bien et que vous êtes prêts pour un article! Comme vous l'avez peut-être déjà remarqué aux températures bien froides, aux couleurs rouges dont se parent les rues et les guirlandes qui ont submergé les magasins, Noel approche et de nombreux blogs proposent Challenges et rendez-vous en tout genre pour fêter ça. En ce qui me concerne, j'ai encore du mal à me remettre d'Halloween, donc je vais lever un peu le pied pour Noel. Néanmoins, j'ai lu il y a quelques jours un roman qui colle parfaitement à cette saison hivernale et je n'ai pas hésité longtemps avant de vous le présenter. Ce roman, c'est le premier tome de La passe-miroir, intitulé Les fiancés de l'hiver. En espérant que cette chronique vous plaise, je vous souhaite une bonne lecture! :)

Christelle Dabos, c'est qui?
Avant de nous pencher sur notre livre du jour, je vous propose de nous attarder un peu sur Christelle Dabos, son auteure. Née en 1980, Christelle Dabos est une auteure française dont la vocation première fut d'être bibliothécaire mais sa vie prend un autre tournant lorsqu'elle tombe malade. Elle se lance alors dans l'écriture, et Les fiancés de l'hiver, son premier roman et premier tome de la saga La passe-miroir, a été publié en 2013. Il rencontra un grand succès, tant auprès des lecteurs que des critiques et il remporta plusieurs prix dont le grand prix du premier roman jeunesse de Gallimard ou le prix Elbakin. Sa suite, Les disparus du ClaireLune, a été publié il y a quelques mois. Deux autres tomes sont déjà prévus. Si vous avez envie d'en savoir plus sur Christelle Dabos, je vous invite à visiter son site internet. 


Les fiancés de l'hiver:
Résumé:
Sur l'arche d'Anima, Ophélie vit une existence plus que paisible. Dirigeant un musée, elle possède un don incroyable. En effet, Ophélie est une liseuse: en touchant des objets, elle est capable d'en lire le passé. Ophélie a aussi la capacité de voyager à travers les miroirs. Mais cette vie sereine est chamboulée lorsqu'elle se retrouve fiancée à Thorn, du clan des Dragons. Elle doit quitter tout ce qu'elle connait pour se rendre au Pôle, où elle se rend rapidement compte que sa vie est menacée à chaque instant. Intrigue de cour, tensions familiales, parviendra-t'elle à en sortir indemne?

Ophélie et Thorn:
Avec ce premier tome de La passe-miroir, Christelle Dabos nous fait découvrir les héros qui nous accompagneront avec chacun des romans. Et les deux personnages les plus importants sont indéniablement Ophélie et Thorn, que je vous propose de découvrir un peu plus.
Ophélie, pour commencer, est notre héroïne, celle que nous suivons à travers l'intrigue. C'est une jeune femme présentée comme étant assez discrète, voire timide même. Ophélie semble apprécier davantage la compagnie des objets, ceux de son musée ou sa fidèle écharpe, que celle des membres de sa famille. Ophélie est une liseuse, capable de découvrir l'histoire des objets en les touchant, une capacité incroyable et qui attise la curiosité. Mais malgré la discrétion qui la distingue, elle est aussi très forte et déterminée, refusant de se laisser faire, une ténacité qui peut se révéler aussi bien un atout qu'un problème.
Thorn, quant à lui, vient du Pôle. C'est d'abord son physique impressionnant, tout en hauteur et longueur, qui intrigue sa jeune fiancée. De plus, Thorn est caractérisé par son attitude extrêmement glaciale non seulement envers Ophélie mais aussi envers ses proches. Il est sec, peu porté sur la conversation, et préfère éviter autant que possible les contacts. Une attitude qui laisse Ophélie perplexe...

Un univers très particulier:
Comme vous l'aurez peut-être ressenti en lisant le résumé du livre, Les fiancés de l'hiver se déroule dans un univers très particulier, unique, construit par Christelle Dabos pour servir de cadre à son intrigue. Je pourrais vous faire une liste assez longue de tout ce qu'on y trouve, mais non seulement cela prendrait mille ans et je suis certaine que je ne le ferais pas aussi bien que Christelle Dabos. Je vais donc me contenter de vous mentionner quelques points assez intéressants.
Tout d'abord, nous avons bien évidemment les capacités uniques d'Ophélie. La jeune femme possède plusieurs talents. Le premier, et celui qui donne son nom à la saga, est celui de pouvoir traverser les miroirs. Cela lui permet de voyager d'une pièce à l'autre, entre différents lieux, la seule contrainte étant que ces lieux soient géographiquement assez proches l'un de l'autre. Cela lui permet aussi d'écouter ou de regarder des choses, comme une espionne.
Son autre talent est celui que j'ai mentionné plus haut à plusieurs reprises: celui de lire les objets. Avec ses mains gantés pour ne pas créer d'interférences, elle découvre le passé des objets qu'elle touche. 
La famille de Thorn n'est pas exempte de pouvoirs non plus. Très vite, Ophélie se rend compte que sa future belle-famille, aussi compliquée soit-elle, possède des dons incroyables de manipulations mentales. Autant dire que le mariage promet d'être explosif!

Ce que j'ai pensé du livre:
Depuis un bon moment maintenant, Les fiancés de l'hiver font régulièrement leur apparition sur Booktube ou la blogosphère. C'est un roman qui rencontre énormément de succès, et le tome 2 semble recevoir un accueil tout aussi chaleureux. En ce qui me concerne, je fais partie des gens qui sont toujours un peu sceptiques lorsqu'un livre marche aussi bien, j'ai toujours peur des effets de mode et d'être déçue. Néanmoins, après avoir reçu ce roman dans ma Kube il y a quelques mois, je me suis décidée à le lire au coeur de l'hiver pour voir ce qu'il pouvait bien donner. Et j'ai dévoré ce premier tome de La passe-miroir. J'ai eu pour ce livre un gros coup de coeur et son succès est pleinement mérité.

Dès les premières pages, j'ai été aspirée, telle Ophélie par son miroir, dans l'univers unique et incroyable de Christelle Dabos. L'originalité du livre est indéniablement l'un des (nombreux) points forts de ce roman. Le monde qu'elle y décrit est fouillé, passionnant et détaillé. Je m'y imaginais sans aucun problème et j'ai eu beaucoup de mal à le quitter en terminant le roman. J'ai particulièrement aimé le concept des liseurs, qui me parle beaucoup.

En plus de son imagination, j'ai été charmée par le style de Christelle Dabos. J'ai passé un excellent moment avec sa plume qui est à la fois fluide et très poétique. Sa façon d'écrire va parfaitement bien à l'univers qu'elle dépeint et c'est vraiment un régal à lire. Je pense que je relirai sans hésitation Les fiancés de l'hiver ne serait-ce que pour retrouver son style.

L'intrigue est tout simplement captivante. Les 500 et quelques pages (en format poche) de ce roman passent à toute allure et on ne s'ennuie pas à un seul instant. Les intrigues de cour, politiques, familiales, les découvertes, les manipulations, les retournements de situation... C'est un livre extrêmement divertissant et dont la conclusion ne donne qu'une envie: me jeter sur le tome deux dès que possible!

J'ai également énormément apprécié les personnages et en particulier Ophélie, à laquelle je me suis beaucoup attachée. Je trouve qu'elle a beaucoup de qualités intéressantes, et qui me plaisent particulièrement. J'ai aimé cet étrange mélange de timidité, de détermination et de force que l'on retrouve chez elle. Sa relation avec Thorn promet une évolution qui risque d'être palpitante et j'ai aussi trouvé ce personnage intriguant. J'ai hâte de le découvrir davantage dans le tome suivant! 

En bref, Les fiancés de l'hiver a été pour moi une formidable lecture pour achever le mois de Novembre. Une véritable petite pépite qui m'a fait découvrir une auteure très prometteuse. Je comprends tout à fait le succès rencontré par ce roman, amplement mérité selon moi. Un gros, gros coup de coeur donc!

Et voilà, c'est tout pour aujourd'hui! J'espère que cette chronique vous plait, n'hésitez pas à me le faire savoir et aussi à me partager vos impressions sur Les fiancés de l'hiver si vous avez eu l'occasion de le lire. On se retrouve très rapidement pour un nouvel article, en attendant, comme toujours, prenez soin de vous et lisez beaucoup! :)

AnGee.

jeudi 1 décembre 2016

Challenge Tudors #9: The Lady of Misrule de Suzannah Dunn.


 Bonjour à tous et à toutes!

Je suis AnGee du Livroscope, j'espère que vous allez bien et que vous êtes prêts pour une nouvelle chronique! On se retrouve aujourd'hui pour le premier article du mois de Décembre dont le programme, je l'espère, vous plaira. J'aimerais tout d'abord vous remercier pour le nombre incroyable de visites du mois de Novembre: vous êtes plus de 20 000 à être venus me rendre visite, un record et je vous en remercie! Votre soutien m'est précieux. Et pour commencer ce mois du bon pied, j'ai décidé de me pencher sur le roman The Lady of Misrule de Suzannah Dunn pour le Challenge Tudors. En espérant que cette chronique vous plaise, je vous souhaite une bonne lecture! :) 

Challenge Tudors:
Pour commencer cette chronique, je vous propose d'en découvrir un peu plus sur le Challenge Tudors. Ce Challenge a été lancé par deux blogueuses que j'aime beaucoup, à savoir Shelbylee et Titine75 (vous pouvez retrouver leurs blogs ci-dessous). Le but est simple: présenter des romans, films et séries en rapport avec cette célèbre dynastie. Si vous voulez en savoir plus ou re-découvrir mes précédents articles, je vous encourage à suivre les liens ci-dessous!

Titine75 - blog.

Suzannah Dunn, c'est qui?
Le roman que j'ai choisi de vous présenter aujourd'hui est The Lady of Misrule de Suzannah Dunn. Je n'ai pas trouvé beaucoup de choses la concernant: Suzannah Dunn a suivi un cursus universitaire à l'université de l'East Anglia au Royaume-Uni, obtenant un diplôme en creative writing. Elle a commencé sa carrière d'auteure au début des années 1990 et n'a pas cessé d'écrire depuis. Suzannah Dunn est notamment connue pour ses romans historiques et plus particulièrement pour ceux qu'elle consacre aux Tudors. Son dernier roman en date est The Lady of Misrule, paru en 2015. Si vous avez envie d'en savoir un peu plus sur elle, je vous invite à aller jeter un oeil à son site internet.


The Lady of Misrule:
Résumé:
A la mort de son cousin Edward, fils d'Henry VIII, Jane Grey devient reine. Un règne incroyablement court, qui ne dure que neuf jours. En effet, Mary Tudor, l'un des deux filles d'Henry, reprend le trône et décide de placer la jeune femme en détention à la Tour de Londres, célèbre prison. Elizabeth Tilney devient la dame de compagnie de Jane mais la cohabitation se montre rapidement compliquée. Mais tout le monde a beaucoup d'espoir dans l'idée de la libération prochaine de Jane par sa cousine... 

Jane Grey, reine de neuf jours:
Etant donné que le roman s'intéresse au personnage de Jane Grey, je trouve important de consacrer quelques instants à son histoire, d'autant plus que je n'ai pas encore l'occasion de parler d'elle pour ce Challenge. 
Malgré la durée très courte de son règne (neuf jours seulement), l'Histoire n'a pas oublié Jane Grey et son histoire assez tragique. Née en 1537 en Angleterre, Jane fait partie de la famille royale. Elle est en effet la petite-nièce d'Henry VIII, et elle aura l'occasion de côtoyer de près Katherine Parr, sa dernière épouse dont elle sera la pupille. On parle aussi pendant un temps de fiancer Jane à Edward, fils d'Henry, qui deviendra Edward VI à la mort de celui-ci. Mais le règne d'Edward sera de courte durée et il sera d'ailleurs uniquement géré par ses régents, Edward étant très jeune lorsqu'il accède au trône: il meurt en 1553, âgé de seulement 16 ans. 
La question de qui doit lui succéder est épineuse: en effet, le pays est déchiré entre Mary, fille aînée d'Henry et fervente catholique, Elizabeth, fille d'Anne Boleyn que certains considèrent comme une bâtarde, et Jane, qui aurait été choisie par Edward lui-même pour prendre sa place. C'est ainsi que Jane monte sur le trône, elle aussi alors qu'elle est encore très jeune. Un règne que Mary s'empresse de renverser, faisant de la jeune fille sa prisonnière.
Pendant les mois qui suivent la prise de pouvoir de Mary, la situation de Jane reste assez floue. Elle est prisonnière à la Tour de Londres, que beaucoup redoutent, et de nombreuses rumeurs parlent d'une libération prochaine de Jane. Cependant, probablement par peur d'un nouveau coup d'état ou d'une menace, Mary fera finalement exécuter Jane en 1554... 


Ce que j'ai pensé du livre:
Après avoir abordé Mary, Elizabeth, Henry et ses épouses, j'avais envie de me pencher, pour ce Challenge, sur un personnage nettement moins connu de l'histoire des Tudors: Jane Grey. En raison de son règne très court, peu de choses sont connues de son existence et elle a tendance à être un peu écrasée par des figures comme Anne Boleyn ou Mary Stuart. J'étais donc très excitée lorsque je suis tombée sur ce roman à l'idée de pouvoir découvrir un peu plus ce personnage, certes sous le prisme de la fiction. Je me faisais aussi une joie de découvrir Suzannah Dunn, que je ne connaissais pas. Cependant, je dois avouer être très mitigée après ma lecture qui me laisse un goût d'inachevé. 

Mon premier gros problème, c'est que le livre s'intéresse au final très, très peu à Jane Grey elle-même. Suzannah Dunn a en effet fait le choix de se focaliser sur le personnage d'Elizabeth Tilney, sa dame de compagnie, en précisant dans les notes que ce personnage est en très grande partie un personnage de fiction. Jane Grey est vraiment reléguée au second plan et on apprend extrêmement peu de choses la concernant, ce que j'ai trouvé vraiment dommage.

Un autre élément qui me chagrine un peu, c'est que l'intrigue du roman comprend beaucoup de modifications par rapport à l'Histoire. Je comprends bien évidemment que dans ce genre de livres la fiction soit importante, mais déjà que Jane apparait assez peu dans l'intrigue, si le peu de temps où elle est là n'est en plus pas très fidèle à la réalité... 

Mon autre problème réside dans l'héroïne, que je n'ai pas réussi à apprécier. Dès le début, j'ai senti que ça n'allait pas coller entre moi et Elizabeth. C'est un personnage assez plat, assez lisse, qui manque vraiment d'originalité. J'ai l'impression que son histoire m'a été racontée un milliard de fois. De plus, les relations qu'elle entretient avec les autres personnages et notamment avec Jane manquent cruellement de profondeur. 

Ce manque d'originalité, je le ressens aussi dans l'intrigue. Là où je m'attendais à des complots politiques, à des intrigues de cour, à la description de la captivité de Jane dans la Tour de Londres, on se retrouve au final avec de la romance pas très palpitante et un focus tout aussi plat sur l'héroïne et ses relations amoureuses. C'est divertissant, mais encore une fois, ça manque de dynamisme.

Pour finir, je suis également très sceptique face au style de Suzannah Dunn, que je ne connaissais pas avant de lire ce roman. Dans l'ensemble, ça se lit bien, mais ce qui m'a un peu fait tiquer, c'est que certaines tournures de phrases ou expressions ne collent absolument pas avec le 16ème siècle des Tudors. Cela peut paraitre un détail, mais ce genre de choses suffit à vous sortir rapidement d'un roman...

Vous l'aurez compris, ma lecture de The Lady of Misrule n'a pas vraiment été concluante. J'étais été assez déçue par ce livre dont j'attendais beaucoup plus. Je tenterai peut-être quand même de lire un autre roman de Suzannah Dunn à l'occasion, mais ce n'est pas dans mes priorités.

Et voilà, c'est tout pour aujourd'hui! N'hésitez pas à me laisser une petite trace de votre passage en commentaire! On se retrouve très vite pour un nouvel article, en attendant comme toujours prenez soin de vous et lisez beaucoup! :)

AnGee.

mardi 29 novembre 2016

Cycle Sept Films, Sept Découvertes #4: Charlie Bartlett de Jon Poll (2007).




Bonjour à tous et à toutes!

Je suis AnGee du Livroscope, j'espère que vous allez bien et que vous êtes prêts pour une nouvelle chronique! On se retrouve aujourd'hui pour la dernière chronique de ce mois de Novembre, qui sera consacrée au quatrième film que j'ai choisi de regarder pour mon Cycle Sept Films, Sept Découvertes. Après m'être penchée sur The Craft le mois dernier, j'ai eu envie de changer de registre et de décennie. C'est le film Charlie Bartlett, sorti en 2007, que j'ai décidé de visionner, car je voulais vraiment voir un film avec Anton Yelchin, décédé cette année. En espérant que cette chronique vous plaise, je vous souhaite une bonne lecture! :)

Sept Films, Sept Découvertes:
Pour commencer cette chronique, je vous propose de nous pencher un peu sur ce qu'est le Cycle cinéma Sept Films, Sept Découvertes. Si mon blog est principalement consacré à la littérature, j'ai tout de même décidé il y a quelques années de proposer chaque mois un petit article autour d'un film, avant de développer ma culture cinématographique, à travers des cycles de sept films. Après plusieurs cycles à thème, j'ai eu envie de faire quelque chose d'un peu plus light en vous parlant de films que je voulais regarder depuis longtemps. Si vous avez envie de (re)lire mes précédentes chroniques, je vous invite à suivre le lien ci-dessous!


Charlie Bartlett:
Résumé:
Après s'être encore fait expulsé d'une chic école privée, Charlie Barlett, un adolescent vivant avec une mère dépressive et un père en prison, se retrouve pour la première fois de sa vie dans une école publique. Il cherche à devenir ami avec ses camarades et notamment avec Susan, la fille du proviseur du lycée. Charlie se lance alors dans un traffic d'antidépresseurs et se transforme en psychologue dans les toilettes du lycée. Mais son petit traffic risque de lui apporter quelques problèmes... 

Quelques informations sur le film:
Sorti en 2007, Charlie Bartlett est un film réalisé par Jon Poll, producteur américain dont c'est pour l'instant la seule réalisation. On y retrouve un casting très intéressant: Charlie, le héros, est joué par Anton Yelchin, dont je vous avais déjà parlé pour Fright Night et qui apparait aussi dans les récents films Star Trek; Kat Dennings, alias Darcy dans les films Thor, interprète Susan et Robert Downey Jr (Iron Man) se retrouve à jouer son père, Nathan. On retrouve aussi Tyler Hilton, Hope Davis ou encore le chanteur Drake, qui fut aussi acteur il y a quelques années. Malgré ce chouette casting, le film ne fut pas un grand succès, recevant des critiques mitigées et avec un box office pas foudroyant (le film ne fut pas rentable: 5 millions de dollars de recettes pour un budget de 12 millions). Je vous laisse ci-dessous un extrait du film si jamais ça vous tente d'y jeter un oeil!


Anton Yelchin, un acteur parti trop tôt:
Si j'ai choisi de vous parler de ce film, c'est pour une raison toute simple: on y trouve un acteur que j'aime vraiment beaucoup et dont je voulais découvrir un peu plus le travail. Cet acteur, c'est Anton Yelchin, décédé tragiquement il y a quelques mois à l'âge de 27 ans. Comme cet article, c'est un peu pour lui rendre hommage, je trouvais important de vous parler un peu plus de lui.
Anton Yelchin est né en 1989 dans l'ancienne Union Soviétique, de parents patineurs artistiques. Néanmoins il ne passe que quelques mois dans son pays natal, car sa famille déménage rapidement aux Etats-Unis, notamment en raisons de persécution. Anton démarre sa carrière d'acteur assez jeune, à l'âge de neuf ans. Depuis le début des années 2000, il a multiplié les apparitions au cinéma et à la télévision, devenant de plus en plus reconnu. Parmi ses films les plus connus, on retrouve ceux de la license Star Trek (bisou à tous les trekkies: je vous aime!), Fright Night (un de mes films préférés), Only Lovers Left Alive, ou encore Green Room.
C'est en juin qu'Anton Yelchin s'est éteint dans un tragique accident, tué par sa voiture. Plusieurs films dans lesquels il a joués avant son décès sortiront prochainement au cinéma.

Un psy au lycée:
Dans Charlie Bartlett, on retrouve Charlie, joué par Anton donc, un adolescent un peu spécial. Il vit seul avec sa mère, une femme en pleine dépression suite à l'incarcération de son mari pour évasion fiscale et qui se comporte avec lui plus comme une amie que comme un parent. Il ne cesse de se faire renvoyer des écoles où il se trouve pour des petits traffics et rêve d'être populaire auprès de ses camarades. Un souhait qu'il a toujours en changeant de lycée. Et très vite, Charlie devient la coqueluche de ses camarades en s'improvisant psychologue du lycée, non seulement en leur prescrivant des anti-dépresseurs et d'autres médicaments, mais aussi en tenant des séances dans les toilettes, écoutant, conseillant et aidant ses camarades. Tout le monde y passe: le gros dur, le reine des pom pom girls, l'ado mal dans sa peau... Charlie n'a jamais été aussi populaire. Mais cette situation pourrait bien se retourner contre lui!

Ce que j'ai pensé du film:
En cherchant un film avec Anton Yelchin à inclure dans mon cycle cinéma, j'ai été attirée par Charlie Bartlett, et ce pour plusieurs raisons. Tout d'abord parce que j'aime plutôt bien les teen movies (probablement parce que je suis toujours une adolescente dans ma tête, parfois), ensuite l'intrigue me parlait et je trouvais le casting vraiment sympathique. J'ai été un peu refroidie par les critiques parfois un peu dures sur le film mais j'ai décidé de me faire mon avis par moi-même. Et même si ce n'est pas le film le plus incroyable que j'ai vu de ma vie, j'ai tout de même passé un bon moment avec Charlie Bartlett et son petit monde.

Commençons par l'intrigue. Je pense que c'est le point qui me laisse le plus mitigée. Je trouve qu'il y a quelques bonnes idées dans ce film et son histoire, par exemple l'idée de faire de Charlie le psychologue de son lycée, une idée assez bien gérée. Quelques unes des sous-intrigues, comme la dépression de Nathan, le proviseur, ou la relation entre Charlie et son père, sont assez sympathiques. Cependant, je trouve que dans l'ensemble, l'intrigue est trop convenue et on voit les différents événements arriver sans grande surprise. L'originalité n'était pas rendez-vous et c'est un peu dommage. A noter une fin tout de même plutôt chouette. 

Pour ce qui est des personnages, là aussi je note malheureusement une absence d'originalité, surtout chez les adolescents. Ils sont tous assez caricaturaux, ils sont là pour remplir un rôle: le punk, la reine du lycée, la fille un peu artsy... J'aurais aimé qu'ils soient un peu plus profonds que cela. Il y a tout de même un ou deux personnages assez intéressants, comme Charlie lui-même, que je trouve vraiment très attachant, notamment dans ses relations avec les autres.

Ce côté très unidimensionnel des personnages est un peu sauvé par les prestations des acteurs qui sont bons dans l'ensemble. Anton Yelchin est vraiment chouette dans le rôle principal, une vraie petite pile électrique: il donne tout ce qu'il a et il contribue vraiment à l'intérêt du film. J'ai aussi beaucoup aimé Robert Downey Jr dans son rôle de proviseur au bout du rouleau. Ils ont ensemble quelques scènes très chouettes. 

Je n'ai pas grand chose à dire par rapport à la réalisation, qui est assez convenue et lisse. Il n'y a pas de prises de risques ni de grandes originalités, pas de styles distincts. L'histoire est bien racontée, mais la réalisation est, je pense, à l'image du reste: sympathique mais sans plus.

C'est d'ailleurs mon impression général sur ce film: Charlie Bartlett est un film divertissant et sympathique à regarder. On passe une bonne heure et demie devant ce film, et je suis contente de l'avoir vu. Néanmoins, je ne pense pas qu'il s'agisse d'un film mémorable. Si vous cherchez de quoi vous occupez un après-midi, pourquoi ne pas y jeter un oeil? 

Et voilà, c'est tout pour aujourd'hui! J'espère que cette chronique vous plait, n'hésitez pas à me le faire  savoir en commentaire! On se retrouve très vite pour un nouvel article, en attendant comme toujours prenez soin de vous et lisez beaucoup! :)

AnGee.

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